Récifs. | [E. Jordan B. Evans & Salvatore Kimimichi]

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Salvatore Kimimichi
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Récifs
Le seul endroit devant lequel il ne voulait pas qu'il le frappe, c'était devant l'épicerie asiatique. Le proprio aurait été capable de sortir tabasser son agresseur pour secourir l'un des siens.
Uh.
Mais non. Tout allait bien. Ils montèrent l'escalier à l'intérieur de l'immeuble, et c'est là qu'il lui envoya le premier coup, un direct dans la mâchoire. Bon choix, qui lui fit perdre son sourire en prime. Non pas que Salva ne s'attendait pas à recevoir un coup, bien au contraire, et non pas qu'il aurait voulu le voir venir, il n'était pas réputé pour sa dextérité au combat. Il était celui qui menait les hommes, sa place n'était pas face à Jordan. Il aurait préféré être de dos
okay, okay, la balayette l'avait calmé. Si on peut plus user de l'humour pour se sortir de ce genre de situation, voilà qui était fâcheux. En même temps il le savait qu'il valait mieux ne pas jouer avec le feu, mais redneck était tellement, tellement facile à emmerder que ça en devenait mignon. Au sol, il attendit que Jordan se calme une seconde, recule, pour relever la tête. Douloureuse, un peu, la tête. Lui il était un homme du terrain, oui, pas de doute. Il aurait aimé lui rendre ses coups, cela aurait été amusant. Mais avant ça, il fallait se relever.

Et puis cas de conscience oblige, Jordan était chez lui. Littéralement. Ça attendrait. Ça attendrait.

- Laisse à Monseigneur une seconde, tu veux ?

Une main malhabile contre son profil douloureux, une moue contrariée. Au moins pouvait-il toujours sourire de l'autre côté. Agenouillé, l'espace d'une seconde.

- Et si tu voulais que je me mette à tes pieds y'avait d'autres façons de faire.

Mais c'était tentant, monsieur l'arbitre.
Tellement qu'il savait qu'il allait le payer, au moins un peu, quand il se redressa finalement et qu'il ne put éviter la main qui l'attrapa comme la dernière des ordures avant de le jeter à l'intérieur de l'appartement comme un sac. Encore un peu et il se prenait l'angle de la table dans le ventre. Trop aimable.
Volte face.

- T'avais qu'à pas m'inviter si tu voulais pas que je traîne à côté de toi.

Un coup d’œil rageur, juste pour lui rendre le sien. Et puis un sourire.

- J'adore les choses sérieuses. Ton canapé va finir contre le mur si tu te donnes à fond, je suppose, je te conseille plutôt le lit. Mais après, moi tu sais les détails, le sol aussi me va. Trop dur, peut-être, tu préfères être assis pour les premières caresses ? Ah ouais, je suppose que t'es pas circoncis non plus, j'aime pas les bonzes au crâne nu. 'Fin je les aime moins.

Souris, un peu, on dirait un bouledogue.

- Je ne crois pas en la bonté désintéressée. Qu'est-ce que tu me veux Jordan ?

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C'est bon, c'était fermé et il ne braillait pas comme un goret, c'était pas plaisant mais ça irait, y'aurait pas de dommages sur le long terme. Alors il ferma à clé derrière lui, respira un grand coup, les mains croisées derrière la nuque et il implora Bouddha de lui venir en aide. Oui Bouddha, pas Dieu, parce que le Seigneur et sa patience, il les connaissaient, à cramer des villes et à transformer les gens en sel... Dieu est amour qu'ils disent à l'Eglise mais non, Jésus est amour, Dieu il est vengeur, et il ne comptait transformer personne en sel pour le moment.

_ Pourquoi ? Pourquoi t'as toujours besoin de tout gâcher à la ram'ner avec tes saloperies, hein ?

Il l'avait pas invité chez lui pour qu'il l'emmerde avec ses conneries. Y'avait de public pour l'applaudir, pas de commères pour jaser, c'était gaspiller sa salive et il ferait mieux de l'économiser pour ses clients. Il continuait de ne pas le regarder, si il le regardait il aurait encore envie de lui en foutre une et dans cet espace correct pour une personne, exigu pour deux, les dommages collatéraux pourraient être regrettables pour tout le monde. Il préféra le laisser là à ses bavouilles ridicules qui ne faisaient même plus battre les veines sous ses tempes et s'en fut à la cuisine pour essayer de se donner un semblant de civilité. Le frigo n'était franchement pas plein, mais il y avait ce qu'il fallait pour le moment, à savoir bières, cocas et jus d'orange, mais à tous les coups ce connard ne boirait que du Dr Pepper juste pour lui casser les couilles. Qu'il aille s'en acheter.

_ T'veux boire quec'chose ? J'ai pas d'Dr Pepper j'te préviens de suite... Et si tu fais une remarque sur ma queue ou autre tu t'en vas de suite.

C'est que ça commençait à suffire ces histoires, Jésus et Bouddha lui avaient généreusement offert de la patience mais leur don n'était certainement pas extensible ni illimité et il risquait d'en être rapidement à court si il était le seul à se donner un peu de mal pour être supportable.

_ Par quoi j'pourrais être intéressé venant d'toi steuplait ?
Salvatore Kimimichi
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Parce que je sais faire que ça, dire des saloperies. C'est tout.
Il le regardait se baisser pour ouvrir la porte du mini-frigo et lorgnait sur ce qu'il voulait voir avant d'être irrémédiablement attiré par le potentiel connerie de l'instant. Salva n'avait aucune idée de combien cela irriterait son hôte de le voir s'affaler comme un lamantin en détresse sur son joli canapé mal agencé, reste qu'il le fit après avoir déposé sa bouteille (bien remuée, depuis le temps) aux pieds de la table basse en face. Et non, il ne retirerait pas ses mocassins. Ils étaient jolis tout plein, avec leur couleur taupe, et ils étaient neufs surtout. Donc propres. Et puis il avait laissé ses pieds pendre sur l'accoudoir, ils allaient blesser personne. C'était pas non plus la guerre civile.

- Je sais pas... T'as pas un Coca ? Ou un truc avec des bulles, j'aime bien ce qui est gazeux.

De grands gestes de bras pour qu'il voit qu'il n'était pas très loin. En fait, sans doute ne voyait-il que deux jambes à partir du mollet dépasser du canapé et deux bras en l'air qui finir par encadrer son visage... et épouser sa mâchoire encore sensible. Tsss.

- Tu m'as pas loupé putain.

Bien sûr qu'il l'avait pas loupé, c'était fait exprès. Bah, de la discussion, histoire de paraître un peu sympathique, pas trop axé cul, du moins pas plus que d'habitude et puis il était gentil, Evans, il l'avait invité chez lui comme on invite une jolie fille à un premier rencard sage et pas trop cher. C'était adorable, voyons.
Par quoi il pourrait être intéressé ?

- Par mon cul.

Par exemple.
Et les deux bras ressortirent du canapé, pour lever les mains en l'air.

- C'est pas une queue. C'est pas TA queue.

Trop drôle.

- Je sais pas Evans, c'est toi qui m'invites chez toi comme un vieux pote alors que tu peux pas me blairer. T'as fait ça par politesse ou pour me défoncer une bonne fois pour toutes ? Défoncer avec les poi- défoncer genre, enfin tu vois, quoi.

Hn. Donc pas avec les poings. Dommage.

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_ J'ai un coca.

Et il laissa tomber ledit coca par dessus le dossier du canapé, attrapa une chaise pour s'installer face à lui. Enfin, aussi en face qu'on pouvait être de quelqu'un couché de tout son long comme une vieille crêpe qui s'émiette.

_ T'es sérieux mec ? T'es à ce point obsédé par le cul que t'es persuadé que j'veux t'sauter ? Faut qu'tu redescendes sur terre, juste, j'suis pas une pédale ! Tout le monde le sais, si t'es con c'est pas ma faute, mais je peux toujours essayé d'te l'rentrer dans l'crâne. Non mais j'tu jure, rigole si tu veux mais dans un mois est demi t'es fini, j'te renvois chez toi en sushis.

Simple avertissement, restons civilisés, autant que possible.

_ Un peu des deux je suppose si tu la fermes pas trente secondes.

Une gorgée de bière et un grattage de tête plus tard, il regardait à nouveau ailleurs, vers la cuisine dont les motif du carrelage bleu semblait le fasciner. On aurait pu croire que tout cet appartement avait été carrelé par une bande de Portugais d'ailleurs, et on pouvait trouver cela intéressant lorsqu'on s'ennuyait mais Emile ne s'ennuyait pas. Il était ennuyé.

_ Je t'ai invité parce que fallait que je te cause, que l'occasion s'est présentée mais que j'aime pas qu'on m'voit traîner avec toi, de une parce mes potes aiment pas trop les tiens, hein, juste, et de deux parce que t'es la prostibitch de service et que j'en veux pas, de tes services. Enfin, faut qu'on cause, c'est vite dit... je veux juste une trêve tu vois, t'arrêtes de me casser les couilles jusqu'à la fin du championnat et tu t'y donnes à fond -j'te jure que si on est pas qualifiés au moins pour les quarts de finale je te fais défoncer par des gars moins patients- et en échange... bah c'est pour en discuter qu't'es là. J'sais bien que la générosité c'est pas un truc d'asiats, vous êtes des commerçants vous.

Une autre gorgée parce que ça donne soif tout ce charabia et que ça assèche la gorge de proposer à Salvatore Kimimichi quelque chose.

_ Dans la limite du raisonnable, bien sûr.
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- J'ai tout ce qu'il me faut.

Une canette de Coca suffit amplement, tu vois.
Il se redressa, l'ouvrit sans plus attendre et la porta à ses lèvres. Bien entendu, que ce n'était pas une courtoisie de la part de Jordan Evans que s'appuyer sur une bonne volonté quasiment inexistante pour marchander avec Salvatore Kimimichi, et ledit Salvatore en était presque peiné. Il s'y attendait, à ça aussi. Pas à ce qu'il lui demande quelque chose, ça c'était sûr, mais il s'attendait à ce que le sujet des championnats vienne squatter son bon tapis avant leur début. Il était angoissé à l'idée de les rater, dernière année à l'école oblige, et quelle année.
Oui, quelle année.

- Tu as raison. Je suis commerçant. Excluant les yeux bridés, aussi.

Ça, c'était pour le racisme latent.
Et son sérieux l'était peut-être un peu trop. Brave retournement de situation, et son inconfortable position ne l'aidait pas à réfléchir. Un instant, il pensa s'asseoir sur le canapé, aussi bête que ce soit. Il opta plutôt pour l'inaction dans un premier temps, parce qu'il détestait être perturbé lorsqu'il avait à réfléchir. Mais le fait était qu'il n'avait besoin de rien.

- Je ne vois pas vraiment ce qu'une... trêve, comme tu dis, pourrait me rapporter. C'est dommage.

Réfléchis, tu as toujours besoin de quelque chose. Et c'est très bon pour l'image, d'avoir Jordan lié à soi par une dette aussi coriace que celle-là.

- Tu comprendras bien sûr que ce n'est pas vraiment moi, le plus gros danger pour l'équipe. Ce sont les gars d'Arcadia qui défonceront le terrain, qui vous passeront à tabac et qui vous feront déclarer forfait. Et s'il te plaît, garde tes larbins pour quelque chose de vraiment important, tu sais que je peux vous détruire, toi et ton équipe, en à peine une journée.

Et le payer de quoi, un renvoi ? Il avait déjà donné, de toutes façons.
Là, il se leva. Siffla quelques gorgées de la canette, déposa son regard sur le sol. Crade, le sol.

- Sauf qu'à moi ça ne me rapporte rien, tout ça. Hn.

Visiblement pas lavé depuis des lunes.
Son regard se posa sur lui.

- Tu ne veux pas plutôt que je te fasse ton ménage ? Je t'accorde cette faveur si tu me laisses te faire un lap dance avec mon costume de soubrette. Tu verras, je suis très mignonne.

Et pas le moindre sourire.
Propose quelque chose à m'offrir, mon grand.

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_ Tu m'gaves a toujours répéter que tu peux faire ci ou ça. Si t'étais vraiment sûr de toi, t'aurais pas b'soin d'le répéter à tous va et certainement pas à moi qui m'en contrebranle correctement tu vois. Détruire l'équipe tu dis ? Quelle équipe ? Y'a déjà pas d'équipe, moi mes gars ils étaient à Volfoni, ici j'me tape un abruti de geek immigré, Adam et ça se passe de commentaire et toi quoi, TOI. T'appelles ça une équipe ? Après les championnats je me casse, j'ai jamais eu besoin de cette putain d'école pour avoir des thunes alors qu'est ce que tu crois pouvoir me faire ? Qu'est-ce que tu crois que j'ai à perdre à te rendre la vie de merde que tu me fais ? Quelques côtes ? Mais t'es pas le seul à avoir des amis tête de con, on dirait que t'as pas tout à fait compris la situation...

Le seul truc qui m'a retenu si longtemps à Volfo c'est l'basket, si tu m'empêches d'avoir ce que je veux, tu crois que je m'embarrasserai de scrupules, dis ? De conséquences ? Toi pourquoi t'es encore là hein ? T'as l'air de pas en avoir grand chose à secouer, ni du sport ni des cours, t'es là pour pas décevoir papa et maman ? Ils sont au courant de c'que tu es ou ce serait dommage qu'ils l'apprennent ? J'pourrais vérifier ça un jour ou l'autre. Non mais mec je t'invite, j'essaye d'être sympa, j'te propose de choisir toi-même ta contrepartie sans marchander et j'me retrouve à te menacer, quoi, tout ça parce que t'as cru que t'étais le roi du coin. Arrête ton délire deux secondes, en dehors de tes potes et de quelques ragots, t'as quoi ? T'as quoi qui dépasse le cadre d'une école et de ta banlieue de merde ? On sait bien quel est le genre de pauvres types qui choisissent le club de botanique.

J'dirais pas qu'tu m'fais pitié parce que j't'aime bien mais presque là. Tu fais pauvre type. Et tu fais pauvre tout court, au passage.


Il finit sa canette d'un trait. Il n'avait pas l'habitude de parler autant, d'ordinaire il se contentait de beugler ou de lâcher quelques remarques dont il mangeait la moitié des syllabes.

_ Cela dit, j'ai rien contre le costume de soubrette.
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- Bien. Tu as fini ?

Ce que c'était long, les plaintes.
Bien sûr qu'il était pauvre. Pauvre de tout. Il ne lui apprenait rien, tout le monde ici le savait qu'il n'était pas désabusé mais pauvre, pas désintéressé mais pauvre, pas insensible mais pauvre. Ça faisait mal, dit comme ça. Mais y'avait rien de plus douloureux que l'amère vérité.
Elle n'était pas amère, elle était corrosive. Javellisée et gluante. Bourrative et étouffante.

- Ça te va bien de me dire ça. Le basket, il y en a au Texas. T'es ici parce que tu n'as pas le choix, et connaissant ton bon cœur de mousquetaire pour faire plaisir à quelqu'un qui veut te voir réussir, à première vue tes parents. T'as pas besoin de ça, reste chez toi et ne t'emmerde ni du geek, ni des deux pédales. Ne t'emmerde pas d'une école qui ne mérite pas ta sympathie puisqu'elle est trop ingrate, ne t'emmerde ni de scrupules ni de conséquences si elles te semblent à ce point accessoires. Tu as la chance de pouvoir faire autre chose, toi, alors ne reste pas là si ça t'encombre. Ne perds pas plus de temps et vas-t-en.

Toi.
Sa seule erreur.
Il manqua de blêmir avant de se convaincre que Jordan serait trop idiot pour comprendre. Une seconde pour suer, inspire. Toi. Un toi que sa voix avait isolé délibérément parce que c'était ce qu'il voulait dire et il se maudissait de ne pas pouvoir se structurer soi-même. Il était casse-couilles au point de lui-même se casser les couilles. Mais Jordan était trop con et il ne verrait rien. Jordan ne voit pas même les yeux doux d'Adam, il ne verrait certainement pas un lapsus aussi discret que celui-là. Ce serait vraiment pas de chance.

- Tes questions étaient rhétoriques, je suppose ? Ça veut dire que je n'ai pas à y répondre puisque les réponses sont sous-entendues dans les questions.

Face. Il s'approcha, laissa tomber sa canette sur la table juste après l'avoir à moitié finie.

- Je savais que le costume serait un bon compromis.

Il l'est toujours.

- Et... Hn. Tu n'aurais pas...

Comment dire...

- J'ai très envie de la faire décalotter, si tu veux. Mais il semble que tu ne sois pas tout à fait disposé à souiller ta sacro-sainte virilité sur l'autel d'une branlette mutuelle, je vais donc faire appel à l'un de mes plans cul et te fausser compagnie. J'espère que tu n'es pas trop déçu, mais si les négociations ne mènent à rien, je n'ai pas de raison de piller tes réserves de Coca plus que nécessaire.

Pour simplifier.

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_ T'as des scrupules sur du pillage de coca ? T'es mignon dis...

Jésus et Bouddha étaient mis à rude épreuve, mais au moins avait-il troqué son ton agressif contre un moqueur, c'était déjà ça de pris, Salva n'était pas le genre de mec à se laisser démonter, jamais, alors ce n'était pas quelques piques qui allaient lui faire grand mal, surtout qu'elles apparaissaient comme une progression au vu de son agressivité précédente. Mais oui, une progression. Et un visage dans les mains aussi, parce que c'était déprimant.

_ Pfff. C'était pas du tout censé se passer comme ça, désolé. T'as vraiment envie de repartir de suite ? J'allais t'proposer des trucs à bouffer mais j'ai pas de trucs à bouffer pour quand y'a du monde chez moi. J'peux faire des nuggets si tu veux, avec la sauce sucrée du chinois là, j'aime bien.

Histoire de changer de sujet et de revenir à quelque chose de plus terre à terre. Les besoins physiologiques, ça met d'accord, en général.

_ Pourquoi aller voir un plan cul alors qu'on peut se cracher joyeusement à la gueule ? Faut varier les plaisirs comme qui disent... Au pire j'ai les biscuits au piment de m'man mais c'est parce que j'les déteste.

Et puis depuis le temps qu'ils étaient là, les petits chevaux roux au piment et à la cannelle, ils avaient beau être blindés d'épices, ils devaient plus avoir goût de grand chose. Ouais, qu'il pense donc à ses biscuits plutôt qu'à tout ce qu'il venait de baver. Ah non, ça lui faisait penser à maman. Bien sûr qu'il était là pour elle, elle avait toujours voulu qu'il fasse des études, mais bon, Billy s'en fichait lui et de toutes façons, tous savaient que c'était des études inutiles puisque sa voix était déjà toute tracée. Cinq année après son diplôme de fin de lycée c'était très honorable pour quelqu'un qui souhaite faire des études, pour lui c'était presque un prix Nobel, personne ne lui en voudrait de ne pas terminer cette dernière année, pas trop. Il essayait de se réconforter, un peu, il savait bien qu'elle serait déçue et il n'aimait as la décevoir, surtout pas elle en fait, même si il se rassurait en se disant que tout le reste de la famille trouverait ça normal, il y avait sa mère.

_ J'ai bien envie de répondre à toutes tes questions une par une mais tu préfères voir des queues qu'entendre raconter des trucs hein ? Alors va s'tu veux pas d'mes nuggets, mais tu m'entendras pas chanter du Beyoncé.
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- Je suis toujours mignon. Tu en doutais ?

Comme c'était cruel.
Un sourire en coin, pour la forme, puisqu'il lui semblait plus enclin à une sorte de discussion discrète, presque secrète, taboue, inavouée parce que honteuse. Il ne savait que trop bien ce que pensait ce genre de personnage, s'en moquait éperdument. Il n'avait pas vraiment besoin de l'avis de Jordan Evans pour se déprécier à loisir mais qu'avait-il à faire sinon s'assumer ? Il était trop tard pour changer. Il ne serait jamais le gentil petit garçon dont ses parents rêvaient, pas plus que le bon patriarche chef d'entreprise qu'aurait anobli son père, pas plus que l'ami sur lequel on pouvait compter. Il le savait, voilà tout. Il le savait. Il savait aussi qu'il ne vivrait pas très vieux, jamais seul, et que s'il n'était pas nymphomane il ne tarderait pas à l'être.
Sa trique actuelle le lui faisait gentiment remarquer.
Discrète, la trique, mais présente. Elle aussi un peu honteuse, pas tant parce qu'il n'assumait pas de bander face à un mec aussi charmant mais surtout que le mec aussi charmant c'était Jordan Evans, et s'il y avait bien quelqu'un devant lequel ne pas bander, sans doute était-ce en tête de liste Jordan Evans. Bien. Il se savait incapable de se calmer avec le temps, un petit plaisir mutuel ne serait pas de refus, et personne sous la main pour cela, pas plus que d'envie de le faire en solo. Soit il restait avec Jordan pour faire Dieu savait quoi, soit il s'en allait pour retrouver quelqu'un, payer quelqu'un qu'importait, et se soulager allègrement le phallus. Quoique allègrement, c'était peut-être un grand mot. C'était Jordan qui le faisait tiquer. Pas n'importe qui.
Un soupir et un sourire.

- C'était supposé se passer comment, dis-moi ? On aurait parlé comme deux frères avant de s'enlacer virilement pour nous témoigner notre affection ? On serait allés dans la chambre sans passer par la case racolage ?

Qu'est-ce que tu peux bien aimer chez moi Jordan, je suis exactement tout ce que tu détestes.
La « sauce sucrée du chinois » le fit tiquer un instant, plus bref encore qu'il ne l'aurait pensé. C'était Evans, fallait pas s'attendre à des miracles non plus, mais c'était drôle. Oui, vraiment, c'était drôle. Pour un peu, il se retint de lui lancer la sempiternelle c'est pas chinois, c'est japonais.
C'était pas important.
Rien ne l'était vraiment.
Un soupir, bien plus profond cette fois. Il la sentait un peu trop entre les jambes et c'était dommage, parce qu'il aurait aimé ne  pas tout gâcher. C'était agréable, voilà tout, et si cela pouvait durer ne serait-ce qu'un peu ce serait bien. Vraiment bien. Il arriva à sa hauteur, décroisa les bras sur sa poitrine et l'une de ses mains s'égara dans la crinière rouge avant de glisser jusqu'à son bouc.

- Parce que t'imagines pas à quel point mes gaules sont violentes. Et que je déteste être frustré. Là tu vois, c'est emmerdant. Très emmerdant. Mais si jamais t'as envie de jouer, je te promets qu'il n'y a pas de différence entre la bouche d'une fille et celle d'un mec.

Et si jamais tu n'as pas envie, tes chiottes se souviendront de moi.
Plus qu'un doigt au coin des lèvres.

- Garde les biscuits de maman, et garde ta voix cristalline pour un karaoké quand tu seras bourré. Mais là, file moi un seau et une serpillière, tu veux. Tu fais la bouffe, je fais le ménage.

L'ordre naturel des choses.

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_ Tu devrai devenir président du club d'abstinence pour pervertir tous les catho prétendument hétéros qui attendent l'amour de leur vie. Ce serait fun.

Et une tape sur son doigt trop audacieux parce que ça relevait finalement peut-être plus du symptôme que de la provocation. Quoi que. Dans tous les cas ce n'était guère rassurant.

_ Range tes extrémités de toutes sortes et garde les mains bien en évidence quand même. J'veux bien pas jouer des poings mais prends certain'ment pas ça pour une invitation. J't'ai à l'oeil.

Qu'il disait, méfiant, en se relevant et ramenant la chaise à la petite table de la cuisine. Il imaginait sans peine le regard qui le suivait, dardé sur ses fesses, et ce n'était pas pour le mettre bien à l'aise chez lui. Il plaisantait avec sa trique, il pouvait pas être sérieux putain. Il n'avait pas franchement voulu vérifier des fois que l'autre idiot prenne ça pour un encouragement, mais ça lui semblait bien trop foutage de gueule pour qu'il est prête franchement foi. Mais avec Salva, c'était pas impossible non plus et ça aussi, ça le minait. Bordel, mais comment on pouvait avoir la trique là ? Il avait pas de seins, pas de hanches, pas de longs cheveux où passer ses doigts. Il n'y avait pas de longs cils recourbés pour lui chatouiller les joues, pas de cuisses blanches le long desquelles faire glisser une culotte ni de gloss à la framboise pour donner à ses lèvres un goût de sucreries. Comment, par le saint pagne de Jésus, comment pouvait-on ne pas aimer les femmes ? Hm, ça lui rappellait Sam tout ça, et c'était franchement pas le moment de déprimer. Bon. Autre chose, parce que les nuggets, c'était autre chose. Son poulet mariné était au frigo depuis la veille, il allait arracher, mais les asiat' ça mange épicé, ça dérangerait sans doute pas Salvatore. D'ordinaire, il mettait un tablier, même si sa tendance maculer ses jean de tâches en tous genres aurait pu suggérer le contraire, mais franchement, qui a envie de mettre un tablier à poids et à volants après tout ça, hein ? Certainement pas Emile Jordan Bil- etc. Etape numéro une, écraser les corn flakes pour la panure et avec le bruit que ça faisait, Salva pouvait bien se masturber sur son canapé qu'il n'entendrait foutrement rien. Lalalala ♪♫

_ Dans l'placard de l'entrée, en bas.

Qu'il disait fort pour couvrir les bruyants corn flakes et pour se prémunir contre des gémissements éventuels.

_ Et l'produit vaisselle ici.

Commence par le produit vaisselle ducon, et vois pas l'tablier dans l'placard de l'entrée. non mais quel abruti putain, la discrétion zéro et après s'être flagellé mentalement, il replongea dans ses céréales en attendant le glas funeste qui le grillerait à jamais. Même ses copines n'avaient jamais eu droit au tablier. "C'est un truc d'une de mes ex" qu'il disait à chaque fois et à chaque fois ça marchait parce que Jordan était un dovakhiin, il ne mettait pas de tablier, presque il faisait la cuisine torse nu et huilé, c'était bien connu.
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Tss. Frustrant, qu'il avait dit, mais en fait on n'était loin du compte.
Quand il repoussa son doigt (presque trop gentiment, d'ailleurs) Salvatore fit la moue. Soupira. Un soupir long et profond, qui avait soulevé sa poitrine et contracté son bas ventre. C'était trop dommage, mais au moins c'était clair. Au moins c'était clair.
Evidemment qu'il glissa le long de son dos quand il se rendit à la cuisine, et évidemment qu'il profita du dos tourné pour remettre en place un organe dissident rien qu'avec la paume. Elle était solide, celle-la, bien plus que ce qu'il s'était imaginé, et il n'y avait pas grand chose à faire pour l'assouplir sinon régler le problème à mains nues ou attendre. Et il détestait attendre, et il détestait régler lui-même ce genre de problème. Étrangement il n'avait jamais aimé la solitude. Sans doute parce qu'il n'existait qu'au travers du regard des autres, aussi méfiant soit-il. Oui Jordan, c'est de toi dont il est question.
Bah, rien de grave. Inspire, et rends-toi donc vers ce placard pendant qu'il défonce son plan de travail à coup de robot mixeur de panure de l'apocalypse. Il détestait quand les gens hurlaient, sans doute parce que son éducation lui avait fait comprendre que cela ne servait à rien, et il ne comprenait pas à quel point tout l'électroménager d'ici pouvait être bruyant. Mais il y avait beaucoup de choses qu'il ne comprenait pas, son pantalon ouvert et sa main glissée contre son caleçon, le regard idiot devant une robe cachée dans un placard.

Parce que c'était une robe, ça, pas un tablier.
Un truc pour danser le flamenco, au minimum.
Et puis vint l'idée. Et puis vint le liquide vaisselle.
Uh.

- ... Quoi ?

Il se pencha pour retirer ses mocassins à la main et ne pas les abîmer, les posa dans l'entrée, bien alignés.

- Je rêve, tu...

Sautiller bêtement pour retirer les chaussettes, les mettre dans les godasses, et gueuler pour qu'il t'entende un minimum, en fait.

- T'as rien pour laver le sol ? T'es sérieux ?

Et il s'étonne que ce soit crade ? Seigneur. C'était peut-être un rien, mais un rien qui le tuait. Vu l'état des carreaux il fallait au moins de la javel, du détergent, quelque agent puissant et blanchissant parce que là, là, il ne voulait même pas savoir depuis quand il n'avait pas nettoyé. Quoique les anciens locataires ne devaient pas non plus être très soigneux, cela ne faisait pas trois mois qu'il était installé ici et décidément, en trois mois, on ne peut pas arriver à un tel résultat sur des carreaux. Non, non, voyons. Ce serait ignoble.
Il plia son jean slim, le posa sur la console à côté de lui, réitéra l'opération avec son haut et finit en caleçon, les yeux rivés sur Jordan qui faisait bien de ne pas regarder tout de suite. Bien, ne restait plus qu'à enfiler ce truc et à porter le seau jusqu'à l'évier devant lequel Jordan faisait il ne savait trop quoi, une espèce de cuisine bizarre de mec hétéro célibataire quoi. Quand Salvatore y arriva, c'était avec l'air le plus blasé du monde et bien trop sérieux pour être réel.

- Bouge-toi.

Le seau dans l'évier et le robinet ouvert. Il avait laissé le balai dans le salon, il commencerait par là. Un regard vers Jordan.
Qu'il vienne pas lui dire qu'il était pas mignonne.

- ... Quoi ? C'est pas comme ça que t'habilles tes salopes ?

Ça fait un peu soubrette, quoi. Puis vu le nombre de tâches blanches qu'il y avait là-dessus, ça l'aurait pas étonné.
Mon Dieu mais depuis quand il ne l'avait pas lavé, ce truc ?

- J'suis ta fée du logis.

Compris ?
Un coup de tête pour arranger ses cheveux et une duckface pour la forme, puis il ferma le robinet, vida la moitié du produit vaisselle dans le seau et s'en alla du côté du salon.
C'est horrible, d'être frustré.

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_ NON MAIS T'ES SÉRIEUX DUCON ? ENLÈVE CA !

La.
Putain.
D'attaque.
Cardiaque.
Le truc qui retint sa main ? La panure qu'il avait déjà commencé à transformer en pâte à frire -parce que la pâte c'est meilleur c'est plus gras- et dans la quelle il avait englué ses doigts. On gâche pas la bouffe merde, même quand Salvatore Kimimichi fait la pétasse dans sa cuisine.

_ Nan c'est pas comme ça que j'sape mes meufs et c'est pas mes salopes. Y'a d'autres genres de relations qu'être la salope de quelqu'un tu vois.

Et il s'en prit rageusement à sa pâte qui ne voulait pas se répartir uniformément sur les morceaux de volaille récalcitrants. Toujours se venger sur des trucs morts, ça causait moins d'emmerdes, sauf quad on était nécrophile bien sûr.

_ Et j'ai pas rien pour laver mon sol, j'ai du produit vaisselle. J'devrais ach'ter aut' chose ?

C'était un peu agressif comme ça, un "tu crois ?" aurait sans doute était bienvenue mais bon, c'était lui qui se ramenait dans le tablier à froufrous à moitié à poil, c'était à lui de faire des efforts, merde, et il en faisait absolument aucun. Il jeta un coup d'oeil plus ou moins discret vers son entre-jambe pour vérifier ses dires précédents mais au milieu des volants, aucun résultat concluant de ressortit de cette observation sommaire. Bon. Le doute restait permis, mais c'était bien loin de le soulager. Il balança ses morceaux de viande dans l'huile de sa poêle et ignora l'aimable invitation au fait de dégager le passage. Il était chez lui et il faisait la bouffe, c'était de la haute voltige là. Si il voulait de l'eau, il n'avait qu'à aller en chercher à la salle de bain. C'est que ça commençait à lui donnait mal à la tête toute cette histoire, à force de se demander quoi faire et comment parvenir à une entente plus ou moins cordiale entre eux. Salva n'avait visiblement aucune envie d'y arriver et lui ramait de bon coeur en ne sachant pas par quel bout le prendre pour qu'il daigne se prêter au jeu. Quel bordel, bordel. Il allait pas le renvoyait là comme ça juste parce qu'il en avait marre et qu'il ne voyait pas la fin de cette visite, parce que bon, comment ça pouvait finir ? Quand ? Pourquoi ? Il avait beau passer en revue tous les scénarios qu'il était capable d'imaginait, aucun n'avait d'issue favorable, du moins pour lui.

_ Madame désire t-elle du ketchup avec ses nuggets ?

Pas de mayonnaise désolé, de toutes façons c'est un truc d'européens là, de mettre de la mayonnaise. Genre sur les frittes t'sais, le sacrilège ultime.

_ Et laisse tomber la serpillière pour le moment et allume la télé plutôt, là on bouffe.

Dans quelques minutes au plus tard, que ça ait un peu refroidit parce qu'il se crânait un peu les doigts en essayant de faire une jolie présentation dans son assiette ébréchée. Il écarta un pull qui traînait du bout du pied, s'installa dans le canapé avec la grâce d'un panda et lécha ses doigts avant de les essuyer sur son jean.

_ Tu... tu r'gardes quoi à la télé ? En général j'la mets en bruit d'fond quand j'me sens... quand je suis... seul.

La phrase de merde qu'il aurait mieux fait de ne pas commencer t'sais, parce que ça faisait tellement pathétique, surtout dit comme ça, naturellement, genre c'est normal d'être tout seul à son âge comme ça comme un vieux. Putain la merde, ça fait juste vieux quinquagénaire célibataire qui passe sa vie sur meetic en espérant rentrer la femme de sa vie. Et si Salva sautait pas si cette occasion pour en placer une, franchement, il ferait des nuggets avec sa langue.
Salvatore Kimimichi
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Non je suis pas  sérieux ducon j'essaye de faire passer la trique que t'as décidé de me foutre en étant aussi sexy ta gueule.
Fait chier.
Le seau lâché sans soin sur le carrelage, les quelques gouttes d'eau en trop s'étalant sur son pied comme une petite pluie intérieure. Emmerdant, voilà ce qu'il était. Juste emmerdant, il n'avait pas idée. Soupir sonore qu'il ne s'embêta pas à cacher, il se savait à peine capable de cacher la plus grosse trahison qu'il pouvait lui faire à cet instant. Une chance que le tablier soit large. Une chance, parce qu'il n'aurait jamais pu tenir avec son jean. C'était déjà assez douloureux comme ça. C'était moche de lui faire autant de mal, quand bien même il le méritait amplement. C'était moche et cruel.
Frisson tout au long de l'échine. Putain.

- Tu devrais acheter un truc pour nettoyer le sol, c'est tout. Le liquide vaisselle c'est fait pour dégraisser la vaisselle, pas blanchir les carreaux.

C'était pas des conneries. Avec le poirier japonais, le ménage c'est à peu près tout ce que Salvatore savait faire.

- C'est Madame la fée, s'il te plaît.

Non mais.
Son regard le fusilla.

- Et Madame la fée préfère la sauce blanche, pour le coup.

On repassera pour le côté glamour mais son phallus réclamait autre chose que de la délicatesse. Oh non.
Non non non.
Les joues rosirent légèrement des quelques fantasmes qui dansaient la gigue dans son esprit et son corps se raidit, incapable de bouger pendant quelques secondes. Le temps qu'il s'asseye, le temps qu'il le regarde, qu'il lui ordonne d'allumer la télévision. C'était hors de question.
Ce qu'il se sentait con, présentement.

- Mais là t'es pas seul.

T'as ta fée du logis avec toi.
Juste en face de toi.
Peut-être un peu trop en face de toi, d'ailleurs.

- T'as juste... Pas idée d'à quel point tu me fais envie, 貴様.

Les mains posées sur le coussin du canapé pour encadrer son visage et sa jambe gauche collée à sa cuisse droite pour s'approcher de lui, avant de se retirer rapidement. C'est bon. Inutile. Définitivement idiot, et il faisait n'importe quoi.
Soupir.

- Tu dis que je préfère les queues aux discussions, c'est ça ? On peut discuter, si tu veux. Répondre aux questions qu'on se pose, l'un sur l'autre, ou que tu répondes aux questions que je te pose mais là, tu ne tiens pas à ta pudeur.

Les bras croisés.

- C'est ça ou le lap dance. Et dépêche-toi de choisir parce que je vais pas tarder à craquer.

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_ Roh eh commence pas à parler dans ta langue hein, Madame la fée. Et j'ai pas sauce blanche parce que j'aime pas ça.

C'est chiant les gens qui parlent une autre langue juste pour te foutre mal parce que tu sais pas ce qu'ils disent. C'est un truc de lâche en plus. Si il avait une merde à dire, il pouvait la lui dire, hein, pas besoin de japonais, déjà qu'il lui pardonnait ses saloperies parce que... parce que quoi déjà ? Ah oui, parce que c'était lui qui l'avait invité et qu'il savait à quoi s'attendre, en le ramenant chez lui, c'était de sa faute. L'autoflagellation, la croix, le petit Jésus, tout ça. Non mais il aimait juste pas être un hôte exécrable parce qu'il aimait ramener du monde chez lui parce qu'il aimait pas être tout seul. Et il avait raison Salva, il l'était pas, tout seul, et il avait visiblement aucune envie qu'un commentateur de merde s'invite entre eux dans la bonne ambiance qu'il avait mise. Hein. La bonne ambiance.

_ J'avais dit oui pour la soubrette, pas pour le lap dance, oh ! Déconne pas.

Ouais non, qu'il ne déconne pas et qu'il ne lui fasse pas du pied, de la jambe ou quoi que ce soit. C'était pas possible les relations pures alors qu'il garde au moins sa perversion dans sa bouche juste, ses paroles, et que ça ne s'étende pas, surtout pas. pas envie de le regardait, ça l'encourageait sûrement, alors il fixait l'écran noir de la télévision comme si il pouvait l'allumer en y pensant assez fort. Chacun ses priorités hein. Un coup d'oeil aussi discret que celui qu'il avait lancé à sa bite pour vérifier qu'il ne tentait pas un nouveau contact physique et il se redressa sur le canapé, prêt à en bondir à la première approche. Les questions oui, ça lui occuperait la tête et si il pensait à autre chose qu'à sa petite envie pressante, ça la lui ferait passer. Mouaif. Non, c'était nul et ça marcherait jamais, ça ne marchait jamais de toutes façon, mais ça lui permettrait de gagner du temps et d'établir un plan d'action pour le tenir définitivement loin de lui jusqu'à ce qu'il s'en aille et puis après, plus jamais il l'inviterait, il se conterait très bien des regards trop appuyés dans les vestiaires, merci bien. Pas besoin de plus, pas venant de lui surtout, et pas envie.

_ Dis, elle... elle a un copain ta soeurette ?

Parce que bon, hein, y'a pas tout à jeter chez les Kimimichi, loin de là. 'fin, Salva non plus était pas jeter, mais à jeter hors de son lit si. Sa soeur par contre elle était mignonette, elle lui ressemblait, ok, elle avait pas l'air franchement commode mais mignonne merde. Un peu comme Sigrid, genre flippante mais jolie et puis les flippantes souvent elles sont gentilles, faut pas croire. C'est un truc de meufs ça, de paraître inaccessible ou d'être une sale garce, une protection qu'ils disent dans les magazines qu'elles lisent. Une protection pour quoi va t-en savoir par contre, il trouvait que ça leur donnait juste l'air casse-couilles mais bon, des filles quoi. Et après l'étape casse couilles les cheveux, les cuisses et la culotte, les longs cils et tout ça.
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- Elle est lesbienne.

La crédibilité.
Et le vilain mensonge.
Elle allait le tuer pour ça.

- Perds pas ton temps.

Touche pas à ma sœur. Moi s'tu veux, elle tu lui fous la paix. Déjà parce que c'était Jordan Evans et qu'ils se le disputaient suffisamment à la maison, le bougre, il allait pas lui arranger le coup et perdre les cinquante dollars qu'ils avaient parié à vouloir se le taper, et ensuite parce qu'il était hors de question que Pénélope s'attire des emmerdes avec les gangs du coin. Pas ceux d'Arcadia parce qu'elle n'avait jamais participé à leurs magouilles et qu'il se savait de trop petite influence pour assurer sa totale sécurité en ville, et certainement pas ceux de Volfoni qui ne la connaissaient ni d’Ève ni d'Adam.
Et personne ne touche à Pénélope.
... Attends.

- Tu l'as déjà vu, ma sœur ? Quand ça ?

Elle, elle le connaissait des photos qu'il avait pris en scrèd avec son portable, rien de plus. À moins qu'elle ne lui en ait pas parlé mais ce serait étonnant. À moins qu'elle ait déjà commencé à le draguer pour se l'enfiler. La pute.
Et il s'échoua sur le canapé à ses côtés, la tête sur son bras et l'entrejambe loin, très loin. Il lui fallut relever les yeux, la nuque, pour qu'il puisse le regarder encore. Tsss.

- Et puis de nous deux c'moi le plus beau. Et le plus aimable, aussi. Elle est sympa Pénélope, mais elle est... comment on dit, genre, cinglante, tu vois ? Elle envoie chier tout le monde, mais c'est sa façon à elle d'être drôle, tu sais.

Non il sait pas et arrête de lui vendre ta sœur comme un mac vend sa thaïlandaise de concours aux mafiosos russes blindés de thunes.

- Tu te l'ai faite la folle ? Comment elle s'appelait, elle est plus là maintenant. Putain, c'est russe son nom, ou un truc du genre.

Un soupir.

- Faut que j'arrête de parler cul, ça m'rend fou.

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_ Putain mais tu t'fous d'ma gueule... ! C'est génétique ou quoi ?

Un temps de bug, parce qu'il ne comprenait pas pourquoi cette information lui semblait aussi invraisemblable. Incohérente. Pour ne pas dire grotesque.

_ Non mais, pourquoi elle a couché avec Ulrike alors ? C'est depuis qu'elle est lesbienne ? Y'a pas vraiment d'raison de changer d'bord avec lui pourtant, il est tellement beau gosse aha. Il est un peu con mais...Un sourire qui disparaît en un dixième de quart de moitié de seconde. Eh oh, c'est juste une remarque objective hein. Tout le monde trouve qu'il est beau gosse, c'est tout, c'est pas un avis personnel parce que je suis un gay refoulé ou quoi, t'imagine pas des trucs de suite.

Juste au cas où.

_ Essaye pas de changer de sujet, ou alors fais le plus subtilement, même moi je le vois que tu te défiles, c'est dire. Et pourtant je le sais que je suis pas des plus futés. Non mais t'sais, tu peux juste m'le dire si tu veux pas qu'j'y touche, c'est bon. Moi non plus j'voudrais pas qu'on touche à ma s-, un instant d'hésitation, même pas, juste pour se rendre compte de ce qu'il disait, ouais non en fait, j'm'en branle.

Ouais, non mais c'était pas pareil, sa sœur c'était... c'était la mère de sa nièce quoi, sa nièce qui avait presque son âge. C'était... pas tout à fait sa sœur. 'fin, genre une tante, mais peu importait ce que c'était en fait, en définitive c'était une connasse pareil. Cela faisait beaucoup d'hésitations tout ça, et il n'aimait pas hésiter. C'était un truc pour les gens qui réfléchissaient, qui ne savait pas quoi faire ou pas quoi penser. Il n'aimait pas se sentir dans le doute. Il plaquait le modèle de sa vie et de sa famille sur tout le monde mais du coup, dans cette situation, ce n'était certainement pas la plus appropriée des manière de faire et il se gratta la tête pensivement, ne le repoussa pas quand il s'appuya contre lui. Le truc aguicheur n'était certainement pas très loin mais ça restait pour l'instant les interactions physiques masculines qu'il acceptait et il fallait bien faire la part des choses, hein, sinon il allait devenir complètement paranoïaque du contact humain.

_ Sigrid, c'était Sigrid, et tu la fermes, ok ? C'est tout.

C'est tout oui.

_ Du coup vous êtes échangistes avec ta soeur ou pas ?
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Mmh.
Ça en faisait, de l'information.
Voilà pourquoi il aimait Jordan. Pourquoi il lui plaisait autant en temps que personne. Il était prévisible, raciste, homophobe, abruti, mais il était gentil. Profondément gentil. Salvatore n'avait pas grande idée sur l'origine de cela mais il en était foutrement convaincu et n'en démordrait que jusqu'à preuve du contraire, et il l'attendait de pied ferme, la preuve. Jordan était arrangeant, soucieux de bien faire, mais maladroit. Toujours maladroit. Ça devait être le merdier dans sa famille pour qu'il soit à ce point fier de sa connerie, pour se rendre compte qu'elle est conne, et pour ne rien faire pour en changer.
...
Ben tiens, ça lui faisait penser à quelqu'un, ça.
Un coup d’œil à son chybre, ou à son nem, aurait préféré Jordan. La garnison restait tranquille, c'était déjà ça, mais il lui en fallait peu pour craquer. Un sourire, à vrai dire, une pensée un peu trop osée, déplacée. Un rien, quoi. Un rien. Juste un Jordan. Putains de bouseux franchement.

- Tu sais, c'est pas parce que tu trouves un mec beau que t'es gay. Y'a des choses objectivement belles, et t'as le droit d'avoir du goût. Et t'imagines pas que je suis juste un suceur, on s'appelle pas tous Phi Noi.

Quel enfoiré, cette pétasse, d'ailleurs.

- De ce que j'entends, ton Ulrike, c'est surtout un mytho.

Un gros.
Pénélope ne couchait pas, parce qu'elle n'aimait pas ça et que le cul, c'était pas sa tasse de thé. Elle aimer les baisers, sortir avec les mecs, mais pas coucher. Sous son conseil, elle évitait de le faire savoir. Mieux valait passer pour une gonzesse inaccessible que pour une prude aux yeux des cons, on la ferait moins chier. Il avait eu raison. S'il y en avait un pour raconter n'importe quoi sur elle, c'est qu'il y en avait d'autres. Ulrike, donc. Pas besoin de son nom, il le retrouverait bien assez tôt.
Mais passons.
Les yeux braqués sur le visage du texan en contre-plongée, tout ce qu'il fallait pour détailler son grain de peau, son bouc négligé, son nez pointu. Bordel mais comment pouvait-on aimer les femmes après avoir regardé ça ? En étant bouseux, oui, mais surtout parce qu'il ne s'était jamais regardé de là où il le voyait. Qu'il ne s'était jamais regardé tout court, alors il est tombé amoureux de cette Sigrid.
Parce que c'est de l'amour, ça, rien d'autre.
Il le garderait pour lui. Comme le tablier, comme l'invitation, comme la trique, comme l'amour. Il était un connard profiteur et sans scrupules, mais il n'était pas un rapace insensible. Tout, mais pas ça.

- Avec Pénélope c'est à peine si on s'échangeait nos goûters quand on était gamins. On a toujours été du genre chacun pour sa gueule et si elle arrivait à cramer plus de garniture dans son bentô elle se le gardait et je faisais pareil. Alors échanger les mecs, tu penses bien que non. En général on se fait un avis sur eux et on se le partage. L'avis.

Et on n'est pas non plus incestueux, merci.

- J'savais pas que t'avais une sœur. Elle doit être maman huit fois déjà, non ? Les texans vous êtes du genre à proliférer pour que le sang pur reste dans vos veines alors vous êtes quarante gosses et vous vous mariez entre familles de fermiers pour étendre votre territoire, on dirait un peu une mafia.

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_ Comment tu sais qu'c'est un mytho ? Tu fais l'chapon pour ta sœurette ?

Voilà qui ne l'aurait pas étonné. Il avait beau dire qu'elle était égoïste et que c'était chacun pour sa gueule, avec la pathétique excuse qu'il lui avait sorti direct quand il avait dit s'intéresser à elle, il devait couvrir ses arrières et pas qu'un peu. Si c'était pas mignon. C'était le truc des asiat' ça, les samouraï, honneur, famille, tout ça, un peu comme dans Mulan où quand t'e as un qui fait une connerie c'est déshonneur sur ta famille et sur ta vache. Ils étaient bizarre quand même. Si lui avait été asiat', il aurait vraiment fallu qu'il veille sur Tammy ? Comment ça s'passait quand on pouvait pas blairer un de ses frères et soeurs ? C'était pour ça qu'ils se suicidaient ? Tous ses clichés sur les pays asiatiques lui semblaient aussi contraignants qu'ennuyeux et il préféra ne pas poser de questions, des fois que Salvatore commence à essayer de l'instruire pour de vrai. Rien à taper des asiat' et rien à taper des Japonnais surtout, on pouvait pas faire confiance à des amis des nazis qui avaient bombardé Pearl Harbor.

_ Dis comme ça on dirait presque un reproche, mais c'est c'que dit la Bible t'sais. C'est c'que le Seigneur a dit aux hébreux, "proliférez, multipliez vous" et puis de cultiver la terre aussi. Et r'garde, on a fait les Etats Unis et c'est cons de juifs ils ont même un pays rien qu'à eux maint'nant.

Il ne pensait pas arriver à le convaincre de grand chose, c'était juste à titre informatif. Un regard blasé vers lui et il leva les yeux aux ciel en voyant qu'il le dévisageait sans doute depuis un moment déjà.

_ Bon, t'évites de raconter que je connais bien mon catéchisme hein ? Ça passe jamais très bien auprès des potes... Mais ouais, bien vu, elle est maman et mariée au proprio d'un ranch de notre région. Y'a pas à s'attendre à autre chose j'suppose. En étant ma soeur j'veux dire.

Et il n'aurait pas aimé qu'on s'attende à autre chose non plus. Qu'elle soit mannequin peut-être, ou actrice, un truc classe et enviable qui fait riche et famous, mais sinon... Sa soeur prof ? La blague. Caissière ? C'était pour les loqueteux les jobs comme ça. Ingénieur militaire ? Pas un truc pour le gonzesses. Y'avait pas beaucoup de boulots qui allaient aux femmes parce qu'elles étaient paresseuses, il valait mieux qu'elles restent à la maison et non c'était pas macho, c'était réaliste. Les femmes sont faites pour s'occuper des enfants, sinon ce serait les mecs qui tomberaient enceints.
Point.

_ Tu comptes faire quoi après l'université ?

Ils font quoi les pédés à part devenir coiffeurs ?
Salvatore Kimimichi
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- J'fais surtout le chapon pour les mecs qui me plaisent.

Ça ne devrait pas l'étonner davantage, Salvatore Kimimichi était réputé pour tout savoir sur tout le monde. Une bien grande croyance, d'autant plus qu'elle était erronée, personne ne savait tout. Par contre, tout le monde pouvait avoir des contacts, des yeux et des oreilles pour épier là où il ne peut pas le faire, et finalement pas grand-monde pouvait se targuer d'être suffisamment attentif et organisé pour récolter autant d'informations. Un de ses profs de lycée lui avait assuré un avenir brillant en politique ou dans le commerce, deux voies qu'il avait oblitéré de ses carrières potentielles lorsqu'il s'était rendu compte que pour réussir il fallait copiner avec tout le monde. Il était manipulateur mais pas faux cul, et certainement pas putassier au point jouer le copinage avec des têtes de cons. Il y a être pourri et avoir un honneur, et puis il y avait le reste.
Des salauds.

- Mouais. Techniquement, les Etats-Unis se sont faits à grands coups d'esclavagisme, de génocide amérindiens et de colonisation européenne, et puis c'est pas Dieu qui a dit, c'est un mec qui a écrit un bouquin de fiction qui marche encore très bien aujourd'hui, dans les faits. Dieu il a bon dos quand même.

Il était chou.
Et donc il avait bouffé du catéchisme et de la religion quand il était gamin. Quant à savoir s'il y croyait encore, à ce ramassis de conneries, c'était une autre histoire. Papa et Maman Redneck devaient y croire, eux, sans doute n'avait-il pas vraiment le choix. Ni ses frères et sœurs, ni le reste de sa famille... Il savait ce que c'était, de vivre dans une certaine culture sans pouvoir s'en dépêtrer. Sa propre culture, il se l'était forgé à grands renforts de tartes dans la gueule et de rencontres intéressées. C'était triste à dire, mais il n'était pas spécialement intelligent. Juste opportuniste et créateur d'opportunités.

- J'sais pas, les femmes se sont battues pour faire autre chose il y a quoi, quarante ans à peine, elle aurait pu honorer leur combat, défier sa famille, faire des études et être autonome par exemple. Une idée comme ça.

Une idée comme ça.
Pénélope n'avait aucune idée de ce qu'elle voulait faire. Elle était entrée à l'université par dépit et le journalisme ne la branchait pas tant que ça. Lui n'avait jamais su ce qu'il ferait et ne le savait toujours pas, sans compter sur les récents événements qui l'avaient poussé à prendre une décision rapidement quant à son avenir. Il n'avait jamais eu dans l'idée de faire du basket sa vocation, encore moins un métier de secours. Aucune étude n'avait trouvé grâce à ses yeux, les jugeant toutes inutiles, pas à son goût ou hors de sa portée, alors il s'était dit qu'il ne ferait jamais rien, reprendrait l'épicerie de ses parents, ouvrirait peut-être un autre magasin et donnerait son héritage commercial à ses enfants présumés, puisqu'il devait devenir père tôt ou tard.
L'impasse.
Il se déplaça sur le côté et quitta Jordan des yeux pour lui préférer son nombril découvert, retint sa main au dernier moment pour la ranger plus haut sur son torse. C'était sans doute déjà trop, mais il l'enverrait chier si c'était le cas et il n'y aurait pas lieu de s'énerver outre mesure. C'était Salvatore Kimimichi, après tout c'était normal. Voyons.

Il n'avait jamais autant hésité avant de répondre.

- Coiffeur, danseur, réceptionniste dans un hôtel... un truc de gay, quoi.

Cynisme, cynisme. Jordan ne relèverait jamais. Il n'avait pas intérêt d'ailleurs.

- Et toi, tu comptes vraiment reprendre le ranch de Papa Evans et faire six gosses à une blonde à gros seins ?

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_ C'était des maux nécessaires. Aujourd'hui on est la plus grande puissance mondiale.

Nous. Les Etats-Unis, parce que nous sommes un peuple et qu'un peu de ces premiers colons vivait en lui aujourd'hui. Nous parce qu'il y avait de quoi en être fier.

_ Non mais les femmes c'était une lubie leur truc, il a fallu attendre le vingtième siècle pour qu'elles demandent des droits alors que jusqu'alors elles se portaient très bien en étant à leur place, c'est normal qu'elles y soient retournées. 'fin, non, j'veux pas dire que les femmes sont des bonnes à rien, mais on peut pas être égaux parce que déjà on est pas égaux ni physiquement ni intellectuellement. Tu peux pas faire faire les mêmes choses à un cheval et à un canard quoi, donc chacun à sa place au lieu d'exiger de tirer une charrette quand on est fait pour rester sur l'eau.

C'était juste logique.

_ Ma mère elle a fait ça, se battre et tout. Elle en a chié pour sortir de sa réserve et se payer des études mais au final elle s'est mariée et elle a arrêté voilà, parce que fallait bien rembourser les crédits qu'elle avait pris pour ses études. C'est une femme quoi, et j'dis ça j'ai beaucoup de respect pour ma mère c'est pas un jugement mauvais ou quoi, c'est ce que font les femmes et ce qu'elles doivent faire.

Ouais c'était ce qu'elles devaient faire, il en était intimement persuadé et il ne se pensait pas misogyne, c'était juste naturel. Un ordre des choses établi par la nature, les femmes plus faibles se mettant à l'abris des plus forts, comme partout en fait, et sans doute que sa femme à lui serait aussi une femme qui aurait besoin de lui. Des terres en échange de la protection d'un seigneur, un petit bout à administrer en échange d'argent, cela revenait au même. Ce n'était pas être misogyne que de constater une inégalité évidente, ce n'était pas être raciste que de dire qu'il y avait des noirs et qu'il y avait des blancs. Ni que les noirs s'étaient laissés asservir et que les blancs non. Ce n'était pas être homophobe que de savoir qu'il s'agissait d'une maladie. Voir la discrimination partout et se poser en victime, c'était juste du déni.

_ Tu vas pas essayer de te soigner ? D'être homosexuel je veux dire... Ce serait mieux pour toi.

Et je m'inquiète un peu, pour ta gueule quoi.
Salvatore Kimimichi
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S'il avait été assez idiot pour ne pas vouloir entendre ce qu'il avait entendu, il aurait toujours été suffisamment intelligent pour savoir que Jordan ne disait même pas cela par méchanceté. Mais il aurait fallu être sacrément aveugle pour ne pas le voir blêmir plus qu'il ne l'était déjà, et con pour ne pas sentir ses doigts se raidir sur son torse.
Le fait est qu'il n'avait aucune idée de comment réagir face à ça. Qu'il n'en avait pas même envie. Il l'aurait tabassé, s'il n'avait pas été hôte. Il se serait mis sur lui, l'aurait regardé droit dans les yeux, et l'aurait tabassé. Puis quand Jordan l'aurait mis à terre et l'aurait défiguré il n'aurait eu qu'à siffler sa bande pour qu'elle vienne l'achever. Il lui cracherait dessus volontiers. Il lui ferait ravaler sa langue après la lui avoir arrachée. Il aurait été violent. Bien trop violent à son goût, certainement, car il ne s'agissait que de fantasmes. De fantasmes qu'il ne brimait pas du tout. Il n'avait pas de quoi. Jordan ne méritait aucune retenue.
Et pourtant Salvatore était intelligent.

Il se contenta de se redresser, quitta son épaule et son torse, rangea ses jambes correctement pour s'asseoir le plus simplement du monde. Il ne voulait pas savoir quel genre de crédibilité il aurait à venir lui parler en tablier espagnol et à moitié nu, mais quelque chose lui disait que si Jordan était assez con pour lui avoir parlé comme il venait de le faire, il le serait assez pour le prendre un minimum au sérieux. Et il avait plutôt intérêt à craindre son sérieux, parce qu'il était hors de question qu'il rigole.
Pas un seul instant.

- Peut-être que ta mère a cessé de se battre à cause des connards comme toi qui n'arrêtaient pas de la renvoyer à une place qui ne lui convenait pas. Tu lui as demandé ? Parce que s'il y a bien une chose que les femmes font très bien, c'est parler. C'est aussi pour ça que je ne les aime pas.

Haussement d'épaule, sourire jaune.
Qu'il perdit immédiatement.

- Tu sais, je ne sais pas quoi te répondre. Juste, ne m'oblige pas à devoir te faire la leçon. Qui que je sois pour toi, la salope, le remplaçant des Knights, le chinois, qui que je sois je n'ai aucune légitimité à t'apprendre quoi que ce soit, et pas non plus l'envie de perdre mon temps à vouloir bouger une montagne.

De toutes façons tu ne dois même pas comprendre ce que tu dis.
C'est adorable d'avoir quelqu'un de si innocent en face de soi. Ça l'est beaucoup moins quand on s'aperçoit de l'éducation qu'il a reçu, à quel point il est hors de question pour lui de la remettre en cause, combien les hommes sont manipulables. Le pire, c'était qu'il n'avait pas dit ça pour le blesser. Il ne s'en rendait pas même compte.
S'il n'avait pas son caractère pour l'en empêcher, il aurait eu les larmes aux yeux.

- Et pour ta gouverne, l'homosexualité est plutôt agréable à vivre. Pas de traitement, beaucoup de goût, une prostate comblée... Si je dois finir en enfer au moins j'aurai bien vécu.

C'est déjà assez dur comme ça Jordan. Tu ne sais rien.
Il se pencha pour attraper le premier nugget qu'ils mangeraient avec les doigts, prit soin de ne plus être à l'aise sur ce canapé. Il n'avait pas mis de distance entre eux, il en avait mis entre tout ce que Jordan possédait et lui.

- Tu feras attention, je crois que ça se transmet au contact et par la salive.

Connard.

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_ Tu parles pas de mère comme ça oh ! Tu parles pas de ma mère tout court tiens, tu gardes ta saloperie de bave au fond d'ta gorge avec tout l'foutre que t'avales et surtout SURTOUT tu laisses ma famille en dehors.

il s'était levé sans même s'en apercevoir. Le réflexe, l'habitude, pour paraître plus impressionnant qu'en étant vautré sur son canapé aussi. Que Salva soit sérieux était une chose, mais lui était énervé, de cette colère soudaine qui montait comme un coup de chaud de son torse à sa tête en l'espace de quelque secondes. Un grand verre d'eau de vie avalé à l'envers brûlant et noyant à la fois tout sens de la réflexion pour ne laisser aucun neurone survivant. Ce genre de colères qui se dispersent aussi vite qu'elles ont été allumées et dont on regrette les effets à peine estompées. Il le savait. Il les connaissait bien. Il se le disait à chaque fois, qu'il allait le regretter. Le regretter vraiment et sincèrement, juste lui vis à vis de lui-même, parce qu'il n'était pas assez intelligent pour penser aux conséquences quand il faisait quelque chose. il pouvait juste savoir qu'il s'en voudrait, alors il attendit, comme souvent, qu'elle s'évente un peu. Il ne desserra ni les poings ni la mâchoire mais il ne fit rien non plus, il se contenta d'être en colère pour le temps que ça durerait, voilà, il savait bien que ça ne durerait pas longtemps, cela ne durait jamais bien longtemps.
Il se rassit vite aussi, parce qu'il se trouvait con d'être là, debout dans son salon à essayer de faire à Salvatore Kimimichi et en même temps à vouloir se battre contre un mec à poil dans un tablier à froufrous. C'était débile même dans sa débilité, c'était tellement débile qu'il s'en rendait compte en étant énervé alors il se laissa retomber sur le canapé avec un soupir, essaya de détendre son visage sans grand succès et s'en vengea sur deux malheureux nuggets.

_ Parfait.

Si Salvatore était suffisamment stupide pour se croire heureux comme ça, grand bien lui fasse, au moins il aurait essayé.

_ J'peux savoir pourquoi tu l'prends comme ça ? C'était juste une question putain. J'essayais de t'aider au cas où t'aurais pas remarqué.

Dis sur ce ton, n'importe qui ce serait probablement passé de son aide, il s'en rendait aussi bien compte, et un troisième nugget vu déchiqueté dans cette prise de conscience rageuse.

_ C'pas grave.

Et ce n'était pas à Salvatore qu'il parlait.

_ Pas grave, c'est très bien comme ça !

Pourquoi on file pas directement des bombes atomiques à la Corée du Nord aussi, hein ?
Salvatore Kimimichi
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Il en resta sans voix, se contenta de le fusiller du regard.
Il s'était levé, ses yeux l'avaient suivi comme un radar ultra précis, un pointeur qui ne se décrocherait de sa cible qu'une fois morte. Un instant, il voulut accompagner son regard d'un poing, attraper sa nuque pour enfoncer sa tête contre le plateau de la table, recommencer, recommencer, encore et encore et encore pour qu'il se taise. Il aurait voulu en avoir la force, y renonça bien vite. S'il s'abaissait à son niveau, il ne vaudrait rien. Pas plus que lui, en tout cas. Et cela ne ferait que les embourber dans le cercle de la vengeance et ce n'était pas sain. Ce n'était pas une solution ni une fin enviable. C'était une erreur à ne pas commettre, et il fut assez intelligent pour ne pas la commettre et l'éviter soigneusement.
Ça irait, ça irait. Calme.
Il se rassit mais ses pupilles dilatées gardèrent la même haine en eux et envers lui. Chacun de ses mouvements était épié avec prudence, lucidité, colère. Lui aussi, était en colère. Presque plus que de raison. Emile était le seul à s'emporter ainsi, mais pas le seul à savoir en vouloir à quelqu'un. Salvatore se contentait simplement de haïr en silence.

Il n'avait pas touché à la nourriture, et ne la toucherait certainement pas maintenant qu'il lui avait coupé l'appétit.

- Jordan.

Il n'écoutait rien. Se contentait de râler à voix haute sur une tierce personne dont il doutât même de l'existence, il se parlait à lui-même pour s'assurer qu'il était dans son droit et qu'il avait de quoi s'énerver ainsi mais rien n'y faisait, rien ne pouvait pardonner cet excès, rien ne le justifiait sinon sa bêtise, rien ne le ferait paraître moins décevant aux yeux de Salvatore à présent.
Il continuait sans relâche, finit par commettre l'erreur de trop. Sa voix raisonna dans l'appartement et, si elle n'était pas forte, elle était suffisamment autoritaire et terrifiante pour couper court à tout bruitage parasite.

- Jordan ! Maintenant tu m'écoutes.

Il le regardait et c'était tant mieux. Lui tenta d'adoucir ses yeux, de retrouver la paix un instant, sans grand succès, mais sans trop rater non plus. Ça irait.

- Tu n'as aucune idée de ce que tu peux raconter, n'est-ce pas ? C'est ce que tu penses, et je ne dis pas que c'est mal, mais écoutes-moi avant de t'énerver. Est-ce que tu comprends ce que tu dis, et est-ce que tu sais de quoi tu parles ?

Il ne savait plus quoi lui dire pour lui faire comprendre à quel point ce qu'il disait était déplacé, vexant, décevant, et douloureux. Il n'avait pas idée d'à quel point il pouvait lui faire mal, et c'était d'autant plus dérangeant que plus le temps passait, plus il voyait de similitudes entre Jordan et son propre père. Grâce à Dieu ou à n'importe qui lui n'était pas au courant et mourrait sans jamais l'avoir su. Il pouvait tenir tête à un idiot sans problème, à force, mais il ne pouvait rien contre le patriarche.

- C'est comme ça que tu parles à Adam ? C'est comme cela que tu as réussi à t'en faire un ami ? Ou c'est juste moi qui mérite si peu de faveurs ? Je ne te demande pas si c'est bien ou pas, tu comprends ? Juste comment, comment tu fais pour dire des choses pareilles avec une telle innocence dans le regard. Je ne comprends pas, et je ne crois pas que tu comprennes toi non plus.

Non, non, personne ne comprend rien. Il était tellement tendu qu'il n'arrivait même plus à bouger correctement.

- Je refuse de croire que tu puisses dire de telles choses en connaissance de cause Jordan. Tu es bien trop gentil pour cela, et je ne te demande pas de me croire sur parole mais saches que tu ne fais peur à personne. Tu es quelqu'un de profondément gentil.

Et malheureusement quelqu'un aussi gentil qu'il est crédule. Il eut du mal à avaler sa salive.

- Je... Léger rire nerveux. Il n'avait pas pour habitude d'être sans ressource à ce point. Tu me vois vaincu Jordan. Je ne sais plus quoi dire. Et le pire c'est que... J'n'ai pas envie de partir de chez toi, du moins pas tant que tu ne m'as pas congédié, pas en temps qu'invité, c'est... J'ai l'impression d'être coincé ici quelque part à cause de ma politesse et de ma raison qui me dit que je ne peux pas écouter ça sans rien dire, mais je ne sais pas quoi dire. C'est fou.

Oui, c'est fou. Il se releva en tremblant à peine, quitta le tablier, fit le tour de la table basse pour aller le ranger dans le placard de l'entrée, à sa place, et retrouver ses propres affaires.

- Tu veux que je m'en aille ? Je ne crois pas que je serai d'une compagnie très agréable désormais.

Comme si tu l'avais jamais été.

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Il mâchouillait un morceau de poulet un peu élastique, les sourcils froncés sans parvenir à assimiler assez vite tout ce que Salvatore lui débitait. Beaucoup de vents et de je ne sais pas, en somme, et il n'en retint pas grand chose, sinon qu'il le trouvait innocent et gentil et que c'était bien deux caractéristiques de ceux qu'il prenait plaisir à écraser. C'était vexant, c'était insultant, mais Salvatore n'avait pas vraiment eu l'air de l'insulter en disant ça, alors pour lui, cela devenait un peu compliqué. Et puis oui, il avait bien envie qu'i s'en aille un moment, il avait besoin de faire de l'ordre dans sa tête, mais on ne pouvait décemment pas dire à quelqu'un "Oui, casse-toi donc trente ou quarante minutes, que je puisse un peu réfléchir, et puis je viendrai te chercher quand j'aurais envie qu'on termine cette discussion". Sérieux. Même lui n'était pas grossier à ce point, et c'est pour cela qu'il se leva, avala douloureusement sa salive à la suite du nuggets et forçat un peu son sourire.

_ Nan c'est bon t'inquiète. J't'ai écouté, même si j'ai rien compris ou pas grand chose et bon... voilà. En plus si tu t'en vas j'vais me retrouver tout seule d'vant ma télé et tout 'fin... C'est plus sympa que tu sois là, même si t'es en train de m'faire la leçon ou ch'pas quoi tu vois.

Non, j'ai les yeux bridés.
Il disait de la merde, il s'enlisait sans doute, c'était le moment d'avoir un genre de... geste amical. De poser une main sur son épaule ou quelque chose dans ce genre là, de manifester sa présence... amicale, ouais, à ses côtés. Le seule problème, le seul minuscule problème, c'était juste que celui devait recevoir cette agréable manifestation d'amitié physique était en caleçon, c'est à dire presque nu, et qu'il s'agissait d'un prédateur sexuelhomosexuel notoire, qui plus est qui sautait sur la moindre occasion qui se présenter de le toucher d'une manière ou d'une autre. Nul doute que si il flanchait, si il lui laissait la moindre petite ouverture, il fondrait dessus tel un vautour -ceux qui dévorent les randonneurs là- et le boufferait tout vivant. Enfin, à peu près. Il se doutait bien que dans la réalité, cela ne se passerait sans doute pas exactement comme ça mais c'était l'image qu'il s'en faisait. une image assez peu attrayante, il fallait bien le dire, mais bon, si il restait loin et qu'il continuait et essayer de baragouiner des choses intelligentes, il allait finir enseveli, et c'était un destin encore moins enviable. Cela n'avait jamais fonctionné d'ailleurs : pour consoler, pour draguer ou par s'excuser, il valait mieux qu'il évite d'ouvrir la bouche. Bon, la main sur l'épaule, c'était pas si horrible, mais ses doigts s'y crispèrent un peu trop pour contrer son envie irrationnelle d'enlever ses doigts de là, comme si sa peau nue avait été de roche en fusion.

_ Adam c'est mon ami parce que j'l'aime bien et qu'il le sait. Ce s'rait bien qu'on soit amis aussi, non ?

J'dis ça j'dis rien, hein.

_ C'est pas une invitation pour la chambre, hein.
Salvatore Kimimichi
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Non.
Définitivement.
Non.
Il lui donna à voir son profil et ne prit pas même la peine de regarder le corps étranger qu'il avait sur l'épaule.

- Ta main.

Retire-la.
Une question d'équilibre.
Une balance qui penchait d'un côté, du sien, en l'occurrence, et qui le déstabilisait. Voilà le problème, Jordan voulait en faire un ami. Jordan aimait avoir des amis et ne supportait pas le conflit. Il pouvait en être mais ses amitiés prenaient le pas sur ses inimitiés et les relations ambiguës n'étaient pas conflictuelles, juste ambiguës, alors il cherchait à en faire des amitiés. Elles ne pouvaient pas rester simplement ambiguës puisqu'il ne les comprenait pas et il était là, à prendre sur lui pour toucher ça, là, l'homo chinois emmerdeur de première, simplement pour le transformer en quelque chose qu'il comprendrait.
Son problème, c'était de vouloir tout expliquer.
Salvatore crut bien faire en étant aussi sec, en plantant un seul œil dans les deux siens, le faire obéir d'une moitié de regard. Il crut bien faire parce qu'il maîtrisait la situation. Jordan n'était pas bien compliqué à cerner, il savait qu'il agissait comme un enfant, il savait aussi qu'il ne comprendrait jamais la raison d'un tel congédiement. Que sa main était innocente, tout comme ses intentions, et que cette chieuse japonaise n'avait pas à le prendre mal, qu'il n'y avait rien de malsain là-dessous, pas comme ses sous-entendus putassiers quotidiens. Et il n'y avait rien à expliquer. Pas à un imbécile.

- Tu peux être ami si tu veux Jordan. Si tu t'en sens les compétences, alors sois ami. Moi j'ai mieux à faire.

Tu t'attendais à ce que mes sous-entendus sexuels révèlent des sentiments profonds, un amour secret de midinette caché par la pression de mon statut au sein de l'école que je ne peux oublier mais qui finira pas resurgir et je pourrais te déclarer ma flamme, baiser avec toi et tomber amoureux ? Tu t'attendais à ce qu'il y ait quelque chose, là-dessous ? Quelque chose d'humain ? Il y avait cru une seule fois, qui avait été la dernière. Les amitiés ça enchaîne avec des dettes imaginaires. Il avait suffisamment à faire avec le matériel de sa vie, le concret. Jordan pouvait se permettre d'être ami. Pas lui.
Parfois, même la vérité brute est trop floue.

- Je ne serai pas ton ami Jordan. Je ne deviens pas ami comme ça, avec un accord tacite.

Coup d'épaule pour le dégager, pour qu'il puisse finir de s'habiller.

- J'apprécie l'effort, n'en doute pas. Mais nous ne fonctionnons pas pareil côté relationnel et c'est dommage, je ne dis pas, c'est dommage, moi aussi j'aimerai être aussi...

Non, ne le regarde pas. Habille-toi.

- ... Simple.

Mais rien n'est simple. Déjà des responsabilités, des devoirs, un honneur. Bon Dieu quel honneur.

- Ne le prends pas mal, surtout. Bien que je doute que tu m'écoutes si ce que je dis est si compliqué.

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