Mains. | [Sorenjarl Eiril & Salvatore Kimimichi]

Salvatore Kimimichi
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Mains
Merci d'avoir joué le jeu.
Non, non, merci à toi.
Un sourire par-dessus l'épaule avant de reporter ses mains couvertes de cendres dans sa serviette. Non, définitivement, ça ne partirait qu'à l'eau, au savon, à la javel ou ou décapant.

- Qu'est-ce que c'est, déjà ?
- Peinture, craies, paillettes, cendres, charbon et maquillage, bon courage.

Trop aimable.
On lui avait demandé d'être sympa, pour une fois. Qu'un des mecs de photographie avait besoin d'un modèle asiatique et qu'il correspondait parfaitement à cette description, alors aller, sois sympa, contacte-le et participe, au moins tu seras beau au moins une fois. Tsss. Beau, oui, c'était le moins qu'on puisse dire, avec toute la poussière qu'il laissait dans son sillage. Quelle idée de ne pas avoir demandé de quoi il en retournait, de cette série de photos à la con, d'avoir accepté juste pour la belle gueule de ce connard qui le lui revaudrait, très franchement. Il le lui payerait.
Mais c'était drôle, il fallait dire.

- Eh mec, regarde ça.

Frappe dans ses mains, disparaît dans une nuée grisâtre. On se serait cru à Halloween.
L'autre qui rangeait tout son matériel laissa échapper un petit rire et ne fit aucun commentaire. Mieux valait pour lui, fallait dire, parce que Salvatore savait pertinemment où étaient ses yeux quand il le regardait et il se servit de sa serviette pour tenter d'enlever le plus gros des cosmétiques de son visage, sur ses bras, et partout ailleurs. Partout.
Et après il avait osé dire que c'était pas pour le mater. Sérieusement.
Bah, c'était inutile après tout. D'une, il suffisait de demander s'il voulait rencarder, de deux, c'était pas avec une serviette qu'il ferait partir toute cette merde. Inutile, inutile. Il lâcha son fardeau pour lui préférer un peignoir qu'il enfila sans tarder.

- Tu n'oublies pas de me communiquer la date d'exposition, je suppose.
- Tu supposes bien.
- Toujours.

Oui, voilà. Toujours.
Pas besoin d'au revoir. Ils se reverraient bien assez tôt.
Il n'avait pas vu son visage et c'était tant mieux, il n'avait aucune envie de se voir peinturluré de partout et aussi ridicule qu'il s'imaginait l'être. Un couloir, deux, s'éloigner au plus vite du studio et pas assez, non, pas assez.
Bien sûr qu'il croiserait quelqu'un, c'était évident. Et avant même que ce quelqu'un puisse croiser sa silhouette, un avertissement.

- Quoi que tu aperçoives, n'aies pas peur. C'est juste Salvatore.

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Cramponné à sa pochette contenant la plupart de ses dessins, Sorenjarl marchait d’un pas rapide dans les couloirs du sous-sol, cherchant frénétiquement quelque chose, regardant à chaque porte le nom de celle-ci. Il est pâle, et si son visage n’exprimait pas forcément une émotion, il était angoissé. Il était seul, oh oui, étrangement seul. Personne n’était là pour le mener au bon endroit, pour lui servir de point de repère dans ce lieu qu’il ne connaît pratiquement pas.

La photographie en elle-même ne l’a jamais vraiment intéressé, il a dût passer par là lors de la visite ou en s’étant perdu. Mais aujourd’hui, il y avait une séance photo sur le thème de la couleur. On lui en avait parlé. Ce n’est pas tellement le modèle qui l’intéresse, ni même les photos qui pourraient en ressortir – quoi qu’un peu pour ce dernier point – mais le rendu final sur le sol et le fond. Selon les couleurs et les matériaux utilisés, cela peut donner un rendu très intéressant pour l’un de ses projets.

Son regard se figea sur une personne qui avait l’air aussi pressé que lui, mais allant de l’autre sens. Ses pas ralentirent, l’observant de haut en bas, prenant le soin habituel de ne pas en croiser le regard. Il était très coloré, et avait visiblement tenté d’essuyer ce qu’il avait sur la peau. C’était lui, apparemment, qui avait accepté de participer. S’il est là, c’est que la séance est terminée, il continua à détailler les couleurs utilisées, pour essayer de deviner ce que ça donnerait là-bas, conscient qu’il devrait tout de même se dépêcher.

Et une phrase, toute faite, semblant être préparée si l’homme devait croiser quelqu’un. Cela fit sursauter Sorenjarl qui répliqua par automatisme plus qu’autre chose.

« Euh… D’accord ! »

Avant de continuer doucement sa route, le regard bas.

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Oh mon Dieu.

- Mais c'est mon petit Sorenjarl !

Sa main éclot sur son torse et le fit piler pour qu'il ne puisse pas aller plus loin. Le bonheur avec cette petite chose qui le dépassait d'une bonne tête, c'était qu'il ne répliquait jamais rien. La douceur incarnée. Ou la soumission à l'état pur, ça dépendait. Un joli sourire carnassier aux lèvres, la poudre qui le recouvrait se transférant en partie sur ses vêtements, et, par pure mégarde, son délicieux peignoir mal fermé qui offrait une vue plongeante sur son torse peint. Que de hasards, dans ce couloir.

- Où vas-tu, mon tout beau ? Il n'y a rien à voir de ce côté sinon... des salles de travail qui se vident. Tu dois être en retard je suppose. Tu sais pourtant bien qu'il faut demander ton chemin à la Vie Scolaire, si tu ne sais pas où aller. Tu te souviens d'où est la Vie Scolaire, au moins ?

Il ne savait pas par où le prendre. Il en oubliait qu'il était malade. C'était bien ce qu'il était, non ? Pas con, mais malade. Naïf, craintif. Alors il essayait d'être doux. Et puis il y avait son joli minois, ses traits bien dessinés quoiqu'un peu trop juvéniles, mais il n'était pas à jeter. Indisposé, cela va sans dire, mais pas désagréable. Il devait s'en rendre compte, vu comme il le touchait. Le plat de la main et la main baladeuse. Contre son plexus, en plein centre de la cage thoracique. Ses yeux le dévoraient du regard.

- Ou alors trouver quelqu'un pour te mener à bon port. Tu sais qu'on est là pour t'aider. Surtout Leeroy à vrai dire, elle aide tout le monde.

Ah mais non, pas toi, c'est vrai qu'elle a peur de toi.

- Ce n'est rien.

Bien sûr. Son sourire ne dirait pas le contraire.

- Tu as besoin de moi... ?

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Un sursaut combiné avec une contraction de la plupart des muscles de son corps. Sorenjarl ne s'attendait pas à être ainsi interpellé, ayant bien plus l'habitude qu'on l'ignore ou qu'on ait peur de lui. Et cette main qui avait embrassé son torse le mettait mal à l'aise. Il aurait voulu fuir en continuant d'avancer, mais cette main l'en empêchait. Et s'il avait toujours la possibilité de reculer, il n'en fit rien. Il ne savait pas comment réagir.

Ses yeux roulèrent de la main jusqu'au propriétaire. Il ne l'avait pas reconnus tout de suite, sans doute à cause des couleurs et surtout de sa manie de ne pas vraiment observer la personne en elle-même. Il l'avait déjà vu, enfin surtout entendu, Salvatore croyait-il se souvenir. Juste une ou deux fois sans doute, pas forcément de visu, peut-être à la salle de sport ?

Le garçon regardait vers cette personne, mais pas directement, il regardait très exactement le vide juste à côté. Il était proche, trop proche. Et le flot de parole se déversait dans ses oreilles, il savait déjà tout ça, s'il était là, ce n'était pas pour un cours. Alors il hocha simplement la tête pour faire comprendre qu'il savait où était la vie scolaire. Il n'avait pas osé les importuné pour quelque chose qui n'avait pas de rapport direct avec ses cours. Il s'était renseigné et il pensait que tout allait bien se passer.

Il avait du mal à respirer, ce contact était trop long et l'angoissait. Mais il n'en laissa rien transparaître, à part peut-être ce teint qui pâlit un peu plus. A l'évocation de Leeroy, Sorenjarl serra les dents et baissa les yeux. Elle était gentille, et l'avait accompagné quelques temps, mais depuis quelques temps, il ne la voit plus ou elle ne cherche plus à l'aborder. Son comportement, il sait que s'en est la cause, il le sait mais il n'y peut rien. Et ce n'était pas rien. Il avait fait fuir de nouveau quelqu'un de bien.

Il ne tenait plus. Il recula d'un pas lorsque son vis-à-vis semblait avoir finis de parler, ponctuant son discours par une énième question. Moins angoissé, il put articuler quelques mots plus distinctement.

« Je cherche... La salle de photographie... Là d'où tu viens. »

Salvatore Kimimichi
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Ow, il était adorable.
Sorenjarl faisait partie de ces petites choses de la vie qui donnaient envie de croire en la beauté du monde, l'innocence, la candeur des gens. Il était bien l'incarnation de la pureté, l'allégorie de la clémence et de la simplicité, il n'en restait pas moins une allégorie et la seule entité à pouvoir faire croire à une telle bonté sur Terre. Salvatore n'y réchappait pas : s'il y avait bien un être en ce monde capable de contrer son appât du gain, c'était Sorenjarl. Ce garçon était bien trop en-dehors des préoccupations lambdas, des actes intéressés pour susciter son intérêt. Il faisait partie de ces gens que rien ni personne ne pouvait faire chanter ; en clair, Salvatore l'admirait.
Une personne avec si peu d'attaches qu'il ne pouvait rien en tirer, jamais, et qu'il ne lui serait d'aucune utilité qu'importe l'occasion qui se présenterait devant lui. Son mouvement de recul en témoignait assez bien et s'il soupira, c'était pour se convaincre de le laisser tranquille. Qu'il n'en tirerait rien, qu'il n'avait rien à en tirer, mais qu'espérait-il. La méfiance était sa seconde nature.
Qu'à cela ne tienne.

- Suis-moi.

Un sérieux à en faire pâlir plus d'un. Volte face et il s'engouffra dans le couloir qu'il venait de quitter, direction la fameuse salle de photo dans laquelle son tireur de portraits devrait toujours être. De toute façon il n'y avait qu'un seul accès à ces salles, et c'était ce couloir. Si l'autre était sorti, il les aurait forcément croisé. Il y était toujours, voilà qui allait en le rassurant. Sorenjarl avait rendez-vous avec lui ? Il avait quelque chose à faire en photographie ? Non, non, bien sûr que non, il était bien incapable de porter un appareil photo correctement, ce serait ridicule. Et puis il était en arts plastiques, il en était convaincu. Un projet commun ? Le mieux aurait été de lui demander directement mais il n'était même pas sûr qu'il veuille lui répondre. D'ailleurs le silence l'angoissait presque.

- Toujours aussi bavard, hein ? J'avais entendu dire que tu avais fait des progrès en arrivant à l'école mais on est encore loin d'une discussion classique. Tu vas chez un orthophoniste ? Ou le psychologue t'aide à parler plus facilement ? Qu'est-ce qui te fait progresser ?

Du meublage. Ils étaient devant la porte et pourtant Salvatore lui bloqua l'accès, rien qu'un instant. Il le regarda droit dans les yeux, s'attarda sur ses traits, tenta de sourire sans a priori.

- C'est sans doute pas en restant seul que tu vas apprendre à causer. Même écouter parler, c'est mieux. Au moins tu t'imprègnes des mots, des sonorités. Tu progresses en écoutant, et après c'est comme... Un jeu de mimétisme. Tu répètes ce que tu entends. J'en sais rien.

Non non, j'en sais rien.
Un geste de la main pour signifier qu'il en avait terminé, cette même main pour le guider vers l'intérieur de la salle. Il s'adossa au mur, tranquillement.

- Je t'attends à la sortie. Fais ce que tu as à faire.

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Sorenjarl commençait à triturer son carnet, son vis à vis avait soufflé, et il restait silencieux. Avait-il encore été maladroit ? Avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Décidément, pour lui, les différentes réactions humaines n'étaient pas très compréhensibles. Finalement, il lui dit de le suivre. D'un ton plutôt sérieux. Alors l'angoissé s’exécuta sans traîner.

Et puis un silence s'installa, il n'y avait que le bruit de leurs pas. Cet endroit aussi était très calme, comme dans la partie des arts-plastiques. Ce silence ne l'angoissait pas plus que ça, il en avait l'habitude, c'était souvent dans cette ambiance que les personnes l'amenaient jusqu'à son cours. Tout en fixant ce dos coloré qu'il suivait, Sorenjarl essayait d'imaginer le spectacle magnifique qu'il pourrait y avoir là bas.

La voix de Salvatore cassa ce silence le fit sursauter. Des reproches. Ou du moins, c'est ce qu'il entend. Peut-être que s'en était pas mais souvent, cette tournure de phrase n'était pas très glorieuse. Une avalanche de question l'agressèrent, il n'eût même pas le temps de répondre. Puis il s'arrêta, fit volte-face rapidement et le regarda droit dans les yeux.

3 secondes, c'est le temps qu'à tenu Sorenjarl avant de détourner les yeux. Cette pression était bien trop forte pour lui. Il serrait son carnet à croquis encore entre ses bras, comme pour mettre en barrière entre lui et Salvatore. Encore des reproches. Ou des conseils ? Les deux, sans doute, le garçon n'avait pas écouté le début à cause de l'angoisse généré par le regard de son interlocuteur.

« Je... J'écoute. Beaucoup. »

Se contenta-t-il de répondre à toute sa tirade. Puis il vit la main bouger, comme pour lui signifier qu'ils étaient arrivés. Il allait passer le pas de la porte lorsque son accompagnateur lui dit qu'il l'attendait là. Tournant la tête à moitié vers lui, il lui dit

« Je... Je peux être long... Tu n'es pas obligé. »

Puis sans attendre de réponse, il s'engouffra dans le petit studio photo. Ce n'est pas que Sorenjarl avait peur de Salvatore, du moins pas plus que ça, mais sa façon de l'aborder l'angoissait quelque peu. Avec un franc parlé, et ces tirades qu'il pouvait dire, de savoir beaucoup de chose et donner son avis, Sorenjarl l'admirerait presque. Presque, parce qu'il lui était trop... proche. Il s'approchait trop, alors ça angoissait le jeune homme. Ou peut-être que c'était cette capacité à s'approcher qui le questionnait le plus...

Mais le cours de ses pensées ont été interrompue, ou plutôt, il l'a fait de lui-même. Le type était là, visiblement un peu agacé d'avoir attendu.

« Bonjour, désolé du ret-
- Dessine, je continue de ranger. »

Sorenjarl s'était un peu crispé lorsqu'il lui a coupé la parole, mais finalement, ce n'était rien de grave. Alors il s'exécuta. Il photographia en quelque sorte dans sa mémoire les différentes couleurs, formes que ça donnait, les mélanges ou non selon les matériaux, il s'approchait même pour savoir quel type. Il notait en plus tous ces détails sur un coin du carnet histoire de ne rien oublié. Il en fit même un rapide croquis pour qu'il puisse bien se souvenir de l'emplacement et notait dessus les couleurs, avec en annotation les effets que ça donnait pour préciser le rendu final de son projet.

Il était tellement dans ce qu'il faisait qu'il avait oublié que quelqu'un l'attendait peut-être derrière la porte. Il était là depuis peut-être vingt minutes, une demi-heure ? C'est quand l'étudiant photographe se manifesta qu'il se rendit compte du temps passé.

« Tu as bientôt finis ? Je dois nettoyer, moi...
- Euh... Oui. Dit-il en crayonnant plus rapidement, juste ici et...là. J'ai terminé. Merci beaucoup de m'avoir permis de voir ce que ça donnait !
- Ouais, de rien... Ce n'était vraiment que pour ça ?
- Euh... Oui ? »

Sorenjarl ne comprenait pas trop pourquoi il lui demandait ça mais il referma bien vite son carnet et rangea son crayon. S'il ne savait pas décrypter les émotions, il sentait qu'il était resté assez longtemps et qu'il était temps pour lui de partir avant que ça ne tourne au vinaigne.

En sortant dans le couloir, il lança un « j'ai finis » avant de regarder autour de lui si Salvatore l'avait effectivement attendu.

Salvatore Kimimichi
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Vingt minutes.
Heureusement que Pénélope avait son téléphone greffé à sa main, au moins pouvait-elle lui tenir compagnie dans n'importe quelle circonstance. Elle était adorable, Pénélope, autrement que Sorenjarl qui l'était beaucoup moins quand il le faisait attendre aussi longtemps sans lui donner d'indication quant à venir le rejoindre ou quoi que ce soit dans le genre, mais Pénélope était une amour. Un amour de salope, parfois, mais un amour quand même.
Elle lui disait qu'elle se faisait chier comme un rat mort, ce qui ne changeait pas réellement de ses humeurs habituelles. Cette fille avait un don pour tout trouver ennuyeux. Si ça n'explosait pas tout le temps comme dans un film de Michael Bay, c'était ennuyeux. Et le fait était que la vie n'était pas un film de Michael Bay, ce qui la privait de pas mal de bons côtés comme de mauvais. À titre personnel, Salvatore préférait la vie comme elle était. Au moins elle pouvait être gay.
Pénélope se faisait chier, donc, et ses « copines » parlaient vernis et manucures tendances et crachaient sur la sienne, trop punk à leur goût. Elle les avait envoyées bouler comme elle se devait de le faire pour faire partie de la famille Kimimichi et en bonne fille, elle s'était éloignée d'elles comme si elles avaient la peste et s'émerveillait du niveau de conneries que pouvaient atteindre les gens. Son frère avait beau la soutenir dans sa mauvaise humeur, elle ne semblait pas vouloir se calmer et le venin qu'elle crachait en même temps qu'elle écrivait semblait faire fondre l'écran de son téléphone. Salvatore eut le temps de finir d'écrire sa réponse avant le retour de Sorenjarl, qui le cherchait visiblement des yeux.

- 'Suis là, chéri.

Sa main se leva pour lu faire signe et il rangea son téléphone dans la poche de son peignoir avant de se relever. Il n'aimait pas s'asseoir à même le sol, c'était toujours sale et froid, mais à la réflexion il préférait encore être assis sur un sol crade que debout pendant vingt putains de minutes. Enfin bref.
Salvatore s'approcha doucement de Sorenjarl, visiblement méfiant, et lui sourit. Pas de raison pour ne pas le faire. Il ne savait pas vraiment si lui demander de montrer ses dessins était une bonne idée, si c'était conseillé ou pas, quoi qu'il en soit il préféra ne pas prendre de risques et rester vague, voire même distant. Il était vraiment freak ce mec, encore plus qu'Adriel. La pensée le fit toussoter, et il lui sourit à nouveau.

- Alors... Qu'est-ce que ça a donné ? Tu veux que je t'emmène quelque part ? Personnellement, j'irai bien prendre une douche. Pas que ce... bordel ne m'aille pas mais j'ai peur de devoir raser encore plus court au niveau du crâne si je laisse ça trop longtemps dans mes cheveux. Et déjà que j'ai une sale gueule...

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Sursaut. Il était resté là, et Sorenjarl ne comprenait pas vraiment pourquoi. Un sourire et aucun reproche, rien, comme s’il n’avait pas attendu si longtemps. Tout du moins, c’était ce que le jeune homme pensait. Après tout les choses subtiles comme la légère distance qu’il a prit n’étaient pas remarquées. Retour du flot de parole, il classa les informations données, pour pouvoir comprendre et répondre à tout.

« C’é-C’était intéressant. Je. Je te montrerai quand j’aurais finis. Si tu veux. Euh. Oui, douches. Et je dois rentrer aussi. Pour continuer ça. »

Avait-il dit en pianotant son précieux carnet à croquis. Si Sorenjarl n’osait pas parler, demander, interagir, reste que montrer ses œuvres ne le dérangeait pas. Celles-ci représentent son univers interne, ce qu’il garde toujours au fond de lui, là où il s’évade lorsque l’angoisse est trop forte. Si on pouvait penser que montrer ce genre de chose le mettrait bien plus mal à l’aise, il n’en était rien. Ce qu’il faisait lui a permis de rencontrer des personnes, de ne plus rester dans sa bulle, alors dès qu’il pouvait, dès qu’il en avait le courage, dès que la personne était un tant soit peu intéressée – lorsqu’il arrivait à le décrypter – il montrait ses dessins. Il avait alors l’impression d’être mieux compris. Ou de mieux comprendre. C’était ce qui lui a permis de sortir de son isolement, il ne chercha jamais à y retourner en gardant jalousement ses créations.

« Merci... De m'avoir attendu. »

Parce que sur le chemin du retour, il se serait forcément perdu à un moment ou un autre, trop angoissé par cette partie de l'académie qu'il ne connaissait pas.

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Oui, bon. Il était toujours bizarre, quoi.
Son sourire quelque peu crispé s'estompa quand il commença à lui parler de montrer ses... trucs. Curiosité oblige, Salvatore y trouvait un intérêt tout particulier, mais les thèmes abordés ne seraient sans doute pas à son goût. Qu'est-ce que pouvait bien penser un type comme Sorenjarl ? Il était mou, il était limite analphabète, il disait rien, il se contentait d'épier à la volée, de griffonner des dessins aux craies et à il ne savait trop quoi, et n'avait franchement pas l'air de respirer la joie de vivre. Ni même de respirer tout court. La classe d'art plastique était bien représentée, comme ça, entre lui, Enora et Adriel, ils étaient le cœur palpitant de l'école, les « couleurs » de Volfoni. Sacré visuel.
Sorenjarl était sans doute le moins pire. Lui au moins il était...
Non, en fait ça ne se justifiait pas. Il avait l'air moins taré, c'est tout.

- Tu veux venir dans les douches avec moi ? J'risque de prendre mon temps.

ET MERDE.
C'est sorti tout seul.

- J'déconne, j'déconne.

Menteur.
Parce que bon. Il est mignon, quoi. Fêlé au dernier degré mais mignon. Et puis Salvatore s'était tapé pire que ça, pas forcément question gueule parce qu'il les choisissait bien quand même, mais des plus... sauvages. Des moins chou.
Sorenjarl portait toute l'innocence du monde sur ses épaules. Salvatore se demandait comment il arrivait à être aussi grand sans courber l'échine sous un tel poids.
Volte-face. Ses remerciements le touchaient juste ce qu'il fallait, mais la crasse qu'il avait partout sur le corps le touchaient encore plus et il commençait à en avoir assez de ressembler à un pot de peinture qui aurait viré.

- Adorable. Je te dépose dans l'entrée du parc, si tu veux. Ou près des bungalows du coup. C'est toi qui vois.

Mais tu me suis maintenant.

- Sorenjarl ? À quoi tu penses ?

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La tête se penche vers la droite, Sorenjarl regardait en direction de Salvatore avec incompréhension. Il lui a proposé de venir dans les douches, puis a affirmé que c’était une blague. Le garçon ne comprenait pas bien, c’était trop subtile. Une blague ? C’était de. Comment disaient-ils déjà… ? Ah. De l’ironie ? Il n’en savait rien, il n’a jamais compris ce genre de chose. Cela impliquait trop de paramètre dont le son de la voix et l’expression du visage. Sauf qu’il est bien incapable de décrypter le premier et ne voit jamais le deuxième, puisqu’il évite soigneusement cela.

Mais il avait bien compris que “Je déconne” mettait très souvent fin au sujet. Que cela ne servait à rien d’insister et que cela rendait mal à l’aise les personnes. Non pas qu’il l’ai vu, mais on le lui a dit. Alors pour lui, le sujet était clôt, tant pis pour ses incompréhensions, cela rejoindra la pile déjà trop importantes de choses qui lui étaient étrangères.
Si seulement c’était si simple. Quelque part dans sa tête, cela trottait. Ce n’est pas vraiment qu’il n’aime pas ne pas comprendre, à force il commence à s’habituer de ne pas tout saisir. Mais il aimerait vraiment découvrir quelques pistes qui lui permettrait de ne pas mettre les deux pieds dedans. Lui demander à lui ? Non… Il ne lui a fait que des reproches jusque là.

Il sursauta lorsque le jeune homme se retourna d’un seul coup. Vrai qu’il ne lui avait pas répondu, trop absorbé.

« Ah. Euh. Pardon. Aux. Aux Bungalows si ça ne te dérange pas... »

Triturage de carnet.

« Je ne comprends pas le sens de “déconner”... Ah euh. Je sais que c’est “une blague”, que ce n’est pas sérieux. Mais. Uh. Comment savoir quand c’est le cas ? Je. Je veux dire. Sans que l’autre ne le dise. »

Il se sentait mal, ridicule. C’est quelque chose qu’il n’a demandé que rarement, il avait capté que c’était une question étrange. La dernière personne à qui il a demandé une telle chose était l’assistante sociale. Et elle avait été bien en peine de lui répondre. Ses phrases étaient pleines de pauses et d’hésitations. Même lui avait capté la différence.
Salvatore parlait beaucoup et lui avait adressé la parole alors qu’il le connaissait, qu’il savait qu’il n’était pas très loquace. Peut-être que lui pourra lui répondre ?

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Fallait qu'il arrête de demander aux cas sociaux ce qu'ils pensaient, il avait suffisamment à faire avec les états d'âmes d'Emile. Jordan. Merde.
Pas besoin de se retourner pour savoir que Sorenjarl avait ses yeux greffés sur lui et qu'il ne le lâcherait pas avant d'avoir eu une réponse à peu près tangible. Il y avait une raison au fait qu'il n'ait jamais fait ni psychologie ni aide à la personne, et la vérité lui revenait douloureusement en pleine face sans crier gare. Le chemin serait long, jusqu'aux bungalows.
Salvatore n'oscilla pas. Traça son chemin comme si rien n'était perturbant d'avoir dans les pattes un autiste supérieur à lui de vingt centimètres et aussi coincé du cul que Gaby King. En plus bizarre, quand même. Quoique.

- Déconner ? Donne moi une seconde.

J'ai besoin de réfléchir.

- Bon déjà ce que ça veut dire, c'est bien. Après, c'est... C'est pas évident d'expliquer ça parce que même les gens... bah les gens normaux savent pas forcément faire la différence entre la vérité et la blague, alors... Pour faire simple, enfin, selon moi, ça se sent quand c'est sensé être drôle ou pas. T'as toujours des détails dans la voix, le contexte dans lequel c'est dit aussi, ce sont des éléments qui peuvent te montrer que c'est drôle. Par exemple si tu fais une blague sur les autistes, on suppose que c'est une blague parce que ça vient de toi et que, naturellement, tu ne vas pas dire des choses méchantes sur les autistes vu que tu en es un. Après y'a tes connaissances personnelles qui aident à comprendre si on te raconte une blague ou pas, mais ça c'est plus dur à comprendre parce que tu... tu penses pas forcément aux mêmes choses que les pas autistes. Genre la blague que je viens de te dire, là, dans les douches, je sous-entendais qu'on pouvait avoir des relations sexuelles, le câlin qu'on fait pour faire les bébés. Mais sans bébé du coup.

Les cours d'éducation sexuelle par Salvatore Kimimichi, on va dans les douche pour faire des bébés sans faire de bébés. Aide à la personne, donc, mais on pourra pas lui dire qu'il a pas essayé.

- Et puis après le moyen le plus sûr pour savoir si on te raconte une blague ou pas, c'est de connaître la personne qui te la raconte. Si tu me connaissais bien, tu saurais que je parle tout le temps d'avoir des relations sexuelles et que, du coup, c'est normal de penser qu'au bout d'un moment je plaisante. Tu vois.

Non tes explications c'est de la merde.

- C'est déjà pas mal en fait. Tu... Tu comprends ou je suis vraiment très très nul pour expliquer les choses ?

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Oh. Il allait lui répondre. Sorenjarl hocha simplement la tête. Question difficile appelle réponse difficile. Puis il commença à expliquer. Le garçon prenait des notes intérieurement pour essayer de comprendre. Il tourna la tête légèrement sur le côté à l’évocation de son trouble. Effectivement, mais il en parle déjà pas de base, ce n’est pas en “plaisantant” qu’il va en parler. Mais il comprit le principe.

Relation sexuelle. Il connaissait déjà la signification, il en avait plusieurs fois entendu parlé dans sa promo et il avait regardé dans un dictionnaire ce que cela signifiait. Il n’osait jamais demander directement de peur qu’on se moque de lui. Il n’en a pas vraiment conscience mais il avait plutôt bien fait. Et non, ce n’est pas l’orphelinat ou n’importe qui d’autre qui lui en aurait parlé, après tout il ne s’intéresse pas à ce genre de chose. Il ne s’intéresse même pas au fait d’avoir une relation amoureuse. Déjà qu’amicale, il a du mal, alors plus…
Il ne réagit même pas au fait qu’il ai insinué quoi que ce soit le concernant. Pas de mouvement de recul, rien. Après tout, il a dit qu’il déconnait non ? Donc il n’y a rien à “craindre”... Bien qu’il n’ait jamais craint quoi que ce soit. Il a du mal à concevoir ce qu’est cet acte, ce qu’il peut plus ou moins signifier. Pour lui, c’est effectivement “pour faire des bébés”... Et la partie “sans les bébés” lui parait logique, ce sont des hommes. Ne concevant même pas la “norme” de la société qui serait plus portée sur l’hétérosexuel qu’homo, mais tout cela le dépasse de toute manière.

« Non, je vois. Bien connaître la personne… Dit-il comme perdu dans ses pensées. C’est déjà difficile. »

Il avait lâché cette phrase, alors qu’il ne voulait que la penser. Mais après tout, il sait ce qu’il est donc il n’y a pas de problème. Devant eux, les bungalows se dessinent très timidement.

Salvatore Kimimichi
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- Bah, non. Techniquement, ce n'est pas bien difficile de connaître quelqu'un, parce qu'il suffit soit de lui parler, soit de l'écouter. Quand je te parle, tu apprends des trucs sur moi, que je suis patient par exemple parce que je reste avec toi, que je prends le temps de t'expliquer... Tu dois le savoir, tu as bien du avoir des auxiliaires de vie, des psychologues avec toi... ? Quoi qu'il en soit, la source d'informations la plus fiable sur quelqu'un, c'est cette personne. Et je pense sincèrement que tu ne devrais pas avoir peur de faire entendre ta jolie voix en posant des questions à qui t'interpelle. Moi c'est ce que je fais, je n'hésite pas, je me fiche un peu de ce qui peut se raconter dans mon dos et puis tu dois bien en faire de même, on dirait que tu ne te rends pas compte que les gens vivent autour de toi quand tu ne les regardes pas. Tu sais, quand on va se séparer, là, je vais continuer à exister. Tu ne me verras juste pas avant un petit moment. Et quand tu me retrouveras je serais le même que maintenant, sans doute, et tout ce que tu auras appris sur moi en discutant avec moi en ce moment sera valide et ça te permettra de savoir quand je blague ou pas. Et si jamais tu ne comprends pas tout ce que je dis, le mieux, c'est de me demander de répéter. Ça t'évitera aussi de comprendre de travers, bonhomme.

Comment fait-il pour être aussi adorable ?

- Connaître les gens ça ne se fait pas rapidement. Ça prend son temps, comme tout, ça demande un minimum d'investissement mais... C'est pareil quand tu dessines. Si tu ne dessines pas toi-même, ton dessin ne va pas se faire tout seul. Si tu veux connaître et comprendre les gens, il faut aller les chercher et leur parler. Ce serait beaucoup plus facile si tout le monde faisait pareil, crois-moi, mais le fait est que c'est encore difficile pour le commun des mortels de s'ouvrir l'esprit et de s'intéresser à des gens comme toi.

Les gens pas normaux.
Il s'en serait presque voulu et les bungalows lui apparurent comme une délivrance. Il en eut honte.

- Mais t'es sans doute pas là pour m'écouter babiller des conneries, hein ? Ça veut dire que je commence à râler et à parler débat, et c'est pas franchement un truc à faire si on n'a pas de temps à perdre. D'autant plus que j'en peux plus d'être poussiéreux comme ça. Si un certain Ian Eisenmann te propose de poser pour lui pour un projet photo et que tu ne veux pas finir comme moi, refuse. Ça te coûtera rien, je te le promets.

Ça coûte jamais rien, avec toi. Son sourire se fit presque attendrissant, et ses mains qui se joignirent sous son menton étaient encore toutes poisseuses de sa séance photo. Ils en avaient de ces lubies, les artistes, sérieusement...

- BIEN. Nous y voilà. Tu as besoin d'autre chose, ou je peux m'esquiver et passer une heure à rincer toute cette horreur de mon corps d'éphèbe ?

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Techniquement c'était le mot clé. Pour Sorenjarl, c'était ce techniquement qui lui manquait. On vit, même lorsqu'il ne les voit pas. Il le sait. Techniquement. Tout ne tourne pas autour de lui, mais il a déjà bien à faire avec son propre monde, alors même s'il ne fuit pas la rencontre avec l'autre, alors oui, l'autre n'existe plus à partir du moment où il ne les voit plus. Ce n'est pas simplement qu'il les oublie, bien sûr que non, il sera capable de reconnaître Salvatore lorsqu'il le reverra. Juste qu'entre deux, il n'y aura pas grand-chose, il retournera à ses petites affaires de la même manière que ce jeune homme retournera aux siennes.

Demander de répéter, c'est bien ça le problème. Il sait qu'il doit le faire, mais il a toujours peur de le faire une fois de trop. Cette énième question qui fait qu'on lui répond « non, rien. » Il ne sait pas réellement que la personne est agacée mais il devient frustré, en quelque sorte, de ne pas savoir. Pourtant, « non rien », cette réponse, il avait apprit que cela ne servait à rien d'insister. Alors il a de moins en moins demandé à répéter.

Sorenjarl hocha la tête à l'énonciation des dessins, ce n'était pas faux. Ses feuilles ou ses toiles ne se sont jamais dessinées seules. C'est à cette comparaison que le jeune homme comprit définitivement ce que voulait dire son interlocuteur. Rien de tel qu'un exemple dans le monde de l'art, et ça, l'assistante sociale de l'époque l'avait bien comprit.

Des gens comme toi, il baissa la tête. Oui, il n'était pas facile à comprendre. Comme il ne comprenait vraiment pas les autres. Tout comme il a encore du mal à cerner Salvatore. Mais lui, ça va, parce qu'il parle beaucoup, alors Sorenjarl n'était pas aussi mal à l'aise que face à d'autres personnes qui ne parlent pas et qui lui jettent des regards en coin. Même s'il n'arrive jamais à savoir la signification de tels comportements. Comment voulez-vous démarrer une conversation lorsqu'on a que le dessin en tête et que l'autre a un comportement inexpliqué ? Sans doute que lui, ça ne l'empêcherait pas pensait Sorenjarl. Après tout, il lui parle bien, à lui. Il relève légèrement la tête, sans jamais regarder le visage de son voisin, naturellement, mais au niveau du menton. C'est un progrès. Qui n'ira jamais au-delà.

« D'accord. »

Fut sa seule réponse face à sa mise en garde. Naïf ? Sans doute. Mais de toute façon, il refusait qu'autre chose ou que quelqu'un d'autre touche son corps ou lui balance des choses. C'est son espace vital. Alors il fera bien attention. Et puis, s'il ne risque rien à refuser…

« N-Non. Merci de m'avoir accompagné… Et de m'avoir expliqué. Bon. Bon courage ? »

Il fit un léger signe de main avant de serrer à nouveau son carnet. Il ne voulait pas le déranger plus longtemps, surtout qu'il sait par expérience que certaines substances sont vraiment difficiles à enlever. Surtout quand c'est présent depuis longtemps.

« Au revoir »

Puis il s'éloigna pour s’engouffrer dans son bungalow, dans son monde, dans ses pastels, pour commencer à réfléchir à la mise en forme finale de son projet… Mettant avec tout le ressenti qu'il a eut des suites de cette conversation, puisque ce projet est maintenant associé à cela.

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