Her Pace - King

Gaby S. King
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Âge du perso : 32 ans.
Activité : Professeur de maths.
Spécialité : Mathématiques.
Fonction : Professeur.
Poste spécial : Emmerdeuse publique.
Avatar : Annie Leonhart de SnK.
Doubles-comptes : Ludmila Taylor
Messages : 89
Date d'inscription : 14/01/2015
Localisation : Au fast-food du coin.
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Titre




Infos
XX Nom : King.
XX Prénom : Gaby Sullivan.
XX Âge : 32 ans.
XX Sexe : Femme.
XX Nationalité : Américaine.
XX Origines : Américaines.
XX Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.

XX Statut : Professeur de maths.
XX Régime : Demi-pensionnaire.
XX Poste spécial : X.
XX Camp : Volfoni.

XX Cursus : Professeur de maths (enseigne de préférence au niveau universitaire, mais polyvalente).
XX Spécialité : X
XX Groupe souhaité : X

XX Rang : je vous laisse choisir ♥
Code:
pas plus de 96 caractères siouplait

Divers & précisions
a une voix qui porte loin XX se mordille les cheveux quand elle est très concentrée XX rebut de sa famille depuis qu'elle a abandonné la garde de ses enfants XX a abandonné la garde de ses enfants XX divorcée XX déteste les psys XX déteste les autres femmes XX a des règles très douloureuses XX pédagogiquement efficace mais terrorise ses élèves XX prodige dans sa matière mais globalement ignare XX trouve son ex-mari laid XX cougar assumée, enfin elle voudrait bien XX n'a jamais couché avec quelqu'un d'autre que son mari XX adore le fast-food XX se promène avec des montagnes de nourriture XX ne boit que du vin rouge XX salope les copies qu'elle doit rendre XX met des appréciations bizarres XX attache rarement ses cheveux XX tendance à humilier ses élèves les plus pénibles XX est sur 5 sites de rencontre en même temps XX mais finit toujours par insulter ses prétendants XX dit peu d'injures XX en reçoit beaucoup XX change de visage devant le principal et les parents d'élèves XX fume quand elle déprime XX

• Histoire
Il avait suffi d'un soupir, et maintenant ils étaient prêts à la déchiqueter comme des chiens.

Mais dresser les chiens, c'est son métier - c'est ce qu'elle dit. Ce qu'elle dit de sa voix de titan, quand elle se penche pour vous parler alors qu'elle est plus petite que vous. Ce qu'elle dit dans un souffle de dragon, chaud, un peu trop, comme si elle avait toujours la fièvre.

C'est ce qu'elle dit, et personne ne la contredit parce qu'on ne contredit pas King. On ne la contredit pas, même quand elle a tort, surtout si elle a tort ; on sourit, contraint, secrètement outré ou répugné, et on passe son chemin avant qu'elle ne vous dévore.

Parce qu'elle vous dévorera.
Vous dévorera du bout de ses jolies canines, du bout de ses doigts froids, du bout de ses yeux indolents - qui ne voient rien, rien d'autre qu'elle-même, rien d'autre que son reflet dans le miroir, rien d'autre que son nombril à l'air, dévoilé par une chemise mal boutonnée.
Une chemise ou une robe, à fleurs ou à carreaux, toujours de deux tailles trop grandes pour elle. Elle donne l'impression de se noyer dans ses vêtements, King, malgré sa forte poitrine et son tour de taille un peu épais.

Mais personne ne se moque.

Parce qu'elle vous dévorera.
Vous dévorera du haut de son indifférence, du haut de ses talons courts, du haut de son estrade - de son statut de professeur. Abusant de l'autorité que lui confère sa place dans la hiérarchie, ignorant les questions qu'on lui pose, déléguant à tour de bras - déléguant la détresse, les bleus sous les manches longues et les sanglots qui résonnent dans les toilettes pour femmes.
Sans larmes. Sans gestes qui rassurent.
Sans instinct maternel, dit-on.

Mais personne ne lui en fait le reproche.

Parce qu'elle vous dévorera.
Vous dévorera par tout ce qu'elle comprend de vous, malgré vous. Parce que tout ce que vous avez laissé un jour, malencontreux, à portée de son regard - les indices que l'on croit invisibles, les mensonges qui sonnent bien, les mots froissés au fond des poches. Vous dévorera par tout ce qu'elle semble deviner si facilement, si impitoyablement.
Petit insecte rampant.
Mille-pattes grouillant.

Et pourtant personne ne veut qu'elle parte.
Personne n'est capable de l'imaginer, même pour une seconde.

Pas alors qu'elle prend tant de place.
Pas alors qu'on la ressent si fort.

Là, sous les couches de peaux, là où personne ne penserait jamais la trouver : là, dans vos cœurs fascinés, effrayés par l'offense du moindre de ses gestes, pendus à ses lèvres, accrochés à son cou, un pas dans chacun des siens.

Un mot pour chacun de ceux qu'elle vous abandonne.

Soudain si heureux qu'elle vous prête son attention. Si heureux d'avoir brisé la bulle qui l'entoure toute entière.
Si heureux d'avoir vécu, même pour un instant, dans le même monde qu'elle.

Comme un enfant qui réclame sa mère, obstinément.
Obstinément.

Et c'est l'ironie la plus douce qui existe.


***
« Je demande le divorce. » avait-elle dit un mardi à six heures vingt sept minutes du matin - un matin de septembre mais déjà chaud, déjà clair. C'était en plein été indien. Et elle, postée sur le seuil de la cuisine, elle crevait de chaud dans son manteau d'hiver, qu'elle portait uniquement parce qu'il prenait trop de place dans la valise.
Peut-être pour cacher ses mains tremblantes dans ses poches, aussi.

Ses toutes petites mains, qu'elle avait perdues une dernière fois dans les cheveux de ses trois enfants endormis, à peine quelques minutes auparavant. Ses petites mains qui avaient débarrassé discrètement l'entrée de ses chaussures pendant qu'il se levait pour aller préparer le café. Ses petites mains, abimées par les tâches ménagères, brûlées, rongées.

Il en avait renversé son café.
Mais il l'avait renversé proprement ; il l'avait renversé dans l'évier. Il avait toujours eu des réactions excessives. Toujours eu de la chance.

Il avait toujours eu ces yeux-là - ces yeux confus, inquiets, un peu désespérés quand ils se posaient sur elle. Mais dire qu'ils se posaient sur elle était un non-sens car ils ne la quittaient jamais vraiment. Il gardait toujours sur elle un regard en coin, comme il le faisait avec ses enfants.
Il surveillait à quelle distance elle se trouvait de lui. Comptait le nombre de pas nécessaire pour la rejoindre. Le nombre de pas pour la sauver de sa solitude.
C'est généralement à ce moment-là qu'elle levait les yeux sur lui. Par réflexe, il souriait. Elle aussi, en retour, mais d'un air lointain et lui se disait qu'il pourrait courir toute la circonférence du globe qu'il ne la rejoindrait jamais.
Il savait.
Au plus profond de lui-même il savait.

Mais il ne disait rien. Il voulait que ça soit elle qui y mette fin ; il avait besoin que ça soit elle qui y mette fin. Lui, il en était incapable. Il ne trouvait pas le courage de lui rendre sa liberté, parce que même si elle souffrait de cette situation, lui, il était heureux avec elle et les enfants qu'elle lui avait fait. Il était heureux même s'il fallait encore tondre la pelouse, réparer le lave-vaisselle ou terminer de peindre la chambre du dernier. Il était heureux même si les fins de mois étaient parfois rudes et qu'ils ne faisaient plus aussi souvent l'amour.
Leurs habitudes de vieux couple le faisaient rire. Il y trouvait une tendresse infinie. Et quand elle lui parlait dans l'entrée, le matin quand il mettait ses chaussures et le soir quand il les enlevait, il savait pourquoi il l'avait mariée.

Il savait aussi pourquoi ça ne marchait plus, à ses discussions de plus en plus longues, de plus en plus essoufflées. Elle avait quitté son travail quand il l'avait fiancée, parce qu'il lui avait demandé - non, parce qu'il l'avait suppliée. Il avait pleuré dans ses bras que c'était son rêve de créer pour elle un foyer qu'elle n'aurait plus jamais besoin de quitter.
Une cage à laquelle il l'avait enchaînée quand il l'avait mise enceinte, moins d'un an après la date officielle de leur mariage.

Elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas d'enfants tout de suite, pour ne pas dire qu'elle n'en voulait pas, mais il l'avait eue à l'usure.
Pourtant elle ne lui fit jamais aucun reproche.

Et quand il commença à fréquenter une autre femme, au bout de sept longues années, elle persista dans le silence.

Le pire c'est qu'elle ne lui en voulait pas. La tendresse qu'ils ressentaient l'un pour l'autre n'avait pas disparu. Simplement, ils prenaient peu à peu conscience qu'ils n'étaient pas faits pour vivre ensemble. Ou plus exactement qu'elle n'arriverait jamais à être uniquement sa femme et la mère de ses enfants.

Gaby, elle avait peur de ses propres fils.
Elle ne savait pas les toucher à l'excès, pas leur mentir pour préserver leurs rêves juvéniles, pas jouer avec eux des heures durant sans se lasser. Elle les aimait, mais elle les aimait comme une ombre, comme la main qui se tend au bon moment pour rattraper celui qui manque de tomber, la voix qui les prévient du danger, le dos qui porte celui qui dort, le samedi soir après le cinéma.
En étant là, elle suffisait à les rassurer ; mais lorsqu'il fallait qu'elle soit plus qu'une ombre, qu'elle se projette en pleine lumière, elle finissait toujours par les blesser, maladroite.

Alors elle prenait peur, peur d'elle-même et peur d'eux. Elle les repoussait, effrayée à l'idée de faire une nouvelle gaffe et d'en voir un pleurer. Elle les excluait lentement de son monde, et ils s'en paniquaient, et c'est elle qui finissait par pleurer - pleurer d'être incapable d'aimer proprement ses enfants.

Pleurer des heures, toutes ces heures où son mari la laissait seule à la maison, aussi, ces heures qu'il ne remplissait pas de sa présence. Elle devenait dépendante de lui, elle le sentait. Se renfermait sur le foyer qu'ils formaient. Elle n'avait jamais eu beaucoup d'amis, mais depuis qu'elle ne partageait plus leurs horaires c'était encore pire.
Puis elle n'avait rien en commun avec les femmes qu'elle rencontrait parfois à la crèche.

Dès le début elle n'avait rien à faire ici, de toute façon.

Ce n'était pas ce qu'elle voulait pour elle-même.
Pas ça, son rêve d'enfant.
Pas ce qu'elle avait imaginé de ce qui serait sa vie.

Mais elle aimait son époux, elle l'aimait à s'en saigner aux quatre veines alors c'est ce qu'elle fit. Elle se saigna. Elle se saigna jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à sacrifier, jusqu'à ce qu'elle soit si épuisée qu'elle n'en arrive plus à dormir, jusqu'à en vomir de solitude.

Et quand elle ne trouva au fond d'elle plus rien à lui offrir, elle commença à faire ses valises, dans le secret le plus total.

Il y avait une autre femme, mais ce n'était pas ça qui l'avait décidée. Ce n'était pas ça parce qu'elle savait aussi qu'il ne saurait jamais capable d'aimer l'autre autant qu'il l'aimait, elle.
Il l'avait aimée suffisamment pour la déposséder des qualités dont il était tombé amoureux. Elle l'avait aimé suffisamment pour le laisser faire.

Et ils ne cesseraient jamais, tous deux dans la même pièce, de reproduire leurs habitudes de vieux couple.

Mais voilà, elle était fatiguée.
Si fatiguée.

« Je demande le divorce. » avait-elle dit un mardi à six heures vingt sept minutes du matin.
Il en avait renversé son café dans l'évier.

Et c'est tout.
C'est tout.

Ce jour-là, c'est lui qui l'accompagna à la porte.


• Caractère
se désintéressera de vous comme elle se désintéresse de tout XX va à son propre rythme XX est sûre d'elle en toutes circonstances XX ne hausse jamais le ton XX ne se met jamais vraiment en colère non plus XX vit dans sa bulle XX range les gens dans des catégories XX fragile quand il est question de ses enfants XX désagréable XX désenchantée XX se dévoue par amour XX se comporte comme une enflure XX en est une XX insensible à son environnement XX profondément attachée à sa liberté XX charismatique dans un sens peu commun XX à la fois détestée, aimée, respectée, insultée XX agit selon ses propres règles XX possède une autorité naturelle


• Physique
lentilles de contact XX multitude de tâches de rousseur sur tout le corps, surtout les bras, le haut du torse et le visage XX blonde XX yeux bleus XX peau douce mais très peu ferme XX vêtements démodés XX souliers cirés XX belle à sa manière XX petite XX port altier XX peu maquillée XX peu portée sur son apparence XX toujours propre XX boutonne mal ses chemises XX de manière générale enfile ses vêtements n'importe comment XX a le pas sec et le geste lent XX température du corps basse XX a toujours les mains froides


• Derrière le tas de pixels
XX Pseudo : Henriiiii.
XX Âge : Henriiiii.
XX Comment as-tu atterri ici ? (ouais on se tutoie pour cette question) : 8D
XX C'était long de lire tous les sujets annexes ? : 8D
XX Des trucs à changer ? : King au pouvoir.
XX Code de validation :
XX C'est chiant les fiches, pas vrai ? : Bah euh. Réponse constructive tavu. Non mais j'ai eu plus de mal qu'avec Henri DD8.
© Volfoni
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Angel Reeves

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Localisation : Sudiste

Je t'aime.

EL ADRITORE !

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Pour moi, c'est du cc6633 ♥️

Grmblblbl Merciii ♥ :
 
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Jushirô Himeruya
ᎷᏒ
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ᎷᏒ

♥️♥️♥️
« monchoumonchoumonchou »

✓ DC !

Rebienvenue parmi nous princesse des malheurs 8D
Bon alors je ne sais pas trop quoi sur cette fiche. Pour moi elle est parfaite et je sais qu'elle plait beaucoup à Salvatore également. J'aime énormément l'écriture de la deuxième partie de l'histoire, celle du divorce. Je suis peut-être un petit coeur d'artichaut mais moi qui adore les histoire où il "ne se passe rien" d'une certaine manière, j'ai été tout ému uhuhuhu. Bref, un personnage intéressant sur sa fiche et qui va très certainement l'être tout autant en RP et tellement de possibilités d'évolution ohohohoho. 'fin voilà, c'est cool ce que tu fais Henri et tes personnages sont cools aussi, j'espère que tu vas bien t'éclater avec elle.

On remarquera quand même le niveau de bonheur moyen des profs de Volfoni c'est... aberrant kukuku.

Comme a dit Angel : je t'aime. Surtout amuse toi bien avec Gab' et mendie tous les RPs que tu voudras ♥️

J'râlerai juste pour la forme hein, parce que bon, les descriptions, on en demande pas plus mais vu comment t'écris j'aurais bien dit oui à plus mais bon, voilà, quand c'est mon seul reproche c'est plutôt bon signe, uhu.

AGNEUH
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