Tu es comme le vacarme : je te supporte pas. || Tiffany

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Tu ouvres la porte, essayant d'être discret. Mais c'est loupé, un grincement trahit ta présence. Tu te pointes sur le seuil de la porte, jetant un rapide regard sur la pièce. Iloy, l'intello, qui perd son temps à la bibliothèque parce qu'il n'a nul autre lieu où squatter pendant son temps libre, même s'il connaît tout. Ou presque. Tu renifles, te mettant à avancer. Tu as encore ta magnifique dégaine de tous les jours, les cheveux coiffés rapidement, genre il y a encore quelques mèches rebelles, ta superbe et longue veste vieillotte et ton allure de manchot.

Tu fouines un peu partout, cherchant le bon endroit où tu pourrais t'installer. C'est une table vers une fenêtre qui attire son attention. Tu jettes discrètement ton sac dessus, te débarrassant de ta veste que tu places sur le dossier de la chaise. Prenant place, tu sors tout le bordel de ton sac, avec un paquet de biscuits pour tenir la forme. Tu aménages tout le matériel besoin, comme feuilles et stylos et livres de cours. Tu n'attends pas dix plombs, ouvres un livre et marques rapidement ce qu'il te faut sur une feuille.

***


Une bonne demi-heure a passée, voire plus. Tu bascules en arrière sur ta chaise, qui suit ton mouvement et se met sur deux pieds. Tes bras s'étirent au-dessus de toi, tandis que tu bailles doucement. Ils retombent mollement le long de la chaise, alors que tu reviens en avant, vers la table, où est disposé tout ton bordel de cours. Des livres, des feuilles, des biscuits à la fraise et quelques stylos. Tu relèves un peu les yeux, regardant les élèves qui étaient là. Pas grand monde. Et tant mieux, c'est agréable de réviser dans le silence. Tu empoignes un stylo, grattant sur une feuille gribouillée des notes, tandis que tu saisis un livre posé à côté de toi. Des révisions sur l'histoire, c'est cool. Remarque, tout t'intéresse alors bon.

Tu feuillettes les pages, lisant à la va-vite, cherchant des éléments précis tout en grignotant un morceau de biscuit. Un coup d’œil jeté vers les élèves qui viennent et qui partent de la table, des sourires rapides, pour dire bonjour ou au revoir, histoire d'être poli, un peu du moins. Un mouvement de tête pour dégager les quelques mèches qui te perturbent, tu penses sérieusement à acheter des barrettes. Ou aller chez le coiffeur. Un nouveau bâillement, alors que tu refermes le livre. Tu te passes le revers d'une main sur la bouche, enlevant les miettes qui y sont collées. Tu ranges les livres, puis te lèves, partant à la recherche de bouquins plus intéressants, où tu pourrais tirer davantage d'informations.

Tu attrapes un livre, faisant défiler les pages. Tu le prends avec toi, continuant ton exploration. Tes yeux furètent un peu partout, comme un rat cherchant de quoi manger. Ta tête se penche à plusieurs reprises, pour lire les titres. Tu en attrapes un autre, lisant rapidement le résumé. Mouais. Tu le remets à sa place, en chopant un autre aussitôt, que tu prends ensuite avec toi. Tu te mets à le lire, le trouvant relativement intéressant. Puis, sans quitter les pages des yeux, tu te remets en chemin vers ta place. Mais tu n'as pas vu la personne qui arrive en face de toi. Elle va s'écarter si elle t'a vu, hein ? Non ? Tu n'es pas invisible pourtant.


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Long soupir qui vint briser le silence de la bibliothèque un court instant, elle se pinça l'arrête du nez, les yeux clos et la tête en vrille. Fallait que ça rentre mais ça voulait pas, trop d'informations à encrer dans son cerveau fatigué. De la gestion d'entreprise après 1 heure de mathématiques et 2 heures de sport, évidemment que ça passait pas. Sauf que bon, pas l'choix. C'est pour les parents, et c'était bien connu qu'on ne refusait rien aux parents, pas vrai ?

Nouvelle page, le mal de tête s'insinuait un peu plus profondément, et y avait pas de cachets ici. La poisse. Si seulement elle n'avait pas eu cette flemme de bouger peut-être qu'elle aurait pu soigner ça. Mais elle était loin l'infirmerie, et même avec toutes ces feuilles éparpillées, judicieusement classées, sur la table qu'elle occupait, c'était plus reposant de rester là.

Ou peut-être pas en fin de compte.

Faible bruit de chaise qui recule, besoin pressant, presque vital, de prendre une pause. Vertige ignoré, pas le temps pour ça. Elle préférait avancer dans les rayons sans se préoccuper de rien, Tiffany. Et du haut de ses talons aiguilles, l'américaine avait toujours l'air aussi forte. Le sourire provoquant et les iris pétillants de fierté pour cacher la douleur qui s'accumulait. Elle avait attrapé un livre au hasard avant de continuer son chemin sans même le feuilleter, en embarqua deux autres et s'amusa à savoir si elle allait avoir la chance de tomber sur des sujets qui l'intéressait. C'était pas franchement drôle mais ça avait le mérite de la distraire et de faire passer le temps, alors elle crachait pas dessus non. Ce s'rait idiot.

Elle allait retourner à sa table lorsqu'elle le vit tracer sa route le visage caché par les pages du bouquin qu'il tenait. Iloy, reconnaissable entre mille tant elle le détestait, sans raison d'ailleurs, ne semblait pas l'avoir remarquée. Il passa près d'elle, tout près, beaucoup trop près. Et Tiffany, dans sa joie d'avoir une distraction plus intéressante encore que les quelques livres qu'elle portait dans ses bras, cala son pied dans son sillage, juste pour le plaisir de le voir tomber.

Croche-patte à l'allure involontaire qui était pourtant terriblement prémédité.

- Oups !

Regard innocent tourné vers le plafond et sourire discret au bord des lèvres pour couvrir le murmure un peu trop satisfait de sa voix.
Compte pas sur elle pour s'excuser.

- Tu devrais faire plus attention où tu mets les pieds.
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Si tu croyais que la journée allait se dérouler calmement tu t'es fourré le doigt dans l’œil, bien profond. Enfin, dans un sens, ça va être une journée amusante.
Tu as levé les yeux une demi-seconde pour voir la personne que tu frôles, ne la reconnaissant pas sur le coup, mais te voilà t'embroncher le pied à quelque chose. Tu lâches tes livres qui s'écrasent plus loin dans un fracas, te rétamant au sol. Dieu merci tu as eu le réflexe de protéger ton visage, sinon, j'imagine pas le nez pété que tu aurais eu. Puis derrière les "shh !" et les "moins de bruits siouplaît", tu reconnais cette voix féminine, que tu pourrais reconnaître parmi tant d'autres tellement elle est acerbe au point de te faire grincer des dents. Tu ne peux t'empêcher de rire doucement, alors que tu t'appuies sur tes bras pour te relever.

"Ouais c'est vrai, tu as raison. D'habitude, j'évite de marcher sur les merdes qui sont sur mon chemin. Pour le coup, j'aurai dû vérifier sur quoi je mettais le pied."

Et paf dans les dents. Tu t'avances vers les livres que tu as fait tomber, les ramassant un à un. Soupirant, tu te tournes vers Tiffany, cette nana que tu ne peux pas blairer. Tu ne sais absolument pas pourquoi elle a commencé à t'emmerder, mais on va dire que tu as pris l'habitude à force de la croiser et tu ne te gênes pas pour lui renvoyer le caillou à la gueule. P't'être qu'elle ne supporte pas ta gueule tout simplement. C'est réciproque dans ce cas. Ce n'est pas que c'est une nénette que tu vas te priver, loin de là. Puis bon, c'est amusant de la faire criser en un sens, même si elle ne se gêne pas pour faire de même avec toi.

"Eh beh alors Tiff', kestufous ici ? Tu t’instruis pour une fois ? Ou alors tu cherches un livre «Comment se faire des amis pour les nuls» ?"

Et paf à nouveau dans les dents. C'est comme un match de tennis, le but : se renvoyer la balle et obtenir le meilleur score. Un sourire sur tes lèvres, ce sourire moqueur, presque discret. Tu lui tournes le dos, reprenant ta route.

"Je sais que je suis une excellente compagnie, notamment pour toi, mais j'ai mieux à faire. Et euh, la prochaine que tu veux me faire du pied, fais le plus... correctement, hein ? Ton approche était semblable à celle d'un rhinocéros en rut : violente."

Oh mais, quel rigolo. Tu as beau t'en aller, tu sais, tu le sais qu'elle ne lâchera pas la grappe, qu'elle se fera un plaisir de venir t'embêter et que toi, tu réagiras par derrière. Parce que franchement, entre nous, ce n'est pas drôle de l'ignorer.


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Le moins qu'on puisse dire c'est que ça volait pas très haut. Des blagues enfantines digne d'un gosse de primaire qui tenterait le diable pour garder un semblant de dignité. Mais ce qui était drôle, c'est que ce rôle lui convenait parfaitement, à Iloy. Et que c'était pas elle qui se retenait de rire un bon coup qui allait faire grimper le niveau. Loin de là.

- Venant de toi, je le prends comme un compliment.

Rictus provocateur, elle avait les yeux qui brillaient, Tiffany, parce qu'elle se retenait de hurler au monde à quel point sa tête voulait exploser. Pour garder la face contre lui, pour ne pas ressentir la honte de chuter devant cet homme qui l'insupportait. Sans bouger elle laissait son regard vagabonder un peu partout, dans les rayons, sur les quelques élèves qu'elle pouvait entrapercevoir à travers, sur lui aussi. Surtout lui, Iloy, qui s'abaissait plus bas que terre pour ramasser ce que sont inattention avait laissé tomber.

- Haha très drôle. Et toi tu cherches "Comment changer son humour ?", c'est ça ? Elle haussa un sourcil. Si ce n'est pas le cas tu devrais, je suis certaine que ça pourrait t'aider.

Elle aurait pu s'arrêter là et retourner travailler, cette pause infime ayant amplement suffit à lui changer les idées, mais c'était trop tentant de continuer. Beaucoup plus amusant aussi, alors elle le suivit, ignorant une énième blague idiote pour éviter de griller ses cartes. Lui faire croire qu'il avait raison aussi, parce que c'était plus attrayant comme ça. Et elle prit place juste en face, comme si de rien était, comme s'ils étaient de bons amis, après tout les places étaient à tout le monde il n'aurait rien à y redire. Coudes sur la table, la tête posée délicatement dans ses mains ; regard perçant, dur et froid, malicieux. Sourire aux lèvres, moqueur.
Toujours.

Comme une lionne prête à bondir sur sa proie.

- Je ne pensais pas que t'étais frustré au point de passer tes journées la tête dans les cahier, eeh.. Un semblant d'admiration dans la voix, c'était bordélique par ici y avait des papier paaartout. Pathétique. Problèmes de coeur ou simples précautions pour ne pas te ramasser lamentablement au prochain devoir ? Je me le demande.

Tiffany faisait mine d'avoir l'air pensive, bonne actrice dont le rôle ne fonctionnait jamais avec lui. Elle s'en fichait bien en réalité, c'était juste pour parler, en attendant la prochaine réplique cinglante qu'il lui balancerait. A moins qu'elle ne craque avant et ne lui en balance une deuxième de suite.

- Oh et tant que j'y pense. Des rumeurs courent sur un cirque qui devrait s'installer dans le coin, tu devrais y postuler, un clown comme toi ferait fureur ! Et tu serais au moins utile à quelqu'un.

Ça c'était gentil.
Pour faire passer le temps.

- Tu pourrais faire remplaçant singe aussi, vu la tête que tu as. Ton coiffeur est au chômage ?

Mort de rire.
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À peine le derrière posé sur une chaise, qu'elle apparaît comme par magie devant toi, ayant prit place. Tu lèves le regard un instant vers elle, puis vers ton bordel, avant de plonger les yeux dans les pages d'un des livres que tu as pris. Au diable le désordre qu'il y a sur la table. Elle est jolie Tiffany, mais bien trop désagréable à côtoyer, alors t'as direct laissé tomber depuis le début le plan de drague, ça serait juste impossible. Tu ne tiques pas à ce qu'elle dit, haussant simplement les épaules d'un air nonchalant, tu ne vas pas lui dire "ouais j'ai peur de me viander à mon prochain contrôle" car tu es bien trop confiant. Putain d'ego de mâle.

"J'aime juste passer du temps à la bibliothèque pour réviser, seul, sans personne pour me déranger, tu vois ? C'est un truc que je fais souvent pour tuer le temps."

Et tu as bien appuyé sur le "seul", mais si tu sais qu'au fond, elle s'en fout royalement. Qu'importe, tu l'écoutes à moitié, griffonnant sur une feuille ce dont tu as besoin tout en zieutant les pages. Non pas de réplique pour cette fois, tu es bien trop concentré à écrire. Tu entends les mots "cirque", "clown", puis vaguement la fin de phrase, ce qui te fait lâcher un discret soupire d'agacement et rouler des yeux, avant de poser ton crayon et de lever le visage vers elle.

"Tiens, tu me serviras de partenaire alors, t'as déjà le costume et le maquillage. Vas-y file, je te rejoins."

Un sourire. Il ne faut surtout pas que tu cèdes sous ses remarques, enfin bon, tu n'es pas un gros sensible. Presque pas. Tu attrapes ton stylo et continues de noircir la page, ne prêtant pas plus d'attention à la princesse. Pas de réponse pour le coup du coiffeur, silence. Tu grattes, tu grattes, jusqu'à noircir la feuille que tu poses sur le côté. Tu attrapes un biscuit, dans lequel tu croques rapidement, enlevant les miettes en les balançant hors de la table. Tu ouvres un autre bouquin, tête appuyée sur un poing, l'autre main tournant les pages.

"Je ne suppose que tu n'as pas mieux à faire ? Comme essayer de te faire des amis, non ? Tu vas finir par me faire de la peine à être sans arrêt seule. Enfin, seule, j'entends par là avec des gens qui t'apprécient, hm."

Tu fermes le livre qui au final, n'est pas plus intéressant. Tu commences à ranger quelques feuilles, éparpillées, en vrac dans ton sac, avant d'ouvrir un autre livre que tu te mets à lire, ignorant toujours la princesse. Tu lis, quelques minutes, avant de finalement la regarder.

"Ah mais t'es encore là ? Je pensais pas que tu m'appréciais autant pour rester à cette table, dis donc. Tu veux p't'être parler de quelque chose ? De quelque chose qui te tracasse ? Des gens qui te détestent ?  -'dois y en avoir un paquet.- Hm. J'ai tout mon temps pour toi, tu sais."

C'est dit avec tellement d'ironie putain.


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