Discovery Channel [w/ Billie] [Oléolé, public averti seulement]

Zachary Amendola
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«Just Like Animals»

Où on apprend que les seins gouvernent le monde. Gouvernent les hommes, du moins.


L’ambiance était survoltée, ça dansait, ça s’embrassait et il fallait se le dire, quel bon temps pour être en vie! Sauf qu’en fait, non. On n’arrivait pas à s’entendre penser, ça se tortillait n’importe comment sur les caisses de son, ça se fouettait à coups de langue à même pas un mètre de moi et ça puait la sueur et la bière renversée. J’aurais pu être ailleurs, en ce moment. Dit comme ça c’est évident. Mais j’aurais surtout pu faire autre chose qui, à défaut d’être plus excitant, aurait au moins eu le mérite de me préserver de cette bande de singes. Enrôlé malgré moi dans le rôle de «wingman» le temps d’une soirée, je regardais mes coéquipiers partir à la chasse pour qu’ils puissent, ultimement, me filer les restants. Par «restant» je pense à cette fille à côté de moi -qui est loin d’être moche on ne va pas se mentir-, mais qui espère beaucoup trop suer un bon coup après la fermeture des bars. L’idée n’était pas mauvaise en soi, moi-même j’y avais songé, sauf que je n’étais pas suffisamment ivre pour ne pas penser aux regrets que j’allais avoir après-coup. Alors que je sirotais encore ma bière qui s’était  éventée depuis le temps, je l’écoutais s’égosiller au creux de mon oreille, son état d’ivresse l’empêchant d’avoir la coordination cerveau/corps suffisante pour formuler des phrases qui ne s’étiraient pas en de longues séries de marmonnements incongrus. «CoooomMment tu t’appelles, au fait?» dit-elle, visiblement fière d’avoir été capable d’aligner les bonnes syllabes. «Zachary». La réponse était sobre et visiblement désintéressée. «J’peux t’appeler Zach?» «Non.»
C’était ma soirée.

Le pire dans tout ça, c’est que je ne pouvais pas vraiment leur en vouloir, parce que j’avais accepté de venir, au final. Je ne sais pas trop ce que j’espérais, mais je savais d’avance que j’allais être déçu. À moins d’une Deux Ex Machina. Ironiquement, c’est là qu’elle apparut dans mon champ de vision. Une belle grande blonde, la poitrine qui justifiait le ridicule de ceux qui osaient dire que «les petits seins c’est bien». Enfin, c’est pas mal, mais c’est pas ÇA. La femme se savait belle, l’allure fière alors qu’elle se faufilait entre ces groupuscules de gens humides et bruyants. Elle régnait suprême à côté de tout le monde dans le club, d’autant par sa taille que cette confiance qui émanait d’elle. Ici, en Floride, y’avait que ça, des gens qui se croyaient un peu trop. Cela dit, peu avaient réellement raison de le faire.  C’était la première fois que je la voyais ici. Bon, y’a beaucoup de personne que j’ai jamais calculé, mais je suis positif du fait que si je l’avais vu avant, je l’aurais remarqué. Sauf que je ne suis pas le seul dans cette situation, à priori.

Un type à ma table et pas n’importe qui mademoiselle, non, nul autre que l’honorable capitaine de l’équipe s’avançait vers elle, le pas ferme et confiant de pouvoir la ramener chez lui. Tiens, elle était plus grande que lui…ce qui veut dire qu’elle était plus grande que moi, aussi. Le mec à ma droite me donne un coup de coude, la désignant du regard. Je m’attends à une phrase typique genre «Je lui ferai pas mal à celle-là», mais il me propose d’aller pousser El Capitán pour l’inviter à venir avec moi. J’approche mon verre de mes lèvres et ne trouve rien de pertinent à répondre sauf peut-être :

«Cancel. J’dois lui arriver aux hanches à cette fille. T’as vu comment elle est grande?»

Habile esquive ou excuse bidon, peu importe. J’ai remarqué à cet instant que j’avais toujours vécu avec l’idée préconçue que dans un couple, l’homme se devait d’être plus grand que la femme. Étrange, surtout qu’en y réfléchissant, ça ne faisait pas vraiment de sens. Ça devait être une façon de compenser quelque chose. Je prends une gorgée de ma bière chaude qui goûte la pisse et je regarde à ma gauche pour voir que la fille de tout à l’heure est partie. Ah, elle est à deux tables plus loin, discutant avec un type aux yeux vitreux qui peinait à rester debout. On dirait que j’ai perdu ma chance d’être proactif ce soir.
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Billie-Dean K.-Takahashi
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Deux jolis billets de cent glissés dans la poche du videur, et son entrée avait été garantie. Eh, fallait bien profiter de ce que la vie nous offrait, et comme elle avait très vite compris que son joli minois ou décolletés ne lui seraient d'aucune aide, elle n'avait eu d'autre choix que de faire parler l'oseille.

Malgré les apparences, l'australienne n'était pas une party-girl, ou alors de façon assez exceptionnelle ; la plupart de ses soirées à Gold Coast se passaient bien plus au bord de la place ou dans un bar peinard que dans un club agité comme celui-ci. Cependant, elle ne s'était pas vue refuser l'invitation du groupe de surfeurs connus sur la plage il y a deux jours de ça. Eh, ils étaient pour la plupart assez sympathiques, et pas dégueulasses à regarder. Garçons comme filles d'ailleurs. Alors la voilà, se sentant reine des lieux avec tant de regard glissant sur elle, et il y avait de quoi à vrai dire. Le rouge de sa combinaison à manches longues n'était pas vraiment discret, tout comme son dos entièrement laissé nu ou son décolleté tout sauf modeste. Non, le modeste n'était de toute façon pas la marque de fabrique de la maison, pas même malgré l'apparente sobriété des bijoux : en or massif, ses bracelets et boucles d'oreilles devaient bien valoir plus que le salaire annuel de certaines personne présentes.

Et la voilà qui déambulait parmi la foule, la musique qui résonne dans les oreilles se faisant presque hypnotique alors que les corps ondulant et suant étaient fascinant ; presque excitants. Il y eut alors ce type se pointant sous son nez, transpirant l'assurance, avec le sourire du type certain de se lever une fille ce soir. Ah non mais oui, ça ne serait pas elle, même si le fait qu'il soit plus petit qu'elle le faisait entrer dans ses critères d'intérêt. Pourtant, elle sourit, le rouge de ses lèvres, identique à celui de sa tenue- faisant ressortir ses dents trop blanches et trop droites pour être naturelles. Et contrairement à lui, pas d'alcool ingurgité, ce qui la rendait vachement plus lucide que le trois-quarts des douchebags qui l'abordaient ici.

Allez, un autre sourire, un battement de cil et un mouvement de tête désignant la table qu'elle l'avait vu quitter plus tôt. Le tout avec une petite moue et un mes potes m'ont lâchée, et je me sens seule, tu me présentes les tiens ? À plusieurs c'est plus drôle et le voilà qui s'exécute, visiblement plein de fierté. Sauf que mon coco, c'était pas toi que la grande blondasse convoitait dans l'instant. Non, c'est ton pote-là qui a pas l'air d'être enchanté d'être là. Habituellement pourtant, elle adorait qu'on ait d'yeux que pour elle, mais visiblement c'était pas le cas ce soir ; non là elle référait s'attaquer à celui qui semblait le plus désintéressé du lot, ou pas suffisamment selon ses standards, allez savoir.

Un regard circulaire, elle s'arrêta sur chaque visage, jusqu'à tomber sur lui. Elle le connaissait même, mais ça n'avait pas d'importance, il était loin d'être vilain. Au contraire même. Puis ce fut les chuchotements et gloussement de certains de ses potes qui attirèrent son attention, et là c'était foutu. « J'peux vous aider les garçons ? » La confiance en soi qui transpire autant dans les mots que le regard, ainsi qu'un accent qui surprend. Sans oublier le mouvement, une main parfaitement manucurée appuyée sur la table, légèrement penchée vers eux : une vue prenante. Puis c'est là que le premier se rappela à elle, d'une main sur sa hanche. Suivit un haussement de sourcils, une Billie-Dean ramenant sa crinière blonde ondulée sur son épaule une fois de plus, et un sourire si faux qu'il en était presque convaincant. « Allez, sois pas jaloux quoi, je t'ai dit que tes potes m'intéressaient aussi, non ? Puis j'ai pas encore assez bu pour accepter les avances de n'importe qui. » Le respect ? Bafoué, assurément.

Comme supposé, il prit ça pour une invitation à lui apporter un verre, et ce fut avec un soupir soulagé qu'elle salua son départ. « Alors quoi ? Je vous intimide tant que ça, hm ? » Parlant d'intimidation, les manches longues étaient là pour ça, malgré la chaleur. Ca faisait souvent fuir les mâles suintant de testostérone, le muscle trop visible chez une femme. Pathétique s'il en est, mais toujours amusant. Sauf que là, ça n'était pas la question, et elle n'en avait pas fini avec eux. Avec lui, surtout. Lui qu'elle regardait avec un vague sourire en coin, l'amusement animant ses prunelles mordorées voilé derrière ses faux-cils. Ils étaient là pour s'amuser, non ?
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Zachary Amendola
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Où on apprend que le roi de la jungle est en fait une reine, qu'elle mesure 1m87 et est blonde.

Au final, j’ai pas terminé ma bière. Je l’ai gracieusement légué à la table voisine qui en fera ce qu’ils voudront, c’était plus mon problème. Puis, il fallait bien quelqu’un avec un peu plus de jugeote que le reste, même si je doutais faire un bon médiateur advenant le cas où ils se foutraient dans la merde. Un regard furtif vers mon téléphone m’annonçait que la soirée tirait doucement sur sa fin, mais pas suffisamment à mon goût. Peut-être encore une heure, deux tout au plus et je serai enfin libre tandis que les autres iraient satisfaire le Cro-Magnon en eux en compagnie de leur conquête du soir. Disons que c’était pas ma soirée. D’ailleurs, où en était-il, notre Casanova avec sa belle grande blonde? Très bien, à priori, puisqu’il la ramenait à notre table. Ça fera changement de ses insuccès répétés.

C’est d’aussi près que je remarquais qu’elle était encore plus grande que je me l’imaginais. Cela dit, ça la rendait d’autant plus séduisante. Sa démarche était quasi royale et à en voir la réaction des autres, elle avait réussi à les assujettir en l’espace d’un sourire. Même moi, je devais avouer ne pas rester indifférent. Trop précautionneux, je tentais de rester neutre au possible. Après tout, c’est ce qu’elle voulait, non? Son non verbal en disait beaucoup malgré elle, se faisant à la fois provocatrice et bourreau de nous, pauvres mâles. Autant l’avouer, je n’avais jamais vu une femme autant en contrôle de ses moyens avant. C’était à la fois fascinant et déroutant. Y’avait matière à développer un complexe d’infériorité. Puis elle ouvrit la bouche et ça se gâta un peu.

Un rictus au coin des lèvres, je détournai le regard quelques instants, le temps de me traiter d’imbécile. Évidemment, il devait y avoir un truc qui cloche, n’est-ce pas?  Elle se foutait de notre gueule et comme des poissons, on restait là, la gueule grande ouverte dans l’espoir qu’elle vienne nourrir nos fantasmes. Peut-être parce que j’étais encore sobre, mais tous les autres étaient passés en mode flirt au quart de tour. Aucune pitié pour eux, qu’ils se fassent remballer for all I care. D’ailleurs, j’suis le seul qui a remarqué le putain d’accent? Sans doute aussi large que son égo, mais je la comprenais d’être aussi confiante, la Aussie. Quand tu viens d’un pays où les insectes sont gros comme des rats et qu’ils peuvent te tuer à n’importe quel moment, y doit plus y avoir grand-chose qui t’impressionne par après. Enfin, sûrement pas un joueur de hockey un peu trop saoul. Voilà que le capitaine partait en quête d’un verre pour sa princesse qui serait sans doute dans un autre château à son retour. Je m’en voulais de ne pas avoir mon téléphone d’ouvert à cet instant précis, ça aurait fait une belle vidéo.

Et là, son regard croisa le mien. Son magnétisme était fou, si bien que j’avais peine à me défaire de son emprise. Elle pouvait bien être provocante autant qu’elle voulait, la dame pouvait bien se le permettre. Même un aveugle te trouverait imbécile de croire l’inverse. Si son corps de rêve avait de quoi occuper mes trois prochains soirs en solitaire, mon orgueil m’interdisait de me laisser entraîner dans le même pétrin que les autres. Mon regard reconnaissait ses charmes sans trop de retenue, mais un sourcil arqué soulevait le scepticisme que j’éprouvais à cet instant. Un petit sourire en coin et c’était parti.

«Écoutes, j’sais pas trop comment le dire, mais si t’as pas l’intention de faire quoi que ce soit avec un ou plusieurs de ces mecs, tu devrais partir. Ils attendent que ça et tu le sais…»

Finalement, j’allais leur venir en aide, à mes coéquipiers. Parce que si elle avait réussi à me charmer, ils n’étaient pas à blâmer pour leur réaction. Surtout qu’avec le taux d’alcool dans leur sang, ils avaient tout juste de quoi maintenir leurs fonctions vitales opérationnelles. Leur demander de contrôler leur libido serait un effort surhumain. Peut-être qu’elle n’avait pas compris ce que je venais dire, alors je pris la liberté de ponctuer ma prochaine phrase de l’accent le plus stéréotypé et le plus exagéré du monde. Fallait pas la dépayser, la pauvre.

«Peut-être que tu vas plus comprendre si je parle comme ça? Retourne avec les koalas, mate.»

Si j’étais plutôt fier de moi, les autres à ma table me regardaient tous, le regard mi-outré, mi-assassin. Abasourdi, j’haussais les épaules devant tant d’ignorance.

«Vous voyez bien qu’elle se fout de votre gueule. Laissez tomber, vous n’êtes pas dans sa ligue.»

Après on viendra dire que je ne fais rien pour eux. Bon, à part les cockblock, c’est vrai que je ne faisais pas grand-chose. Ils me remercieront plus tard. Peut-être que j'en ai trop fait, mais fallait me comprendre. Il était tard et j'avais juste envie de partir. De frâce, laissez-moi être légèrement à cran. Puis bon, y'en avait plein, des filles presque aussi belles et plus facilement atteignables.
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Billie-Dean K.-Takahashi
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Allons, en plus de sembler totalement ennuyé par le fait qu'elle là, il était en plus relativement sobre ? Ça, ça compliquait son affaire tout en la rendant plus intéressante encore. C'était plus difficile de mener par le bout du nez un type d'apparence désintéressé, et non-bourré. À côté, le reste de ses amis étaient une belle paire de pigeons qui s'étaient fait entubés dès le premier regard. Pas vraiment de fierté là-dedans, et si ces types-là étaient amusants trente secondes, Billie avait tendance à s'en lasser vite. Très vite même.

Toujours dans la même position, c'était sur lui qu'elle gardait son regard le plus longtemps, sans la moindre discrétion ; de toute façon, il avait bien compris son petite manège, vu ce qu'il venait de lui lancer. Mais elle ne dit rien, la blonde. Elle resta sagement silencieuse, se contentant de l'observer avec instance, un sourire relativement victorieux étirant ses lippes carmines. Parce que bon, si lui était suffisamment lucide pour comprendre, le reste du troupeau lui était bien moins enclin à croire ses dires ; en même temps difficile de faire prévaloir la raison face à un certain taux d'alcool dans le sang et une paire de seins comme la sienne.

Allez, il fallait quand même qu'elle réponde quelque chose, qu'elle rassure les primates quant à ses intentions, pour au moins faire durer le jeu un peu plus. Mais non. Parce que là, le très charmant jeune homme et son air blasé venait de faire la seule chose qu'il n'aurait pas dut. Parce que voyez-vous, l'australienne n'était pas susceptible, ou très peu. Et il avait fallu qu'il mettre le doigt sur une des rares choses qui la faisait aisément tiquer, surtout face à tant d'impudence. Oh, et voyez-le, le regard débordant de fierté. Un peu plus et il serait surement en train de bomber le torse et se pavaner.

Il voulait le prendre comme ça, vraiment ? « Aw, tu veux jouer à ça, mate ? » Elle s'était penchée un peu plus vers lui, un sourire aux lèvres, oui, mais nullement du genre séducteur. C'était crispé, au moins un peu, et le ton de sa voix n'était plus au flirt. « 'voyez les gars, là il est jaloux votre pote. C'est probablement lui qu'est pas de taille. » Un léger rire, alors que là, elle était toute proche de lui. Surprise chaton. Une main sur sa nuque, et vas-y que je te colle la face contre la table. C'était bien d'avoir de la force -et l'imprévisible de son côté.

Qu'est-ce qu'elle allait faire de lui, là ? C'était pas une crevette, il saurait surement très vite échapper à sa poigne. Cela dit, en y mettant un peu plus de poids -son avant-bras- l'humiliation pouvait au moins durer quelques instants de plus. « Vous en dites quoi, les gars ? Vous pensez qu'il a pas ce qu'il faut dans le pantalon, donc il brise vos chances aussi ? » Ouais, attaque bien en dessous de la ceinture, c'est le mieux. Et c'était cruel de l'humilier devant tous ses potes, surtout que ces derniers avaient l'air un peu trop out pour percuter.

Ah, et voilà l'autre qui revenait, trottinant presque comme un chiot. « Pardon chéri, mais j'ai oublié de te dire que je bois pas d'alcool. Surtout pas un verre que j'ai pas vu être préparé. » Le tout avec un large sourire faux. Ce à quoi le type ne trouva rien de mieux que hausser les épaules et le boire lui-même. Ah, c'était émouvant.
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Où on remarque que les mauvaises situations engendrent des mauvaises idées.


Le concept de fraternité était important à mes yeux. J’estimais qu’en dépit de tout, mes frères d’armes se porteraient défenseurs de ma cause quoi qu’il advienne. Parce que nous sommes un tout, une seule unité et qu’à chaque fois que je laisse tomber les gants sur la glace, c’est pour défendre cet honneur. Qu’à chaque fois que je pisse le sang, je le fais pour eux. Parce que c’est ça, faire partie d’une équipe, non?
La grosse blague.

Ils ne feraient rien, je le savais. Parce que se ranger de mon côté, c’était de volontairement refuser de se tremper le pinceau dans cette fille qui, à l’image d’une comète, n’allait pas se pointer à nouveau dans le ciel avant quelques décennies. Ils ne voulaient pas de regrets et en rétrospective, c’est un peu justifiable. Sauf que là, là, en ce moment précis, ils rejetaient tout sur ma gueule avec leurs regards désapprobateurs. Comme s’ils m’envoyaient à l’abattoir. Et un cochon seul, même si ça crie et que ça hurle, ça ne fait pas grand-chose devant le peloton d’exécution. Surtout que mon bourreau n’avait qu’à prononcer quelques phrases bourrées de sous-entendus pour qu’ils me disent adieu.  

Mais j’avais ma fierté et comme j’avais l’habitude de mener mes combats à peu près seul, je n’étais pas bien intimidé par la blondasse. Qui me fixait, toujours, qui savait que j’étais le seul élément discordant dans ce festival de saucisses condamnées à rester emballées. Son regard était annonciateur de désastres quand le souvenir de sa terre natale franchit le seuil de mes lèvres, mais c’est avec la même désinvolture et l’air un brin amusé que je la confrontais. Après tout, que pouvait-elle bien faire, la grande ? Elle n’avait plus vraiment besoin de rallier les autres à sa cause tant ils lui mangeaient dans la main. Ses paroles sentaient le venin alors qu’elle creusait l’écart entre moi et mes pairs. Ils y allaient de petits commentaires qui allaient dans le même sens qu’elle. Évidemment, moi, le grand frustré, jaloux de ne pas pouvoir me la faire, c’est ça ? J’dis rien, mais ils sont mieux de se surveiller à la prochaine pratique parce qu’ils vont apprendre c’est quoi jouer dans le mauvais camp.

Un hoquet de surprise et voilà à peine le temps de m’en rendre compte que je suis face contre table, respirant bruyamment tandis que je pataugeais dans une flaque pouvant inspirer tous les mixologues du monde par son contenu divers. C’est cette même poigne de mastodonte, d’ailleurs, qui flirtait y’a à peine une seconde. Puis, les cris de surprise de mes collègues. Enfin, c’était moi qui étais surpris. Surpris de les entendre se rallier à elle comme des lâches. Y’all motherfuckers serious ? Je me sens bouillir de l’intérieur, puis de l’extérieur. Pas ce qu’il faut dans le pantalon, hein ? De ce que je savais faire de mieux, je cognai sur la table de mes deux poings, de quoi faire taire les rires –du moins ceux de mes « amis »- et d’une démonstration de force digne de mes ancêtres néandertaliens, je me relève pour lui faire face. La connerie avait assez duré, non ? C’est bon là, t’es contente ?

«Fuck off. C’est quoi ton problème ? T’aurais pas pu choisir une autre table pour faire ton numéro de skank ?»

Ou de fille facile ou de whatever. L’idée de frapper une fille n’était pas nouvelle ou insensée, c’était seulement que je voyais ça comme inutile de faire encore plus de grabuge que nécessaire. Surtout que les regards étaient pas mal fixés dans ma direction. Juste une poussée, de quoi faire passer le message. C’était fini, cette soirée de merde. Avant de commettre un meurtre, aussi bien foutre le camp.

«Get lost.»

Et là, presque au ralenti, du moins je le voyais comme ça, ma main allait vers son épaule. De quoi la faire reculer de quelques pas, peut-être de l’asseoir sur son cul.
Et ce sera au moins ça de gagné.
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Il y avait déjà quelques regards tournés vers eux, des gens des autres tables, les danseurs eux bien trop occupés à se trémousser sur la musque pas prête de s'arrêter. Heureusement, ils n'attiraient pas encore suffisamment l'attention pour se faire réprimander, ou pire, jeter dehors, et ça l'arrangeait bien. D'autant que si elle devait se faire virer d'un club, la blonde espérait au moins que ce soit pour une vraie bagarre, et pas juste la gueule d'un type collé à sa table. Ce serait vraiment du gâchis. C'était qu'il avait mal choisi son adversaire, le dude, avec sa grande gueule et son imitation cheap. Très mal choisi.

Oh, c'était presque un cadeau qu'elle lui avait fait en ne répliquant pas lorsqu'il se redressa. Allez, fallait pas trop écorcher sa fierté de mâle viril. Parce quand ça arrivait, ça devenait chiant et vraiment casse-pieds, et elle doutait franchement avoir la patience sur ce coup-ci. Aaah quoi que. C'était qu'il lui parlait mal en plus là. Et il pensait lui faire peur, l'intimider ? Sérieusement, c'était quoi son deal au guignol ? Ça se la jouait lion mais à ses yeux il n'était pas plus convaincant qu'un chaton nouveau-né. Nn franchement, c'était même pas en l'insultant qu'il allait réussir à lui tirer quelques larmes.

Au bout du compte, il était vraiment con le pauvre, mais c'était surement pas sa faute. Vu sa carrure et celle des singes l'accompagnant, ça devait être des sportifs, et à tous les coups, ils avaient dû prendre pas mal de coups sur la tête. Peut-être football américain, connerie du genre. Parlant de connerie, sa main sur son épaule en fut une grosse. Enfin, c'était surtout une occasion trop belle pour ne pas être saisie.

Et là ce fut surtout son avant-bras qu'elle saisit. De son côté, Billie avait la taille, le poids, la surprise et très probablement la technique. Alors user de tout ça pour le foutre à terre, et foutre un peu de grabuge -du vrai- fut un jeu d'enfant. Il se trouvait du coup bien ridicule, allongé sur le ventre. Et ça n'était pas fini. Parce que l'avantage d'un short par rapport à une jupe, c'est l'aisance de mouvement. Du coup, cela se termina par un imbécile bloqué au sol par une australienne usant de son genoux -et donc tout son poids sauf plume- pour maintenir son bras contre son dos, pression fort déplaisante contre les omoplates d'ailleurs. Et, penchée sur lui, une main libre maintenant son autre poignet au sol. Le tout sous les regards choqués des curieux, même des danseurs cette fois.

Ah, y'avait toujours un truc foutrement amusant à soumettre quelqu'un si facilement. « Le truc mon gars, c'est que t'as beau avoir une gueule vraiment cute et être foutrement mon type, j'aime pas des masses la façon dont tu me parles. » Un sourire, alors qu'elle resserrait la prise de sa main. « Et en général on évite de s'en prendre à plus fort que soi. Know your place, mate. » Un rire, bien qu'elle savait qu'elle n pourrait pas s'amuser longtemps. « Des excuses, ou je m'assure que ton épaule soit hors-service pour quelque temps. Ce qui serait probablement gênant pour toi. » Un coup de bluff -car c'en était un- qu'elle rendit presque sérieux en appuyant un peu plus sa jambe contre lui.

Et vu l'agitation, les videurs allaient pas tarder à rappliquer. Mais c'était totalement worth it.
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Ou comment admettre la défaite. Même si on ne l'admet pas vraiment.


Et ce sera au moins ça de gagné.

Vous êtes-vous déjà senti humilié au point que le monde semble s’arrêter l’espace d’un instant, vous laissant seul dans votre position gênante? J’aurais aimé que ça m’arrive, à moi aussi. Sauf que là, je sentais vraiment tout, entendait tout et pour retourner le couteau dans la plaie, l’adrénaline ne faisait qu’amplifier ma misère. Cette douleur lancinante, de mon bras jusque dans mes omoplates, son genou étrangement pointu. Je sentais ma chemise s’imbiber de tout ce qui traînait au sol, mélange de bière, de saleté et autres déchets, gracieuseté des malpropres. C’était mouillé, ça puait, c’était génial. J’entendais les murmures étouffés par la musique et les petits rires distants, je sentais tous les regards sur moi et le pire dans tout ça, je sentais son poids me peser dans le dos.

Et qu’est-ce que je pouvais faire? Plusieurs choix s’offraient à moi, mais aucun n’était plus profitable que l’autre. Je pouvais bien m’abandonner à mon sort, éviter de bouger et accepter ma défaite en silence. Car j’avais appris à mes dépens que ce n’était pas ma victoire. Je pouvais aussi résister, ne pas baisser les bras. Lesquels? Puisqu’elle tenait les deux fermement. L’un au sol, l’autre dans mon dos. Le souffle court, je pesais mes options aussi vite que je le pouvais, lâchant des «lâche-moi!» qui s’apparentaient plus à des plaintes qu’à des ordres. Pathétique.

Elle en rajoutait, la succube. C’est bien parce que tu m’avais pris par surprise que j’étais dans cette situation. Putain. Putain. Fuck! Je fais quoi, maintenant, dans cette position. Il fallait se rendre à l’évidence. C’était hors de mon contrôle. Je ne pouvais rien faire, sinon accepter que je m’étais fait avoir et ça me laissait ce putain de goût amer dans le fond de la gorge. Si bien que ça en était presque drôle, du moins assez pour qu’un gloussement s’échappe de ma bouche. Si j’étais le genre à préserver mon orgueil autant que possible, j’étais le premier à me résigner dès que le vent changeait de direction. Lâcher prise. C’était pour mon bien.

Je ne savais pas, cependant, jusqu’à quel point je devais abdiquer. Cesser de lutter diminuait la douleur, mais m’excuser? Elle resserrait sa prise, en plus. Les dents serrées, j’avais beau résister, je me faisais souffrir pour rien, là. Je cherchais quoi? Préserver ma dignité, mon honneur? Fuck that. C’était parti en fumée l’instant où elle m’avait retourné comme une merde. Alors, pour le peu qu’il me reste, je pouvais bien m’éviter une épaule disloquée.

«Je…m’excuse.»

Quelque chose venait de s’éteindre en moi, à cet instant. J’sais pas trop ce que c’était, mais ça me garderait la tête basse pendant un moment. Mon égo effrité, le respect qui s’était barré en courant, c’est ce qu’on appelle une défaite cuisante. Au fond, je suis pas mieux qu’un gosse susceptible. D’ailleurs même pas le temps de me redresser par moi-même que deux gorilles aux muscles gonflés à l’eau me soulèvent de terre pour me diriger gracieusement vers la sortie. «On veut pas t’revoir ici», qu’ils avaient dit. Pas de problème, j’y comptais pas vraiment. Et c’est moi la victime. J’veux pas savoir ce qu’ils ont dit à l’autre.

Et me voilà, debout sur le trottoir. Les gens me regardent, mais rendu là, j’en ai plus rien à chier. Je suis trempé, la chemise de travers, j’ai un bras mou et endolori. La joie. Alors je marche, quelques mètres, juste assez loin pour changer de paysage un peu. Je m’assois sur les marches d’une boutique quelconque, pas le temps de remarquer quoi et je laisse sortir un long soupir. De déception, majoritairement. Parce que c’était pas cool, tout ça. J’étais pas fier de moi, non plus. Pourtant, j’ai pas l’habitude de m’en faire avec ce que les autres pensent. Parce que c’est une fille qui m’a jeté au sol? Ah non, je la considère même plus comme telle. Un regard en coin et je me sens me crisper. Elle avait pas fini?

«Qu’est-ce que tu veux encore, mate? T’en a pas eu assez?»

Oups, c’était sorti tout seul. Comme quoi j’ai la mémoire courte. Mais j'allais quand même pas me prosterner non plus. J'vais juste éviter qu'elle me tape.
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Billie-Dean K.-Takahashi
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Ah, c'était bien mignon ça, de le voir tenter de se sortir de là en paillant. Foutrement drôle aussi et définitivement distrayant. Sérieusement, c'est comme ça qu'il espérait se sortir du pétrin dans lequel il s'était fourré tout seul ? Après tout, Billie se considérait comme particulièrement innocente. Ou presque. Eh, elle n'avait fait que grossièrement flirter avec une bande de dudes alcoolisés jusqu'aux yeux, et réagir aux insultes proférées par ce type, sous la forme d'une minable imitation de son accent. Alors oui, selon elle, elle n'avait rien fait de mal, et n'avait donc pas grand-chose à se reprocher. Comme quoi, il en fallait de peu pour garder la conscience tranquille.

Très vite pourtant, elle le sentit se calmer sous elle, comme s'il avait compris que pour ce coup-ci, il s'était fait dompter, et dans les règles de l'art. Tant mieux pour, il s'épargnait au moins un inconfort supplémentaire et non-nécessaire. Et, lorsqu'enfin sa bouche laissa échapper autre chose que de ridicules plaintes, un sourire victorieux étira les lèvres de la grande blonde. « Bah tu vois, c'était pas si difficile, si ? » Bon, elle aurait bien voulu quelque chose d'un peu mieux que ça, mais doutait l'obtenir.

La délivrance arriva alors pour lui, alors qu'elle relâchait la pression et se relevait, autant parce que ça ne servait à rien de continuer à le torturer que parce que les videurs s'étaient finalement montrés. Et c'est sans attendre d'ailleurs que ces derniers le mirent dehors, pour ensuite revenir vers elle. Oh, l'australienne en était bien consciente, elle allait probablement se faire virer aussi, et cela ne manqua pas, quoi qu'ils se montrèrent bien plus doux avec elle ; l'avantage d'avoir une paire de nichons surement. Le résultat était le même cependant, la voilà dehors, sa soirée écourtée. Une partie d'elle-même était convaincue que tout cela en avait valu la peine, alors que l'autre était tout de même déçue que ça n'ait pas duré un peu plus.

Et la voilà qui se retrouvait à longer le trottoir, son portable à la main, dans l'idée de prévenir le chauffeur. C'est là qu'elle entendit sa voix, et leva le nez de son écran, un soupire la quittant. « Tu devrais arrêter de me provoquer comme ça, dude. Parce que je peux volontiers rajouter une coup à l'humiliation d'il y a quelques minutes. » C'est vrai ça, pourquoi il l'agressait d'un coup. « Jeez, tire pas cette gueule, c'est pas la fin du monde. » Un semblant de sourire, alors qu'elle s'asseyait à ses côtés, l'air de rien. Bah quoi ? Elle n'était pas si rancunière que ça, et une humiliation publique ça n'était si terrible, non ? Puis bon, il était cute, du genre vraiment.

Du coup, le silence fut très vite chassé par sa voix, alors qu'elle tournait la tête vers lui. « Tu comptes rester là et te morfondre sur ton sort, eh ? » La blonde secoua la tête, avant de se relever, ne quittant pas son sourire. «La soirée est pas fini en plus, ça serait dommage de s'arrêter en si bon chemin. Ça te dirait de t'amuser encore un peu, hm ? » Jetant un regard par-dessus son épaule, avant de plutôt observer la rue, qui accueillait d'autres bars. « On doit bien pouvoir trouver un bar ou un club sympa. Ou on peut aller chez moi. » Oh oui, c'était du typique Billie ça par contre. Taper sur la gueule d'un gars et ensuite l'inviter -pas très subtilement- chez elle. Ca les faisait souvent fuir d'ailleurs, et vu la fierté salement écorcée de celui-ci, pas sûr qu'il accepte. Du coup, il fallait un argument de poids pour appuyer ses dires. « On a assez d'alcool pour allonger un quartier entier. Ainsi qu'un jacuzzi et une piscine chauffée intérieure. » Ouais voilà, de ce genre-ci. Allez quoi, qui serait pas convaincu par de tels arguments ? « Alors ? » S'il acceptait, ce serait un miracle.
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Zachary Amendola
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Ou comment le karma se charge de ramener l'équilibre. Même s'il penche dangereusement vers le positif.


J’avais ma part de tort dans l’histoire. J’veux dire, j’ai pas vraiment le choix de l’admettre. Sans doute que j’ai exagéré ma réaction au lieu de simplement me taire et la laisser faire son petit jeu de séduction. Au fond, prendre le coup pour mes coéquipiers n’aura été qu’une piètre excuse trouvée sur le moment pour justifier mon attitude de merde. Parce qu’à la base, je ne voulais pas être là. Alors j’aurais bien voulu qu’elle me laisse tout seul, là. Au contraire, elle venait, en quelque sorte, désamorcer la tension qui crevait le plafond en jouant à la plus adulte des deux. Ça aussi, c’était enrageant. Ça aussi, ça me faisait sentir comme un caca. Même si elle avait raison.

Puis, j’avais bien le droit de me méfier; je ne la connaissais pas. Sur le coup, plein de scénarios tous aussi absurdes les uns que les autres me traversaient l’esprit. Allait-elle m’inviter à une soirée de con? Un bizutage avec ses potes surfers? J’avais assez joué le rôle de la victime, ce soir.  Être méfiant était dans ma nature, ce n’était pas spécifiquement contre elle. Le seul problème est que je n’arrivais pas à voir cette idée qui lui tournait derrière la tête. Le cas contraire, je m’en ferais surtout moins. Puis, elle avait un point : ce n’était pas la fin du monde. Alors, inconsciemment, je me calmais. Baisser les épaules, se mettre un peu plus à l’aise. Après tout, elle n’avait aucune raison de me casser la gueule davantage s’il n’y avait pas foule pour regarder, n’est-ce pas? C’était comme ça que je le voyais, du moins.

Sa proposition avait tout pour être déroutante. Ce qu’elle offrait impliquait un climat de proximité, chose que je n’étais pas spécialement prêt à lui donner. On dira ce qu’on voudra, j’ai tout de même été maltraité. D’ailleurs la chemise sale et puante le confirmait. Cela dit, le sous-entendu dissimulé dans son sourire ne faisait qu’accroître la curiosité que j’éprouvais. Parce que même méfiant, un certain scénario spécifique tournait à toute vitesse dans ma tête. Un scénario agréable qui pourrait –advenant le cas où il se réaliserait- m’aider à oublier l’humiliation. Puis bon, ce qui s’était passé ne changeait en rien l’image que j’avais d’elle, au contraire, même si j’aurais préféré qu’un autre subisse. Songeur, je pesais le pour et le contre en étant cruellement inconfortable dans cette position. J’acceptais ou non?

«J’sais pas trop. J’devrais te faire confiance ou pas? Parce que je sais pas trop quelle idée t’as derrière la tête, mais si ça ressemble à tout à l’heure, je préfère passer mon tour. C’est pas mon genre de jeu.»

Un petit rire pour confirmer que non, j’avais pas trop envie. Néanmoins, la promesse d’un jacuzzi et d’une piscine intérieure chauffée ne me laissait pas indifférent. C’est pas tous les jours que j’en avais l’occasion et c’est sacrément mieux que partager un espace public avec des jeunes canailles qui se libèrent sans arrêt dans l’eau. J’veux dire, même le chlore a des limites. Elle me voyait hésiter, d’ailleurs. Je détournais le regard, lèvre inférieure maltraitée par mes dents alors que je réfléchissais. En temps normal je n’aurais pas eu cette indécision, parce que j’ai tout à gagner dans ce scénario. J’ai juste à profiter. J’aurais aimé qu’il survienne avant, d’ailleurs.

«Puis bon, mes vêtements sont dégueulasses… Ok, prouve-moi que tes intentions sont bonnes et j’accepte. Tu peux pas trop m’en vouloir d’être sur la défensive non plus.»

Franchement, du moment que c’était pas négatif, j’allais dire oui. Mon regard croisant le sien, je me rendais compte que je ne savais toujours pas son nom. Allez, un signe de bonne foi, j’te dis comment je m’appelle.

«Au fait mon nom c’est Zachary. Toi?»

C’était surtout pour que tu ne m’appelles pas toi ou le faible ou chose, en fait.
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Billie-Dean K.-Takahashi
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Il ne pouvait pas dire non, pas avec ce qu'elle avait dit. Ou plutôt si, il pouvait tout à fait dire non vu la cuisante humiliation qu'il avait vécue quelques minutes plus tôt, et cela ne lui plairait pas. Pourtant, la blonde était parfaitement conscience qu'à moins d'être foutrement convaincante -et lui trop prompt à pardonner- il était en droit de ne pas vouloir rester plus longtemps en sa présence, quand bien même c'était lui qui l'avait cherché. Et pour elle, même, c'était là un service qu'elle lui rendait ; elle considérait tout à fait lui faire un sacré honneur en l'invitant squatter le jacuzzi familial, vu la façon dont il lui avait parlé. Clairement, elle était bien trop gentille.

Bon, il se méfiait. CA n'était qu'un contretemps à vrai dire. Elle finirait bien par le convaincre, si ? Ah, c'était un peu creepy comme façon de penser, ça. S'il disait non, mieux valait ne pas insister. Sauf que là, il n'avait pas encore dit non, et ça lui suffisait amplement. Eh, c'était pas bien sa faute si cet idiot-là lui plaisait et qu'elle s'amuserait bien avec. Pour marquer le coup, tout ça… À y penser, ça n'était pas mieux, mais qu'importe. « Eh, c'est pas mon genre de frapper sur quelqu'un qui sait pas se défendre. Et pas sans raison. » Ah oui, parce que c'était une très bonne idée d'insinuer qu'il ne savait pas se défendre ? Y'avait mieux franchement, mais probablement ne fallait-il pas trop lui en demander.

Y'avait encore de l'espoir pourtant, suffisait de voir l'hésitation qu'il manifestait. D'ailleurs il était bien cute comme ça, à peser le pour et le contre, détournant le regard. Fallait vraiment qu'elle arrête d'avoir ce genre de réflexion, ça allait finir par vexer la débordante virilité d'un mâle du coin, un jour. Déjà que la plupart le prenaient mal quand elle disait qu'ils lui plaisaient parce qu'ils étaient plus petits qu'elle. Alors en plus leur dire qu'ils sont adorables une fois gênés ou nerveux ? Nah, bad idea.

« Billie-Dean. » Juste son prénom et un sourire, alors qu'elle semblait un poil trop pensive pour que cela annonce du bon. Il voulait une preuve ? L'Australienne avait tant de façon de le faire, mais difficile de juger laquelle était la bonne option. « Hm. Te le prouver, hein ? » Un sourire aux lèvres, et elle se rapprocha de lui à nouveau, sa main trouvant appui sur le mur juste à côté. Le tout pour ensuite se pencher, proche, très proche. Inacceptablement proche à vrai dire puisque ses lèvres effleurèrent les siennes, sans s'y attarder pourtant. Bah eh, il lui laissait le champ libre, alors elle se la jouait culottée, comme toujours. « Je sais pas si mes intentions sont "bonnes" mais ça implique pour sûr pas de te faire du mal. » Ses lèvres avaient rejoint son oreille, son souffle chatouillant sa peau ; jouer sur son charme était en général un bon plan, non ? « Puis je me ferais un plaisir de t'aider à retirer ça. » Ses doigts tirèrent sur le tissu de la chemise, appuyant un peu plus ses intentions.

Et elle se redressa. Bras croisés sous la poitrine, l'air plus que satisfait par son petit manège. « Alors ? » L'esquisse de sourire déjà se faisait victorieuse, alors que du coin de l'œil elle voyait déjà la berline noire de son chauffeur arriver, pour se garer juste derrière eux. Un homme en sortit, salua la demoiselle d'un hochement de tête, pour ensuite ouvrir la porte. Et elle entra, attendant impatiemment qu'il la rejoigne. Il allait le faire, hein ?
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Zachary Amendola
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Où la valeur d'un homme réside dans sa capacité à passer à l'action au moment opportun.


Tout comme ses poings, ses arguments avaient quelque chose de percutant. Il ne fallait pas être un génie pour deviner les intentions derrière ces gestes. J’veux dire, même moi j’y arrivais. Même si l’invitation était des plus tentantes, je gardais une part de scepticisme. Tout d’abord, pourquoi moi? Qu’est-ce que j’avais de si particulier? J’suis loin d’être moche, ça, je le sais, mais la dérouillée que j’me suis prise devrait refroidir n’importe qui, non? Puis, comme elle me l’a fait comprendre, la domination c’est pas trop son trip. Si c’était sa façon de me faire la cour, elle s’y prenait drôlement. J’suis pas vraiment au courant des mœurs des jeunes australiens, mais ici c’était légèrement différent.
Pour le reste, ça marchait diablement bien.

Évidemment, j’avais ce genre d’idées en tête lorsque je lui ai demandé de prouver sa bonne foi. C’est clair que si j’avais reçu une poignée de main, je l’aurais considéré avec la même indifférence que j’accorde à la serveuse chez Subway quand elle me demande si je veux ajouter de l’avocat ou des épinards dans mon sandwich. Ça aurait été un non catégorique. Non, là elle y allait d’une sensualité provocatrice qui devait être illégale dans plusieurs pays, je ne peux pas croire. Elle invitait une réponse que j’étais prêt à lui donner dans la seconde même. Et je vous jure sur la tête de mon père que nos lèvres se sont touchées. Son regard promettait la luxure qui rendrait jaloux les sept péchés capitaux et j’étais à présent persuadé qu’en la suivant j’allais être destiné à atteindre la pérennité. Je crois que c’est ce qu’on appelle tomber sous le charme.

Évidemment, les réactions biologiques s’enchaînaient malgré moi et le besoin de satisfaire ma libido n’était plus seulement une idée, mais une réalité. Elle m’avait fait franchir le point de non-retour et de reculer sur sa proposition ne serait que de me faire souffrance. Autant vous dire qu’il y avait des limites à ce qu’un homme pouvait endurer. Le plus étrange dans tout ça, c’est qu’elle n’avait rien fait d’exceptionnel encore. Alors je n’ose même pas imaginer le cas échéant. Ok, reprends-toi, Zach. J’ai pas l’habitude de jouer le creep, alors autant me calmer tout de suite. Une fois la poussière retombée, quelques bonnes inspirations prises pour me remettre les idées en place, je lui accordais un sourire, à la fois complice et résigné.

«Comment tu veux que je refuse après ça, hein? Tes intentions sont loin d’être bonnes, mais l’inverse m’aurait beaucoup moins tenté.»

Cette fille était intimidante, autant par sa force brute que son sex-appeal. Si bien, que je doutais être à la hauteur. Il faudrait que je m’applique un brin si je veux une bonne note. Au loin une voiture arrive pour s’arrêter juste à côté d’elle. Ah ouais, elle avait même un chauffeur? Putain, elle ne devait pas vivre dans un appartement miteux comme le mien. Elle m’invite  à la rejoindre et j’hésite une seconde tout au plus avant de la rejoindre. Du coup, d’avoir un chauffeur me coupe un peu dans mon élan. J’entre dans la voiture, gratifie le chauffeur d’un «Bonsoir» presque gêné. Il savait ce qu’on allait faire, hein? Il était au courant de tout. Est-ce que c’était son père? Pendant un instant, je déglutis. J’appréhende un sermon. Ok, j’dois avoir un condom dans mes poches, du coup j’vais bien paraître si on tombe sur le sujet.

Si une partie de moi était nerveuse, l’autre était encore frustrée de ne pas avoir passé à l’action. Voyons voir jusqu’où je pouvais pousser ma chance. Profitant que le chauffeur avait les yeux fixés sur la route malgré une brève œillade dans le rétroviseur aux quelques secondes, j’étire ma main sans trop regarder vers la cuisse de Billie, la glissant le long de cette dernière pour tranquillement rejoindre l’intérieur, profitant du fait qu’elle portait un short très court. Trop court. C'était pas plus mal, cela dit. Elle semblait en forme, tiens. J’avais de l’expérience en touché de cuisse et je devais avouer que le contact plutôt ferme n’était pas déplaisant. Enfin bon, c’est pas ça la question. Je devais lui prouver que j’étais capable de prendre l’initiative, moi aussi et que tout n’irait pas uniquement en son sens. Allez, un regard vers elle discrètement, l’instant de vérité. Dire qu'il y a quelques minutes j'avais peur qu'elle me brise en deux.

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Billie-Dean K.-Takahashi
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Si réellement elle avait été cruelle, l'australienne aurait joué avec lui comme avec ses potes dans le club. Le chauffer, battre des cils et suggérer pleins de choses alléchantes, pour ensuite se défiler, avec un rire et un sourire vainqueur. C'était facile, ce genre de choses, surtout face à des types alcoolisés et abrutis par la musique trop forte. Mais là, y'avait quelque chose de différent. Probablement son désir de ne pas juste le mener par le bout du nez et rire un peu ; au premier coup d'œil déjà, il avait eu un truc qui avait retenu son attention. Probablement son air blasé et désintéressé, et lorsque finalement il avait répliqué -et s'était fait humilié- elle avait su qu'elle avait envie d'un peu plus que juste s'amuser presque innocemment avec lui.

Vu sa réaction, ne serait-ce que ce qu'elle vit en croisant son regard, Billie commença à se dire qu'elle sous-estimait peut-être ses capacités de séduction. Eh, il aurait fait quoi si elle avait poussé le culot jusqu'à l'embrasser, là de suite ? Une partie d'elle en venait presque à regretter de ne pas l'avoir fait, par simple curiosité vis-à-vis de sa réaction ; curiosité ou perversité mais vu la situation c'était du pareil au même.

La satisfaction se lisait sur son sourire, laissant largement imaginer ce qui pouvait lui traverser l'esprit. « Parait que je suis convaincante, ouais. » Un léger rire, pour ensuite s'installer un peu plus sur son siège. Le cuir avait beau être joli -et signe de classe- ça n'était pas toujours confortable ; surtout pas lorsqu'il faisait si chaud. Une pensée qui fila très vite, comme les précédentes à vrai dire, quand elle le vit entrer. Son malaise était palpable, rien que dans la façon dont il salua son chauffeur. Aw, si c'était pas touchant ça, le fier paon qui se faisait tout penaud une fois en terrain inconnu. Bien sûr, la demoiselle se faisait une promesse de lui faire oublier tout ça rapidement. Sauf si bien sûr il prenait les devant.

Le premier effleurement lui tira un léger frisson mais elle ne décolla pas son regard de la vitre teintée. Ce ne fut que lorsqu'elle sentit ses doigts remonter qu'un vague sourire étira ses lèvres ; il semblerait que c'était à son tour de se faire téméraire. Alors elle ne l'en empêcha pas, bien au contraire. Un regard glissé en sa direction, croisant le sien ; un regard qui n'avait rien de bien innocent. Oh, il ne faut pas croire, Billie n'était pas sage, surtout pas lorsqu'on prenait les devants pour elle. Une main vint se poser sur son genoux à lui, l'autre sa nuque et sans demander la permission, vint l'embrasser. Ca n'était pas innocent mais pas pleinement passionné non plus, juste de quoi lui donner envie, un peu plus. Confirmer qu'il ne l'avait pas suivie pour rien, tout au plus.

« T'as les mains baladeuses, dis donc. Intéressant. » Un léger rire, ses lèvres proches des siennes et son souffle venant le chatouiller, encore. Un semblant de baiser suivit, juste ses lèvres effleurant celle de son partenaire, sans lui laisser de chance de répondre ; elle restait tout de même joueuse, au moins un peu.

La maison familiale n'était pas bien loin à vrai dire, se dressant fièrement sur leur coin de plage privée. Énorme, un projet qui faisait rêver ses parents depuis des années, mais qui n'avait été concrétisé que récemment. Le genre gardée par une agence de surveillance grassement payée, séparée des curieux par une grille qu'on ouvrait pas à n'importe qui. Évidemment, pour eux c'était une toute autre histoire et quelques minutes plus tard, les voilà arrêtés. Un remerciement au chauffeur lorsqu'il vint ouvrir la porte, pour ensuite aller garer la voiture à sa place une fois les jeunes gens dehors. « Bienvenue chez moi. J'te rassure, ma mère est absente, mon père et ma sœur dorment probablement. » Pas de temps à perdre, au moins ça c'était mis au clair, eh.

Il ne lui fallut pas bien longtemps pour déverrouiller la lourde double porte d'entrée en bois massif, et de trouver un interrupteur. Le hall était tout simplement immense, au plafond aussi haut que la bâtisse l'était, et donnant sur un salon ouvert. La blonde laissa entrer son invité pour ensuite refermer la porte, et se rapprocher de lui, ayant déjà retiré ses talons hauts, amoindrissant quelque peu leur différence de taille pourtant toujours existante. « Alors, qu'est-ce qu'on fait, hm ? » Proche comme elle l'était, pas besoin de parler bien fort à vrai dire. « Il me semble qu'on avait parlé de te retirer ça, non ? » Question dépourvue d'innocence, alors que ses doigts agrippaient la boutonnière de la chemise salie un peu plus tôt, défaisant le premier bouton tout en le regardant droit dans les yeux. Fallait espérer qu'il soit pas trop intimidé, eh.
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Zachary Amendola
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Où on se laisse un peu trop facilement impressionner


En territoire inconnu, il fallait avancer à tâtons. Surtout avec ce genre de filles. Généralement, elles sont beaucoup moins entreprenantes, donc plus faciles à gérer. Dans ce cas-ci, j’ai cette sensation de devoir réellement faire l’effort de plus, celui que je croyais inutile. C’est là que j’ai compris que ce n’était pas n’importe quelle fille. Alors je me retrouvais dans une situation gênante, celle où je lui caresse l’intérieur de la cuisse en espérant que son chauffeur, père ou, peu importe, n’ait pas l’image de ma main se rapprochant trop près de l’entrejambe de sa fille. Parce qu’il fallait bien préparer le terrain ou du moins, faire preuve d’initiative. Il ne fallut que quelques secondes trop vite éclipsées pour que je me retrouve contre elle, l’embrassant à pleine bouche. Bien que tout soit lubrique à souhait, je n’avais d’oeil que pour le rétroviseur, anticipant un regard furtif du conducteur. Le contact de ses lèvres avait le don de soulever quelques passions, mais le self-control était encore de mise. Cela dit, si ce n’était pas du bonhomme, cela ferait longtemps que je serais déculotté. Je cherche à profiter du truc quand même, hein. Le goût de ses lèvres est enivrant, même si le fait d’être obligé de lever la tête me laisse perplexe. Parce que même si j’essaie de rationaliser, c’est mon égo qui en prend un coup, secrètement. Être plus petit qu'elle. Enfin, un début d’excitation qui se laisse deviner dans mon pantalon et qui, je l’espère, se résorbera avant que je ne doive sortir de la voiture. Il faisait chaud et la démone ne faisait qu’attiser les flammes. Elle jouait et c’était à la fois frustrant et efficace. Résister était un supplice et je savais qu’elle ne faisait que me préparer pour ce qui allait suivre. Si j’avais un journal intime, ce serait le genre de date à consigner. Car si tout continuait sur cette même tangente, ce serait mémorable.

Et là, stupéfaction. Le genre qui te laisse la bouche grande ouverte. C’était quoi cette maison? Je connaissais des gens riches, là n’est pas le problème. Mais putain de merde, si on m’avait montré la maison sans la fille, j’aurais eu une érection. Avec la fille en prime, c’était danger d’éruption imminente. Ça en était presque surréaliste. Le genre de palace qu’on voit à MTV Cribs, mais en plus cher encore.

«T’es pas sérieuse… Est-ce que je dois passer une entrevue pour rentrer chez toi?»

Parce que c’était presque ça. Dans tous les cas, j’aurais le temps d’explorer le château plus tard. Pour l’heure, j’avais une personne encore plus luxueuse à satisfaire. Une fois sortie de la voiture, elle me rassure que la famille dort. Quoique même s’ils étaient éveillés, vu la taille de la chose, je doute qu’ils puissent entendre quoi que ce soit. J’évite de porter trop attention à la maison et me concentre sur Billie. Je me défaits de mes souliers, fait quelque pas et…bon sang, c’est quoi ce hall? Il finit quand? Il est où le plafond? Ok non, Billie. Billie. Ah, qu’est-ce qu’on fait? Bonne question, oui. J’avoue que de découvrir la maison m’a fais un choc, mais mon corps n’a pas oublié lui les vilaines intentions de ma nouvelle partenaire de jeu. Mes mains sont guidées sur ses hanches alors qu’elle défait mon premier bouton de chemise. J’avais l’avantage d’être en forme, beaucoup plus que mes coéquipiers, d’ailleurs. Contrairement à ceux qui faisaient des sports de combat, mes muscles étaient beaucoup moins dessinés, pas comme ceux qui avait des muscles coupés au couteau. Néanmoins, si ce n’était de la qualité, je compensais au moins par la quantité. Ce qui n’était pas plus mal à mon sens. Surtout que c’était loin d’être gonflé à l’eau comme les douchebags de gym et leur petit shake de protéines. Ah merde, le tatouage. J’espère qu’elle ne posera pas de questions là-dessus.

«Moi on m’a promis un jacuzzi et j’ai encore l’intention d’en profiter. C’est sûr qu’habillé c’est pas l’idéal… Même un maillot c’est pas vraiment nécessaire. C’est un intermédiaire de trop.»

Autant être direct. Je l’invitais à défaire ma chemise, profitant du moment pour laisser mes mains faire leur travail sur son derrière. J’ai déjà dit que c’est la fille la mieux foutue que j’ai touchée jusqu’à maintenant? Parce que plus j’explore ses courbes, plus j’ai l’impression que je devrais porter des gants. C’est ferme, c’est parfaitement rond et même si je préfère les seins en général, j’y trouvais mon compte. Je m’avance pour l’embrasser, mais j’oublie encore la différence de grandeur. Grimace agacée, je dois me mettre presque totalement sur la pointe des pieds pour avoir une position favorable. Je la regarde dans les yeux.

«Aide-moi un peu. Fléchis les genoux ou j’sais pas. Pourquoi t’es aussi grande?»

Je ne la laisse pas répondre que je l’embrasse, le genre de baiser qui fait savoir à l’autre qu’elle me faisait envie. C’était passionné, c’était assumé et surtout, ça en voulait encore plus.

«Tu me montres le chemin? J’ai peur de me perdre.»


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Une autre raison que celle-ci aurait presque été suspecte, et une part d'elle ne pouvait s'empêcher d'être ravie de le voir si surpris. Probablement qu'une part d'orgueil devait être mêlée à cela : une telle maison n'était pas donné à tout le monde, et Billie adorait la réaction qu'elle pouvait tirer à autrui. « On va dire que t'allonger sur le sol du club c'était suffisant comme entrevue. » Un rire, et elle était cruelle, s'amusant à retourner le couteau dans la plaie. Pourtant, ça n'était pas si méchant au fond, juste quelques taquineries amicales. Et ce serait trop bête pour lui s'il en venait à se vexer pour ça, non ? En tout cas, ce serait lui qui allait perdre au change, pour sûr.

Ah, ça c'était encourageant, et pourtant c'était encore bien sage. Ses mains sur ses hanches, comme une invitation, ou du moins, une marque de consentement. Ses doigts restèrent accrochés à la boutonnière de la chemise tâchée, un sourire venant étirer ses lèvres -ou plutôt ne les ayant pas quitté depuis un moment déjà. Et c'était qu'il en avait des suggestions intéressantes, dis donc. Parce que fallait le dire, l'australienne, elle, avait pensé garder un peu de modestie encore -de mystère- et ne pas retirer ses sous-vêtements. Sauf que monsieur semblait avoir une toute autre idée, bien plaisante également. « Oh dans ce cas, pas besoin de se poser de question. » Et son sourire afficha son vice, tout autant que son regard, tandis que les boutons suivants étaient défaits, sans se presser.

Il avait les mains baladeuses, le sportif. Presque pire que les siennes à vrai dire, et ce n'était pas pour lui déplaire, assurément. Alors c'était avec un plaisir non dissimulé qu'elle se prêta à la curiosité de ses doigts, les laissant glisser sur ses courbes à peines dissimulées par le fin tissu qu'elle avait sur le dos. Sauf que toute cette luxure fut troublée par un bref rire à l'entente de sa contrariété. « Aw, c'est adorable. J'espère que ton égo va y survivre. » Parce que les gars se vexant pour ça étaient lame as fuck et qu'il aurait tôt fait de se faire virer de son lit. Enfin, ce fut malgré tout le plus volontiers du monde qu'elle céda à sa requête, s'abaissant suffisamment pour pouvoir l'embrasser, à pleine bouche d'ailleurs. Autant dire que le baiser confirmait leur intentions communes ; pas qu'elle en ait douté à vrai dire.

La chemise était grande ouverte, et elle n'avait pu retenir ses mains, et son envie d'en voir et toucher plus. Alors c'était sans attendre qu'elle l'avait faite tomber au sol, ses paumes se faisant envieuse contre son épiderme, partant de son ventre pour remonter sur son torse, avant de rejoindre ses épaules -notant brièvement le tatouage au passage. Pour ensuite, sans même un baiser, juste un sourire lourd de sens, se décoller de lui et tourner les talons. Oh oui, ce serait bien bête qu'il s'égare, non ?

Une fois le hall traversé, elle ouvrit une des grandes portes de la baie vitrée principale, avant de rejoindre la terrasse du côté gauche. Celle accueillant entre autre un bar mais aussi -et surtout- le fameux jacuzzi, du genre grande modèle et à même d'accueillir une bonne dizaine de personnes. Se glissant derrière ledit bar pour allumer la bestiole et permettre à l'eau de chauffer, la blonde ne traina pas pour revenir à sa hauteur. « On a un peu de temps à tuer avant que ce soit bon. » Et il s'avérait qu'elle avait exactement ce qu'ils pouvaient faire. Ses lèvres contre les siennes avec emportement, ses mains dévalant sa peau chaude avant de se stopper sur la ceinture de son pantalon. Et de quitter sa bouche par la même occasion, un sourire railleur ourlant ses lèvres. C'est en le regardant droit dans les yeux qu'elle l'ouvrit sans tarder, son corps à la fois très proche du sien mais aussi trop loin.

« C'est un bon début, non ? » Clin d'œil, et voilà que la cruelle se sépara de lui à nouveau, à contrecœur. Mais fallait faire durer le jeu, encore. Alors un peu de distance entre eux s'imposait, mais il ne serait pas déçu. Surtout pas par la vue qu'elle ne tarda pas à lui offrir, faisant glisser le tissu carmin de sa combinaison, cette dernière dévalant sa silhouette pour tomber au sol. Et là, c'était une charmante vue qu'il avait, sa peau bronzée couvrant muscles joliment dessinés et courbes avenantes, et le contraste des dessous de dentelle blanche apportant la touche finale. Oh, il était évident qu'elle était contente de son petit effet, plus encore lorsqu'elle finit par s'asseoir à l'une des chaises du bar -la hauteur parfaite pour l'embrasser sans se baisser-, le sourire amusé et le regard provocateur. Tout comme ces mots. « T'espérais quand même pas que je me charge de tout, si ? » Puis quoi encore ? Allez, montre ce dont t'es capable.
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Zachary Amendola
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Où la patience et les autres vertus n'ont pas leur place.


Le contact de ses mains sur ma peau, c’était un test physique. Elle testait la marchandise. Apparemment, je ne devais pas trop être déplaisant et c’était d’autant mieux. Elle savait apprécier les belles choses. La chemise ouverte, elle l’enleva aussi vite qu’elle l’avait déboutonnée. Compatissante à mon handicap, elle se baisse légèrement, forçant un sourire victorieux sur mes lèvres. J’en reviens pas, elle l’a vraiment fait. Quoique ça ne faisait que démontrer qu’elle ne désirait que passer aux choses sérieuses. C’était comprenable. Fallait avouer que je pensais difficilement à autre chose, moi aussi. Ses mains chaudes parcourent mon corps, m’arrachent un frisson. C’était dur, de se contenir. Dur de ne pas me laisser emporter par le moment. En fait, tout était dur chez moi.

La succube joue encore avec ma patience. Elle me laisse en plan, pour me guider vers ce pour quoi j’étais venu, après tout. Un jacuzzi. Je lui emboîte le pas, hâtif de continuer ma visite de la propriétaire. Si tout dans cette maison transpirait l’excès et le luxe, je trouvais encore le tour d’être surpris à chaque nouvelle pièce que je visitais. Juste le jacuzzi était énorme. Elle se penche pour l’allumer, je regarde son derrière, immobile. J’en profite pour retirer mes chaussettes tandis qu’elle a le dos tourné, parce que je me rends compte qu’il n’y a jamais vraiment de bon moment pour enlever une paire de chaussettes. À moins d’être un fétichiste des pieds. Mais on n’en était pas encore là dans notre relation. Elle se retourne, revient à moi. Ce soir, elle sera mienne. Quoi qu’on en dise. Elle m’a eu une fois, au bar, mais là c’était mon tour de me faire imposant. À ma façon.

Elle m’embrasse, je l’embrasse, c’est un travail d’équipe qui s’effectue selon les règles de l’art. J’y vais encore de mes mains baladeuses, explorant son corps musclé et je comprends pourquoi elle m’a foutu au sol avec une telle aisance. J’pouvais pas vraiment lui en vouloir pour ça. Je dois encore me mettre sur la pointe des pieds parce qu’elle ne se baisse pas pour moi, cette fois. Aussi bien prendre l’habitude dès maintenant. Ou changer de position. Si mes mains vagabondent, les siennes ont trouvé leur cible. La ceinture qu’elle détache, sans doute aussi pressée que moi de m’en défaire. J’avais cette sensation désagréable de me sentir coincé dans ce pantalon. Elle rompt le contact, se défile. Putain, j’vais pas courir après toi toute la nuit. J’ai mes limites. Une limite qui se faisait de plus en plus petite.

Son idée était empreinte de génie, cela dit. Ceinture tombant au sol, je garde mon pantalon, mais me donne le droit de défaire le bouton et la fermeture éclair. Aussi bien me mettre à l’aise un peu. Chose qu’elle comptait faire aussi. Audacieuse, elle se défaisait de ses vêtements et j’étais en transe. J’avais un avant-goût de l’Australie et un respect nouvellement acquis pour les koalas, mais surtout pour les filles du coin. Son corps de rêve, celui digne des agences de mannequinat, qui laissait savoir aux filles qui prétendaient prendre soin d’elles qu’elles n’en faisaient pas assez. Attiré comme à un aimant, j’avance vers elle. Cette fois, je peux l’embrasser sans problème. Une main vient saisir le dessous de sa cuisse, la ramenant contre ma hanche alors que j’approchais mon bassin du sien, main glissant jusque sous sa fesse, toujours sur sa cuisse. L’autre main, elle, convoitait sa poitrine sans trop se permettre de toucher, les caresses empreintes d’un respect beaucoup trop poli pour la situation. Je l’embrasse, dévie dans son cou le temps d’un ou deux baisers, mais regrette trop rapidement la douceur de ses lèvres. Entre deux baisers, je lui soufflais

«Tu me fais du mal, là. J’ai envie…»

Envie de tout lui faire, envie qu’elle se défasse de ses sous-vêtements. Mes mains se rejoignent d’ailleurs dans son dos, jouant avec son soutien-gorge. J’ai jamais été doué avec ces trucs. Un grognement d’impatience alors que je lutte pour finalement le sentir céder. Je me savais à sa merci. Elle menait le bal, encore.

«Il est prêt quand ce jacuzzi? Je pense pas pouvoir me retenir jusque-là.»

Car s’il n’était pas prêt d’ici les trois prochaines minutes, ce serait directement sur le bar.

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Billie-Dean K.-Takahashi
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Le faire courir était une idée aussi délectable que brillante selon elle. Voir le désir s'emparer de chaque geste, chaque regard, c'était toujours fabuleux, surtout lorsque l'on était la cause dudit désir ; et en cet instant il était impossible de douter de la véracité de ce fait. Et c'était donc avec un sourire au bord des lèvres et l'impatience à peine voilée par ses longs cils fournis qu'elle l'avait observé se rapprocher. Pas un mouvement effectué avant les siens, pas d'initiatives, juste des réponses. Ses lèvres s'accrochant aux siennes avec une envie qu'on ne prenait plus la peine de dissimuler, alors que ses doigts revenaient trouver l'appui de ses épaules ou les courbes de ses flancs, appréciant maintes fois encore la chaleur de sa peau contre la sienne.

Un sourire à nouveau se dessina sur ses lèvres lorsqu'enfin (finalement!) il osa se montrer un peu plus cavalier dans ses initiatives, lui tirant même un semblant de sourire satisfait. Pas assez cependant pour qu'elle se montre plus communicative de son appréciation, le narguant toujours et silencieusement. Ou presque. « Tu te fais du mal tout seul. » Et elle laissa un rire filer avant qu'un baiser ne l'étouffe, mais pas totalement. Parce que c'était plus drôle encore de l'entendre se débattre avec les agrafes de ses dessous, et que pas une seule fibre de sa personne n'avait envie de lui prêter main forte. Peut-être bien que la blonde était pire encore que cruelle, tout bonnement vicieuse à le laisser se débrouiller de la sorte. Et définitivement pas désolée de l'être, oh non.

« Parce que tu veux faire ça dans le jacuzzi? » Ses lèvres à quelques centimètres à peine des siennes, un sourire à peine esquissé. Même si sa pudeur était pour ainsi dire quasi inexistante, coucher avec quelqu'un dans le jacuzzi également utilisé par son père et sa sœur? Nah, y'avait des limites à la décence. Et si en plus cela rimait avec le faire attendre, pourquoi hésiter? Alors le sourire sur ses lèvres tout à coup voulait tout dire, plus encore à la façon dont elle le repoussa, une main pressant contre son torse. « Et moi qui pensais que tu saurais au moins être un peu patient. » Le tabouret de comptoir rapidement quitté, elle eut pourtant un instant d'hésitation, se glisser dans l'eau ou l'embrasser encore, abandonner l'eau bouillonnante et trouver quelque chose de plus confortable. Parce qu'elle faisait la fière mais au fond n'en menait pas plus large que lui, oh non, malgré tout ce qu'elle pouvait clamer ; fallait admettre qu'elle frémissait à chaque fois qu'elle l'effleurait et la voir finalement revenir contre lui pour l'embrasser n'était pas si surprenant.

Restait toujours le dilemme maintenant. « Tu tiens vraiment tant que ça à te baigner? » C'était presque un ronronnement contre ses lèvres, buste pressé contre son torse, le souffle erratique et son rouge à lèvre finalement un peu ruiné. « Urgh, tu m'énerves. » Cette fois ça avait été presque grogné, contre sa bouche une fois de plus retrouvée et ses ongles qui laisseraient surement des marques sur sa nuque. Pour finalement (encore!) se détacher de lui, le frustrer et c'était à se demander s'il n'allait pas tout simplement abandonner à force de la voir reculer ; non pas qu'elle lui laisserait le loisir de le faire, surement pas! mais l'idée était là. Particulièrement à la façon dont sa main s'accrocha au poignet du jeune homme, imposant plus qu'incitant, le trainant presque avec elle pour retourner vers la baie vitrée traversée plus tôt, celle donnant sur une chambre qu'il n'avait définitivement pas pris le temps d'observer plus tôt - ayant surement mieux à faire. Et elle était pleine de contradiction, prise de court par leur impétuosité tout en gardant sauve la conviction de le vouloir, et pas juste à sa botte en cet instant, oh non.

Un baiser à nouveau à peine les pieds mis à l'intérieur, un frisson qui n'avait rien à voir avec son étant de nudité avancé. « J'ai menti. Pas de jacuzzi pour toi. J'espère que tu m'en veux pas? » Ca n'était pas une question malgré l'inflexion dans sa voix, et de toute façon elle ne lui laissa pas vraiment la possibilité de répondre - elle menait la danse ou en tout cas se plaisait à s'en convaincre, et l'en persuader avec elle. Non au lieu de cela il avait le droit au semblant de pudeur qu'une chambre outrageusement spacieuse pouvait offrir, le confort d'un lit qui pourrait accueillit bien plus de corps que les leurs, et une Australienne décidée à l'y pousser sans autre forme de procès, laissant échapper un semblant de soupir entre deux baisers.
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Zachary Amendola
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Folies à deux et la litanie du mec un peu trop fier


La patience était un luxe que seuls les indécis pouvaient se permettre. Pourquoi est-ce que je devrais attendre en sachant pertinemment de quoi j’avais envie? Et n’allez pas croire à un caprice de gosse ou une autre connerie dans le genre. Ce n’était que moi  qui voulais profiter du moment présent et sans vouloir me vanter, j’étais bien à même de faire durant le « pendant », alors pourquoi s’entêter à faire durer le « avant »? Elle le savait, cependant. Savait que trop bien ce que je voulais et c’est pourquoi elle me le refusait, y trouvant un plaisir malsain qui ne manquait pas de laisser siffler un juron, les dents serrées. Je déteste déjà suffisamment le fait de n’être qu’un pion et elle la maîtresse, est-ce que je vais réellement la laisser faire?  No fucking way. Man up, Zach, ça fera changement du reste de la soirée.

En toute franchise, j’en avais plus rien à foutre du jacuzzi. Mes pensées convergeaient vers une seule chose… ou deux. Ses gestes étaient une chorégraphie dont je ne faisais pas trop de sens, tantôt passive, tantôt agressive, mais toujours rien de plus qu’un avant-goût qui s’étirait au rythme de ses baisers. À force de me faire attendre, je m’attendais à un événement de l’ampleur du premier homme sur la lune lorsqu’on passerait aux choses sérieuses. Même si ça n’avait rien d’aussi noble, c’était autant sinon plus glorieux, à mon sens. Pas le temps d’agir qu’elle me guide cette fois à l’intérieur, elle dans sa quasi-nudité et moi prisonnier d’un inconfort sous la ceinture. Si jamais on nous surprend, je n’ai rien à voir là-dedans, je le jure. Pas le temps d’admirer la décoration, juste une paire de fesses qui se trémousse devant moi, non, qui me taunt en ce moment présent. Pas le temps d’en placer une non plus, parce qu’entre deux baisers qui me taisent aussitôt, elle m’entraîne dans les couloirs labyrinthiques d’une demeure trop grande pour y héberger une seule famille.

Enfin, on arrive à destination après avoir marché pendant ce qui devait être trente bonnes minutes. Cette fois, fini les jeux. L’exploration visuelle de la chambre s’arrêta immédiatement après avoir repéré l’élément stratégique, le lit et j’entreprends de la guider en l’invitant à entourer mes hanches de ses jambes, y allant de quelques baisers. Je la fais basculer sur le matelas et c’est motivé par la hâte que le pantalon glisse jusqu’à mes chevilles, cherchant à m’en défaire sans trébucher, quitte à casser l’ambiance avec une connerie. Je me penche sur elle et là, c’est le revirement de situation. Je prends les choses en main, pas peur de passer pour un Cro-Magnon, les traits simiesques en moins, quand même. Moi homme et moi désirer femme. Holy fuck que oui. Ce n’était pas arrivé depuis un moment. Elle avait le look, personne n’oserait en juger, et si n’importe quel homme se mettrait à quatre pattes devant elle, c’était pas mon cas. C’était devenu une question de fierté et elle était tombée sur le pire type pour ça. Plus le droit de reculer. Je ne serai pas uniquement une statistique et je comptais bien lui faire savoir. Faisant référence à sa pointe de tout à l’heure, je lui dis :

«Je crois que j’ai été suffisamment patient pour une vie d’homme… J’ai envie de passer aux choses sérieuses.»

Bien vite, le boxer disparut et je tâchais de faire de même avec son dernier sous-vêtement. C’était à la fois en douceur, mais empreint de cette impatience qui me tenaillait depuis tout à l’heure. J’étais pas un sauvage non plus, hein. Mes lèvres rejoignaient les siennes et les sens en alerte, j’attendais le «ok» de sa part pour partir à l’offensive. Pour l’instant, ce n’était qu’à force de caresses, plongé dans une pénombre que je savourais ce qu’elle avait de mieux à m’offrir, soit elle dans son entièreté. Caressant ses pommettes du bout des pouces, mes mains glissant lentement sur sa nuque avant de finalement dévaler ses courbes. J’estimais un bilan positif de cette soirée, même si c’était cher payé de se faire foutre une raclée par une meuf dans un club miteux. Si jamais on me reparle de cette soirée, c’est jamais arrivé. Ce qui se passe maintenant, en revanche.

«J’te dirai pas que t’es belle, d’un coup que tu t’enfles la tête. Mais je le pense.»

Et franchement, c’était le plus sincère que je pouvais lui dire vu la situation. Parce qu’il ne faudrait pas qu’elle en profite trop non plus. Déjà me foutre à terre c’est bon.



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Billie-Dean K.-Takahashi
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Définitivement une bonne trentaine de minutes oui – si on divisait ces dernière par six, on s'entend. Cela dit, elle-même commençait à sentir l'impatience poindre, ce qui était plutôt ironique étant donné qu'elle était celle ayant fait trainer les choses jusque-là, et ce sans le moindre regrets.

Le voir alors un peu plus cavalier et prendre des initiatives lui plaisait définitivement, n'ayant après tout jamais prétendu vouloir mener la danse seule : c'était lui qui jusque-là c'était fait bien sage et docile sous ses lèvres et ses doigts, une idée ne pouvant que lui tirer un léger amusement traduit par un bref sourire absent très vite effacé par un énième baiser. Et le contact du matelas contre son dos raviva une fois de plus l'empressement brulant au creux de ses reins, les baisers bien moins coordonnés qu'auparavant tandis que ses mains ne savaient définitivement se tenir tranquilles. « Aw, donnez une médaille à cet homme pour sa patience. » Ca avait été accompagné d'un rire, alors qu'elle profitait du service qu'il venait de lui rendre en terminant de les dévêtir pour se redresser autant qu'il lui en laissait la possibilité, et laisser ses mains filer jusqu'à son fessier, curieuse d'en tâter la fermeté. Une exploration bien rapidement abrégée par une Billie au souffle raccourci et frémissante sous ses caresses, s'étant (presque) sagement allongée sur le lit.

Cette fois-ci, elle garda toute remarque taquine pour elle, l'observant simplement sous ses cils, les paupières à demi closes ; difficile de dire si c'était un simple temps mort ou l'annonce d'une fatigue passagère, ou peut-être était-elle tout simplement trop occupée à l'observer, en dépit de la pénombre ambiante. « Dans ce cas je te dirais pas que je suis flattée. » Le rire se fit à peine entendre, mourut contre la bouche de son partenaire, tout en sachant très bien ce qu'il attendait – fallait dire qu'il n'était pas le seul à attendre.

L'attente justement allait être prolongée, et pour changer l'Australienne n'avait pas une once de remords. Parce que même dans la passion du moment, emportée par les battements rapide de son cœur et l'envie croissante, elle n'oubliait pas certains détails, de quoi la motiver à le repousser, un sourire énigmatique flottant sur son minois. « Pas si vite cowboy. » Un bref baiser, et la voilà qui s'éloignait pour s'approprier une place plus confortable sur les draps froissés, mais aussi (et surtout) récupérer quelque chose de vital dans le tiroir de sa table de chevet – un quelque chose qui ne souffrait d'aucun refus de sa part d'ailleurs.

Rendu là, ce teasing devenait presque un talent chez elle, que ce soit dans son regard quand elle l'intima de venir la rejoindre ou cette lenteur cruelle qu'elle adopta dans la (re)découverte de sa personne ; la vérité pourtant était que ses mains tremblaient d'un trop plein d'envie et que son souffle s'échouait de façon erratique contre sa peau, et même qu'un juron lui échappa à mi-voix lorsqu'elle se dû s'y reprendre à deux fois pour déchirer l'emballage du préservatif. « Désolée. » De toute façon, ça n'était jamais quelque chose qu'elle avait trouvé bien sexy, puis trop de sérieux n'allait pas si bien avec le sexe de toute façon – d'où le fait qu'elle en ri, ses doigts s'attardant quelque peu sur lui. Définitivement, ses doigts baladeurs ne s'étaient pas trompés dans leur estimation précédente, et pas l'ombre d'une déception à l'horizon.

« Qu'est-ce que t'attends, hm? » Et oui, après tout ça elle avait le culot de lui lancer ça, la taquinerie dans la voix et le regard rivé sur lui ; ainsi allongée, bras nonchalamment replie au-dessus de sa tête (sa crinière blonde d'ailleurs détachée pour l'occasion) elle avait tout de la tentatrice cruelle, mais aussi de la jeune femme qui n'en pouvait plus d'attendre. Un fait qu'elle ne risquait pas de pouvoir nier, quoi qu'elle dise, et la légère pression de sa cuisse contre la hanche de monsieur n'en était qu'une preuve de plus. Alors elle acceptait définitivement de porter le blâme de cette attente, persuadée qu'au bout du compte, ce serait définitivement worth it.
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