Just felt like running [Pv; Azylis]

Hector Waltman
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« Just felt like running »Hector Waltman & Azylis C. Delacroix

Il m’a fallu 20 bonnes minutes avant de me décider à ouvrir un œil, et encore une demi heure avant de finalement glisser un pied hors du lit. Quand j’ai réalisé que le plancher était froid, je me suis recroquevillé en petit boule sous ma couette et je suis presque sûr d’avoir juré sur la tête de ma propre mère que je ne sortirais pas du lit aujourd’hui. On est samedi, il fait sombre dehors, l’appartement est un véritable congélateur et le frigo est vide. Quels sont réellement mes objectifs une fois sorti de ma chambre? M’écraser sur mon canapé et me taper des séries? Pas envie. Finir mes devoirs qui traine sur ma commode depuis des lustres? La flemme. Manger? Ah ça non, impossible, y’a pas de bouffe. Tourner en rond dans l’appartement jusqu’à ce que je décide enfin de revenir me coucher? Oui, c’est sûrement cela. J’ouvre lentement les yeux et jette un coup d’œil rapide à mon cadran, au sol à côté de mon matelas (qui est en fait mon lit entier). 11h28. Il est tard. Ou pas. Le temps, c’est relatif. Je me redresse pour m’étirer avec paresse. Je l’ai trouvée, la seule chose qui m’a fait levé mon corps lourd ce matin : mon téléphone. Lascivement, je glisse presque sur le plancher de ma chambre pour me rendre jusqu’à ma commode où mon cellulaire est posé, solidement branché au mur. J’essaie de ne pas l’avoir comme distraction lorsqu’il est l’heure d’aller dormir, ça m’évite de regarder Facebook jusqu’aux petites heures du matin.

Huit messages non-lus, quatre email, 2 appels manqués et seize notifications Facebook. Je me passe la main dans les cheveux et sans même pensé à vérifier ce que c’est que toute cette agitation sur les réseaux sociaux, j’enfile le premier chandail que je trouve sur ma chaise. Tout les mecs, et j’insiste, TOUS les mecs ont une chaise qui ne sert à rien et qui ne fait qu’amasser tous les trucs dont on ne se sert qu’une fois. Pantalons, lunettes soleil, chandail, écouteurs, travaux d’école, étuis à crayon, bref tout y est. Il s’agit d’un endroit stratégique en fait, puisque je sais toujours exactement où se trouve ce que je cherche. Un chandail blanc simple et une paire de jogging gris enfilés et me voilà sorti de ma chambre, après une autre demi heure.

Vince est étendu sur le canapé et regarde sa série télé. Et voilà mes plans de paresse qui s’envolent par la fenêtre. Quand Vince regarde ses séries, y’a rien à faire. Impossible de le bouger de là et faut même pas imaginer qu’il va nous laisser s’asseoir avec lui pour regarder la télé un peu. Il est en plein contrôle avec la télécommande et une seule question banale comme « mais pourquoi il a tué ce mec? » quand on ne connait pas l’émission et BOUM, t’es foutu en dehors du salon. Silence radio, concentration totale. À le regarder comme ça, le bol de céréale sur les genoux, les yeux plongés dans l’écran de la télé, on dirait presque un végétal. Une rare espèce de plante verte hybride. Je n’ose pas le déranger et me dirige tout droit vers la cuisine. Le comptoir est complètement taché, le chien dort dans son panier avec sa gamelle vide devant lui. À voir les yeux de chiot qu’il fait, j’en comprend qu’il a été ignoré pour une bonne partie de l’avant-midi. Je lui donne rapidement de la nourriture avant d’ouvrir le réfrigérateur pour voir qu’il n’y a qu’un avocat qui traine sur la première tablette (dieu sait depuis quand) et les condiments un peu pèle-mêle dans la porte. J’attrape le carton de lait et je l’ouvre pour me servir un verre. Je fais vite la moue en réalisant qu’il était vide… Classique. Je sers les poings et, sans même me retenir ou y penser une seconde, je lance le carton de lait sur Vince, toujours en méditation médiatique sur le canapé. Il le recoit en pleine tête et c’est ainsi que la merde s’ensuit.

Les insultes se lancent d’un côté à l’autre. Je me plains sur sa foutue manie de ne jamais lever même que le petit doigt pour aider dans l’appartement. « T’es pire qu’un enfant de 9 ans! » Il fait une remarque sur mes rentrées tardives et mes déplacements peu subtiles à des heures pas possibles. « Le plancher peut bien craquer pour une raison! » Je réplique en insistant sur sa paresse presque maladive. « Tu serais en chaise roulante que tu serais plus utile! » Il me cri que je me prend pour un autre pour un mec qui ne paye que rarement son loyer à temps. « Le loyer c’est au début du mois! » Je lui dis que sans moi il n’en aurait même pas de maison. « Va donc dormir sur le trottoir si t’es pas content! » Si quelqu’un avait assisté à la scène, on aurait cru voir deux gamins sans arguments qui ne faisaient que se lancer des injures sans buts particulier. On ne cherche même pas à se blesser, ni même à se rendre en colère. Ce genre de petite scène de ménage arrive environ à tous les deux ou trois mois, alors il n’y a rien de plus habituel pour nous, mais tout de même, ça a le don de me rendre en colère. Je mets furieusement mes chaussures et attrape ma veste, alors que Vince continue sa petite leçon de vie pour me dire que ma maturité prend du temps à rattraper la sienne. J’ouvre la porte en lui lançant qu’il est qu’un fils de pute, avant de sortir en claquant la porte derrière moi. Des enfants auraient sûrement mieux gérés la situation, mais qu’importe, je m’adosse au mur une seconde pour reprendre mes esprits et entant la télé recommencer son tintamarre derrière la porte. Sale enfoiré.

Ma voisine, qui sort ramasser son journal devant sa porte, lève les yeux vers moi avec un air dubitatif. Elle a clairement tout entendu. Sourde à ses heures, mais elle se fait mesquine quand elle veut. L’image parfaite du mot hypocrite. Je lui fais le sourire le plus faux du monde et met mes écouteurs et enfile ma veste, pour ensuite me diriger vers la cage d’escalier et les dévaler deux par deux. Une fois dehors, je rumine encore. En même temps, c’est la faute à Vince, ce con qui n’est même pas capable d’aller faire les courses ne serait-ce qu’une fois par an. Il sort jamais le chien, il nettoie jamais la vaisselle, il ramasse jamais après lui-même, laisse couler la douche pendant mille ans avant d’y entrer. Je pourrais faire une liste infini de trucs qu’il ne fait pas et ne fera jamais, mais il n’y aurait jamais assez de papier dans ce monde pour que je puisse finir mon œuvre. Quel merde. Je donne un bon coup de pied sur la cage d’escalier métallique. Geste complètement inutile, mais ça dégage la rage qui continuait de s’accumuler. Finalement, je prend une longue inspiration. On dirait bien que je suis sortie de ma chambre pour la journée entière maintenant. Moi qui n’avait même pas l’intention de quitter mon lit, ça fait un choc.

Ce pourquoi, sans même y penser plus amplement, je commence à courir. Je cours pour courir, sans but précis. D’habitude je descend dans les rues plus près de la plage, mais aujourd’hui, avec la température plutôt froide et grise, je n’en vois pas trop l’intérêt. De toute manière, il va bien falloir que je cours jusqu’au marché pour ramasser quelque chose à manger pour les prochaines semaines. C’est clair que cet imbécile de Vince ne lèvera pas le moindre petit doigt pour le faire. Je vais donc aller ramasser des œufs, du beurre, du lait et du pain, limite que je sois capable de me faire un déjeuner. De tous les endroits où j’ai vécu, le Canada est sûrement l’endroit qui m’a le plus influencer niveau petit déjeuner. Soudainement, je meurs d’envie de manger des pancakes et des gaufres avec du sirop d’érable… oh mon dieu. Bon, je me met en route.

J’ai à peine fait le tour du coin de la rue que je vois, devant moi, une silhouette familière. Longue, fine et coiffée d’une chevelure bleuté. Je garde le même rythme, ignorant s’il s’agissait vraiment d’elle. Amy déteste courir, jamais elle ne cours seule et surtout pas par un temps pareil, où le ciel cri presque qu’il va pleuvoir. Je lève un sourcil, analysant la jeune femme en avant avec une plus grande minutie. Elle porte des vêtements très colorés, faisant d’elle la chose la plus animée dans ce paysage grisâtre. On dirait, en fait, qu’elle est la seule qui n’a pas été atteinte par une espèce d’apocalypse de noir et blanc. Elle court à un rythme stable, comme moi, les bras balançant au même niveau que ses jambes. Ses souliers sont presque neufs, à peine usés. J’imagine que son habit doit également être nouveau et qu’elle l’initie à la beauté du sport pour la première fois aujourd’hui. Je cours par obligation, à défaut de resté planté devant mon appartement à ne rien faire, mais elle a volontairement décidée de courir en cette journée piteuse. Courageuse. À moins qu’elle n’ait, elle aussi, quelque chose à se sortir de la tête.

Je m’approche tranquille d’elle, toujours face à son dos. Elle ressemble de plus en plus à Amy. Est-ce que c’est elle? Un mince sourire apparaît sur mes lèvres; j’avais justement besoin d’un remontant, quelqu’un qui va pouvoir me changer les idées. Je m’élance donc comme une flèche vers elle et pose mes mains sur ses épaules, m’exclamant « Wow, tu cours sans moi! » avec le plus grand sourire que je peux arboré tout en bouillant encore de rage à l’intérieur. La demoiselle se retourne vers moi et… erreur sur la personne. Je la lâche rapidement, quasiment comme si je venais de toucher une plante vénéneuse. Je me recule de quelque pas. La demoiselle, ayant arrêté sa course (chose que j’aurais aussi faite si quelqu’un m’avait sauvagement agrippé comme ça), je regarde avec des yeux ébahis. Elle enlève un de ses écouteurs et avant même qu’elle n’ait le temps de répliquer quoique ce soit, je lance « Oh, my, désolé! Je t’ai pris pour quelqu’un d’autre! » Je sens la honte monter en moi. Hey, je fais un fou de moi, autant continuer sur cette vague. Go with the flow comme on dit. J’ajoute « J’ai une amie qui a les cheveux bleus aussi, et, en tout cas, je t’ai pris pour elle, et, oh, désolé » je déblatère des excuses incompréhensibles, je déparle, mais on dirait que je ne peux m’en empêcher « Mais bref, hey, jolie couleur de cheveux! » Ok ok, ça suffit Hec, calmons-nous « Ok, faut que tu m’arrêtes parce que sinon je vais être comme ça toute la journée… » finis-je par souffler, enlevant également mes écouteurs. Je reprend mon souffle, attendant une réponse de sa part, ou un giffle, qui serait franchement méritée. Peut-être qu’une bonne baffe pourrait remettre mes idées en ordre, c’est peut-être le remède.

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Azylis C. Delacroix
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Fuck. Le premier mot qu’y lui ait venu à l’esprit aujourd’hui. Il faut aussi dire que son voisin a non seulement eu la brillante idée de faire la fête chez lui jusqu’à plus de minuit, mais qu’en plus il n’est absolument pas discret lorsqu’il rentre de soirée, à 7 heures du matin, complètement déchiré. Et bim. Et bam. Ça cogne dans tous les coins, ça rigole en se déshabillant. Forte de son caractère de petit chaton tout mignon – ô ironie chérie – Azylis lâche un coup de poing dans le mur en lâchant un magnifique « PUTAIN MAIS TA GUEULE ! ». Et derrière le mur, presque aussitôt, elle entendit « Chuuuut. Je crois qu’on a tapé à la porte… ». Et là, notre demoiselle aux cheveux bleus, elle peut pas retenir le soupir de lassitude et de dégout de l’humanité, en laissant retomber la paume de la main sur son front. Et oui, t’es réveillée à sept heures du mat’ un samedi matin. Deal with it.

Essayant vaguement – et surtout vainement – de se rendormir durant une petite heure, elle finit par jeter l’éponge et se lever. Premier geste de la journée : faire chauffer la cafetière. Parce que là, son petit chai latte chéri, ça suffira pas. Et alors que la cafetière fait un bruit à réveiller un âne mort, elle monte sur une chaise, se met en équilibre sur la pointe du pied, et part chercher à tâton au-dessus de son étagère de cuisine sa plaquette de chocolat blanc cachée. Ce matin, y’en a besoin. C’est tout. Et en se retournant, elle ne peut que voir qu’y a du café partout, parce que ça a débordé. « ». Même pas d’insulte qui fuse. Même pas le réflexe d'aller sauter sur la cafetière pour l'arrêter. C'est la fin. C’est le désespoir.

Ce n’est que plusieurs heures plus tard qu’elle a décoléré. Quelques sketchs de vêtements, quelques esquisses, et son colis de nouveaux tissus qui vient d’arriver ont suffi à la mettre en joie. Enfin, en joie… Disons plutôt de meilleure humeur. Elle finit par aller à la salle de bain pour se maquiller avant d’aller enfiler sa tenue de sport du moment. Oui oui, madame se maquille avant d’aller courir – c’est tout à fait logique. Et c’est ainsi vêtue de ses nouvelles baskets noires, de son nouveau legging au motif spacial, d’un crop-top large arborant le drapeau américain et d’une brassière de sport noire qu’elle finit par sortir de chez elle. Et à la seconde où elle a mis le pied dehors, elle se félicite de s’être attachée les cheveux en tresse haute, parce qu’il fait un vent terrible.

C’est le froid qui la motive alors à courir. Et elle a mal partout au bout de quelques minutes à peine. Aux chevilles, aux mollets, aux genoux, aux hanches. Trois ans qu’elle court deux fois par semaine. Et trois ans qu’elle déteste toujours autant ça. Mais ça conserve. Dieu merci, quelqu’un a inventé la musique électronique. A fond dans les oreilles, ça lui permet d’oublier momentanément ce qu’elle subit. Et c’est là, perdue dans ses pensées – c’est-à-dire à maudire Dieu de lui avoir offert une génétique si pourrie qu’elle doit faire du sport tous les jours – qu’elle sursaute brusquement en sentant qu’on lui a choppé les épaules. Et à peine elle se retourne qu’elle voit la tête contrite de Waltman, le "célèbre" gardien de but de hockey. Elle a encore entendu deux lycéennes glousser en parlant de lui y’a quelques jours à peine. Difficile de pas savoir qui c’est.

« Oh, my, désolé! Je t’ai pris pour quelqu’un d’autre! » Ah, ceci explique cela. Et aussitôt, il se met à bafouiller des excuses, puis déblatère quelques phrases incompréhensibles, provoquant le haussement de sourcil de la jeune femme en face de lui. O.M.G.… Et moi qui avait pas encore mal à la tête… qu’elle se met alors à penser, en toute délicatesse. Mais elle le trouve presque drôle. « Ok, faut que tu m’arrêtes parce que sinon je vais être comme ça toute la journée… » qu’il finit par souffler. Et aussitôt, la jeune femme peut pas s’empêcher un soupir – mais genre modèle géant – avant de faire un geste de la main blasée : genre, c’est bon, laisse béton. « Respires, Waltman. Je vais pas te bouffer. »
Et puis elle regarde son interlocuteur, et peut pas s’empêcher un petit rictus – presque de dégout. Ca se voit qu’il avait pas particulièrement prévu de sortir. Enfin, disons plutôt qu’elle espérait de tout son cœur qu’il n’avait pas intentionnellement songé à sortir habillé comme ça. On aurait dit des fringues qui étaient trop vieilles et un peu trop sales pour être remises en l’état. Enfin, ce fut les pensées qui passèrent dans son esprit. Peut-être que quelqu’un d’autre ne serait pas du même avis. Attention, elle l'a pas dévisagé de la tête au pied non plus - à force de juger les fringues des gens, elle le fait à la même vitesse que Flash Gordon. Finalement, elle posa à nouveau les yeux sur le visage du monsieur – et pour se faire elle dut lever la tête, et pas qu’un peu, puisqu’il fait une tête de plus qu’elle. Presque un géant à côté de son p’tit mètre soixante-six. Mais elle se démonte pas pour autant. « Tu sais, ça pourrait être bien un jour d’arriver à articuler comme une grande personne. Je sais bien que c’est pas le fort des sportifs, mais quand même. »

Et puis une brise lui rappelle que c’est bien sympa de s’être arrêté pour faire un brin de parlotte, mais qu’elle a froid comme ça. Rapidement, elle reprend le haut de sa tresse en tirant sur son chouchou, puis regarde à nouveau le grand dadet devant elle. « Bon, si tu veux continuer à discuter, ça sera en courant. Je compte pas y passer la journée. » Déjà qu’elle aime pas ça, en plus… Heureusement, y’a Afrojack et Chris Brown qui chante dans une de ses deux oreilles à ce moment-là. Sinon, il y aurait p’têtre eu droit à sa gifle.

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« Just felt like running »Hector Waltman & Azylis C. Delacroix

De toute évidence, la demoiselle était tout aussi confuse que moi, mais elle semblait beaucoup plus en contrôle sur ses émotions. Contrairement à mon sourire débile, elle affichait ce regard contenu, complètement discipliné dans cette situation en pente glissante. Ses lèvres pincées m’indiquaient clairement qu’elle semblait passer une journée aussi pourrie que la mienne, ce qui, étrangement, la rendait un peu plus humaine. Avec un maquillage à tout rompre, un habit qui sort d’une carte de mode, elle semblait presque iréelle, comme un cartoon. Son visage est sans imperfection, mais je devine que le phar à joue a quelque chose à y voir. Ses grands yeux sont habillés d’un mascara charbonneu, la rendant mystérieuse. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser remarquer son regard narquois masqué sous ce même mascara. Elle me toise du regard et pourtant, je ne me sens pas intimidé, après tout, je me suis excusé mainte et mainte fois, pour une erreur aussi stupide, je ne devrais pas me sentir mal. « Respires, Waltman. Je vais pas te bouffer. » me dit-elle, gardant son même calme. Je pense que c’est l’accumulation d’émotions variant de la frustration à la honte à la joie qui fait en sorte que mon coeur bat la chamade. De plus, la course que je viens de me taper sans préparation m’a simplement rendu plein d’adrénaline, qu’il faut absolument que je dépense.

Je ne répond que par un sourire à sa réplique mesquine, ne sachant pas vraiment quoi répondre à ça. Je ne peux pas être étonné qu’elle me connaisse, puisque, généralement, les gens ont tendances à me connaître personnellement, ou par rumeur ou réputation. Je ne suis pas non-plus étonné par cette réplique qu’elle a dit de manière tout naturel. À la regarder pour la première fois, elle semble être le genre de fille… comment dire… Le genre de fille contenue qui sait ce qu’elle dit. Elle sonne aguicheuse, confiante… Ça me plait. D’habitude, une attitude comme ça, je tourne les talons et je perds pas de temps avec ça. Cependant, elle me donne envie de rester et de voir où ça peut mener. Sa deuxième réplique, qui sonne encore plus bitchy que la première, me fait serrer les poings. Elle sait parler la demoiselle. Demoiselle, qui, d’ailleurs, me connait, mais qui reste complètement inconnue à mes yeux. Je connais énormément de monde, mais jamais vraiment par leur nom, simplement par visage. Je les vois, je les reconnais, mais faut pas me demander de les appeler.

Elle avait une mèche qui descendait devant ses yeux, ce qui lui donnait ce petit look d’héroine de film d’action. La bombe vient d’exploser, elle se retourne avec l’explosion derrière elle, avec simplement une grafigne et une mèche devant les yeux comme dégat. Avec son petit top, qui lui va très bien, cela dit, qui fait ressortir un côté rebel. Je ne cesse de l’admirer, stupidement, probablement, mais n’empêche, je secoue la tête à sa dernière réplique salace, complètement convaincue que j’allais réellement courir avec elle. Elle tourne alors les talons et quitte sans même attendre une réponse de ma part. Quand elle court, elle a ce dehanchement mignon. On dirait presqu’elle court au ralenti. Je rajuste alors ma veste sur mes épaules et entreprend de la suivre. Sa démarche me donne envie de courir après elle, pas avec elle. Cependant, je finis de la rattraper, remarquant par le fait même ses joues rougis par l’exercice. J’en déduit qu’elle ne doit pas être une grande sportive à la base. Ça fait bien des années que je m’entraîne, alors un simple jogging n’a plus le potentiel de m’épuiser. La voir comme ça, courir avec les joues rouges, un petit sourire en coin, satisfaite de voir que je suis à ses côtés. Oh, oui, elle m’a manipulé, mais je m’en fou, j’arbore également un petit sourire. On court un bon moment sans rien dire, simplement en s’accompagnant, le son de nos pas sur le béton dans une oreille, et le dernier mix de Trap dans l’autre. Quelques fois, je jette un regard vers elle. Elle semble tellement concentrée, s’en est admirable. Elle déteste courir, ça paraît, mais elle se force quand même pour le faire, c’est admirable. Quant à moi, je suis obligé de le faire de temps en temps, simplement pour garder la forme. Même si guardien de but n’est pas la position la plus active au hockey, je dois quand même garder le focus lors des entrainements. Sans cardio, je serais mort depuis longtemps. Et puis, il faut en profiter, la journée est peut-être grise, mais il fait généralement beau pour courir, alors c’est agréable. Je suis en bonne compagnie alors ça rend le tout un peu plus sympathique.

Après quelques minutes, quand on dépasse enfin la rue des marchés, et qu’on arrive près de la rue qui longe la plage, je me décide à dire quelque chose qui me chicote depuis on bon moment déjà : « D’où tu me connais d’ailleurs? » Je suis simplement curieux, et honnêtement, la réponse m’intrigue. J’en ai entendu de tous les genres déjà “été voir un de tes match” ou bien “je suis l’amie de l’ami de ton bon ami Joe” et encore “tu étais assis en avant de moi au cours de biologie”, mais la meilleure reste toujours quand les gens me précise “et bien, je te connais, parce que tout le monde te connais” ou même me rappelle “je te connais depuis la fois où tu as blablabla”. Bref, je suis intrigué de savoir quand elle aurait bien pu entendre parler de moi. Pourtant, à mes yeux, je ne fais rien d’exceptionnel, je suis ordinaire. Y’a qu’à aller plus souvent aux party organisés par des gens de l’école et porter une paire de jeans cool et voilà, le tour est joué, vous êtes maintenant populaire! Ça aide de jouer un sport aussi. Franchement, la clé de la popularité n’est pas si mystérieuse et je suis pas mal convaincu que tout le monde peut le devenir. Bref, j’ai posée cette question avec la plus grande délicatesse du monde, pour éviter qu’elle ne le prenne mal, puisqu’elle semble un peu à cran. Je ne cherche à me faire dire que je suis populaire, je tiens surtout à savoir comment une jolie fille comme elle peut me connaître alors que j’ignore complètement qui elle est. Elle devrait être populaire, puisqu’elle sort du décor, de toute évidence. Elle devrait même être plus populaire de moi si ça se trouve. Je souris à cette idée, lui souhaitant mentalement qu’elle s’incluse bien dans la vie de l’école, si elle est réellement nouvelle, ce que je ne peux qu’assumer. Parce que, franchement, comment je ne l’ai pas vu avant si elle n’est pas nouvelle. Mes verres de contact doivent être défectueux… mais il est hors de question que je porte mes lunettes! Je vais juste devoir assumer que je passe peut-être à tous les jours à côté des jolies filles sans les remarquer. Quelle merde!

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Azylis C. Delacroix
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Il ne répond rien sur le moment, et ça convient à la demoiselle. Elle a pas envie de se prendre la tête ce matin, ni de s’excuser d’avoir été un peu trop « brute ». Elle remarque, non sans retenir un petit sourire en coin, qu’il serre les poings. Oh ? Aurait-elle été un peu trop loin ? Elle s’en amuserait presque – bien sur, ça l’amuserait beaucoup moins si elle se prenait un marron, ce qui finira bien par arriver un jour. Elle ne s’étonne pas plus du fait qu’il la détaille pendant plusieurs secondes. Après tout, c’est pas comme si elle avait pas l’habitude. Depuis qu’elle fait attention à ses fringues et qu’elle colore ses cheveux, elle voit souvent ce regard masculin. Il est particulier. Il n’est pas complètement admiratif, pas complètement benêt. Comme une sorte d’appréciation de qualité, sans pour autant se dire carrément « Ouais elle est bonne ». Une sorte d’évaluation intermédiaire. Sans être trop critiques, ils ne sont pas non plus béats d’admiration. Et elle apprécie bien plus ce regard que le genre de regards de merlan frit que certains nigauds ont sur le visage devant une paire de seins.

Mais elle lui tourne le dos et se remet à courir. Après tout, elle l’a dit elle-même, elle a pas que ça à faire. Posée sur son bureau l’attend sa dernière création. Une petite robe noire, le genre de robe que toutes les filles ont dans leur dressing, à laquelle elle doit rajouter quelques détails pour la peaufiner et en faire un modèle unique. Sans même se retourner pour voir s’il la suit, elle remet son second écouteur en place et court au rythme de L’Amour Toujours. Parfois, elle bouge à peine les lèvres en marmonnant les paroles, essayant d’oublier le souffle erratique qu’elle a encore quand elle court. Voilà ce qui l’énerve le plus dans le sport. Peu importe l’entrainement, on en sort toujours crevé, transpirant et avec tous les muscles douloureux et saturés. Alors au lieu de se concentrer sur son souffle irrégulier et les muscles qui crient de douleur à chaque pas supplémentaire, elle marmonne les paroles de sa chanson. A tel point que son rythme de course diminue avec le rythme de la chanson, puis réaugmente brutalement lorsqu’elle s’accélère - ce qui ne l'aide absolument pas à améliorer ses performances soit dit en passant.

Elle finit par l’apercevoir à côté d’elle. Sans tourner la tête vers lui, elle sait qu’il la regarde – parfois, pas tout le temps quand même. Elle reprend alors ce petit sourire. Que c’est facile de fasciner quelqu’un, parfois. Elle se rappelle d’un ami qui s’est retrouvé fasciné par une fille, simplement parce qu’elle rabattait en arrière la mèche de cheveux qui pendait devant ses cheveux. Il trouvait que ça lui donner un charme fou. Tout comme cette manie qu’elle avait de détourner les yeux si on lui faisait un compliment. Azylis se souvient aussi qu’elle n’avait pas très bien compris comment ce simple geste l’avait hypnotisé.

Finalement, c’est quand il se décide à prendre la parole - « D’où tu me connais d’ailleurs? » - qu’elle s’arrête pour reprendre son souffle. Vraiment, elle en arrive à se demander quand elle finira par s’y habituer. C’est pas comme si elle faisait du sport trois fois par semaine bon sang ! Alors elle se plie en deux, pose les mains sur ses genoux et respire de grandes bouffées d’air, avant de juste relever la tête vers son interlocuteur. « C’est difficile de ne pas te connaitre. Je crois que tu fais partie de ces mecs dont on peut pas ignorer le nom sur le campus. T’es en Hockey, c’est ça ? » Pour s’amuser, elle aurait pu dire un autre sport, juste pour voir si il en aurait été indigné – certains s’énervent vraiment quand on confond leur sport de prédilection. Puis, taquine, elle ne peut pas s’empêcher de rajouter, un petit sourire en coin : « Mais j’ai surtout appris ton nom en entendant un de tes profs râler avec l'un des miens. Parait que t’avais pas été en cours ce jour-là. »

Elle finit de reprendre son souffle et se redresse un peu, avant de poser la main sur son front, histoire d’essuyer un peu la sueur. Elle se doute qu’elle est encore rouge, et qu’elle ne reprendra pas une respiration correcte avant au moins trente minutes. Merci les gènes. Et c'est en posant les mains sur sa taille tout en tentant toujours de reprendre son souffle qu'elle aperçoit la plage. Son tour habituel est normalement presque fini – Dieu merci elle en pouvait plus – et attend avec impatience de pouvoir gouter au thé glacé qu’elle a laissé dans le frigo avant de partir. Elle se tourne alors à nouveau vers Waltman, qui, si elle ne se trompe pas, ne doit pas la connaitre. Si même jamais l’avoir entraperçu sur le campus – sinon il ne se serait pas fié à l’indice ‘’cheveux bleus’’. Alors elle finit par lui adresser un sourire – O.M.G. le premier sincère de la journée – et, tout en resserrant sa queue de cheval, lui souffle : « Moi c’est Azylis. Cursus Arts plastiques. C’est surement pour ça que tu m’as jamais vu. » Après tout, elle a rarement l’habitude de buller à l’académie en dehors de ses heures de cours et des heures nécessaires à l’atelier.

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« Just felt like running »Hector Waltman & Azylis C. Delacroix

C’est drôle comment la mémoire fait les choses. Je ne me souviens pas de la première fois où j’ai attaché mes lacets, je ne me souviens pas non-plus de la première fois que j’ai couru, ni même de la première fois où je me suis fait un ami. Je ne me souviendrais d’ailleurs jamais de la première fois où j’ai parlé. Toutefois, une chose est sûre, je me souviendrais toujours de la journée où j’ai rencontrée cette jeune femme présomptueuse au regard perçant, quasiment trop attirante, qui se tenait devant moi à l’instant. Sa posture, ses mouvements subtils, sa manière de positionner ses lèvres de manière à ce que sa bouche reflète tout cette confiance, tout chez elle émanait un esprit de fille forte et populaire. Alors pourquoi est-ce que son visage m’est inconnu? Pourquoi n’est-elle pas dans mes amis facebook? Avec des cheveux pareil, je me serais attendu à me souvenir d’elle, autant que je me souviens d’Amy. Elle répond enfin à ma question, toujours avec ce ton assuré : “C’est difficile de ne pas te connaître. Je crois que tu fais partie de ces mecs dont on peut pas ignorer le nom sur le campus”. Je ricane mentalement en entendant cette réplique clichée. On s’imaginerait dans un mauvais teenage film dans lequel je serais un footballeur qui aurait fait sa réputation en marquant le point gagnant du match de la finale collégiale. Je ne joue pas au football, j’y comprend pas les règles, et je ne fais pas de point, j’empêche les gens d’en faire, nuance.

“T’es en hockey, c’est ça?” Était-elle déjà venue me voir jouer? Je dois admettre que les gens de la foule portent beaucoup de bleu lors des matchs, je n’aurais donc pas remarqué ses cheveux. Quoiqu’il en soit, j’hoche la tête bêtement, ne me concentrant qu’à moitié sur ce qu’elle disait. Le dialogue où l’on parle de moi, je l’ai entendu des centaines de fois, ce qui provoque inévitablement en moi un manque d’intérêt majeur et prononcé. Sans blague, j’ai déjà croisé une fille qui ne parlait que de moi. Elle me faisait mon auto-biographie en pleine figure. Elle savait même mon enfance, mes passe-temps, mon adresse (effrayant un peu) et même le nom des gens dans ma famille. Je croyais presque qu’elle n’avait pas de vie à elle-même. Elle semblait vivre dans une [i]fan-fiction{/i}. Inutile de dire que j’ai coupé court à la conversation avant de ne plus jamais lui reparler. Alors parler de moi, c’est ennuyant. Finalement, elle déballe tout et me raconte où elle a entendu parler de moi. Assez peu orthodoxe, je dois l’avouer. Je ne peux m’empêcher de sourire et de me passer une main sur la nuque. Aaaah oui, ce devait être Mr. Jones qui se plaignait encore de moi. Nous avions donc le même prof. Comme elle n’a pas précisé le moment exact de l’événement, j’assume que nous partageons ce cours sur une différente plage horaire. Puisque, encore une fois, une fille comme ça, ça se remarque. Elle a son certain charme caché derrière ce visage rougi et ces allures hautaines.

La pauvre semble complètement épuisé. Je ne me rappelle pas combien de temps nous avons couru, mais le coach de mon équipe est un vrai salaud sur le cardio. Je dois, oui, dois, courir au moins 20 kilomètres par semaine, excluant les kilomètres fait sur la glace pendant les entraînements. Alors mon cœur bat son plein, malgré l’alcool qui le noie à presque toutes les fins de semaine. Je devrais d’ailleurs arrêter cette mauvaise habitude, mais nah. Je ricane doucement en la voyant reprendre son souffle. Certes, elle n’est pas une sportive, c’est évident, mais j’admire son effort. Après tout, c’est une chose de s’entrainer parce qu’on se doit de le faire, et s’en est une autre de le faire pour soi-même. La demoiselle lève le regard vers moi, me rendant un sourire sincère, qui me surprend un peu sur le coup. Je répond également avec un sourire. Azylis… Azylis… C’est tellement beau comme nom! Bon, après tout, n’importe quoi est meilleur qu’Hector, même Ebenezer. Et puis, ce nom lui va très bien. Je l’imagine plus jeune, avec des longs cheveux bruns en nattes, une robe bleu pastel, en train de jouer à la corde à danser, avec sa prof qui l’appelle “AZYLIS!” dans la cours de récré. Ouais, ça lui va bien. Elle a une tête d’Azylis. Et puis, on dirait que le cursus art plastique est une autre chose qui est de mise quand on a les cheveux bleus et qu’on aborde un nom pas ordinaire. J’ai souvent entendu parler des locaux d’arts plastiques. Ce sont des petites salles, isolées du reste de l’établissement central, très loin des gymnases. Ça ne m’étonne pas de ne pas l’avoir vu alors! Ceci explique cela. Elle semble être le genre de fille tranquille à bricoler sur peu-importe-quoi, dans un petit atelier, aux heures perdues de la nuit.

Je réplique à cette révélation un énorme « Woah! C’est cool! » accompagné d’un énorme sourire. J’a soudainement plein de questions à lui poser. M’étant aventurer une seule fois dans les corridors d’art, pour aider une fille sur un projet de photographie, je pensais soudainement à plein de truc que j’aimerais lui demander sur ses projets. Mais voyant qu’elle reprend encore son souffle, je me penche vers elle, et dis simplement « Ok, écoute, on est pas obligé de courir encore hen! » j’enlève mes écouteurs et les roules en boule dans la poche de ma veste. « Je dois aller faire quelques course,  si ça te dis tu m’accompagnes, on discutes, et à la fin t’es libre! » ajoutais-je, gardant mon air jovial, quasiment par peur qu’elle s’en aille. Je dois me rendre au marché alimentaire pour remplir mon frigo, c’est encore un petit moment à petit, donc amplement de temps pour apprendre à la connaître un peu. Elle se redresse et accepte de m’accompagner. Yay!

Marchant tranquillement, les mains dans les poches, je la regarde du coin de soleil, et après un léger moment de silence, je souffle « Alors… Arts plastiques uh? » je me place devant elle, marchant de reculons, et ajoute « Pour faire quoi exactement? Peinture? Sculpture? Ces petites constructions qu’on fait avec des bouts de papiers la? » Je frappe mes mains ensemble « Oh non, je sais je sais… Maquillage? » C’était ma manière subtile de la complimenter sur le sien, même si je me demandais réellement ce qu’elle faisait dans ces locaux. C’est mystérieux, et bien plus intéressant que de passer un pallet sur la glace dans une arèna.

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Azylis C. Delacroix
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Il hoche simplement la tête, et la jeune femme hausse aussitôt un sourcil. Serait-il le seul sportif de l’école à être devenu blasé de courir après une baballe sur un terrain toujours identique ? Sincèrement intriguée, elle finit par remarquer : « On dirait que tu n’es pas spécialement ravi d’être en hockey. Tu t’es lassé ? » Après tout, tout le monde peut se lasser de n’importe quoi. Peut-être qu’un jour elle ne se maquillera plus, aura les cheveux châtains, et portera des vêtements de prêt-à-porter pas cher – voire même d'occasion. Qui sait ?
Néanmoins, il eut la décence de paraitre gêné. Oh, donc monsieur loupait les cours mais s’en voulait un tout petit peu ? Pas plus mal. Au moins, il ne faisait pas partie de ces gamins sportifs populaires qui n’avaient strictement rien à faire de leur avenir – et qui généralement finissaient soit chez leurs parents, soit dans un boulot routinier qui leur déplaisait. Le plus naturellement du monde, la jeune femme passa la main sur sa nuque pour tenter de détendre un peu ses muscles endoloris. Allez savoir pourquoi courir lui faisait toujours mal à la nuque ? Elle était peut-être juste trop tendue – et c’était pas faute d’avoir tenté d’apprécier ça.

« Woah! C’est cool! » Carrément ? La jeune femme lâcha un petit rire, court, de surprise. Elle n’avait jamais vu un élève d’un cursus de sport s’enthousiasmer autant à propos d’un cursus plus artistique. Vraiment, c’était une première. Il commençait à sérieusement l’étonner le petit Waltman. Enfin, petit, façon de parler. C’est pas comme si elle ne faisait qu’un mètre soixante-six à côté du mètre quatre-vingt-seize. Il faisait qu’une tête de plus qu’elle, et elle devait lever le nez pour lui parler. C’est tout, quoi. « Parait que c’est pas trop mal, oui. Surement plus varié que de glisser après un palet. » qu’elle finit par répondre avec un petit sourire en coin, un peu moqueur sans être aussi sarcastique que lors de leur rencontre. Elle ne peut pas non plus devenir trop enjouée d’un seul coup : elle serait où la crédibilité après ?

Et voilà qu’il lui proposait de plus courir. Elle n’en avait pas vraiment l’intention non plus. Et même si elle l’avait voulu, elle n’était pas certaine de pouvoir le faire. Son corps avait atteint le point où chaque cellule lui criait de s’arrêter. Mais elle faillit presque mal le prendre : elle avait l’air si mal en point que ça ? Certes, elle n’aimait pas courir, mais elle le faisait quand même trois fois par semaine pour se maintenir en forme. Si elle ressortait de chacun de ces joggings avant la tête d’une nana au bord de la crise d’apoplexie, c’était p’têtre pas génial. « Je dois aller faire quelques course,  si ça te dis tu m’accompagnes, on discute, et à la fin t’es libre! » Là, clairement, la jeune femme ne put s’empêcher de lever un sourcil, l’air un peu perplexe, avant de prendre des airs de défi : « Et si je refuse, tu me kidnappes pour m’obliger à aller faire tes courses ? » Et puis, elle finit par quitter ses écouteurs à son tour – il faut dire que ça venait de switcher pour la musique The Hills de The Weeknd, chanson qu’elle trouvait étrangement sensuelle – avant de se redresser vers le jeune homme : « Allez, je suis pas sure qu’avoir mieux à faire. Autant t’accompagner. Je m'en voudrais si tu te perdais, après. » qu'elle termine, avec un petit sourire moqueur – pour changer.

Ils se mettent alors à marcher tranquillement, ce qui lui laisse le temps de se remettre à respirer normalement, son cœur se remet à une fréquence plus calme, et elle peut même détendre ses muscles en s’étirant un peu sur la route – sans bien sur prêter attention aux gens qui la regardent bizarrement, faut dire que son T-shirt est un crop top, qui dévoile donc une bonne partie de son ventre plat au passage sans compter son legging qui, lorsqu’elle n’est pas en train de courir, semble un peu ridicule comme tenue pour sortir de chez soi. Finalement, Hector finit par lui demander ce qu’elle fait exactement, elle ne peut pas s’empêcher de reprendre un petit air moqueur sur les « petits bouts de papier » alors qu’elle réplique, avec une touche de sarcasme : « Ne parlerais-tu pas d’origamis, par hasard ? Je ne savais pas qu’il existait un cursus origami. » Et finalement, il finit par proposer le maquillage. Elle tourne alors vers lui un visage intrigué. Il est vraiment pas loin le bougre – bien sur, elle n’a pas réellement compris le compliment subtil, peu habituée à ce qu’on lui en fasse d’aussi indirects : « Presque, à vrai dire. » Elle lui fit un clin d’œil avant de sourire en reposant les yeux devant elle. « Je suis en maquillage de cinéma. Genre création de personnages. Ma partie préférée, ce sont les aliens, les dieux, ou ce genre de créatures un peu… mystiques, tu vois. Ça laisse le champ plus libre pour créer et s’amuser sur les formes de visage, sur tous les petits détails. » Et là, quand elle en parle, on voit son sourire devenir franc, ses yeux pétiller doucement. Elle aime ce qu’elle fait, et ça se voit. Puis elle se tourne de nouveau vers lui : « Genre créatures d’Avatar, ce genre de choses. Les zombies c’est pas mon truc. C’est trop gore, trop… caricatural. Y’a tellement plus de choses drôles qu’on peut faire. » Puis, un peu distraitement, elle passa la main dans ses cheveux, ébouriffant un peu sa queue de cheval. « Et toi, un hobby à part le hockey ? »

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Hector Waltman
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« Just felt like running »Hector Waltman & Azylis C. Delacroix

Ses yeux traduisait un épuisement, mais quand j’ai commencé à essayer de devenir son domaine d’étude, je les ai vu s’illuminer, comme si c’était la première fois que quelqu’un daignait s’intéresser à ce qu’elle fait. Je souriais en écoutant sa réponse. Maquillage de cinéma? Eh bien, c’est la première fois que j’entend ça. À mon avis, elle semble être meilleure en maquillage de cinéma qu’en maquillage régulier, simplement par la manière don’t elle s’habille, on voit qu’elle a un côté éclatant, ça rayonne. Il est toutefois clair qu’elle cache ce côté fou derrière une façade sombre, qui lui donne un air très hautain, voir bitch, mais je comprend totallement ce look. Ce regard qui fait dire ‘’me dérange pas’’ qui vient naturellement à la naissance et auquel il n’existe aucun remède. Je suis moi-même propriétaire ce cette air de pitbull quand un sourire ne s’affiche pas sur mes lèvres. Ce n’est pas nécessairement parce que je suis de mauvaise humeur, simpement parce que je n’ai pas d’autre émotion possible quand mon visage est passif.

D’ailleurs, j’étais en rage il a quelques minutes à peine, et maintenant me voilà en train de lui sourire comme un idiot. J’ai complètement oublié pourquoi j’étais faché en premier lieu… ah non, laissez faire, je viens de m’en souvenir. Saleté de Vince avec son attitude de merde. Je dois avouer que par moment, j’aimerais déménager, prendre ça cool de mon côté, au lieu d’endurer cet enfoiré qui ne lèverait même pas le petit doigt pour sa grand-mère mourrante. No no, retour au sourire, retour au sourire! J’hochais la tête quand elle énuméra ses maquillages préférés. Je me souviens avoir déjà joué un Dieu grec dans un pièce de théâtre quand j’étais gosse. J’étais Apollon il me semble? Bref, j’avais ce maquillage parfait! Le genre de truc qui brille avec l’éclairage, qui donne l’impression que je suis réellement divin. C’était fou. Quand j’y repense, je me dis que c’est une chance que je n’ai pas fait cette représentation maintenant, parce qu’avec mon physique, on m’aurait torse nu et on m’aurait fait balader sur la scène simplement pour exposer mon costume et mon maquillage qui serait sûrement encore plus impec qu’avant. À l’époque, j’étais un gamin frêle, pas d’amis sauf mon frère, et j’avais des broches. Rien de bien valorisant. Je répliquais à la demoiselle que je pourrais lui servir de modèle au besoin, on sait jamais.

Je pense qu’elle venait de réaliser, comme moi, qu’elle était très enthousiaste à me parler de sa passion, ce pourquoi elle reprit en un instant son regard soutenu de plus tôt, contenu. Dommage, elle était mignonne à sourire comme ça comme une gamine. Ah, et la question cruciale : mes hobbies. Quand j’ai passé l’entrevue pour mon premier petit boulot étudiant, j’avais répondu du tac au tac à cette question. Le genre de réponse cliché qu’on dit pour bien paraitre : ‘’oh, mes hobbies? Et bien, par où commencer? Je dirais l’art (haha), les films (vrai), m’amuser avec mes amis (encore vrai), mais surtout étudier (faux) et lire (doublement faux). Je me passionne pour la nature (haha, faux), je suis d’ailleurs inscrit à un club de jardinage (rien de plus faux)’’. Pour la touche finale, je rajoutais toujours un petit rire à disant : ‘’oh, mais l’agriculture n’est pas mon milieu favoris, c’est de travail ici mon milieu favoris!’’ Erk erk erk, c’était tellement ringard que mon cerveau fondait littéralement au moment où j’avais la pognée de main et la confirmation que mon premier quart de travail commençerait lundi. J’avais toujours le travail, mais avec les années, je me suis rendu compte que s’ils voulaient réellement m’engager, ils devraient m’accepter moi. Du coup, mes entrevues de travail était rendue… légèrement plus brouillon. Comme par exemple : “Quelles sont vos hobbies?” “Le sport” “Dans quoi vous passionnez-vous?” “Les filles” “Quels sont vos intérêts?” “Rien du tout”. Avec le temps, je me suis mis à y réflechir, et j’ai compris que, en tant que tel, je n’ai pas de réel centre d’intérêt sauf les choses auxquelles j’avais été exposé presque toute ma vie, soit l’alcool, les filles, le sport, l’hiver et les amis. Je serrais les dents en réfléchissant à un réponse potable à lui donner, mais je me décide à lui dire la vérité telle qu’elle est : « Non…. Pas vraiment non… »

J’étais légèrement honteux de cette réponse. Et pourtant, ce n’est pas comme si je n’avais pas déjà essayer de m’intéresser à des choses nouvelles, c’est simplement que ça n’a jamais vraiment collé à ma peau. Je me suis lancé dans l’art quand j’avais 9 ans, échec total. Puis à 11 ans, j’ai essayer la dance, je suis pourri. À 15 ans, j’ai voulu faire du travail manuel, j’y suis doué, mais je n’apprécie pas cela plus qu’il ne le faut. Au tournant de mes 18 ans, j’avais essayer presque tous les autres sports qui ne concernaient pas une patinoire. Volleyball, surf, basketball, baseball, croquet même! La cross, la course, le skateboard, la boxe, mais rien ne semblait aussi fascinant que le hockey, alors je suis resté dans mon équipe. À mon arrivée à Volfoni, j’ai décidé que j’étais qui je suis, qu’il m’était inutile d’essayer de trouver une passion “plus intéressante” si j’en avait déjà une bien assez intéressante à mon goût. Alors je n’ai rien fais. Je suis allé aux qualifications de hockey, je suis entré dans l’équipe, je me suis fais rapidement une popularité et des amis et l’ancien Hector était mort. Je ne regrette rien, mais là, présentement, devant elle, elle qui est si inspirée et pleine d’idée, je me sens complètement débile. Mon sourire avait disparu et je la fixais, pour un temps qui semblait un éternité, mais qui n’a duré en fait que quelques secondes. J’ajoutais rapidement : « Mais parfois je vais voir mon frère à ses pratiques! Et je m’intéresse à des films! » Mais pourquoi j’essayais de rattraper le coup? Qu’est-ce que j’essayais de lui prouver? Je soupirais longuement, soufflant : « C’est nul, je sais » avec un mince sourire en coin.

Je poussais la porte de l'épicerie juste derrière moi tout en lui disant, reprenant mon air jovial : « Hey! Je sais ce qu’on pourrait faire ce soir! Tu me montres une de tes passions et, un autre soir, je te montre une des miennes.. bon en fait on va juste faire quelque chose, parce que, ouais, j’ai pas de hobbie, mais bon, en tout cas, t’as compris » J’avais tout déblatéré et je doute que le message soit vraiment clair, alors j’ajoutais subtilement, en ramassant un panier de plastique à l’entrée : « Ça sera ma façon de m’excuser pour t’avoir prise pour quelqu’un d’autre tout à l’heure et d’avoir agis comme un idiot… Ce que j'arrête de faire dès maintenant d'ailleurs, promis! » Je lui rendis un grand sourire, tout heureux de ma proposition. Ça sera toujours mieux que de passer la soirée chez moi à endurer mon coloc débile. Et puis, what could go wrong?

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Modèle, hein ? Ca pourrait être amusant, en effet. « Hmmm… je pourrais surement faire de toi un guerrier elfe, ou peut-être viking. Ou quelque chose du genre. T’en as la carrure. » Compliment masqué ? Simple constatation ? Qui pourrait bien le dire. « Ca pourra être amusant si t’as la patience de rester assis pendant des heures à supporter prothèses et maquillages en tout genre. » Elle lui jette un petit clin d’œil, parce qu’elle sait que tout le monde ne le supporte pas. Rester immobile pendant des heures n’a rien d’amusant, et même si le résultat final est la majeure partie du temps impressionnant, on en profite pas très longtemps.
Il a une mine renfrognée et un peu honteuse alors qu’il soupire qu’il n’a pas vraiment d’autres hobby que le hockey. La jeune femme lève un sourcil : ça n’a rien de honteux de n’aimer qu’une seule chose. Au contraire, on y consacre encore plus de temps. Et puis, son visage s’illumine un tout petit peu alors qu’il reprend : « Mais parfois je vais voir mon frère à ses pratiques! Et je m’intéresse à des films! » La jeune femme sourit alors et secoue doucement avant de répondre à sa prochaine phrase : « Ça n’a rien de nul. Tout le monde aime regarder des films. Et puis, après tout, c’est principalement pour les films qu’il existe des maquilleurs chevronnés. Oh, et qu’est-ce que ton frère pratique ? »

Finalement, ils parvinrent à l’épicerie, et elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Elle n’était jamais encore venu ici, mais ça avait le charme d’une épicerie de quartier, là où on trouve un peu de tout, mais sans grand choix dans les rayons. Et revoilà le sourire ravageur du mec populaire qui fait fondre les filles de l’académie, et glousser les lycéennes qui le croisent : « Hey! Je sais ce qu’on pourrait faire ce soir! Tu me montres une de tes passions et, un autre soir, je te montre une des miennes… bon en fait on va juste faire quelque chose, parce que, ouais, j’ai pas de hobbie, mais bon, en tout cas, t’as compris » Il se pencha pour prendre un panier, et elle apprécia un instant les muscles tendus de ses bras – ben quoi, pas de mal à se rincer un peu l’œil ? Après tout, ce n’est pas comme si lui-même ne l’avait pas parcouru du regard tout à l’heure – et que le caissier n’était pas en train de faire la même chose derrière elle. « Ça sera ma façon de m’excuser pour t’avoir prise pour quelqu’un d’autre tout à l’heure et d’avoir agis comme un idiot… Ce que j'arrête de faire dès maintenant d'ailleurs, promis! »

Elle haussa un sourcil, puis fit un petit sourire en coin, étudiant la proposition. Pourquoi pas, ce pourrait être amusant. Amusée, elle prit une petite moue séductrice, et se tourna vers le jeune homme, un petit sourire en coin : « Mais, dis-moi Waltman, serait-ce une proposition de rencard ? » Mais avant qu’il n’ait vraiment eu le temps de répondre, elle s’avance dans l’allée en regardant à droite et à gauche les rayons, et reprend sur un ton presque jovial : « Très bien, on se voit ce soir alors. Néanmoins, pas après une bonne douche. » Après tout, ce n’est pas comme s’ils avaient couru pendant un bon moment, et donc transpirer gentiment. « Quant à l’attitude d’idiot, je suis désolée aussi. Mon stupide voisin a décidé de faire la fête, et de me réveiller de bonne heure ce matin. Et je suis pas du matin. Du tout. C’est tombé sur toi comme ça aurait pu tomber sur la p’tite vieille qui m’a regardé de travers quand je suis sortie de chez moi. » Elle haussa un peu les épaules, dernière excuse pour son comportement. Elle est vraiment pas du matin, et son voisin commence à lui taper sur le système. La prochaine étape, ce sera d’aller toquer à sa porte et de lui coller une droite. Tiens, c’est une idée ça… Puis, reprenant un sourire plus convaincant, elle se tourna à nouveau vers Hector et continua à marcher lentement à reculons : « Quant à me montrer tes passions, c’est possible. Je pourrais aller voir un de tes matchs, et ensuite aller voir un film. Ça en ferait deux. Je connais rien au hockey, ça pourrait être l’occasion de mourir moins bête. »

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Hector Waltman
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Salty ΔHector Waltman & Enora Clifford

Ce n’était pas la première fois qu’on me complimentait sur mon physique. Je ne suis pas vaniteux, mais c’est toujours agréable quand les gens le remarque. Après tout, on se fait pas de changements dans sa vie pour ne pas que les gens posent un commentaire. Quand j’ai commencé à m’entrainer, j’avais environ 17 ans. J’étais trop grand et trop maigre pour le poids de mes épaules, alors j’ai débuté petit, avec des 20lbs, et éventuellement j’en suis venu à lever du 200lbs et je me sens bien. J’aime que les filles passe des commentaires sur ma carrure, et ces commentaires sont encore plus appréciés quand ils viennent d’une jolie demoiselle comme celle-ci. Je paris qu’elle est le genre de fille qui peut manger une pizza entière et boire plusieurs bières sans prendre le moindre kilo. Elle court simplement pour garder la forme j’espère, parce que si elle maigrit encore, elle va devenir 2D. Je réponds rapidement à sa question en lui expliquant que mon frère est en cursus danse, hip hop, et qu’il fait parfois partie de pièce de théâtre amateur. C’est l’artiste de la famille. Pas une once de muscle, tout dans la tête. Toutefois, il a cette manière d’être passionné et ça, ça court dans la famille.

Une proposition pour un rancard? Moui, on pourrait dire. Après tout, elle est déjà mignonne, je me demande bien de quoi elle peut avoir l’air avec ses cheveux bien arrangés et une jolie robe. Ouais, je me l’imagine déjà. L’imagination, il ne m’en manque pas. Bref, je souris comme un imbécile en entendant son acceptation de m’accompagner à notre petite soirée avant de commencer à déambuler dans les rangées, suivi de la demoiselle qui trottine derrière. Elle aussi avait vécu une histoire de voisin, classique. Les voisins c’est jamais tranquille, qu’ils soient du dessous, du dessus ou dans le même appartement. J’ignore si elle vit en appartement, mais je comprends totalement son problème, et courir en est la seule solution. Partir, s’enfuir un peu. Et qui sait les rencontres qu’on peut faire apparemment! Et puis hey, j’aime son caractère. Quand même, ça prend du cran pour s’en prendre à une petite bonne femme qui te dévisage. Et puis, ça nous faisait ça en commun, une voisine vieillotte qui jette des coups d’œil sournois dans le corridor une fois de temps juste pour s’assurer qu’on ne fait pas de conneries, et qui va tout rapporter au propriétaire à la seconde même ou le logo d’Universal Studios joue un peu trop fort dans le film de l’appartement d’à côté. Oui, elle, le classique de la vieille voisine qui ne devrait déjà plus être de ce monde. Mais qu’importe, je suis contente qu’elle ait jeté son dévolu de rage sur moi ce matin, parce qu’autrement, j’aurais passé le reste de l’année à me demander qui cette jolie fille aux cheveux bleus à l’école était. Les choses qui tombent mal tombent presque toujours bien en fait.

C’est une très petite épicerie, le genre d’épicerie qui ne vend qu’une seule sorte de chaque nourriture. Tu veux de la viande? T’as le choix de bœuf, poulet ou saumon, rien d’autre. Tu veux des légumes? Ah bah c’est évident que t’as rien besoin d’autre que de la salade, des concombres et des tomates. Tu veux des céréales? Frosted Flakes, All Bran ou Rice Crispies? Et je vais pas commencer à vous expliquer le manque cruciale de condiment que ce magasin possède. Pas de moutarde, pas de mayonnaise, que du ketchup. Tu voulais de la confiture aux fraises? Ah bah on a que de la confiture de bleuet. Tu voulais des oignons? Haha, non. Tu voulais de la vinaigrette César? Tant pis pour toi. C’est une énorme chance que ce magasin soit encore ouvert avec cet aussi grand manque de variété. Pourquoi je viens ici moi? Les gens qui travaillent ici sont sympathiques… et la bière est moins chère. C’est pas trop loin de chez moi non-plus, le trajet se fait bien à pieds. Un magasin plus « luxueux » se trouve près aussi, mais il me faut ma moto pour y aller et ce matin j’ai pas pensé à tout avant de partir en coup de vent de chez moi, rageur. Va falloir vivre sans, je lève pas 200lbs au gym pour rien!

Je ramasse l’essentiel pour survivre la semaine, soit du lait, du pain, des œufs et quelques autres babioles qui m’aideront à hiberner un peu avec la saison d’examens qui s’approche. Le panier plein de bidule, je me rends compte que tout au long que je ramassais les aliments, moi et Azylis on se parlait de tout et de n’importe quoi. Son sport préféré, ses céréales préférées, qu’est-ce qu’elle aurait envie de manger en ce moment, ses animaux de compagnie, ses amis. C’était si naturel, et c’était ça la beauté de la chose. C’est par ces conversations banales qui s’escamotaient qu’on réalisait nos centres d’intérêts. Ça promettait d’avoir une soirée avec elle, parce qu’il restait encore énormément à découvrir. Arrivé à la caisse, c’est une fille que je connaissais bien qui travaillait. Elle replaça sa toque mal placée, ajusta son tablier et leva ses yeux bleus vers moi, souriant avec ironie. « Tu viens encore magasiner ici toi? C’était pas le tour de Vince? » demanda-t-elle avec une pointe de sarcasme dans la voix. La petite étiquette accrochée après la fine bretelle de sa camisole (qui, étonnement, arrivait à retenir l’entièreté de sa poitrine assez massive) affichait son nom en grosse lettres rouges « Anna Maria ». Je lui souris, lui expliquant que Vince était un gros imbécile. Elle leva les yeux vers moi, délaissant quelques minutes mes articles pour toiser du regard Azylis, ne l’ayant probablement jamais vu avant aujourd’hui « Y’a que les imbéciles qui trouvent les autres imbéciles » dit-elle tout simplement avec une pointe d’accent dans la voix, retournant ses yeux vers moi. Ce devait être un autre de ces proverbes espagnol débile pensais-je, ne cessant de sourire et répliquant un rapide « Ha. Ha. Ha. » Elle souriait toujours avec son sourire narquois avant de terminer de passer mes articles de taper quelques touches sur son clavier. 34,50$ me dit-elle, croisant les bras. Alors que je sortais mon argent, Anna regarda Azylis et je l’entendis lui dire, d’un ton joueur « Assures-toi de ramener Hector à son propriétaire, tu peux regarder sa médaille si t’es pas sûre » Elle ricana, et je regardais du coin de l’œil Azylis qui souriait. Mon dieu qu’elle était belle avec le faible rayon de soleil qui passait finement par la grande baie vitrée du magasin. Je souriais de plus belle et paya mes achats. Je prends les sacs et avant de sortir Anna Maria nous cri de passer une belle journée avant de s’asseoir sur son comptoir.

Une fois dehors je soupire longuement et dit doucement « Désolée, mes amis sont bizarres » Je lui souriais, avant de lui demander « Alors tu veux qu’on de rejoigne où ce soir? » Question assez importante parce que, moi, je ne crois pas aux oracles comme Anna, et je ne pense pas pouvoir deviner.

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