le gifle de Ironlak } pour toi, Soo <3

Sasha Mai

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la gifle de Ironlak

Je renifle, en contractant bien fort mon museau cornu, pour cracher une poignée de morve sur le sol - histoire de bien me dégourdir la langue pour la sortie de mon cours.

Et elle sourit fièrement dans sa gueule, comme une nargue qui prend son envol. À ceux, tout autour de la petite asexuée, qui s'étaient reculés d'un pas, elle montra son postérieur écrasé par l'absence de poids. Comme si elle se faisait jouir par la réticence de son entourage. Ne te mens pas, coquette.

Je pousse l'école derrière moi, de toute mes lourdes et paresseuses forces. Pas à pas. Enfin, merde, quelque chose comme un vendredi soir. Enfin, quelque chose comme une fin de cours. Enfin, quelque chose comme une délivrance.

Et sans mensonge, elle ne ressentait que détresse en chute libre de sa gorge à son foie. Pire que détresse; s'était la mélancolie qui lui léchait le sternum. Ce fut pour épousseter les restes de nœud qu'elle grouina vulgairement vers un quelconque qui la fixait avec l'avidité d'un suceur d'intimité et cracheur de commérages. Sa gorge en fut libérée, et Sasha perdit l'emprise oculaire agressante du morveux trop beau pour s'identifier à l'être humain. Un soupir. Elle tremblait, et se détestait. Personne ne le saura jamais, peut-être ne s'en rendra-t-elle compte que plus tard, mais sans doute était-elle au bord des larmes. Pour le moment, c'est un renseignement inutile à savoir. Le pourquoi se trouve-t-elle dans cet état, toutefois, est plus avantageux à apprendre.

Sasha avait terminé ses cours de la semaine avec une histoire de littérature française en cours de langue sujette. Simplement un professeur qui avait laissé sa parole pédagogique prendre la rive du plaisir d'expliquer ce qui est savoureux à inculquer. Il avait parlé de Descartes. En lien, bien évidemment, avec le livre pathétique de romantisme bavé dont ils avaient tous à se gaver avant le prochain semestre. Ce sont les termes de Sasha qui ne veut vraiment pas aimer l'époque de Victor. Professeur avait expliqué que Descartes jugeait l'espoir comme une passion, comme un souffle de sécurité et de désir... Et comme une crainte, finalement, et une mort après la gloire. Quand la cloche avait sonné, punkiette numéro huit mille s'était levé sans un soucis, et avait quitté comme tous les autres jours. Avec un goût de goudron dans les dent, par contre.

C'est que cette parenthèse éducative complètement impertinente ne lui avait suffit qu'à lui retordre les tripes. Combien, combien de fois avait-elle mis son espoir dans son père, surtout son frère. Petite perle, grand trésor. Un regret, un sentiment très mal. Sasha n'avait sut être la personne qu'il lui fallait. Et encore là, elle était trop loin de lui pour faire quoi que ce soit. Consciente, ou non. Jusqu'à quel amour elle avait espérer le voir s'épanouir, et maintenant... elle n'espérait plus de lui qu'un silence mort comme présence dans les lettre de sa mère. Aucune nouvelle, bonne nouvelle.

Souliers immense à plateforme plus développée que Windows 10, à lacets dépareillés mais trop agencés. Maigres pantalons noirs usés jusqu'à l'os. Camisole masculine trop grande pour la puce qui marchait dedans (à l'effigie de Nirvana, bien sûre). Soutien-gorge expressément grossier aux motifs de l'armée. Chapeau melon déchiré - qu'elle mit illico sur sa tête - aplatissant ses couettes épaisses encore plus en masque sur le haut de son visage. Portrait de la tête aux pieds, mais à l'inverse, juste pour faire plus sauvage. Portrait typique de cette journée fade qui sciait à ravir toutes ses autres tenues. Trop instable pour s'accrocher à autre chose d'elle même qu'à son apparence. Et dévora du cœur son petit look qu'elle aimait tant et arborait fièrement. Sans trop le savoir.

Elle fonçait mollement à la cours où elle se saurait reposée. Un terrain de verdure, avec un banc pour la laisser glander une heure ou deux. Juste le temps que les étudiants s'éparpillent méticuleusement dans leur troupe sociale respective. Pour, enfin, pouvoir graffiter, un peu. Reposée, qu'elle serait? Encanettée, même! Comme un si s'était un vice impénétrable. Et elle médita à l'accroc pour un bon vingt-cinq minutes sur un banc de parc banal à n'écouter rien d'autre que le bruit que son corps générait. Un rythme de battement de cœur, jusqu'au souffle de ses poumons et le gargouillis de ses intestins en digestion.

Avec tout ce que le prof avait dit, avec se songes et ses reflux gastriques de la faille de l'espoir envers son frère, c'était le mot «rancœur» qu'elle s'apprêtait à écrire. En chinois, et très violemment. Pour être certaine d'exclamer ce qu'elle avait à dégueuler, mais en étant bien certaine que personne ne la comprenne. Il n'y avait aucun intérêt positif à cultiver cette honte envers les sentiments humains. Et petite Mai le savait, je lui avais dit, déjà. Et le fait même que j'en parle maintenant pour elle prouve qu'elle rumine encore cette idée constructive. Incapable de s'en sortir, ou d'éviter le piège à ours qui lui happait à chaque inévitable fois le mollet. D'un autre côté, il est moins effrayant que de se foutre l'orteil dans une embuscade cliché plutôt que de courir vers l'inconnu à mille dangers.

Elle ouvrit son sac et repéra son rouleau à parchemin épais ainsi que sa canette de rouge vif. Vingt-cinq minutes déjà à cette réflexion qui, admettons-le, est une rumination de la vase de sentiment bloquant la vague émotionnelle de ses artères, puis on l'interrompit.

Je lève ma tronche plissée par l'incompréhension et mon groin qui veut crier à tout le monde qu'il se fait déranger. C'est un mec qui me gueule dessus. Un grand musclé qui n'a rien à foutre de moi, par incessant préjugé, et qui me demande de lui lancer sa balle. Je regarde un mètre à côté de moi sur le sol pour attraper des yeux un ballon de Football Américain. Jamais tenu ça dans mes doigts de ma vie. J'ose regarder le grand blond sans broncher... S'il l'a foutu là, qu'il vienne la chercher lui-même. Je suis la servante de qui, dans tout ça?

Il insiste. Et puis merde, j'ai jamais lancé ça de toute ma chienne de vie... Je dois bien m'essayer, et les occasions vont manquer à l'avenir. Je me lève donc pour aller chercher l'objet de la cessation et le manipule un peu. Les professionnels semblent apporter une facilité à crever la vie pour lancer ces cochonneries. Vue la forme assez ovale, même un peu pointue, je me dit que ça ne peut pas être trop trop compliquer : jeter un cigare devrait se faire simplement et naturellement. Je lance la balle vers l'ami et réalise que j'ai vécu dans le dénis durant ces cinq dernières secondes.

C'est une catastrophe. Je fous la balle en l'air et ses extrémités prennent toutes les directions à la fois. Elle tourne sur elle-même, mais jamais comme je l'aurais souhaité. Oops. Mon œil bourré à la crédulité stable fixe le sportif qui ne prend même pas la même de se foutre de ma gueule. Non, c'est tellement grave comme lancé que lui - et même ses potes! - juge le missile avec consternation. Il fait une banane atroce dans le ciel bas, puis se pose avec la grâce d'un mitrailleur névrosé sur la figure d'une passante. Et merde. Et merde!


Sasha avait même entendu le «pof» du projectile caressant la joue. De très loin, même. Et elle s'était fait renvoyer pour moins que ça - du moins, eut-elle l'effluve de pensée à l'instant - alors elle prit le pas vers ce qui lui semblait être la princesse des pimbêches de robe de dollars et de talons de merveilles. Elle jura trois-mille-cinq-cent-fois, parce que juste une fois n'aurait pas été suffisant à sa langue branlante de malveillance envers l'acte tout juste passé. Si ça n'avait été que de Sasha, la fuite aurait gagné ses bottillons. Mais la quantité de témoins ne lui donnaient d'autre choix que d'aller voir Miss Rose Bonbon et lui supplier de ne pas parler de l'incident à la direction. Lui jurer que c'était un accident. Autre connerie à foutre sa langue dans le trou du cul d'un système d'éducation si stricte. C'était sa pensée, évidemment, et non la mienne.

Je m'approche de la blessée. Elle se tient le visage dans les mains. Et bordel de couilles! Qu'est-ce que j'ai bien à lui dire? Rien du tout... J'ai tellement pas envie de faire ça. Dès le départ j'aurais dû hurler à tout le monde qu'on me foute la paix... Et voilà où j'en suis en ce moment!


«Hey... Ça... Comme... Tu vas être correcte là, hein?»

Ça vient de sortir de ma bouche, ça. bin oui! Super honnête, super malléable! Non, mais franchement, je sais pas quoi foutre. Je suis sensée lui tapoter l'épaule? Hors de question que je fasse ça, bordel. Hors de question que je témoigne de l'empathie sur ma face en céramique non plus.

Tu es toujours aussi effrayée à récupérer et consoler les gens blessés? C'est que tu as peur d'échouer. Et que tu ne te permets pas l'échec. Surtout pas celui qui concerne la douleur que tu as toi-même lancée sur la tronche d'une camarade. Ravale ton mucus et fais-le. Dis-toi cela. Si tu es capable de vendre des nuisances à des gangsters mal-foutus, tu peux très bien demander à une fillette blessée si elle se porte bien!

«C'était un accident, okay?»

Tu te rends compte que tu ne t'es pas excusé et que l'orgueil te donne des frissons à le faire. Et tu ne parles pas plus! Confronte-toi, ensuite tu pourras lui parler.

J'aurais aimé me gifler. Mais là, y'a déjà eut assez de coups sur les gueules, on va dire.



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La vie c'est pointless quand t'attends pas de colis venant d'internet.

Tous les matins depuis une semaine, je regardai dans ma boite aux lettres, avec un petit soupir désespéré en constatant que rien n'arrivait. Finalement, j'avais reçu ce matin un adorable t-shirt Sailor Moon et une jupe rose à bretelles, qui allaient ensemble comme si leurs sites respectifs les avaient crées spécialement pour qu'on les mettent en même temps. Ok, ok, ça venait de marques chinoises alors la qualité était... pas terrible-terrible, mais enfin. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, comme dirait mon père en buvant son café de six heures -l'heure des réflexions philosophiques profondes dans ma famille.

Du coup, j'avais passé une très bonne journée -bonnes notes en maths, la jolie fille du stand de sandwich m'avait sourit, et j'avais enfin reçu la bourse que j'attendais. Surtout, une rumeur bizarre m'étais arrivé aux oreilles, comme quoi l'école allait créer un cursus de riders ? Je n'y croyais pas du tout, soyons honnête. Les sports extrêmes ne sont reconnus ni par une fédération, ni par le comité Olympique. Basiquement, ils n'existent légalement pas. Ça me paraît pas très probable, ce serait un beau risque de la part de l'école... Après, y'a des passionnés. Alors ça pourrait payer. Et pour moi, ça serait un rêve. Mais c'est sûrement une rumeur inventée pour me faire plaisir. Je ne vois même pas pourquoi je philosophe dessus, en fait.

Il en faut peu pour se sentir badass. Je ne sais pas si mon cerveau est particulièrement doué pour s'auto-influencer, ou si je ne suis pas la seule, mais je sens assez facilement mes pieds décoller du sol. Un courant d'air relativement chaud pour la saison soulevait ma jupe, je me sentais jolie et j'avais dans les oreilles une de ses chansons de K-Pop débiles qui ne veulent rien dire mais qui me font battre le cœur. Mine de rien, les vingt minettes qui dansent sur des morceaux de pop répétitifs, ça me fait kiffer. J'étais de bonne humeur, j'avais l'impression que je pouvais bouffer le monde.

Jusqu'à ce que je me prenne un ballon de foot à pleine vitesse dans la gueule.

Mais ça c'est autre chose.

Ma tête fait un espèce de « TUD ! » bizarre quand le ballon et ma tempe rentrent en contact. WAH, ça fait super mal. Le bruit résonne dans ma tête avec un écho un peu inquiétant, et quand je rouvre les yeux, des taches bizarres dansent devant. Je vois à peine que je suis assise dans un nuage de poussière que j'ai provoqué en tombant. La corolle rose autour de mes jambes, là, ce doit être ma jupe. Sûrement. Je porte la main à ma joue, constate que tout mon fond de teint est parti, quelque part entre la poussière et le ballon, et qu'on doit voir toutes mes taches de rousseurs. URH. Merveilleux.

«Hey... Ça... Comme... Tu vas être correcte là, hein?

Je lève les yeux. C'est une petite brune, asiatique. Elle a des espèces de couettes sous un chapeau melon, un look entre le très très punk et le trash travaillé. Elle est super pâle, aussi. Ou c'est la lumière du soleil ?

Hein, quoi, elle dit quoi ? Y'a toujours des sons de cloches dans mes oreilles, je vois sur ses lèvres plus que je n'entends qu'elle balbutie. Distraitement, je constate que le choc a fait volé ma pince à chignon et que mes cheveux pendent maintenant lamentablement sur mes épaules, à moitié attachés.

Je fais des vagues signes de tête -oui, non, qu'importe- pour signifier que je suis consciente et m'appuie sur le sol pour m'asseoir en tailleur. On respire un graaaand coup. Ça va, c'est rien de grave. Des coups sur la tête, ça m'arrive régulièrement. Pas pour rien que toutes les compèt de BMX se font avec un casque. C'est pas très esthétique, même quand ils sont roses, et ça rend les cheveux tout gras, mais ça vaut toujours mieux que le traumatisme crânien quand tu te foires. Ceci dit, quand tu tombes sur la tête, casque ou pas, tu le sens passer.

«C'était un accident, okay ?

Cette fois, j'entends plus ou moins correctement. Re-hochement de tête, cette fois un peu plus vigoureux. Je me doute bien qu'elle expédie pas des ballons de foot dans la tête des gens pour le plaisir de les voir s'écrouer misérablement dans la pelouse (Sooleawa héroïque dans toutes sa splendeur). Bien évidemment que c'était un accident. Je prend sur moi, respire un grand coup. Ok, l'impression de tourner sur moi-même s'est estompé, c'est sûrement pas grave du tout. Je fini par articuler :

« Nah, c'est cool. Pas de problème. Tu... T'aurais de l'eau ?


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D'abord, ça a coulé dans sa trachée comme un soulagement en miel. C'était presque étonnant, et d'une autre main, c'était une réaction totalement typique de beaucoup de personnalités : la rosette prononçait du menton et de la langue que, nah, c'était cool, en fait.

Et là, elle me demande de l'eau. Okay, c'est peut-être con... Mais je me demande dans quoi est-ce que je me suis foutue les pieds. Je regrette mes gestes. Je regrette mes gestes complètement hasardeux et imprévisibles? Ça devient encore plus con, cette histoire!! De l'eau? Je dois lui apporter de l'eau?! Moi qui était dans le ressentit que j'allais m'ouvrir les veines de l'âme toute la soirée, ma mission est devenue d'abreuver la pauvre que je viens d'assommer d'une quelconque manière...

« Bin, euh... Oui! »

Sasha tourna un talon cent-quatre-vingt-degréatique pour siffler un œil sur on sac à dos pendouillant non loin du banc. Aussi vite et élancée qu'une Sainte. Elle constatait, d'un petit morceau de myocarde bien concentré en veines, qu'on lui concédait une chance de plus. Une sérendipité appréciée par toute une poitrine qui brûlait. C'était un pouls d'espoir, et de bonheur... Oui, après l'échec et la complète brouette de culpabilité et de raisons associées, on lui octroyait le respect, et même l'offre de réparer si gentiment les petites gaffes accordées...

La punkette s'élança à l'eau dans la bouteille dans le sac sur le banc dans le parc, la saisit comme un monstre, et l'offrit à la manière d'un gueux à sa reine blessée. C'était une politesse beaucoup trop minutieuse et calculée pour l'air tranchant qu'elle claquait des dents et du groin à tout bout de champs. C'était inconscient. Elle ne s'en rendait pas compte, en fait. C'était juste comme ça. Pour lui dire merci d'accepter les merdes qu'elle déposait sur sa route. Pour lui dire merci d'avoir la sagesse du cerveau d'apprécier tout de même le voisin qui charrie l'innocent.

Je lui lance presque la bouteille d'eau au nez tellement je m'empresse de lui donner. Merde, elle a pâlit. Qu'elle me claque pas une baisse de pression ou une commotion végétale ou autre truc que je saurais pas comment porter dans mes bras, et je la tue. Je calme mon énervement en le prenant en conscience. Pas besoin de lui casser le nez en plus, ça va aller, hein. Elle prend la potion de vie miracle et c'est là que j'éructe.

« Je m'excuse vraiment. »

Putain. Je m'excuse. Ça doit faire mal en chien. Surtout pour la petite fluette qui se trouve devant moi. Elle a l'air du genre à sangloter en s'éraflant les pores au rasage des mollets. Bon. Je dis ça par préjugé, je sais merde, parce que c'est un réflexe de ressentir ça des parfaites et sexy gonzesses portant un à deux morceaux trop roses à mon goût. Quoi que je remarque, là, le chandail d'anime... C'cool, ouais.

Là, Sasha attendit. Stupidement, peut-être. Elle attendait une réponse. Non,  la réponse. Celle qui baffe l'autre de rejet. Celle qui met fin à tout et qui rentre à grands coups de pieds pas très agréables dans le cocon de la solitude. Généralement, la graphiteuse est vraiment bonne pour s'approprier le droit de veto sur la chose. Elle le crache assez rapidement. Quand c'est assez, c'est assez. Quand ça commence à être trop, ça devient inquiétant : c'est que c'est elle qui peut se faire foutre en dehors du script à tout moment.

Mais là... Mais là, l'impasse goûtait le cheddar. Le cheddar puant, celui qu'on a tripoter à la main aussi. Je ne mets que des images sur les ressentis du petit rat au chapeau noir d'orange mécanique. Le mal être embarqua. Que faire? Elle s'était excusée, se sentait terriblement mal et ne pensait qu'à aller se transformer en langouste dans un coin sombre de la verdure étendue.

Gros foutoir de dèche sale; c'est l'impasse!

« Tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie ou chez toi ou un truc du genre? Putain...  Je pense que c'est dangereux que tu tombes dans les pommes ou un truc de merde du genre... Au pire tu... Tu veux t'assoir? »

C'était maternelle, tout ça... C'est quand la faute faisait pourrir de peine de l'intérieur que ce genre d'instinct survenait. Quelque chose qu'elle aimerait tant faire à un petit frère, qu'elle n'a jamais fait et qu'elle ne fera pas avant tellement de lunes! Même quand elle en eut l'occasion. À mainte reprises. Jamais. Cette fois, oui. À une demoiselle en détresse, toutefois, c'est assez incomparable. Tout de même vivace, apparemment...

Je l'aide à se lever. Autant j'ai envie de me foutre d'elle, autant je serais demain matin à son lit d'hôpital pour voir comment elle va si je prends la fuite maintenant. Ça ne se fait pas de blesser quelqu'un et foutre le camp... Même si c'est tentant pour l'orgueil et la sauvagitude de l'être, ça serait une torture de débile mental de rester dans la repentance une vie de collège de temps.

Je la traîne d'un genre de contact physique qui s'assume plus ou moins, puis l'incite à s'assoir sur le dit banc. Je ferme mon sac à dos, par peur que la bouteille Ironlak rouge ou que Butterfingers ne se dévoilent... C'est le genre de précaution pour se couper du reste du monde.

Quand je me redresse la tête pour laisser mon sac à dos à terre, je vois son visage. En fait, je le regarde, plutôt, pour une première fois. Ses yeux. En amandes. Je les connais. Je les connais pas de l'école, c'est pas ce genre de mémoire là qu'ils me disent... Perdues dans un fouillis de taches brunes. Son nez me dit un peu quelque chose, ses lèvres, pas vraiment... Mais ses yeux, et ses taches.


« Hey, attends... »

J'approche ma face de la sienne. Comme un petit animal qui renifle, presque. En tout cas, assez pour briser sa petite bulle d'être humaine. J'écarquille tellement les paupières qu'on peut percevoir les noisettes de mes yeux bien définie - ce qui est assez rare - en détaillant son visage scientifiquement... Bin voyons, c'est pas..?

« Comment tu t'appelles, toi, au juste? »

Elle contrôla à peine son intrusion indésirable, pourtant, jusqu'au tout début de la conversation. Mais c'était plus fort qu'elle : est-ce qu'elle tenait la plus mignonne des préférée de Rum River USA? Pas trente-six moyens de le savoir...



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« Bin, euh... Oui!

Elle se précipite vers ce que je suppose être son sac à dos – à moins qu'elle ne tape dans les sacs des autres, mais il me semble pas- et revient au même rythme pour me l'offrir. Woh, tant d'empressement, c'est pas forcément... nécessaire ? C'est qu'un coup sur la tête, j'en mourrais pas. Mais je souris, elle est trop choue à s'empresser comme ça. Y'a des gens qui ne se poseraient pas tant de questions, qui s'excuseraient, récupéreraient leurs ballons et s'en iraient comme ils sont venus. Mais elle elle est gentille, elle me file son eau comme si ça devait racheter son âme pour un crime impardonnable.

« Je m'excuse vraiment.

Je porte la bouteille à mes lèvres pour boire, en essayant de pas y laisser des traces de rouge à lèvres dégueux, mais avant que je n'ai même le temps de lui faire un geste de la main pour lui signifier que non, vraiment, c'est pas grave, elle a déjà repris :

« Tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie ou chez toi ou un truc du genre? Putain...  Je pense que c'est dangereux que tu tombes dans les pommes ou un truc de merde du genre...

Je repose la bouteille et agite les mains devant moi :

« Non, mais non, j't'en pris ! Ça va, je t'assure, c'est trois fois rien !

On ne tombe pas dans les pommes pour un ballon dans la tête, mon dieu. Mais, à la manière de ta mamie qui veut absolument te filer huit pots de confiture, douze Tupperwares de chapons aux morilles et au vin jaune maisons et une dizaine de litres de jus d'orange, même si tu protestes et que tu lui répètes qu'il est humainement impossible que tu manges tout ça, elle n'écoute pas et continue :

« Au pire tu... Tu veux t’asseoir?

Je décide d'accepter les jus d'oranges histoire de lui faire laisser les pots de confitures. Elle m'aide à me traîner jusqu'au banc -mine de rien, j'ai un peu la tête qui tourne quand je me lève- et à me poser à côté de son sac à dos.

Il fait bon, pas aussi chaud qu'à la réserve en été, quand le soleil menace de faire évaporer le lac, mais bon quand même, une chaleur agréable sur la peau. J’époussette ma jupe et mon t-shirt d'un revers de la main, en espérant que ma panière de linge sale ne soit pas pleine avant la fin de la semaine -pas d'argent pour le lav'o matic, pas d'argent pas d'argent, jamais d'argent. Je renverse la tête en arrière. Combien de temps avant mon prochain cours ? Hm, je sors mon portable pour apercevoir l'heure. Une vingtaine de minutes. On est large.

« Hey, attends...

J'ai un petit mouvement de recul involontaire -c'est la surprise. Elle vient presque coller sa figure contre la mienne, et demande :

« Comment tu t'appelles, toi, au juste?
- Euh ? Sooleawa Capps.

A la manière dont elle plisse les yeux, on dirait qu'elle chercher quelque chose... Elle a l'air de se demander où elle m'a vu. Est ce que je l'ai déjà vu ? Non, elle ne me dit rien, vraiment, que dalle. Je rajuste une mèche de cheveux pour la remettre derrière mon oreille :

« Peut-être que tu m'as déjà vu sur le campus... ou sur insta. Je traîne pas mal là-dessus, ahah.

Doux euphémisme. Nan, je veux pas me conforter encore plus dans le rôle de la lolita en jupette rose un peu superficielle, mais c'est vrai que je passe un temps fou là dessus. M'enfin, c'est un outil de communication de dingue, autant s'en servir...
Ceci dit, avec son look moitié punk, elle pourrait être de ceux qui traînent dans un coin du skatepark quand j'y suis... Elle peut m'avoir vu là-bas, aussi.
OMG, ce serait pas une fille auquel j'ai roulé une pelle alors que j'étais bourrée ?! Faites que non. Je ne suis pas souvent torchée, mais quand je le suis, j'ai tendance à sauter sur les gens -plus ou moins littéralement, et c'est pas glorieux. J'espère que c'est pas ça, le malaise total, quoi. D'autant plus que son visage ne me dit absolument rien.

« Et toi, ton nom, c'est... ?

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