get us when we're hot + virgilio

Virgilio B. Gutiérrez
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Âge du perso : 20
Activité : Musique
Spécialité : Platines & techniques par ordinateur
Fonction : Universitaire Y1
Avatar : Jotaro Kujo - JJBA
Doubles-comptes : Un peu trop
Messages : 87
Date d'inscription : 10/09/2016
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Virgilio B. Gutiérrez ••

NOM - Virgilio Bautista Gutiérrez
ÂGE - 20 ans
ORIGINES - Chiliennes
SEXE - Masculin
SEXUALITÉ - Relativement casse-couilles sur le sujet

RANG - ???
NIVEAU D’ÉTUDE - Y1
RÉGIME - Externe.
STUDYWORK - Nope
POSTE SPÉCIAL - Nope

CURSUS - Musique
SPÉCIALITÉ - Platines et techniques par ordinateur
CLUB - Yoga
PRÉCISIONS •• Frère jumeau de Felice et fier de l'être. •• Quand il dit qu'il l'aime plus que tout au monde, l'expression prend tout son sens. Sa sœur c'est son royaume, sa raison d'être, son coeur. Il n'a jamais su expliquer l'angoisse qui le prend aux tripes quand elle n'est pas près de lui, ni la confiance que leurs yeux s'échangent dès qu'ils se retrouvent. Il pense que les gens ne sont pas capables de connaître ça et que, même s'il inventait un mot pour le créer, ils seraient les seuls à comprendre. •• En public, cet amour dépasse de loin les bornes du politiquement correct, et il se fout du regard des autres comme de sa première espadrille. •• Considère que sa sœur est la personne qui embrasse le mieux qu'il connaisse. •• Jaloux comme un pou dès qu'il s'agit de la laisser seule avec quelqu'un, en particulier un garçon. Jeune, c'était invivable ; il s'est un peu calmé depuis le temps mais a toujours beaucoup, beaucoup de mal à foutre la paix à quiconque approche Felice. •• Pour ça, pas mal de gens ont jugé bon de ne pas s'approcher trop près d'eux. Pas que Virgilio soit particulièrement agressif, loin de là, mais un gaillard de près de deux mètres de haut et de près de 100 kilos qui fronce les sourcils quand il te regarde, tu l'embrouilles pas trop. •• Passe son temps à tripoter sa soeur. Pas uniquement pour faire jaser les gens d'ailleurs, ça va du pelotage pur et simple aux pincements de joues, au tapotage de tête, à la malaxation d'épaule. Virgilio est incapable de tenir en place, et certainement pas avec Felice dans les parages. •• Très tactile de manière générale. À force, rend fou n'importe qui qui ne serait pas habitué. Même sa mère est gavée. •• Nul à chier pour faire des cadeaux. C'est le genre à offrir à sa mère un aspirateur pour Noël. •• A contrario adore en recevoir mais ne tire jamais la gueule s'il est déçu. Il va sourire et faire semblant d'être ravi puis aller trouver un acquéreur sur Internet. •• Vit sur Internet la moitié de son temps, à tel point qu'il considère sa vie "virtuelle" tout aussi importante que sa vie réelle. D'ailleurs il ne comprend pas le sens de "vie virtuelle" et parle avec fierté de tout ce qu'Internet lui a apporté (à savoir amis, connaissances dans le domaine de la musique, moyen de suivre toutes les personnes qu'il aimait même si elles étaient à première vue inaccessibles...). •• Aime beaucoup son téléphone portable, c'est un fait. Il en prend grand soin, comme de tous ses objets de valeur. •• Adore manger à table. Aime la famille et ses ambiances, mais ne peut vraiment pas se passer de repas de famille. Se régale du boxon général qu'on trouve à la table des Gutiérrez le soir de Noël ou pour les anniversaires. •• Se sent très seul dès qu'il n'y a plus de bruit autour de lui. •• Ne loupe pas un match de catch. Et s'il le loupe, va geindre toute sa vie jusqu'à trouver le replay en streaming. •• Très, très grand fan de musique électronique. De musique tout court, mais surtout d'électro. De n'importe quel électro. •• Motard, possède une Ducati Monster 696 et une Vespa Primavera 125 blanche from Italy, l'originale de l'originale. Pour être ridicule dessus, cela va de soi. •• Loue un garage en ville pour les ranger. •• Vendrait les triplettes pour une Harley. •• Bave quand il dort. •• Contrairement à ce que l'on pourrait penser en le voyant, n'aime pas spécialement le sport. Il en fait pour s'entretenir et ne se passerait pas du confort que ça lui procure, évidemment, mais cela tient plus de l'habitude que de la passion réelle. •• Chante très bien, mais n'a jamais su lire une partition correctement. Il n'est pas mécontent d'être à moitié assisté par ordinateur. •• Passe un temps fou à réfléchir à de potentiels costumes de scène même quand il n'a pas de scène de prévue avant des mois. •• Vrai gamin lorsqu'il attend un truc. Pire que tout lorsque le truc en question est un concert ou un festival. •• N'a absolument aucune conscience de sa force et fait souvent mal aux gens sans le vouloir. •• Ce n'est pas dans son habitude, mais s'il vient à finir bourré, pleure toutes les larmes de son corps sans aucune raison et cherche les seins de Felice pour y dormir dessus. Il déteste être dans cet état et fait bien attention à ne pas dépasser les bornes en ce qui concerne l'alcool. •• A beaucoup plus de mal à se calmer après un concert. Il fait partie de ces gens sur qui l'adrénaline fait un effet bœuf, capable de les maintenir éveillés toute la nuit et, si jamais, toute la journée d'après. •• Souffre de troubles du sommeil liés à ceux de Felice. Si elle ne dort pas bien, alors lui non plus. Autrement s'endort très facilement et n'a pas besoin de beaucoup de sommeil. •• Frileux comme pas deux. •• Râle contre les jeunes conducteurs et fait son daron en montrant son joli permis obtenu il y a quatre ans comme si ça méritait la Légion d'Honneur. •• Bilingue anglais-espagnol.

PHYSIQUE •• Carrure relativement imposante, avec sa taille XXL bien remplie, son mètre quatre-vingt dix-sept et ses quatre-vingt douze kilos. Un beau bébé. •• Fait bien plus vieux que ses vingt ans. •• Peau sombre qui bronze très facilement, toute douce. •• Typé hispanique •• Cheveux épais, noirs ou presque, frisés dès qu'ils commencent à être un peu trop longs, qu'il a essayé de teindre en violet pour imiter sa sœur, mais ça faisait trop gay pour lui. •• Yeux bleu foncé, allongés, regard vif et parfois un peu intimidant. Sourcils épais, par lesquels toutes les émotions passent. •• Nez cassé plusieurs fois, encore tordu et légèrement bossu. •• Grosses lèvres pulpeuses et charnues. •• Voix grave, presque caverneuse, mais très douce. Baryton. •• S'entretient énormément, quotidiennement. Passe beaucoup de temps dans la salle de bain, devant son miroir, en institut ou dans la salle de sport pour en arriver à ce résultat. •• Rasé de près, en particulier sur le visage, mais pas que. Poilu de base. •• Traits du visage durs, mâchoire carrée. •• Un peu comme tout son corps en fait. Au risque de répéter, il est d'une carrure colossale, très musclé, très larges ; il n'est pas rare qu'il se plaigne d'avoir de trop gros doigts pour taper sur un clavier ou un téléphone tactile. •• Par ailleurs, comme il est ultra baraqué, sa tête a l'air toute petite et son air bourru le fait souvent passer pour un imbécile. •• Dos cambré. •• Pointure infâme qui l'oblige souvent à taper dans de la chaussure très chère pour être vraiment à l'aise dedans. •• Oreilles percées à la naissance, pas de tatouages ni de piercings supplémentaires. Il se laisserait bien tenter par d'autres trous aux oreilles cela dit. •• Cul parfait. Genre, vraiment. S'il y avait une Palme d'Or du cul, les Awards du Beau Boule, l'élection de Monsieur Cul, il serait grand gagnant. •• Du coup beaucoup de gens le lorgnent. Pas forcément du coin de l’œil, pas forcément que pour son cul, parce qu'il faut l'avouer, Virgilio est beau. Aussi beau que Felice d'ailleurs. •• A son petit succès parmi la gente masculine, et parmi les vieux célibataires qui apprécient tout particulièrement son air niais et stupide, ainsi que les trois grosses bosses que moule son short de sport. •• Look très motard gay cuir latex cravache Fistinière. Vous voyez les costumes des acteurs pornos gay SM ? Ben voilà. •• Dépenserait une fortune en vêtements s'il n'avait pas les adresses de quelques bons gars pour lui filer cuir de motard, pantalon en simili et autres accessoires en vinyle. Bon, dépense quand même une fortune pour s'habiller, mais ça pourrait être pire disons. •• Jamais sans son képi. Jamais.

MENTAL •• Profondément gentil. Vraiment. Tellement gentil qu'il en est bête. •• Très méfiant la première fois qu'il rencontre quelqu'un, en particulier si sa sœur est avec lui, mais absolument pas froid ni agressif. Il va froncer les sourcils et échanger des banalités jusqu'à ce que les gens se montrent curieux d'eux-même. •• Extraverti et bavard. S'arrange toujours pour qu'il y ait du bruit autour de lui, parce qu'il se sent très mal lorsque les gens ne parlent pas entre eux. A souvent l'impression de faire tâche s'il ne propose pas de sujet de conversation. Ne dit quasiment jamais rien sur lui ou sa vie privée ; les gens pensent le connaître puisqu'il parle tout le temps mais s'ils se posent une seconde et réfléchissent à ce qu'ils savent à son sujet, il ne reste finalement pas grand-chose. •• Se sent généralement hors des cercles de connaissances et d'amitiés qu'il fréquente, et si c'est parfois un peu pesant il s'en accommode. Se tient seul responsable de cette forme d'"exclusion" qui le suit depuis très longtemps, car il est aussi exigeant avec ses fréquentations qu'avec lui-même. •• Coupe souvent la parole sans s'en rendre compte. •• N'est pas quelqu'un de très drôle et essaye de faire de l'humour, mais se trouve bien vite démuni. •• Sait se faire discret, mais n'aime pas être discret. •• Ne supporte pas ne pas avoir assez de matière ou de culture pour tenir une discussion sur un sujet précis. Se passionne pour n'importe quel domaine, se fait une base d'informations pour pouvoir en discuter, et entasse les réflexions dans des notes sur téléphone ou ordinateur. A d'ailleurs remplacé ses carnets dans lesquels il notait absolument n'importe quoi par Evernote. •• Même si son style vestimentaire en est un exemple discutable, il a beaucoup de goût, et des facilités certaines en ce qui concerne la composition de garde-robe. •• A du mal à être parfaitement honnête, surtout avec les gens qu'il aime, de peur de les blesser. •• S'empêche régulièrement de faire part de ses a priori, doutes et pressentiments de peur qu'ils se révèlent faux - à plus forte raison s'ils concernent quelqu'un. •• Confiant en l'avenir, en celui qu'il peut se construire, mais pas vraiment en lui. •• Infatigable, bosseur et très exigeant au travail. •• Accorde une très grande importance à la famille. •• Râle autant qu'il respire. •• Même s'il ne se considère pas croyant, a gardé quelques traces d'une éducation partiellement religieuse et n'aime pas les sacres. •• Récemment troublé par sa sexualité, puisqu'il a remarqué qu'il ne tombait amoureux que de femmes alors qu'il préférait le sexe entre hommes. Jusque là ouvertement bisexuel, il est tellement gêné de cette situation qu'il préfère ne pas en parler. •• S'isole régulièrement. À tous les coups lorsqu'il ne va pas bien ou qu'il est en colère, parfois parce qu'il a besoin de se retrouver tout seul, peu importe la raison. Felice est la seule à pouvoir prétendre le rejoindre dans sa solitude, si elle fait elle-même silence. Ce qu'elle fait. ••

HISTOIRE •• Quatrième enfant d'une fratrie de sept, cadet des jumeaux, et premier garçon de la tribu. Personne ne l'espérait, madame Gutiérrez étant visiblement condamnée à donner naissance à de très jolies petites filles et les échographies n'ayant pas vraiment donné de raisons de se réjouir, ce qui ravit les parents était bien plus terre-à-terre que les considérations morales quant à la perduration du nom de famille. Les deux enfants allaient très bien, ils étaient magnifiques, on pouvait les montrer aux voisins, amis, et au reste de la famille sans en avoir honte. Parfait.
•• Pendant que Felice apprenait doucement mais sûrement à marcher, Virgilio restait vautré comme un gros tas dans son lit et il a mis un temps fou avant de se décider à bouger son boule (déjà relativement bien formé). Il mordait le téton de sa mère quand elle lui donnait le sein, ne pleurait absolument jamais, ne dormait jamais non plus mais pétait des crises de nerfs très violentes si jamais il venait à dormir ailleurs qu'avec sa sœur. Ses parents l'ont constaté pour leur plus grand plaisir lorsqu'ils ont voulu les mettre dans deux lits séparés puisque Virgilio écrasait sa sœur toutes les nuits et menaçait de l'étouffer. Parfois, les petits s'endormaient tous les deux dans les bras de leurs parents (ou de leurs sœurs aînées) quand ils regardaient la télé, obsédés qu'ils étaient par les images et le bruit qui en sortait. Plus tard, la télé deviendrait « la boîte magique ».
•• Rebaptisés Luke et Leia par les rednecks patriotes du Nouveau-Mexique dans lequel résidait la famille Gutiérrez, on les voyait à la messe pour entretenir les relations sociales et à l'école quand il a bien fallut les y envoyer. Noyés parmi la majorité hispanique de la Tierra de Encanto, ils n'ont jamais vraiment souffert de racisme ou de remarques concernant leurs origines chiliennes. Ils avaient un accent rigolo, voilà tout.
•• Par contre, ce qui faisait jaser, c'était la proximité des jumeaux. Les séparer était drame national et, puisqu'aucun des deux ne voulait arrêter de brailler, il a bien fallut s'adapter à leur souhait de rester collés l'un à l'autre. Malgré leurs résultats tout à fait convenables pour des enfants en primaire, monsieur et madame Gutiérrez ont eu le temps de compter les éclats que les vitres prenaient d'une fois à l'autre qu'ils étaient convoqués dans le bureau de la directrice (surnommée aujourd'hui par Virgilio, avec affection et sel, « Madame Babtou »). La proximité des jumeaux la mettait dans des états impossibles, elle l'a fait savoir à tous les parents d'élèves au sortir des classes, mais c'était sans compter sur Maman Gutiérrez, femme de caractère s'il en est, vendeuse à domicile sur laquelle on ne ferme plus la porte au nez depuis près de vingt ans, et qui ne voyait pas en quoi deux gamins de la même famille qui s'embrassent sur la joue posent problème. Madame Gutiérrez comptait sur le soutien des parents d'élèves, elle aussi, puisqu'ils étaient ses amis ; elle n'en a même pas eu besoin. Papa a toujours admiré sa force de persuasion, et comme il voulait être comme son père, Virgilio aussi l'admirait.
•• Sa mère, voilà un amour indéfectible, bien malgré son réflexe de balancer des pantoufles à la gueule de ses enfants lorsqu'ils l'empêchaient de regarder tranquillement ses telenovelas favorites. Cependant, étant le seul garçon de la fratrie, Virgilio s'est toujours senti investi du devoir d'être le prochain homme de la maison. Sentiment largement distribué par son père, qui voyait en lui un fils, son fils. Pompier professionnel frustré de ne pas avoir pu offrir une plus belle robe de mariée à sa mère, il se faisait une mission de donner à son fils toutes les clefs pour « réussir » dans la vie, et sa réussite semblait bien différente de celle à laquelle ses sœurs pouvaient prétendre. Virgilio l'a suivi à la pêche, ils regardaient le football ensemble, le catch, bricolaient l'épave de Royal Enfield Chrome les mercredis après-midi, rempotaient les plantes qui habillaient leur bicoque, priait Dieu de leur apporter fortune et de ne pas leur reprendre la santé ; ce ne sont pas là de mauvais souvenirs. Ce n'était simplement pas ce à quoi aspirait Virgilio, et ce poids le pèse toujours un peu.
•• À sept ans, Felice et Virgilio apprirent qu'ils allaient devenir grands jumeaux. Maman enflait comme un kyste, enflait tellement qu'elle râlait à longueur de journée sur le régime qu'elle allait devoir faire une fois "l’œuf pondu", tellement que Virgilio pleurait parfois d'imaginer sa mère exploser. Les grandes sœurs, elles, se réjouissaient davantage au fur et à mesure que les mois passaient. Les mois passaient, et une sorte d'échéance divine planait autour de la maison Gutiérrez ; quelle qu'elle fut, les angoisses se transmettaient des parents aux enfants, et on mit au courant les jumeaux qu'ils allaient devenir les grands jumeaux de trois personnes et qu'il faudrait déménager loin de leurs rares amis, loin de ce qu'ils connaissaient. Mais les jumeaux, tant qu'ils sont ensemble, ils peuvent partir n'importe où. Et aussi rapidement que la pression était retombée des épaules des parents, l'angoisse de ne plus être le fils de Papa s'abattit sur les épaules de Virgilio, qui savait à présent ce qu'il redoutait.

•• Arcadia. C'était le nom du vaisseau d'Albator, son second papa, ça s'annonçait plutôt pas mal.
•• Dès la première semaine, les gérants de l'épicerie asiatique les avaient mal considéré, accompagnés par les deux petites paires d'yeux de fouine que fixaient leurs enfants sur eux. La postière, fort sympathique, leur avait présenté ses deux fils, deux teignes blondes qui se ressemblaient beaucoup et se chamaillaient souvent. L'autre famille bridée, des vietnamiens, avaient des enfants de leur âge, dont un petit bouboule - autant que pouvait l'être Virgilio à cette époque, et une brunette très extravertie pour laquelle Vi eut un semblant de béguin vint leur parler dès leur première sortie au parc. La petite hispanique qui restait seule à la récré, elle, était bien plus discrète et ils ne s'adressaient pas beaucoup la parole. Le garçon de la garagiste aimait les motos, lui aussi. Les parents Gutiérrez ne perdirent pas leur temps à leur proposer une chambre chacun et donnèrent enfin la possibilité aux aînées d'avoir un certain espace vital en attendant les trois nouveaux. La vie se reconstruit facilement.
•• Un accouchement, c'est terrifiant. Voir maman souffrir, c'est terrifiant. Virgilio ne savait pas s'il ne préférait pas plutôt la voir exploser, finalement, mais quand c'est rentré il faut que ça sorte, comme dit papa. Après plus de vingt heures de "travail" (comment travailler quand on est dans un lit à hurler ?) Virgilio est grand jumeau de trois sœurs, son ventre arrête de lui faire mal, et il peut finir ses devoirs tranquillement. Papa reste son papa, et quand elle rentre à la maison maman leur fait bien comprendre que « plus jamais ça ». Elle mettra plus d'un an à retrouver son poids d'avant.
•• Le collège est une période difficile, mais pas tant pour lui que pour eux. Jamais sa relation avec Felice n'a été aussi mal perçue, et ça l'emmerde. Comme c'est un juron, il se tait ; beaucoup prendront ce silence comme un aveu, parfois un repenti, toujours démenti. Lorsqu'on commence à chercher des noises à Felice, sa tête de bébé monté sur cou de taureau agit comme un répulsif. Seulement voilà, la difformité liée à la puberté n'effraie qu'une seule fois, et ça il le comprend très vite. Il commence à suivre les entraînements de musculation que son père prépare pour les pompiers volontaires, surveille ce qu'il mange, les premiers poils encadrent sa mâchoire et tracent une ligne sous son nombril ; bientôt ce n'est plus son gras en trop et sa bouille de gosse qui font parler d'eux, mais sa taille, celle de ses mains, celle de sa queue. Avec le temps, il devient beau ; nombre sont ceux à le remarquer, en bien comme en mal, mais pas de chance pour les lèvres lésées car le premier patin qu'il roule est pour sa sœur, et les Gutiérrez retournent compter les éclats sur les vitres du bureau du directeur du collège de cité.
•• Rebaptisés la Belle et la Bête (« ouais mais la Bête une fois qu'il est humain parce qu'il est canon franchement ça va » comme diraient certains) on leur interdit pourtant de s'aimer. Leur relation ne peut plus s'excuser par la naïveté juvénile depuis qu'il se rase et qu'elle met des soutien-gorges, ils le savent très bien aussi, et leurs parents se désolent d'avoir à les brimer jusqu'à leur table pour les y habituer. Virgilio connaît ce qu'il sait être aujourd'hui la frustration. Ses colères sont violentes, pas tant par leurs éclats que par leurs durées, il devient imbuvable, quant à savoir qui souffre de voir son jumeau aussi mal et le suit dans ses ténèbres, c'est aussi obscur que deviner qui de l’œuf ou la poule est le premier né. À la maison les parents suffoquent : les triplettes sont très dures à vivre, les aînées pas assez grandes pour voler complètement de leurs propres ailes, et jamais crise d'adolescence n'a été si communicative.
•• Pour se calmer, Virgilio s'isole et retourne mater la fameuse boîte magique. Il n'y trouve pas un excellent soutien, mais écoute les chaînes musicales et n'arrive pas à croire qu'on puisse écouter tout le temps la même chose. Il traîne Felice chez les disquaires, dans les magasins d'instruments, et les options musique de collège commencent à avoir un sens.
•• Avec le temps, tout finit par faire sens, comme si les morceaux se recollaient. De la musique vient l'inspiration, de l'inspiration vient la curiosité, de la curiosité vient la découverte, la culture, le talent et finalement la confiance en soi. Felice a l'air de vivre ça aussi, et il n'a jamais été aussi fier de sa sœur. De la fierté vient le culot ; il en est tellement fier qu'il lui offre un baiser mémorable au sortir d'un duo. Cette fois, personne ne convoque personne. Ils sont collés jusqu'à la fin de leur dernière année de collège. Il ne leur restait que deux mois à faire.
•• Au lycée, Virgilio entend parler pour la première fois de sexe sans que la fille soit une « pute » et le garçon un « héros ». Lui il a sa soeur, c'est tout, et il met un mot sur ce que les gens voient d'eux, inceste ; un mot grossier pour parler d'amour, et pas du tout adapté à ses sentiments. Là encore, il se tait - mais il a eu assez d'une crise pour vouloir retenter l'expérience. La relation ne s'étiole en rien, la vigilance des adultes se fait moindre, comme tous les hispaniques se ressemblent pour les bouseux de Floride, pas de raison de les croire parents au premier coup d’œil, les notes se stabilisent et la vie devient plus calme en apparence.
•• La musique n'est plus une option mais une philosophie de vie. Les jumeaux ne mettent pas bien longtemps à se décider sur leur electro, celui dans lequel ils s'épanouissent, et ils composent et jouent nombre de leurs remix et créations en cours puis à l'extérieur, sur de petites scènes de festivals, de concerts, de bars. Ils acceptent n'importe quoi, et au fur et à mesure se font une réputation et un style. Adieu, jogging et Nike de tous les jours ; bonjour au cuir de motard, aux gants en vinyle et au képi.
•• On lui offre sa Ducati et sa Vespa l'année de son permis de conduire. Dès lors on ne voit plus que sa sœur et lui au bahut, dans la rue aussi. Comme ils sont beaux, ils sont convoités ; leur célébrité se faire par leur image plus que par leur musique, ce dont ils se foutent éperdument. C'est la première fois qu'ils peuvent s'aimer sans se cacher, et tant pis si les gens ne peuvent pas comprendre ce que cet amour signifie. L'ambiance à la maison change, tout aussi bruyante mais bien plus légère, et ils commencent à toucher de vrais revenus sur leur prestation scénique, ce qui leur permet de faire évoluer leur matériel et leur apparence. Toutefois tout ça prend un temps fou. Les notes chutent, les examens approchent, et le travail ne va pas sans le flinguer.
•• Virgilio se prend d'affection pour un garçon de son âge, très fan de son travail. Il est blond et mince, lui brun et baraqué, et il a trop regardé de pornos yaoi pour ne pas savoir ce qu'il se tramait. Son premier achat de capote est une catastrophe, il n'a jamais été aussi rouge qu'en demandant s'il n'y avait pas plus grand que le XL, la première fois balbutiante et très maladroite. Le jeune homme ne lui en veut pas, et ils se fréquentent quelques semaines ; il est très jaloux et la place que prend Felice dans le coeur de Virgilio dépasse de loin ce qu'il était capable de supporter.
•• Quand il ne reste pas avec Felice, il prend l'habitude de passer la soirée avec des compagnies d'un soir, souvent piochées à la fin des concerts pendant les afters. Il s'en amuse, même si ce n'est qu'à son niveau et qu'il est ridicule. Une fois, il force la main d'une jeune fille. À force d'insister elle finit par accepter de le suivre, timide de passer à l'acte alors qu'il lui plaisait, visiblement. Elle n'est pas à l'aise lorsqu'il l'embrasse, et lui non plus. Il sent qu'il fait une connerie, arrête tout, la raccompagne auprès de ses amis. Ils n'échangent pas un mot, et Virgilio ne passe pas si loin d'être un violeur. Le mot l'effraye, il ne prend plus de fan dans son lit avant un moment.
•• Il réussit ses examens de fin d'année misérablement et il n'est pas question d'aller à l'université. Pire que tout, il n'est pas question d'être séparé de Felice. Les études lui plaisent mais il ne peut pas se charger de trop de travail s'il veut continuer la musique, et il faut que ce soit la même chose pour Felice. Le compromis tombe sur Volfoni, récemment ouverte en ville et accessible financièrement s'ils continuent à travailler à côté. L'inscription est vite faite.

PARLE-NOUS DE TOI - Huhuhu
QUESTION/REMARQUE ? - Désolé pour la longueur de la fiche loooooool
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Virgilio B. Gutiérrez
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g tou fini \0/

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......... YO tu connais la chanson ♪

Bon ben, mon commentaire, voilà voilà.

Alors primo C'EST LONG et secundo CA VA. Finalement ça se lit assez vite et tu sais combien c'est une qualité pour une fiche à mes yeux, uhuhu. Bon, rien à dire de spécial à propos des champs généraux même si j'aurais bien voulu que tu m'aides pour le rang (salow) ou que tu mettes son orientation sexuelle (même entre parenthèses) puisque même si lui n'est pas au courant, toi t'es fixé là dessus, mais bon, c'est juste des préférences de casse-couille. Pour les précisions elles sont cools, je les ai plus en tête de manière très détaillée mais pour le nombre où tu parles de Felice, c'est très bien qu'il y en ait autant parce qu'en plus d'être intéressantes, ça rend les autres beaucoup plus digestes. En gros même si y'a beaucoup de Felice, c'est noyé dans le reste et ça passe crème.
Bon, les descriptions c'est bien, bravo toi, je trouve que ça manque de défauts mais là aussi, ça doit être personnel parce que ton système n'est pas vraiment basé sur des qualités ou des défauts mais plus sur des précisions de situations (concernant le caractère je dis). Après pour le physique c'est plus conventionnel mais là aussi je l'aurais bien vu avec des dents mal rangées (en plus du nez) (d'ailleurs j'admire ton courage pour le nez) (je sais combien t'aimes pas les nez ♥).

Pour l'histoire par contre, j'avoue que j'ai quelques réserves sur la manière dont tu introduis la relation actuelle des jumeaux. Tout va très bien, c'est fourni, c'est intéressant sur pas mal d'aspects de la vie de Virgilio mais à partir du passage concernant le collège ça chie un peu je trouve. On avait déjà parlé de la relation Virgilio/Felice et tu connais mon avis sur les fricottis entre jumeaux, je t'apprends rien, et là je trouve que c'est... too much pour une fiche. Genre tu m'avais dit que c'était plus un jeu pour eux donc ça m'allait tout à fait mais là on est sur des "on leur interdit pourtant de s'aimer", " Lui il a sa soeur, c'est tout, et il met un mot sur ce que les gens voient d'eux, inceste ; un mot grossier pour parler d'amour, et pas du tout adapté à ses sentiments" et ça me choque. Pas tant pour ce que c'est que pour le côté ultra sérieux-sad-niais dont tu le présentes. C'était un peu le moment où il fallait vraiment mettre les formes pour faire avaler la chose et je trouve que t'as un peu glissé du côté tragico-fanfic (si tu vois ce que je veux dire). Ça aurait peut-être été mieux, plus que de parler de la manière dont les autres les voient, de la manière dont eux se voient, ou de donner plus de précisions comme tu l'as fait pour les différents points du caractère de Vi. Voilà pour mon gros point négatif. A part ça et pour continuer sur du plus réjouissant, je suis absolument fan de la partie Virgilio/papounet et accouchement de maman. Dommage qu'on ne reparle plus trop de la relation de Virgilio avec son père et de la manière dont elle a évolué par la suite (j'espère que t'y penseras en RP gnih ♥) parce que c'est vraiment cool et on ne peut que se demander ce qu'il est advenu après le tournant qu'ont pris les jumeaux. J'aime aussi beaucoup les deux derniers points sur les "conquêtes" (je mets les pitits guillemets quand même) de Virgilio et les difficultés que posent à la fois sa relation avec Felice et un petit excès de confiance en soi on va dire aha. Franchement je trouve ça culotté et très bien d'avoir un passage où un perso manque de déraper vers un acte aussi condamnable (et qui pourtant arrive sans que ça choque forcément outre mesure). Ceybo. Baby i like dat.
Bref, outre ceux que je cite, y'a beaucoup de points positifs dans l'histoire je trouve, mais bon, je vais pas tous les relever parce que 1) on se connait, on s'aime bien ça va et j'aime bien ce que t'écris depuis qu'on se connait donc c'est pas comme si c'était surprenant de ouf que j'aime cette fiche 2) si je fais trop de compliments on va plus me reconnaître 3) ou alors on va dire que je fais du favoritisme.

BIEN ! Tu voulais pas t'auto-valider, tu voulais un commentaire, et ben il est fait mon coco ♥ Amuse toi bien jtm.


Je te propose les sportifs, les R.O.S.E ou les populaires (n'oublie pas que tu peux être rétrogradé des populaires blablabla).
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Virgilio B. Gutiérrez
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Bon, j'avais dit que je reviendrai vite fait sur le point négatif parce qu'il me semble tout à fait légitime. J'avoue que j'étais un peu gavé sur la fin de la fiche et que j'ai bâclé la fin (dans l'histoire, ça correspond à la fin du collège à peu près), je n'ai pas du tout pris le temps de réfléchir plus avant aux détails et c'était pas glop, ça a merdé haha. C'est aussi pour ça que j'aime autant les fiches longues, quitte à prendre deux semaines pour la faire. EL ADRITORE !
Sinon merci d'avoir écrit un vrai commentaire, c'est cool 0/ et je vais rejoindre les R.O.S.E, parce que je suis fab avec mon képi lel. S'tu veux je me mets la couleur comme un grand 0/*

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Jushirô Himeruya
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:3 ok cé fé
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