Journée d'adaptation [Dakota Ermerson et Rebecca L. Hadley]

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Aujourd'hui, Dakota s'était levée avec la ferme intention de se familiariser avec son nouvel engin. Comme elle n'avait pas cours, étant donné que c'était le week-end, elle décida de faire de la ville son terrain de jeu. Elle s'était dit ça mais là, elle voyait plutôt ça comme un terrain de souffrance. Alors qu'elle avançait dans la rue, zigzaguant entre les passants, ses bras lui faisait affreusement souffrir. Elle avait seulement l'habitude de dribbler un ballon et de mettre des panier, pas de faire tourner deux vieilles roues à la con ! N'empêche, c'était vraiment drôle la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle avançait à deux à l'heure, le front perlé de sueur et le souffle court. Le pire, c'était que personne ne lui avait proposé son aide. PERSONNE ! Qu'est-ce que les gens peuvent être égoïste ! Elle, si elle avait croiser une personne handicapé dans cet état là, elle l'aurait aidé. Enfin, vite fait quoi mais ça aurait déjà été ça ! Ou sinon, elle lui aurait filer de l'eau mais voilà quoi, elle aurait fait un truc, contrairement à tous ces idiots autour d'elle.

Commençant à marmonner des insulter, elle lança en même des regards meurtriers à tous les passants qu'elle croisait, histoire qu'ils comprennent bien leur tort. Ça ne marchait même pas, ils fixaient tous un point invisible devant eux, comme des robots. Allô la Terre ? Dakota appelle les connards ! Tss, non mais je vous jure.

Elle s'arrêta un moment pour reprendre son souffle et observa pas la même occasion les alentours. Elle semblait être dans le quartier commerciale puisqu'il n'y avait que des commerces. Ça lui ferait certainement du bien de se poser un moment quelque part. Elle chercha un endroit qui pourrait lui convenir et ses yeux tombèrent sur un McDo qui se trouvait sur le trottoir d'en face. C'était parfait ! Avec ça, elle pourrait se désaltéré et grignoter des petits trucs par-dessus le marché. Elle rejoignit donc le trottoir d'en face et entra dans le fast-food. Heureusement, c'était des portes automatiques. Ça l'aurait achever de devoir pousser une porte lourde comme une boeuf. Qu'elle idée de faire des grosses portes aussi ! Franchement, les concepteurs des bâtiments ne sont vraiment pas futés.

Passé la porte, elle sentit la plupart des regards se poser sur elle. Oh c'est bon, ils ont jamais vu de personne en fauteuil roulant ou quoi ?

- Vous voulez ma photo peut-être ?

Tiens, c'était étrange, ils venaient tous de baisser la tête. Dakota ne supportait vraiment pas ce genre d'attitude. Elle leva les yeux au ciel et se dirigea vers le comptoir. Sa tête ne le dépassait que de quelques centimètres et, pendant un moment, elle eut l'impression d'avoir dix ans. L'homme qui se chargea de sa commande ne sembla pas faire attention à son (faux) handicap et Dakota en fut assez soulagée. Par contre, elle se demandait soudain comment elle allait pouvoir porter son plateau. Apparemment, elle ne pouvait pas compter sur les employés qui semblaient tous être débordés par les commandes qui affluaient. Il allait donc falloir qu'elle demande de l'aide à quelqu'un. Elle vit une fille qui semblait avoir son âge à la caisse d'à côté, qui attendait sa commande, et décida de s'approcher d'elle.

- Eh s'cuse mais tu pourrais m'aider à porter mon plateau ? J'sais pas si j'arriverais à le faire tenir en équilibre avec une main.

Elle désigna ensuite le plateau qu'était en train de remplir l'homme. Ce n'était vraiment pas pratique d'être en fauteuil. Au moins, ça permettait à Dakota de comprendre ce que pouvait être la vie des personnes à mobilité réduite. Plus jamais elle ne les insultera de flemmards !
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Junk food…But so good !
With Dakota.
• Du gras. Du lourd. De la nourriture qui vous fait prendre des hanches et des cuisses. Rebecca en crever d’envie. Elle avait passé la matinée à s’entrainer. Après un long footing et une séance de services et de smashs elle avait décidé d’aller se balader dans le centre-ville. C’est pas que la cafet’ était dégeu. Loin de là. S’était un bon point ça d’ailleurs ! Mais la demoiselle avait besoin d’autre chose que ces assiettes toutes faites. Alors, après une bonne douche elle avait pris la route pour une petite virée en ville.

C’est vêtue d’un short en jean au style rock, un peu déchiré et effiloché, d’un t-shirt rouge sang et d’une petite veste noire qu’elle entra dans le paradis des ces envies. En fait…Ce short s’était un pantalon qu’elle avait déchiré par mégarde. Elle n’était pas peu fière de ce qu’il était devenu ! Il était encore mieux comme ça ! Elle avait couvert ces jambes d’un collant noir et ces pieds étaient chaussés de chaussure de toile rouge. Pour une fois elle avait attaché ces cheveux en une queue assez haute.

Paradiiise ! Il portait l’insigne d’un grand M jaune. A l’intérieur ça grouillé de monde et ça sentait les frites. Le ventre de Rebecca hurlé à l’infamie devant la queue au caisse. Non d’un chien ! Pourquoi y avait autant de monde ?! Elle aurait tué pour passer tout de suite. Voir les gens passer à côté d’elle avec leur plateau aux burgers fumant la faisait littéralement bavé. Féminité incarnée. Comme toujours. Quand ce fut finalement son tour elle commanda son menu et sortie sa carte pour payer tandis que sa caissière remplissait son plateau. Lentement. Trop lentement ! Elle était empoté ou quoi ? S’était pas compliqué de remplir un paquet de frite et un verre de coca quand même !

La volleyeuse se fit interpeler alors qu’elle commencer à taper du pied. Non mais quoi encore ?! Elle tourna son visage vers la fille à sa gauche, dévoilant ainsi son visage à moitié caché par son cache œil. Elle ne l’avait sans doute pas vue de la où elle était. En général ça dissuade de l’approcher. Ou alors ça incite aux moqueries. Dans ce cas-là ça finissait plutôt mal. La prunelle bleue de Rebecca se posa donc sur une brunette. Dans un fauteuil roulant. Cette fille lui demander simplement de l’aide pour son plateau.

-Ouais. C’pas le plus pratique c’est vrai. Attend deux secondes.

Ou deux cents ans. Que sa caissière ai fini de mettre des glaçons dans sa boisson. Quand elle eut finit et poussa son plateau du côté et tira celui de la fille près du siens. Bon. Attention les yeux. Ça allé être chaud, un plateau dans chaque main. La jeune fille fronça les sourcils. Ouais nan, s’était pas possible. Elle transféra le contenu de son plateau sur celui de la brunette avant d’empiler les deux dessous. Haha ! Là tout de suite s’était mieux. Elle fit signe à la demoiselle de la suivre et se retourna pour avancer. Bien évidemment les gens de la file resté bien en place. Tout pour faciliter le chemin hein ! Alors le petite demoiselle haussa la voix.

-PARDON !

Non mais franchement. Les gens finirent par se pousser. Elle leur adressa un merci tout aussi criant alors qu’il la foudroyer du regard. Comme si ça pouvait lui faire quelques chose. Elle observa la sale déjà bonder. Impossible de monter à l’étage pour la brunette. Il lui fallait une table ici. Une mère se leva et quitta la table qu’elle occuper avec son petit garçon. Rebecca se précipita dessus et posa le plateau dessus avant de faire signe à la fille. Elle remit tout sur leurs plateaux respectif avant de regarder autour d’elle. Une fois qu’elle fut à la table elle lui demanda de garder son plateau un instant. La jeune fille grimpa les marche à vive allure. Grand dieu ! La salle du haut était limite pire qu’en bas. Elle redescendit donc et se laissa tomber sur une des chaises à la table.

-Sérieux ! Y a trop d’monde là ! Pourquoi ils viennent tous bouffer en même temps ! Bon. J’vais manger là aussi hein. Y a pas d’place ailleurs.

Du culot. Comme toujours aussi. Rebecca n’était pas du genre à faire dans le finisse. Parfois elle se disait qu’elle aurait pu être un mec. Mais ça aurait été terrible ! Son estomac gronda de mécontentement. Ah non…Là elle pouvait plus attendre ! Elle planta sa paille dans son coca et ouvrit la boite de son sandwich au poulet. Ces yeux brillaient déjà.

-Bon appétit !!

Sans attendre une seconde de plus elle croqua dans le pain moelleux. Un peu de sauce déborda et s’échoua dans l’emballage de carton avec des feuilles de salades. Punaiise ! Qu’est ce que s’était bon ces saloperies !


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La jeune fille se retourna vers Dakota et lui dévoila par cette action un cache oeil à son oeil droit. L'adolescente en fut assez surprise mais ça s'arrêta là. Après tout, elle devait avoir ses raisons ou ses propres goûts, ce n'était pas une raison pour la juger. D'ailleurs, y a t-il vraiment des raisons pour juger ? Non, certainement pas.

Après avoir observé dans quelle situation se trouvait Dakota, l'inconnue décida de l'aider ce que la jeune adolescente apprécia. Comme quoi, il y avait tout de même des personnes encore serviables par ici. Dakota la laissa gérer l'affaire sans la quitter des yeux. Elle n'était pas très grande, Dakota devait facilement la surplomber, surtout avec sa grande taille. Son visage était plutôt beau, entouré d'une chevelure aussi sombre que la nuit ainsi qu'une prunelle d'un bleu-gris.

C'est juste après la fin de son inspection que la jeune fille eut trouvé un moyen de porter les deux plateaux. Dakota se sentait un peu gêner de lui donner du fil à retord comme ça mais cela lui sortit bien vite de l'esprit. Vous savez, elle ne connait pas trop les remords quand ils ne sont pas importants à ses yeux. Elle la suivit à travers la foule et, avant qu'elle n'ait pu élever la voix, son accompagnatrice l'avait déjà devancé. Dakota pouvait sentir que le courant allait parfaitement filer entre elles. Son caractère de "j'me laisse pas marcher sur les pieds" lui plaisait énormément. Enfin une non-coincée-du-cul !

Alors que les gens se poussaient en lançant des regards noirs à l'adolescente, la basketteuse décida d'en pousser un ou deux au passage. Elle savait parfaitement qu'elle ne risquait pas de recevoir une riposte vu son état et c'était ce qui l'amusait le plus. Etre en fauteuil avait ses avantages ! Elle rejoignit la jeune fille qui s'agitait pour voir le monde qu'il y avait en haut à une table qui venait tout juste de se vider. Elle poussa la chaise pour se mettre à sa place, étant à la parfaite hauteur avec son fauteuil et observa son plateau avec envie. L'inconnue finit vie par repointer le bout de son nez, se plaignant que l'étage était bombé et décidant, apparemment, de manger en sa compagnie. Cela ne gênait pas Dakota, au contraire. Elle était prête à faire connaissance avec cette fille, et pas qu'un peu !

Alors que sa camarade entamait déjà son hamburger, la basketteuse décida de lancer la discussion.

- C'est sympa d'm'avoir aidé, j'avais peu d'espoir de trouver quelqu'un de bien qui puisse aider une infirme ! D'ailleurs, j'ai adoré la façon comment tu les a remballer pour passer dans la file. Direct, ferme, tout ce que j'aime ! Les gens sont tellement cons parfois.

C'est en secouant la tête en signe de désespoir, comme pour donner plus d'impact à ses propos mais surtout pour faire plus "effet de scène", que Dakota commença à grignoter ses frites. Elle n'avait même pas finit d'en avaler une poignée qu'elle continua de parler.

- Elles sont vachement bonnes ces frites, ça fait longtemps que j'suis pas aller dans un McDo. Au fait, t'es du coin toi ? Genre tu viens d'la vieille académie ? J'voulais pas y entrer perso' mais, manque de bol, j'ai été prise. N'empêche, à part les cours, c'est plutôt sympa.

Qu'elle trouve qu'elle parle trop ? Jamais. Elle ne s'est jamais dit de se taire parce qu'elle monopolisait le temps de parole, sauf quand ce sont ses amis qui lui demande. Et encore. Ce n'est pas un moulin à parole mais on s'en rapproche quand même. Et puis, elle est toujours comme ça quand elle rencontre une nouvelle personne. Elle se dit qu'il vaut mieux dire pas mal de chose d'un coup comme ça elle cerne plus vite la personne et peut lui dire plus facilement si elle l'ennuie ou non. Sinon, ça traîne, ça pense "j'vais peut-être avoir droit à un truc intéressant" mais au final non. Et oui, c'est bien triste mais bon.

Dakota releva les yeux de ses frites pour observer un peu ce qui se passait autour d'elle. Les clients ne cessaient d'affluer et une chaleur étouffante commençait à s'installer dans le fast food. La fille qui lui faisait face avait bien raison, ils s'étaient tous décidés pour manger à la même heure. En même temps, c'était l'heure de se remplir la panse. Ils devaient sûrement se dire que ce n'était pas bien de grignoter entre les repas. Et oui, cinq fruits et légumes par jours et tout l'bordel, on y a tous le droit. Dakota avait bien essayer de suivre cette ligne de conduite mais il n'y avait jamais assez de fruits et de légumes dans son frigo alors elle avait vite abandonné. Même sans ça elle était parfaitement en forme, pourquoi chercher plus loin ?
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Be yourself. No matter what they say !
With Dakota.
• Manger. Ce n’était même plus ce qu’elle faisait. Rebecca était carrément en train d’engloutir son burger au poulet. Un spectacle d’une classe hors norme qu’elle devait offrir à sa charmante compagnie. La jolie brunette la remercia de l’avoir aider. Grand dieu ! Voilà des choses que la volleyeuse n’avait pas coutumes d’entendre. Des remerciements pour une bonne action. Elle aller peut être bien gagné sa place au paradis finalement ! La façon dont sa voisine manger ces frites était bien plus distinguer. Cette dernière laissa sous-entendre qu’elle venait probablement de Volfoni. Car comme vielle académie…Il n’y avait que celle-ci dans le coin ! Etrange. Rebecca ne souvenait pourtant pas de l’avoir croisé dans les couloirs. Ou alors…Elle n’y avait pas prêté attention. Ça devait pas faire longtemps qu’elle était là en tout cas…Parce qu’en trois ans elle l’aurait remarqué quand même !

-C’est vrai qu’on s’demande ce qu’ils ont dans la cervelle parfois. Et ouais j’suis de Volfo. Toi aussi du coup j’suppose.

Cette fille avait l’air cool. Le genre de fille qui se prend pas trop la tête. Qui ne passe pas des heures devant la glace à faire des retouches maquillages après avoir mis quarante couches de gloss. A se demander comment leurs lèvres ne finissaient pas par tomber d’ailleurs à celles-là ! Tandis qu’elle abandonner son burger, Rebecca saisit sa serviette pour s’essuyer la bouche et commença ces frites. Volfoni. C’est vrai qu’elle était bien loin de chez elle quand même…Mais s’était son choix. Et jamais encore elle ne l’avait regretté. Comment aurait-elle put ?! Surtout maintenant qu’elle avait été nommé capitaine. Un vrai bonheur.

-Moi j’aime cette académie. Enfin…j’préférais quand y avait pas tous ces fils et filles à papa…Mais bon. Tant que j’peux continuer à faire ce que j’aime j’en ai rien à battre. Faut pas qu’ils cherchent des noises c’tout.

C’est vrai qu’au début s’était vraiment cool. S’était pas facile tous les jours. C’est vrai. Mais au moins y avait pas des pimbèches en chaleurs dans les couloirs qui passaient leurs temps à glousser. Ni ces mecs qui pètent plus haut que leurs culs. Y avait quand mêmes des gens sympas. Mais bon. Certains méritaient une bonne correction. Un petit coup dans leur derrière en or…Ah il n’y avait rien de mieux. Malheureusement les racailles comme elle avait un nouveau jeu. Certaines élèves étaient persécutées. Martyrisés. Ce n’était pas une chose qu’elle cautionné vraiment. Mais s’ils étaient dans cette académie à la base s’était pour les aider à remonter la barre. Alors mettre des pauvres agneaux sans défenses sous le nez de loup affamés…Fallait vraiment être débile pour croire que tout aller se passer dans la joie et la bonne humeur. Ils vivaient pas au monde des bisounours.

La demoiselle observa « l’infirme » en face d’elle. Punaise. Elle avait une jolie paire de seins. Rebecca y aurait bien plongé le nez. A cette idée elle détourna un peu le regard. L’air de rien. Son appétit sexuel du moment était affolant. Elle devait être en manque d’affection. Heureusement que y avait Maïwenn. Sa petite rose noire avait elle aussi besoin de soutient. Et ce n’était pas pour lui déplaire. Mais l’une comme l’autre savaient que ce qu’il se passer dans leurs chambres ne franchirait jamais la porte. S’étaient des moments privés. Secrets. Même si elle serait un peu jalouse, la guitariste était bien libre de sortir avec qui elle voulait. Et il en était de même pour elle.

-Je m’appelle Rebecca. Capitaine de l’équipe de volley féminine. Et toi ? Pourquoi tu t’es présenté à Volfoni si tu voulais pas y être ?

Présentations faites. Fallait bien commencer par là quand même. Rebecca avait hâte de connaître le prénom de cette charmante créature. Et pourquoi elle était là. Tous le monde n’avait pas la chance d’être accepter. Pourquoi se présenter si on désirait pas faire partie des rangs ?!


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- C’est vrai qu’on s’demande ce qu’ils ont dans la cervelle parfois. Et ouais j’suis de Volfo. Toi aussi du coup j’suppose.

Dakota ne s'était pas trompée donc. En même temps, elle ne connaissait pas d'autres lycées ou université dans le coin donc bon. Elle hocha, pour lui affirmer qu'elle y était bien. La jeune fille lui parla ensuite de son avis sur l'académie. Apparemment, il y avait eu du changement, d'après ce qu'elle racontait sur ces fils et filles à papa. Mais il était vrai que Dakota avait pu croiser pas mal d'élèves fringués avec de la putain de marque et avec des manières de riches. Les choses étaient différentes par le passé ? Cela voudrait dire que la jeune fille devait sûrement être à l'académie depuis un moment. D'ailleurs, cette dernière annonça qu'elle s'appelait Rebecca. La question qu'elle posa à Dakota ensuite mit mal à l'aise cette dernière. Elle aurait du réfléchir avant de parler tiens, la voilà dans de sales draps.

- Euh en fait c'est mes parents qui m'ont forcé à entrer dans l'académie. Du coup, j'ai bien été obligée de lui obéir quoi. Et j'm'appelle Dakota, j'fais partit de l'équipe de Basket.

Elle ne pu s'empêcher de rire. C'était vrai que c'était assez drôle d'entendre d'une handicapée qu'elle faisait partie de l'équipe de basket, quand on savait que cette dernière n'était pas exclusivement pour les personnes handicapées. A une certaine époque, ça aurait été pire mais, heureusement, les mentalités avaient évoluées. Bah oui, Dakota se débrouillait autant bien que les autres aux entraînements mais à sa façon, bien sûr. Néanmoins, il était toujours d'actualité que certaines personnes soient surprises de voir des handicapés sur un terrain. M'enfin, elle ne se sentait pas tellement concernée par tout ça, étant donné qu'elle ne faisait que semblait mais elle voyait bien les réactions des autres.

- Oh et t'es à l'académie d'puis combien de temps ? Et c'est quoi cette histoire avec l'arrivée des fils à papa ou j'sais pas quoi ? Ça a pas toujours été comme ça ?

Elle n'avait pas vraiment fait des recherches sur le passé de Volfoni. Peut-être qu'avant, c'était une sorte d'asile psychiatrique ou un truc complètement chelou. Après, ça va finir comme le vieux truc hanté, où il se passe vraiment des trucs bizarres. Rien qu'en y pensant, elle en avait des frissons. Tous ces phénomènes paranormaux, ça lui foutait vraiment la chaire de poule.

Après avoir secoué son paquet de frites, elle remarqua que ce dernier était vide alors elle s'attaqua à son burger. Rebecca semblait l'avoir finit, elle l'avait certainement avalé en deux ou trois bouchés. Dakota la comprenait parfaitement : mieux vaut tout manger d'un coup, si jamais la nourriture finissait par s'envoler ou que quelqu'un d'autre la choppait. M'enfin, après, chacun mangeait à son rythme, y avait pas toujours de raisons derrière.
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Des parents bienveillants.
With Dakota.
• Ah papa maman…Toujours là pour veiller au grain sur le petit bout d’chou ! Lorsque Dakota lui expliqua que s’était ces parents qui l’avaient inscrite à l’académie, Rebecca ne put qu’en sourire. Sa mère à elle aurait préféré garder sa petite chérie auprès d’elle. La demoiselle le savait bien. Mais voir la souffrance et la culpabilité dans ces yeux qu’elle adorait tant lui devenait insupportable. Ce n’était pas seulement pour elle-même qu’elle avait fait ce choix. De partir si loin d’eux. Sa mère devait comprendre que malgré ce qui se produisait dans son corps sa fille pouvait bien se débrouiller seule. Il lui fallait simplement l’environnement adéquat. Un lieu où elle pourrait être celle qu’elle désirait. Sans causer de tort.

-Ils ont fait l’bon choix tes parents. Tu verras. C’est cool que tu sois dans l’cursus sportif aussi !

Ce n’était pas faute d’avoir essayé mais…Rebecca avait plus de mal à s’entendre avec les gens des autres cursus. Le feeling était pas là. Sauf avec Maïwenn. Evidemment ! Mais tout était différent avec elle. L’équipe de basket féminine alors…Intéressant. Ces coéquipières avait dus tirer une de ces tronches en la voyant. Mais si elle avait choisi ce sport s’était qu’elle en avait à revendre. Cela ne fit qu’attiser un peu plus la curiosité de la volleyeuse qui termina son sandwich en une bouchée supplémentaire et prit une gorgée de sa boisson avant de répondre à la question de la brunette en grignotant ces frites.


-C’est ma troisième année. En fait, à la base…Volfoni n’était ouverte qu’aux élèves ayant des ptits…soucis. Les gens à problèmes dont personnes veut si tu préfères. Sauf qu’avec les filières qu’elle propose bah l’académie est devenue super connue. Du coup c’est ouvert à tout le monde…Enfin, à ceux qui peuvent s’la payer s’ils se sont pas fait foutre dehors ailleurs.

Petits soucis. Quel doux euphémisme. Quand elle voyait certains cas qui zonait dans les couloirs, même elle avait des frissons en pensant à ce qu’ils avaient dus faire pour se retrouver là. S’était le genre de mecs qui vous crache dessus quand vous passer à côté. Une fois elle foutut son pain dans la mâchoire d’un de ces pitbulls. Elle y avait récolté un bon séjour à l’infirmerie et une crise d’hystérie et de panique de sa mère au téléphone. Mais au moins ! Oui au moins ils la regardaient avec une once de respect pour s’être montré aussi téméraire. Ce souvenir la fit manger ces frites un peu plus rapidement. Hargneuse. Quelle bande de chacal !

-Ça fait longtemps que tu fais du basket ? T’as toujours joué en fauteuil ?

Bah quoi ?! Fallait bien qu’elle finisse par lui en parler. L’acceptation s’était bien. Mais rester sans en parler ça devenait carrément louche. Rebecca détestait que les gens l’aide en évitant d’aborder le sujet. Elle voyait bien cet éclat dans leurs yeux. La pitié. Elle la maudissait. Parce qu’elle avait pas besoin de cette pitié des autres pour s’en sortir. S’était bien mieux sans elle ! Ce n’était pas par pitié qu’elle avait aidé Dakota. S’était simplement du savoir vivre. De la compréhension. Son œil bleu alla se nicher dans les prunelles de sa compagne. Jouer avec un handicap avec des gens parfaitement valide n’aspirer qu’à plus de respect. Rebecca n’aura pas eu l’audace de comparé son handicap au sien. Ô grand jamais. Car ils ne se vallaient pas.


-Soit pas offusquée que j’te demande hein ! J’veux juste savoir. Parce que pour moi ça a pas été facile de m’faire une place sur l’terrain au début. Même aux entrainements. T’as déjà tout mon respect pour avoir eu le culot de choisir le cursus sportif.


Car oui. Il ne fallait du culot dans ce milieu-là. Montrer sa valeur. Devenir celles qu’on veut sur le terrain. Cela avait été un rude combat. Mais elle avait réussi à s’élever au sommet. En s’adaptant comme elle avait pu. Elle ne pouvait savoir si son handicape à elle était de naissance ou non. Dans un cas comme dans l’autre cela ne changerait pas grand-chose.



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Elle haussa les épaules lorsque Rebecca assura ses parents avaient fait le bons choix. Bien que ce soit elle qui se soit mise dans ce pétrin, elle regrettait tout de même d'être loin de ses proches et d'être dans un environnement qui lui était tout à fait inconnu. Elle s'y adaptera, c'est sûr mais ça allait sûrement prendre plusieurs semaines. Mais elle avait raison sur le second point. C'était toujours sympa de rencontrer d'autres sportifs, ça leur faisait un point commun de plus comme ça.

Rebecca commença à lui raconter un peu les débuts de l'académie afin de lui éclairer sa lanterne. Elle avait été donc une école spéciale pour les enfants à problèmes avant. Ça expliquerait les débordements auxquels elle avait pu assister alors. Dakota hocha la tête, pour montrer qu'elle comprenait la tournure qu'avait prit les événements. C'était un pari risquer, de faire cohabiter des délinquants et des adolescents appartenant à une classe sociale supérieur à la moyenne. Étonnant que l'école n'ait pas finit en tas de débris. Les profs avaient sûrement bien été formé et c'était tant mieux. Et puis, comme ça, ils donnaient une chance aux cas à part, c'était cool.

- Non t'inquiète pas, c'est normal de poser la question, ça m'dérange pas du tout. Si je me souviens bien j'en fais depuis le collège mais je me suis retrouvée en fauteuil que quelques mois avant mon inscription à Volfoni. Et toi, qu'est-ce qui t'es arrivée ?

Maintenant que je sujet des attributs, si on peut, spéciaux avait été mis sur le tapis, Dakota s'interrogeait sur les raisons de son bandage à l'oeil. Et puis, vu qu'elle en avait parlé juste avant, elle ne pouvait plus refréner sa question. Elle espérait que ce n'était pas trop grave, c'était toujours triste de connaître les misères qui sont arrivées aux autres. D'autant plus qu'elle, elle n'avait rien.

Terminant son burger, elle passa sa serviette sur sa bouche histoire de ne pas avoir du ketchup sur le visage toute la journée et entendit pas mal de bruits venant de derrière elle. Avant qu'elle n'ait pu voir ce qu'il se passait, du coca vint se déverser sur son tee-shirt. Elle se retint de se lever sous le coup de la surprise et leva les yeux sur celui ou celle qui avait OSER faire ça. C'était un garçon, accompagner de ses potes semblait-il, qui riaient comme de parfaits imbéciles. La garçon marmonna un rapide "désolée" avant de s'éloigner de Dakota mais celle-ci n'en empêcha en le faisant tomber avec son fauteuil.

- Regarde où tu marche trou du cul, avec ta bande de babouins là ! Merde quoi, c'est pas si compliqué de faire attention au monde autour de vous bande de connards !

Surpris, ils s'excusèrent, sans pour autant le penser le moins du monde. Ça se voyait, que ce n'était qu'une bande de petits branleurs. Dakota ne leur prêta plus attention et reprit sa place à la table avant d'agiter son tee-shirt trempé.

- Faut toujours que ce genre de choses m'arrive.

Oui, elle avait l'habitude de ce genre de malchance. Il ne se passait une semaine sans qu'une crasse ne lui arrive. Rater le bus, se faire éclabousser par une voiture, se faire courser par une meute de chiens enragés, bref... Elle évitait toujours de passer en-dessous d'une échelle mais ce n'était pas ça qui semblait lui réduire sa malchance. M'enfin, elle avait apprit à faire avec.
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Boloss !
With Dakota.
• S’était tout frais. Elle avait l’air de plutôt bien accepter la chose en tout cas. Tout le contraire d’elle quoi. Etre dans déni ne servait pas à grand-chose. Surtout dans son cas. Si on ne pouvait plus marcher on ne pouvait plus. Se dire que ça reviendrait un jour ne servait qu’à se déchirer de l’intérieur. Rebecca s’attendait bien à ce qu’elle lui retourne la question. S’était normal après tout. En général il est vrai qu’elle aimait pas en parler plus que ça. Mais à quoi bon ? Cette fille pouvait en quelque sorte la comprendre. Même si elle n’avait en rien besoin de recevoir de l’empathie ou de la sympathique de sa part. Elle en avait même rien à battre. Les faits étaient là. La présence de ce bandeau était si futile ! Il ne servait même presque à rien. Mais il y avait ce presque. Donc Rebecca préférait le conserver. Que cela change le court des choses pour quelques jours, quelques semaines…Quelques mois ! Qu’importe. Elle ne pouvait juste pas rester sans réagir. Un petit sourire étira ces fines lèvres et elle se pencha un peu au-dessus de la table.

-J’ai un œil crevé…bouah ! – Elle leva son cache œil et dévoila son œil…parfaitement intact - Nan je déconne ! En fait…J’ai une saloperie dont j’t’épargne le nom hein, qui me bousilles le nerf optique. Je mets ça pour fatiguer l’moins possible mon œil.

Mieux valait en rire qu’en pleure non ? S’apitoyer n’était pas dans ces habitudes. Il est vrai qu’elle l’avait fait. Au tout début. Encore aujourd’hui elle se souvenait de cette balle sur le terrain qui arrivait droit sur elle…Et pourtant elle avait incapable de réagir. Et cette balle était venue l’embrasser. Dans tous les sens du terme. Cela avait été la pire des blessures. Comme si le choc avait sortir toute cette terreur qu’elle avait en elle. Cette peur de perdre la vue. De ne plus voir tous ces visages autour d’elle. Et ces mots qui tournaient encore et encore dans son esprit « il n’existe pas de traitement à l’heure actuelle… ».

La volleyeuse se rassit au fond de son siège, portant son coca à sa bouche. Une bande de branquignoles passa derrière Dakota et l’un d’eux eu la bonne idée de lui renversée la totalité de sa boisson dessus. Aucun concours de T-shirt mouillé n’avait été programmé ! La brunette l’aurait certainement gagné cependant ! Les insultes volèrent au plus grand amusement de l’étudiante. Et bah ! Elle faisait pas dans la dentelle non plus. Babouins. Ah…Quelle douce sonorité. Il n’y avait pas mieux pour décrire ces animaux. Leur comportement je m’en foutiste ne plus malheureusement pas du tout à la petite racaille qui n’aller pas laisser passer un tel manque de galanterie ! Elle posa sa boisson et se leva avec calme.


-Bouge pas.

Sans un mot de plus elle passa à travers la foule grouillante pour rejoindre la bande de garçon qui s’apprêter à monter à l’étage. Elle posa sa main sur l’épaule du coupable pour l’arrêter et passa devant eux pour monter sur la première marche. Son iris bleu se posa sur lui, et uniquement lui. Elle avait rien à faire des autres.


-Hé macaques. T’as bousiller le haut d’ma copine là-bas. J’vais être sympa, j’te laisse le choix. Tu me files de quoi lui en payer un nouveau ou tu lui files le tiens.

Sans un mot de plus elle tendit la main vers lui. Ils devaient être sur le cul qu’une fille à l’allure d’une gamine de 14 ans vienne leurs faire la leçon parce qu’aucun d’eux ne décrocha un mot pendant dix bonnes secondes. Ou alors ils étaient vraiment bouchés. Ou peut-être même lent d’esprit ! Elle pouvait bien comprendre que l’info mettait du temps à monter au cerveau mais quand même ! Fallait pas pousser ?! Elle faillit leurs dires que les oreilles s’étaient comme cul. Une bonne hygiène ça fait pas de mal ! Mais l’accusé se dérida.

-Non mais tu t’prend pour qui ?

Ah bah tiens ! Et eux. Ils se prenaient pour qui d’abord ? Des ptits caïds ? Le regard de Rebecca se durcit. Il était de l’académie. Ça elle en était sûre. Sa réputation n’était pourtant plus à faire. Comme pour la plupart des racailles d’ailleurs. L’un de ces amis, un peu pâlichon s’approcha de lui et lui murmura à l’oreille des mots qu’elle ne put entendre vu le brouhaha ambiant. Le garçon grimaça.

-Alors ?

Elle tendit un peu plus sa main vers lui. Qu’il lui donne son t-shirt ou du fric elle en avait rien à battre. Mais il avait intérêt à retenir la leçon. S’il fallait qu’elle lui casse les bonbons en public alors là…Aucun problème ! Et ces petits copains en étaient certainement convaincus eux aussi. Finalement il posa son plateau sur une marche et sortie son portefeuille et sortie des billets qu’il posa dans sa main. Pauvre chou il voulait pas se trimbaler torse nu. Rebecca referma la main sur les dollars et sans un mot de plus sauta de la marche pour retourner vers Dakota. Elle posa les sous sur la table et ça rassit.

-Tiens. Tu pourras aller t’acheter un nouveau haut après avec ça.

Assez contente d’elle, la volleyeuse termina son paquet de frite. C’est vrai que s’était mal. Mais il avait qu’à faire gaffe.


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Journée d'adaptation [Dakota Ermerson et Rebecca L. Hadley]
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