Mush-Pit [Dymas T. Aimilia et Blair Marshall]

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Mush Pit

« w/ Dymas T. Aimilia »


En même temps, tu l'as cherchée.


Tu étais désastreuse et pourtant tu continuais de te regarder. En fait, tu aimes ça, te voir comme ça. Tu adores voir ton visage couvert de sueur, ce maquillage qui coule légèrement sous tes yeux. Sentir ta salive sèche et amère sur ta langue, tu en prend plaisir. C'est faux? Bien entendu que c'est faux, sinon tu ne serais pas là, en train de te regarder haineusement dans le miroir de cette trop petite salle de bain. Tu ne viendrais pas juste de cracher dans l'évier malpropre. Toute cette fatigue et tu t'es quand même magné le cul pour venir jusqu'ici, au sud de la ville, pour assister à ce spectacle qui tourne au calvaire. Une salle minuscule bondée de personnes plus ou moins en conditions de respecter l'espace social, ça te donne le goût de vomir. Peut-être est-ce l'odeur ambiante de pot ou simplement le refus catégorique qu'à ton foie pour contrôler cette dernière bière, mais tu cours vers la petite cabine pour laisser sortir de ton estomac les derniers morceaux de ce plat de nachos que ce mec sans importance t'avais offert. Cinq bières et trois shooter, c'est tout ce que ça te prend pour te mettre à terre, mais comme une grande fille obstiner, tu fais semblant de ne pas être affectée. Tu sors de la cabine, essaie maladroitement le coin de tes lèvres avec le revers de ta main et t'avance en titubant vers le miroir. Détestant le goût dégueulasse qui traîne maintenant dans ta bouche, tu crache une fois de plus pour ensuite te gargariser les joues et la langue avec de l'eau. D'ailleurs était-elle potable cette eau? C'était le genre de questions qui, à ce moment présent, t'importaient peu. Tu avais d'autre chats à fouetter et ta chanson favorite était sur le point de commencer. Tu sortais en poussant avec force la lourde porte, sans même t'excuser à la fille qui allait entrer, mais qui s'est fait maladroitement happée. Outrée, elle t'insulte, mais tu l'ignores et retourne t'engouffrer dans cette foule épaisse. Si ce n'était de ces quelques personnes qui assistent au concert, le bar serait certainement vide. Quelle heure pouvait-il bien être? Tu cessais de t'en préoccuper quand le chanteur, de sa voix rauque, commença à faire du scream dans le micro. C'était comme une mélodie macabre à tes oreilles, un son strident pour les autres, mais merveilleux pour toi. Tu appréciais ces notes saccadées, ces paroles bafouées et ce son d'instrument beaucoup trop fort. En fait, tu aimais ce que les autre détestaient habituellement.

Enfin arrivait le climax de la chanson, où le fameux solo de guitare commença, de très près suivit pas la batterie qui montait en crescendo. Un groupe de personne, avec les habilités motrices affaiblies, commencèrent à créer une bastion dans le simple but de foutre un peu le trouble. Le barman ne semblait pas remarquer et continuait de servir sans grande attention les clients qui avaient déjà assez consommés. Sans le vouloir, tu t'étais retrouvée dans ce groupe d'êtres violents et l'un d'entre eux accrocha avec force ton oreille, t'arrachant carrément une partie de ton perçage industriel. Tu te teint fortement l'oreille, lui criant avec rage qu'il n'était qu'un pauvre con. « Fucking shit! » clama-tu en lui balançant ton poing au visage. Il esquiva, avec chance, et te repoussa en dehors du groupe de personne. Trop frustrée et piquée à l'orgueil, tu passais rapidement par la partie plus tranquille du bar et te dirigeais vers la sortie. Quelques tables étaient entourées par de vieux potes qui riaient, d'autres servaient presque de lit à des couples un peu trop exhibitionnistes. Tu ne remarquais toutefois rien de cela et poussais la porte furieusement. Une fois dehors, tu tenais toujours ton oreille et criais de douleur. Tu donnais un coup de pied à une poubelle et tu ne pu t'empêcher d'avoir un petit haut le cœur à nouveau. Tu te penchais comme pour vomir, mais comme rien ne venais, tu ne fis que l'écraser au sol, glissant le long du mur. Tu regardais ta main, dont la paume était couverte de sang. « Putain de merde de fucking shit! » ragea-tu, inspectant, en serrant les dents, ton oreille en la tâtant. Une partie du croquant était déchiré. « Motherfucker! » ajouta-tu en cognant ta tête sur le mur. Ça y est, tu n'étais plus vraiment fâchée contre ce mec débile qui t'avais fais ça, mais plutôt envers toi-même pour te faire subir du mal involontaire en plus des accidents qui t'arrivaient ce soir. Mais bon, c'était de ta faute. Tout ça était de ta faute. Tu détestes les endroits trop populeux, mais tu es quand même venue. Tu tiens mal l'alcool, mais tu as quand même bus. Tu sais que les mush-pit sont dangereux, mais tu ne l'as pas évité alors que tu l'avais très bien vu venir. Si on remonte encore plus loin en avant, on pourrait même te blâmer de ton malheur actuel simplement parce que, un jour, tu as voulu tout plein de trous dans tes oreilles. Alors oui, ma grande, tu es l'unique responsable pour ce qui t'arrive actuellement.

Tu tentais avec peine de te lever et une fois sur pieds, tu t'adossais au mur et te sortis un cigarette, tout en aillant cette grimace coincée sur ton visage. Peut-être oubliais-tu le détail comme quoi tu saignais? Ah bien sûr que non, tu es invincible, le sang ça te fais rien, les blessures c'est pour les gamins et avoir mal c'est pour les tapettes. Néanmoins, tu devras te soigner un jour ou sinon je plaindrais la personne qui va devoir te ramasser à la petite cuillère sur le bord du trottoir. Car la tête que tu vas avoir à ce moment là, ça va valoir toutes les raclées du monde. Fumant nerveusement, tu croisais un bras sur ton ventre, sentant ce malaise qui y régnait. Ce soir, ce n'est pas le bon soir pour faire sa petite difficile, mais avec ton orgueil de merde, bonne chance pour te trouver quelqu'un qui va venir t'aider. Si aide tu as envie...


Leave me the fuck alone.
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Mush Pit

« Pour l'amour du son. »

- On avait dit trois cent.

Je le savais qu'il allait essayé de me baiser la gueule. Je le savais.

- On avait dit trois cent, et c'est pas négociable. T'as saisi ?

Il a pas le choix. Il a pas le choix, quoi qu'il arrive. Des batteurs, y'en a pas dans le coin. Et des batteurs qui connaissent la partition par coeur encore moins. Il voulait m'entuber, mais il a mal joué son coup. Il devait être sûr de me voir camé, j'crois. Il sait très bien que quand j'suis camé je comprends plus rien de ce qu'il se passe autour de moi. J'me contente d'entendre les sons comme s'ils explosaient juste à côté de mes oreilles. C'est long, c'est presque au ralenti tu sais. Tu te contentes de sentir les ondes, c'est même plus du bruit. Je joue pas souvent quand je suis camé, mes fonctions motrices me le permettent tout simplement pas. Par contre, si je peux me faire baiser comme je veux dans cet état, je suis loin d'être con lorsqu'il s'agit de pognon. Je suis pas camé, il a que moi sous la main pour la jouer, sa putain de partition, il a pas le choix. Je t'ai baisé ma poule. Je t'ai baisé en profondeur.
Il capitule. Il a tout à y gagner, son concert dépend de moi, alors bon. Il me tend la liasse, je perds pas de temps à la garder en main. L'argent attire les charognards, je l'ai appris à mes dépends. Disparu dans la poche de mon froc, là où personne ne pourra venir le chercher. J'ai pas prévu de boire, j'aime pas ça, j'ai pas non plus prévu de me défoncer la gueule. Je lui fais deux ou trois sons, son batteur incompétent ayant pas su apprendre toutes les partitions pour ce soir, et il me paye cash. Là, j'ai deux cent. On attend la fin du concert pour tout donner. Donc, j'aurai mes trois cent billets. Je les aurais.

Ils finissent leurs sons tandis que j'attends dans les coulisses. L'acoustique est pas mauvaise, mais les parasites sont atroces. C'est vraiment du... de la barbarie en fait. C'est pas du punk, parce que les punks avant des les foutre dans une salle, tu peux y aller. Même quand il pleut des cordes les scènes à l'extérieur sont bâchées, et les gens sont dehors. Toujours. C'est plus pratique pour se bourrer la gueule et se rentrer dedans. Faut les voir les punks, ils sont violents. C'est pas comme les métalleux : les métalleux, ils sont là pour la musique. C'est pas simplement un code vestimentaire, des symboles, c'est vraiment toute une instru et un amour de la chose, j'ai envie de dire. Le punk, il s'en beurre la raie de la musique, du moment que ça va vite ça lui convient. C'est pour ça que je ne me suis jamais défini comme punk. J'avais un style vestimentaire punk, je l'ai toujours d'ailleurs, mais pas la mentalité. La musique est ben trop importante à mes yeux. Et ça me ravie pas de devoir faire du bruit pour faire du bruit.
Il me tend sa main comme s'il attendait que je la lui serre. Dégage, gamin, laisse faire le vrai musicien. Il est con ce batteur. Je l'aime pas. On a toujours le temps d'apprendre une partition, surtout une partition aussi simple que celles qu'on m'a filé. L'instru est à chier, j'ai du mal à croire que je sois là. Enfin, évite de trop réfléchir Dymas, ça va encore te pourrir la santé.

C'est d'un chiant. Mais d'un chiant, tu peux juste pas t'imaginer. J'en peux plus. Il se contente de gueuler comme des porcs, ils sont tous à moitié défoncés, c'est vraiment crade. Et ça se revendique punk. Ça m'ferait presque pleurer t'sais quoi. Je sais que je suis un papy, à vingt-huit ans ta vie est finie, mais les jeunes quoi. Ça me rend triste de les voir comme ça. Ils sont justes... perdus. À croire qu'en faisant ça ça va changer l'univers. Tu changes pas le monde en restant sur ton canapé à te défoncer le bulbe à coup de haschisch toute la journée. Tu fais pas avancer l'univers en prônant l'anarchie alors que t'es bourré. Ça me déprime en fait. Complètement.
Et la demoiselle d'en face, là, elle vient de se faire méchamment arracher l'oreille. Loose. Elle aussi elle doit être cuite. Et toute seule de surcroît. J'vais pas dire que c'est dangereux pour une fille de se trimbaler dans le coin, parce que les filles de cette espèce de pseudo mouvement punk n'ont rien à envier question force de frappe aux bonhommes. Après c'est chacun pour soi par ici, ils sont tous plus bourrés les uns que les autres, y'en a qui ont l'alcool mauvais, qui vont sans doute tenter d'agresser les individus munis d'un vagin pour un peu qu'ils soient identifiables, faut savoir se défendre. Y'a aussi des sympathiques, mais un peu moins. Apparemment l'anarchie c'est pas de pouvoir, pas de lois, on fait ce qu'on veut et si j'veux t'arracher la chatte j'ai le droit. Selon eux, hein, paraphrase. Donc bon, chacun pour soi. On t'a arraché l'oreille ? Espère pas d'excuse, ni d'attention, encore moins d'aide. Personne n'en a rien à foutre de ta gueule. Y'avait un mec intelligent, y'a longtemps, qui disait que la raison du plus fort était toujours la meilleure. C'est vérifiable à l'instant. C'est décevant de voir qu'en plusieurs siècles c'est toujours vérifiable, mais en effet, ça l'est. Putain de merde.

Fini, et c'est pas trop tôt. J'arrive près de l'autre, là, qui a déjà préparé mes thunes. Je les lui arrache des mains sans un regard, c'est pas le genre à mériter une attention particulière. pour se venger il m'attendra un soir en ville, il sait où me trouver, et lui et sa bande ils me feront la peau. Bah ma foi, ce serait pas les premiers. Je sors de là, j'en peux plus. L'odeur d'alcool me retourne le cerveau, j'ai bien horreur de ça... Ah ? Elle est là ? J'pensais qu'elle serait aller s'échouer un peu plus loin, ça craint ici. Juste en face de la porte, pour un peu qu'ils s'y mettent à plusieurs, t'as pas beaucoup de chance de t'en sortir. S'ils veulent ton cash ils l'ont, s'ils veulent ton cul ils l'ont, s'ils veulent ton herbe ils l'ont. Ils ont tout ce qu'ils veulent de toute façon. J'devrais même pas la regarder. Déjà parce que j'sais pas qui c'est et que ça pourrait m'attirer des emmerdes (la soeur de machin qui a peur que je la touche, la meuf de l'autre qui doit de l'argent à untel et qui croit que c'est moi qui le lui avance, que l'embarras du choix) mais surtout parce que j'ai rien à faire avec elle. Je la connais pas. Je ne lui dois rien. Sa vie c'est pas la mienne, je ne dois pas m'en mêler. Ça ne me regarde pas. Y'a Dieu qui a dit qu'il faut aider son prochain, mais Dieu il a pas autant de problèmes que nous, ou alors il s'en fout, et c'est beau de penser à la générosité alors que tu risques ton cul pour les autres. Faudrait donner sa vie pour son prochain si ça pouvait lui venir en aide ? Faudrait aider tous ses prochains ? Six milliards, je rappelle. Y'a que Dieu qui peut aider mes prochains. Moi, je suis un prochain lambda. J'suis le mec qui a pas de pouvoir, qui en aura jamais, et qui passe à côté des autres en se disant que ça ne le concerne pas.

Alors pourquoi je m'arrête, putain ?

- Essaye au moins d'arrêter l'hémorragie proprement.

Je l'enlève et lui tend mon bonnet. J'me balade pas encore avec un nécessaire de soin dans les poches, désolé. Je pourrais la soigner dans ma piaule à l'académie, ou la ramener chez elle. Mais si déjà avec ça ça va mieux... Ne tentons pas le diable tout de suite.

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Mush Pit
« w/ Dymas T. Aimilia »

Les gens, c’est dérangeant.

C’est toujours quand tu veux la paix qu’un emmerdeur de première vient te voir. Tu te souviens quand t’étais gosse et que tu te promenais sur le bord de la route. Franchement, à cette époque, tout te passionnait. En fait, tu passais une grande, trop grande, partie de tes journées à admirer le paysage. Ne mentionnons pas le fait que tu désirais plus que tout que la montagne au loin explose, car ce n’est qu’un détail… Reste que, tu marchais toujours au milieu de la route. Il n’y avait jamais de voitures qui passaient, de toute manière, alors tu ne te souciais pas vraiment de te faire renverser. Étrangement, tout aurait été différent ce jour là, si tu t’étais faite frappée. Tu serais probablement morte ou aurais vécue une vie de vide, dans le coma. Si tu étais morte, tu ne pourrais pas te plaindre aujourd’hui. Ton âme gamine ne s’est pas faite happée cette journée là, car encore aujourd’hui tu te plains comme à tes huit ans. La voiture qui venait vers toi à continuée sa route, tout simplement parce que tu avais remarquée une forme derrière les cactus. Tu t’étais tassées de la route, avais pris le bord et t’étais approchée du cactus qui t’intriguait. Un gamin, d’environ ton âge, a sorti des buissons et t’as fais une peur bleue. Tu n’as pas pris une seconde avant de le frapper en plein visage. Violente la petite demoiselle. Bref, il se dénommait Fredrik et à la seconde où tu as entendu ce nom, tu t’es mise à le détester. Trop de consonnes, trop de lettres qui ne concordait pas. Un nom d’ange qui n’allait pas du tout avec le visage de petit démon du petit garçon à qui il manquait une dent. Ça été la première fois de ta vie que tu as été dérangée quand tu avais la paix et depuis, tu hais cela plus que tout.

Sans même poser un regard sur le nouveau venu qui troublait ton silence, tu fumais, serrant les dents. Ne t’en fais pas, il devrait partir bientôt. Personne ne reste longtemps à côté de quelqu’un qui émane autant de haine que toi. Si ce n’était du mal que te procurait ton oreille, tu laisserais ta rage sortir. Le son saccadé du club, le trop grand nombre de bières que tu as ingérées et le manque d’air que renie avec la cigarette te rend encore plus désagréable qu’à l’habitude. Allais-tu être la première à lui dire de foutre le camp? « Essaye au moins d’arrêter l’hémorragie proprement ». Tu fronçais les sourcils derrière ta frange. Tu ne le regardais toujours pas, mais tu serrais les poings en plus de te faire mal à la mâchoire à serrer les dents ainsi. Soupirant longuement, tu tournais la tête en sa direction. Ce grand punk de 30 ans qui se croit tout permis se prend en plus pour un médecin? Tu jetais ta cigarette au sol, ne prenant pas la peine de l’éteindre, et te concentrais sur lui. « J’t’ai pas causée ». Ah, tient, c’était anormalement tranquille comme réaction. « Maintenant fais de l’air, j’ai pas besoin de tes conseils débiles qui servent à rien et qui me font chier ». Ah, voilà. Il était étrange aussi de te voir répliquer une chose aussi simple. Habituellement tu lui aurais facilement crachée au visage, mais j’imagine que l’envie ne t’est tout simplement pas venue. Ça doit être dût au fait que ta gorge est trop serrée avec l’arrière goût des shooter que tu t’es tapés il y a une heure.

Sentant du sang couler sur ta joue, tu mets de nouveau ta main sur ton oreille. Il n’est pas démontré comme hygiénique de mettre le métal oxydé de tes bagues sur une plaie ouverte, mais nul n’est pas position pour te faire changer d’idée. Tu t’appuis de nouveau au mur, regardant de l’autre côté en espérant que l’intrus soit parti. Tu ne supportais pas sa présence. C’était peut-être son parfum, son regard ou sa manière de se tenir plus en confiance que toi, mais tu détestais son attitude. « Now leave me the fuck alone » rajoutas-tu, en te sortant une autre cigarette. Tu fais ça souvent, fumer pour te calmer, mais là tu fais ça surtout pour éviter de courir pour te soigner. Tu voulais garder la tête haute, montrer que rien ne t’atteint. Alors que tu sais que c’est faux.


Tu as peur d’être seule.

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