Everybody was madly Playing ! [Alexander Lahaie & Hélio Ohara]

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Un pied chaussé dans une bottine de cuir noir se pose sur la dernière marche de l'escalier luminescent. Ce dernier, tout de métal riveté et de plexiglass, changeais de lumière au rythme funky d'une des musiques les plus culte des 70s. Illuminant l'entrée de la salle de couleur chaude et mouvante.

Quittant la solidité de la descente le pied se pose sur le parquet ciré de la salle. L'ambiance est à la fête - comme souvent dans ces lieux - les gens, par petits groupes, se baladent d'une borne à l'autre. Dans le fond de la sale, les queues de billard tirent un son clair des boules qui se fait parfois entendre par-dessus le beat dansant de la musique. Plus proche, les sons divers et varié d'une centaine de borne en tout genre créent un bruit de fond qui - et c'est surprenant - se révèle plus agréable qu'envahissant. Grondement de moteur, tir de fusil laser et cris de douleur de combattant jaillissent des nombreuses machines, accompagnés le plus souvent par les notes - rendue discrètes par les réglages - d'une ribambelle de symphonies 8 bit d'un autre temps.
Le tout se mêle aux rires, aux éclats de voix, de rage ou de joie, formant un joyeux brouhaha qui vous emplit les oreilles sans pour autant vous assourdir.

Hélio desserre sa cravate du bout des doigts, sa veste de costume par-dessus l'épaule, il respire un grand coup l'odeur de bonbon, de popcorns et de transpiration qu'embaume les lieux - bien heureusement, les deux premiers fumets couvrent grandement le troisième - un petit sourire flottant sur ses lèvres. Notre homme n'apprécie pas la foule, il déteste cela même mais, pourtant, il adore cet endroit. Car il ne se sent pas étouffé ici, les gens ne font pas attention à lui, ils font à peine attention les uns aux autres, trop concentré pour faire la bonne combinaison de pas de danse ou bien montrer à son adversaire qui connait les mieux les enchaînements de tel jeu de combat - qui c'est le plus fort, accesoirement.

Ici, il est au milieu des autres, mais, d'une certaine façon, il n'est pas seul et encerclé, il est part de quelque chose, d'un genre d'amusement commun ou tout le monde est bienvenue et où personne n'est là pour te regarder de travers ou te chercher des crosses.
Se glissant parmi les jeunes et moins jeunes - vous seriez surpris de voir le nombre d'adultes que l'on trouve dans ces lieux - il se dirigeant vers son jeu préféré.

-TECHNO-NEUTRO 2000-

Une borne qui date de l'époque ou ajouté « 2000 »derrière le nom d'un titre lui donnait un air classe et futuriste - Une mode depuis longtemps passée - mais si le nom en grande lètres bleues d'un typo électrique très old school semble éculé, le jeu est une petite merveille. Un jeu de tir nerveux, avec un panel d'arme tout à fait honorable pour l'époque, des vagues d'ennemis innombrables, du sang qui volent dans tous les sens et une difficulté crescendo jusqu'à atteindre les frontières de l'impossible dans les derniers niveaux.
Hélio n'est pas le seul a aimer ce jeu, pour preuve, un jeune homme y est déjà installé, abattant un a un les robots insectes qui se jettent sur lui en nombre de plus en plus important.

Au vu du décor apocalyptique de l'arrière-plan, ce joueur en est à trois niveaux de la fin du jeu - Qu'Hélio n'a aperçu qu'une fois lors d'une partie ou la chance et la transe du gamer avaient fait de pair pour l'emmener jusqu'aux frontières de la réussite avant de lâchement l'abandonner juste à l'arrivée du boss.
Mais le jeune homme ne va pas faire long feu. Comme beaucoup de jeux d'arcade, celui-ci a un mode deux joueurs et cette coopération est quasiment indispensable pour survivre aux derniers niveaux. Le pauvre joueur solitaire se faisait lentement mais surement débordé et, au vu du panneau des score, c'était sa dernière vie avant de tout reprendre.

Esprit chevaleresque ? Besoin de zigouiller du robot ?
Qu'importe ! Hélio sort un jeton, le glisse dans la machine et saisit le pistolet non sans jeter un regard entendu à celui qui est désormais son compagnon d'arme.
Que le carnage commence !
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Il fallait qu'il y retourne. Qu'il remette la main sur cette putain de machine. Lui faire la peau, lui faire cracher ses boulons. Hier il est mort juste avant d'avoir une autre vie. Il rageait. Depuis plusieurs heures. Depuis la veille il ne pensait qu'à ces machines, ces robots et son pistolet. Ce matin, au petit déjeuné il prenait sa cuillière pour un gun et touchait ses céréales. C'est pour dire.

Alors il y est retourné. A la salle d'arcade. Salle faite par une entité supérieure pour des gens comme lui. Toujours pleine, on y trouvait toujours une place. C'était le top. Bien qu'on soit à une heure de 'pointe', la borne de sa vie était libre. Assez dur et un peu vieux comme jeu mais Alex n'allait pas se faire prier pour mettre ses quatres lettres sur le top score. Tout en haut du podium. EN MAJUSCULE BORDEL !

Et il y est. Depuis bien plus d'une heure. Avec son pistolet à la main, un peu mal à l'épaule. Il avait même enlever son pull pour ne rester qu'avec un tee-short au col large violet, avec un ours dans une armure de Bioshok.

" OUAIS ! DANS TA FACE !"

En francais, bien entendu. On ne reflechis pas trop. En plus ca allait de plus en plus vite. Il sentait que ca devenait plus dure au fur et à mesure. Il attaquait le troisième niveau avant la fin. Le moment ou il avait perdu la veille. Et encore là, il flanchait. Les ennemies étaient trop nombreux, trop rapides, il commencait à plier.

" Putain !"

Et la, a coté de lui, un homme vient à son aide. Il se fiche de savoir qui il est, il accepte volontier. Un regard pour un accord, il salut cette aide grandement.

"C'est sympa mec. Je refuse de me laisser écraser. Encore." lui dit-il dans la langue universelle.

Puis il le regarde un peu, du coin de l'oeil. Il était un peu vieux. Soit le jeu était de son âge, soit il voulait juste s'incruster sur une borne. Mais il voit l'écran, les deux bras en avant pour étirer ses articulations. Avec un sourire perfide, il fait connaissance.

" C'est mon nom que j'mettrais à la première place. Mais j'accepte l'aide." Puis demande " T'sais jouer au moi-...."

Une série de trois kills rapide lui arrache un autre juron francais. Il était sur les nerfs, à crans, il ne voulait pas rentrer chez lui en perdant encore !
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Hélio sourit, amusé, tandis qu'il couvre le flanc droit du joueur d'un salve de tir laser.
S'il sait jouer ? Il change rapidement de mode de tir, appuyant quelques secondes sur la pédale de couvert pour esquiver un missile adverse. Se relevant, ce ne sont plus des tirs laser qu'il délivre sur la masse métallique qui leur fait face, mais des volées d'aiguilles rappelant le Flak Cannon d'Unreal tournament. S'il ne tue pas les ennemis d'un seul tir, comme le fusil laser le permet - en visant la tête - il les blesse par groupes entiers et, s'ils osent approcher, la puissance d'une volée d'aiguille suffit à faire exploser les corps robotiques les moins résistants tandis que les plus gros sont déstabilisés quelques secondes.

Une technique qui, si elle ne permet pas de gagner en solo, est d'une grande aide en coopération, laissant à son compagnon d'arme des vagues d'ennemis déjà blessés et retenant les plus gros ennemis pour lui laisser le temps de placer un tir fatal.
S'il sait jouer ? Il est dans le top 10 d'une douzaine de jeux de tir de cette salle !
Le dernier des ennemis de la vague explose, libérant le passage pour laisser leurs deux avatars avancer de couvert en couvert. Hélio offre un sourire amusé à son voisin.

« Je me débrouille... »

Légèrement ironique, notre homme est toutefois plus moqueur que fanfaron.
Et, de toute façon, le temps n'est pas à plastronner : une patte gigantesque vient de se planter dans le sol face à eux. Changeant d'arme au profit du lace missile en une demi-seconde, Hélio bombarde l'articulation de ce monstrueux membre robotique.
Sa propriétaire, une arachnide de la taille d'une maison, retire prestement son appendice de ce feu nourrit.

Une courte cinématique, les deux soldats en armure futuriste font face au monstre robotique, ce dernier, d'un mouvement presque nonchalant de la patte, fait s'effondre un des lourds pylône de béton, fermant toute sortie aux deux hommes qui se jettent derrière une voiture juste à temps pour éviter un salve de tir laser qui les aurai annihilé.
C'est le boss qui donne l'accès au dernier niveau.

Le professeur relâche sa pédale de couvert dès que le monstre cesse de tirer, profitant des quelques secondes de répit que lui offre les tourelles laser surchauffée pour bombarder les pattes du boss, visant leurs nombreuses articulations.
Un masque de concentration plaqué sur le visage, il se tourne un instant vers son voisin tandis que tous deux retourne a couvert, un véritable bombardement s'abattant sur leur maigre couvert métallique.

« Je m'occupe des pattes, détruis ses canons ! »

Il n'a pas le temps de confirmer l'accord de son partenaire qu'il laisse son personnage se relever, reprenant sa destruction méthodique des huit monstrueux soutiens du mastodonte.
Et de deux !
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Une série de trois kills rapide lui arrache un autre juron francais. Il était sur les nerfs, à crans, il ne voulait pas rentrer chez lui en perdant encore ! Mais ca n'allait pas être le cas apparemment. Le mec à coté savait jouer. Il protégeait un coté qui aurait pu lui couter la vie. Il sait manier la bestiole en plus. Sa rapidité à changer d'arme montrait son habitude. Un bon point pour lui. Et pour un travail d’équipe, s'en était un. Il blessait les vague d'ennemie et il ne restait à Alex que le coup de grâce à donner. Bien plus simple à deux que tout seul. Il était en admiration sur les aiguilles. Il adorait cette attaque.

Visant très bien, Alex donne des tirs bien placés à tout ces robots pour ne faire d'eux que des tas de ferrailles rougissant. Ce faisant, les ennemies explosent pour finir le niveau. Une réussite cuisante. Alors qu'une pause leur est permis li lance un regard amusé à son partenaire. Il se débrouille, en effet. Alex détends ses doigts, lachant la cross de son pistolet pour refaire circuler un peu de sang. Et il ne repris pas à temps la position pour tirer dans la patte géante qui traverse l'écran. Heureusement que son partenaire est plus réactif et tire dessus à coup de lance missile, autrement, il se serait fait avaler et aurait dû recommencer...

Une cinématique apparaît alors à l'écran de ce fourbe de jeu. Alex est en place, décidé à ne plus manquer une occasion pareille. Les deux personnages se jettent en arrière, près d'une voiture alors que le boss du prochain niveau débarque. En synchro avec l'adulte, il relache la pédale pour se redresser pour tirer lui aussi sur les pattes de la bête. Mais des canons entrent dans la parties. Dans le même temps que l'injonction du partenaire, il relève ses tirs pour viser les canons. Ca lui rappelait un peu Bordelands et ses tourelles maléfiques. Quelques tirs pour ces canons, il réussis à en détruire une dans une explosion rouge victoire. Il s'attaque alors à la deuxième, puis une troisième. La vitesse augmente, la bestiole se fait décortiquer aussi facilement qu'une crevette à un repas de noel. En moins apppetissant, bien entendu.

Chacun son boulot et tout va bien. Presque facile , bien qu'assez elevé. Mais tellement mieux que s'il avait fait ca tout seul. Il lui payerait une partie après. Plusieurs, même.

Plusieurs minutes avec cet enchaînement et coopération et la dernière patte de l'animal tombe misérablement. Un cri de victoire et un poing serré, il regarde l'arrivé du dernier dinveau. Alexander reste concentré, pour ne pas se faire avoir, cette fois si. Sans le regarder, il demande, curieux.

T'as déjà finis c'te borne ? Y'a quoi après ?
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Tout en l'écoutant, notre professeur recharge tranquillement ses armes.
Pas question de se faire avoir à l'entrée du niveau avec un demi-chargeur. Il est content que son voisin se débrouille si bien. Peut-être qu'avec lui il arrivera à finir ce jeu. Après tout, jusqu'à maintenant, ils s'en sortent comme des pros. Il fait cependant une moue désolée quand l'autre lui demande de lui indiquer la suite des opérations.
Gardant les yeux braqués sur l'écran qui fait défiler la cinématique de passage d'un niveau à l'autre - dans le cas présent, un voyage en motos dans les rues dévastées - il s'explique à son camarade.

« A vrai dire, je ne suis allé que j'jusqu'au début de ce niveau... le boss que l'on vient de passer, seul... j'ai eu beaucoup de mal, je n'avais plus qu'une vie et quasiment plus de munition en arrivant à ce point. Je peux juste te dire un truc, évite le lance missile et la volée d'aiguille... ils ont des otages. »

Le jeu ne tarde pas à confirmer ses dire, les deux personnages effectuant un dérapage parfaitement contrôlé pour ne pas tomber dans le précipice qui tranche la route de façon perpendiculaire, comme si un énorme laser avait tranché le sol.
A travers cette faille monstrueuse, un aperçoit les égouts, leur cannaux ainsi mis à jours y dévoilent une activité grouillante : Une horde de robot traine les frêles silhouettes de prisonniers humains. Leurs yeux semblent vides et ils marchent d'un pas chancelant. Une énorme créature, dotée de bras équipés de seringues, injecte une dose d'un liquide inconnu aux humains récalcitrant, les plongeant immédiatement dans un état second.

Voulant voir mieux, leurs deux personnages descendent de leurs véhicules, mais, alors qu'ils s'avancent, l'un d'eux frappe du pied un débris qui dégringole à grand bruit dans la faille. Une trentaine de regard se tournent vers eux... et tout autant de canons.
La cinématique prend fin alors même qu'ils se mettent a couvert derrière ce qui restait d'un mur.

« Fait attention aux humains, les toucher fait perdre beaucoup de points ! Et gare aux seringues de ce truc ! Elles paralysent ! »

En disant cela, il esquive de justesse l'un des projectiles remplit de liquide vert en se jetant à couvert.
Notre homme se relève une demi-seconde, le temps de mettre un tir en pleine tête à l'un des insectes avant de replonger derrière le mur pour esquiver le feu nourrit. On sent que c'est le dernier niveau : des ennemis plus réactifs, plus résistants et, pour corser le tout, tout un tas de cibles amies qui se baladent un peu partout.
Hélio entend alors un bruit de Réacteur.

« Attention, bombardiers ! »

Le jeu passa soudain en slow motion tandis que deux larges avions passent dans le ciel, lâchant une demi-douzaine de missiles vers eux. Les cibles sont petites, nombreuses, rapides... et elles tuent d'un seul coup.
Déjà présent dans les premiers niveaux, ils lâchaient alors un seul missile chacun. Là c'est trois ; dernier niveau oblige.
Relevant son arme, Hélio commence à tirer.
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Y'a quoi après ouais ? C'était de la question. Savoir ce qui les attendait après ce niveau. Ce qu'ils allaient devoir affronter. Alex n'en savait fichtre rien. Et son partenaire non plus, visiblement. Allons parcourir cette vierge passerelle du jeu !Il sait quoi éviter et pourquoi . Des otages ? C'est fourbes. C't'une femme qui a dû faire ce niveau. Il sourit à sa pensée et garde sa concentration a son maximum. Il ne repartirait pas sans un top score.

Le jeu change et ils effectuent un grand dérapage pour ne pas se laisser aspirer dans le trou béant tracé étrangement sur le sol. Un mouvement de caméra leur indique ne activité suspecte en contre bas. Des égouts, des canaux, des robots, beaucoup de robots et des humains, attachés. Ils semblent être drogués. Tache donnée, apparemment à un octopus infirmier. Une femme, vous dis-je. Les personnages descendent et font une entrée en fanfare, aidé de bruits métalliques, produisant le meilleur effets sur les occupants. Tous tournent leurs tête robotiques, l'octo' dirige ses seringues vers eux. T'es gentil mais j'ai mes vaccins à jours.

Ne pas toucher les humains ? Et merde. Ca aurait faciliter grandement sa tache. Mais c'est le but, ne pas le réussis. Et les seringues ? Il s'e serait douté. Alex appuie sur la pédale de couvert et recharge rapidement. Il n'allait pas se laisser faire.

«  Okey ! »Dit-il en signe de compréhension.


Le geek se relève et envoie une balle en pleine caméra optique de ce robot de merde. Un autre à gauche, puis encore plus à gauche. Recouvert pour la seringue. Déjà qu'il n'aime pas ça quand un médecin l'a en main, alors jetée. C'est certain. Seul, il n'y serait jamais arrivé. Une autre seringue, on se recouche. Il fait des aller retour entre sa cachette et les ennemis. Il était tendu notre bonhomme. Sa respiration s’arrêtait avant de reprendre en quelques râles satisfait ou contrariés.

Il entend lui aussi le vrombissement du réacteur. Un gros machin, bien high-tech qui... lance des missiles. Encore cette merde ? Alex pensait en avoir finis avec ça dans les niveaux précédents. Grossière erreurs. Trois missiles par tirs ? Il fallait alors trois fois plus d’efficacité. Ce que pouvait donner notre jeune homme. Tellement dans le jeu qu'il n'entends pas les encouragement de personnes venu les encouragés. Un arc de cercles derrière eux, présent mais discret pour ne pas déranger était aussi tendu qu'eux. C'était assez rare de finir cette borne.

Alex relève son arme en tirant trois fois, anéantissant leur cible. Mais une seringue arrive sur sa droite et le paralyse.

« Putain de merde ! »

En francais, toujours. Pour la classe.

Il se met à couvert pour se faire discret et regarde en direction de son collègue qui s'en sort plutôt bien. Fort heureusement pour lui. En plus, la paralysie, momentanée, ne dure que quelques longues secondes. Toujours à couvert, il en profite pour tirer quelques robots à ras le sol alors que le produit disparaît de son organisme.

Le jeu continue et les bombardiers disparaissent pour ne laisser que les robots et leurs gentils amis les humains drogués. C'était a présent une question de rapidité et de savoir viser. Ce qu'ils savaient faire tout les deux. Il en aligne plusieurs, touchant malgrè lui deux humains. Des points en moins mais toujours dans la partie !

Derrière la ligne, Mummy Octopus arrive sur ses papattes. Sans attendre qu'elle s'approche d'avantage, il lui dézingue une de ses tentacules robotiques.

«  J'aime pas les piqûres, bordel. »

L'anglais ? Non, partis, déconnecté de son cerveau.
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Un sourire nerveux courbe les lèvres d'Hélio.
La créature approche ; esquivant une seringue d'un rapide aller-retour à couvert il vise précautionneusement les marqueurs de cible à la base des tentacules de la bête, en faisant sauter deux avant de repartir à la sécurité du couvert. Son camarade vise bien lui aussi et, avant même que l'horrible pieuvre mécanique n'ai parcouru la moitié du chemin pour arriver à eux, elle se retrouve désarmée. Le prof laisse le tir final à son compagnon, le buste de la créature explosant dans un grand jet de liquide verdâtre qui éclabousse l'écran.
Courte cinématique, les deux soldats libèrent les pauvres humains enchaînés et drogués. Ces derniers les remercient mais restent là, reprenant des force avant de repartir.

Un bruit sourd se fait alors entendre dans les égouts et des lumières apparaissent au fond du large tunnel.
Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'une vague d'ennemis approche.
Hélio relève son arme alors même que la cinématique se termine, les deux hommes se mettant à couvert de chaque côté de l'entrée du sombre boyau.

C'est un essaim de guêpe robot qui se précipite à leur rencontre. Mais cette fois, plus que leur tirer dessus comme les machines le font habituellement, elles foncent vers eux. Notre homme comprend rapidement que le but de ce passage est moins de survire que de protéger les humains en empêchant quoi que ce soit de passer.
Un rapide clic sur le bouton de changement d'arme et Hélio passe en canon à aiguille. Les guêpes sont peu résistants mais nombreuses, il faut profiter de l'étroitesse du boyau et rien de mieux qu'une arme à dispersion pour ça.

Dès que les quelques tirs adverses passent derrière lui il sort du couvert, vidant littéralement son chargeur dans le couloir. Une véritable pluie de métal atterrit sur le sol tandis qu'il réduit en charpie une demi-douzaine de bestiole avant de retourner rapidement en sécurité pour recharger.
Son voisin reprend le flambeau et, chacun son tour, ils balaient les pauvres insectes.
Hélio commence à se dire que ce niveau ne sera pas si compliqué quand il remarque soudain une perte de points. Il regarde alors au sol et y voit une multitude de scolopendres mécaniques qui passent à travers les cadavres des guêpes.

« Et m... Je prends les trucs au sol, essais de gérer les volants ! »

Le prof dit « essais » car le nombre de bourdonnant augmente de vague en vague. Passant au fusil d'assaut il nettoie le sol des égouts des monstrueux rampants, plus résistants mais heureusement moins rapides que leurs cousines volantes. Ses cibles étant moins nombreuse, Hélio place dès qu'il le peut, quelques volées d'aiguilles sur les guêpes.

Décidément, ce jeu n'est pas fait pour se jouer seul, il aurait été incapable de s'en sortir sans son voisin, et la réciproque était probablement vraie !
Repérant une masse particulièrement importante d'ennemis, notre homme sort le lance-roquette histoire de nettoyer la zone. Certes cette arme particulièrement puissante a les munitions rares, mais à quoi bon avoir un chargeur plein si la partie s'arrête ici ?
Et le carnage continue.
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Chacun son terrain. Alex se charge donc des bestioles qui volent.  Il allait mettre en pratique et à l'épreuve ses heures, journées de jeux en tirs.  Bien que le nombre augmente, le fait d'avoir chacun une zone à s'occuper rends le travail un poil plus facile. Jamais, ô grand jamais il n'aurait pu le faire seul. Avec quatre bras, peut être. Mais pas comme il était à l'instant.  Gauche, gauche, droite, gauche, ses bras devenaient endoloris a force de les garder en l'air, contractés.  Il fallait souffrir pour être vainqueur. Et c'est avec cet état d'esprit qu'il réduisait en explosions, lignes après lignes qui osaient s'approcher.

Une volée d’aiguille pour en tuer plusieurs en vols s'avère plus ou moins efficace.  Elle laisse cependant des amis s'approcher, passant les mailles de cette attaque. Soupirant, il remarque, du coin de l’œil que son partenaire sort son lance roquette. Il aurait aimé faire pareil, mais c'était tout à fait inutile avec le ciel.  Il continue alors de lancer des lignes d'aiguilles qui offrent feux d'artifices pour nos deux compères.

Ça semblait être sans fin.  Alexander rechargeur, se baise pour éviter un projectile. Se relève, tir, encore et encore.  Alors que tout deux s’occupaient de leurs zone, le ciel change de couleur, passant d'un gris peu accueillant à un orangé pourpre, un brin sanglant. La fin du niveau ? Il adorerait.

«  Ils vont nous offrir quoi encore ? » peste-t-il.

Il recharge à nouveau alors qu'une explosion illumine tout l'écran de la console.  Ne voulant pas gaspiller  munitions et efforts, il reste cependant concentré. Sait-on jamais si un ennemie passe la lumière pour prendre leurs vies.  Alex bouge ses jambes, laissant le sang reprendre la route de ses veines.  La lumière s'estompe et on voit affiché, en belles lettres retro, l'arrivé du boss final. Un sourire s’accroche à ses lèvres.

«  On arrive au bout... » s'excite-t-il.

Guêpes et morceaux de métal se sont regroupées pour laisser en funeste cadeau, une énorme guepe avec armure. Que c'est gentil. Équipée de tourelles sur les omoplates, la tête protégée, il était clair que l’abdomen était son point faible. Mais il ne faut pas oublier les ailes.  Elles n'étaient pas protéger afin qu'elle puisse voler.

«  Tu prends la droite, moi la gauche. On va la faire ramper ! »

A peine dit, déjà commencé.  Et la, c'est son lance roquette qu'il sort.  Guède, certes, mais métal et elle est bien lourde la demoiselle.  Lançant la roquette, il jure quand il constate que cela ne l'a endommagé qu'à peine. Il en relance une, puis donne les deux dernières dans le ventre de la bette. L'aile est déjà bien abîmée, même si elle vole correctement.

«  J'vais te finir... »

Il reprends son autre arme et vide son chargeur sur l'aile qui commence enfin à s’effilocher.
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Apercevoir enfin le boss final fit monter l'adrénaline dans le corps d'Hélio.
Son compagnon lui donne rapidement des ordres et il ne se fait pas prier pour les suivre : le travail d'équipe est la clef de ce genre de jeu et ils n'ont pas vraiment le temps de décider qui est le chef. On agit de concert, on gagne. Tout comme son voisin, Hélio ne tarde pas à tomber à court de munitions d'arme lourde, mais il ne désespère pas, les roquettes ont fait de gros dégât et finir ça au fusil laser ne semble pas impossible... mais ça risque de prendre du temps !

Trop de temps.
L'un après l'autre les couverts tombent sous l'impact des tourelles lance-missiles de la bête et les deux soldats doivent se déplacer régulièrement autour du monstre pour trouver de nouvelle cachette. Les phases de tir deviennent de plus en plus courtes et notre professeur commence à se demander s'ils ne vont pas finir par se faire tuer si près du but. Voyant qu'ils en sont au tiers de la vie de leurs ailes respectives, il prend une décision.

« On se concentre sur la gauche : elle va moins bien voler avec une seule, ça nous fera gagner du temps ! »

Il n'a pas fini sa phrase que ses tirs lasers rejoignent déjà ceux de l'autre joueur, usant la vie de l'aile à une vitesse ahurissante.
Après quelques instants - et qu'un énième couvert fut réduit en cendre - La délicate structure de l'aile robotique se fissure puis, avec un bruit de verre brisé, explose. Le boss vacille dans les airs, virant à droit, à gauche. Ses tourelles ont cessé de fonctionner et Hélio en profite pour tirer d'autant plus sur l'aile restante, ne prenant même pas la peine de se protéger. La guêpe se maintiens quelques instants en vol en zigzaguant puis, avec un craquement de fin du monde, elle atterrit en catastrophe sur les ruines d'un immeuble.

Le prof n'a pas le temps de se mettre à couvert, trop occupée à finir l'autre aile, qu'une salve de tir éclabousse de sang son écran, lui retirant presque la moitié de sa barre de santé : une vague de robot sort des ruelles alentour pour venir en aide à la guêpe géante, cette dernière peinant à se remettre du choc.
Retournant à l'abri pour éviter la deuxième salve, Hélio retiens un juron de justesse, ne poussant qu'un grognement rageur. Contre le jeu, contre ce boss et, majoritairement, contre lui-même.

Puis il se redresse - pas le temps de se morfondre ! - tout comme son arme et reprend la massacre, décimant a grand coup d'aiguille l'escouade d'ennemis basique qui a envahit sa moitié d'écran.
Ces derniers offrent une résistance toute symbolique, plus nombreux que résistants, ils se font dégager en quelques secondes.
Un sourire de nouveau accrocher aux lèvres, notre homme s'apprête à rendre son travail de destruction d'aile quand il se rend compte de la position dans laquelle se trouve sa cible : prête à se rabattre.

« A couvert ! »

Alors qu'il s'exclame il écrase la pédale, son personnage se jetant littéralement derrière la voiture carbonisée tandis que la monstre leur envoit, de son aile restante, une magistrale onde de choc qui balait tout l'écran, finissant même les quelques ennemis encore vivant
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