L'art de se faire poser un lapin [Heather Jewel & Adriel Lespérance]

Adriel Lespérance
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Activité : Arts plastiques
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Vendredi soir. Je n’ai rien à faire de ma peau. Mais je veux dire, encore plus que d’habitude. Je suis un peu forever alone, si vous voyez ce que je veux dire. Ma muse a décidé de me déserter ; tout ce que je peux dessiner ne vaut rien. C’est merdique. Ça ressemble à rien. Enfin, certains ploucs qui n’ont aucune sensibilité artistiques me disent que ce que je fais normalement ne ressemble à rien, mais ça ne veut rien dire. Parce qu’ils sont des ploucs n’ayant aucune sensibilité artistique que je déteste. Et leur opinion ne vaut rien. Parce que je les déteste. Aucun de mes jeux vidéo ne me tente. Est-ce que je serais malade? J’ai pourtant une collection non négligeable, sans compter tous ceux que j’ai piratés sur mon PC. J’ai fait le tour de Memecenter et de 9GAG. J’ai bouffé du popcorn en lisant des dramas stupides que certaines personnes qui ont encore moins de vie que moi ont fait sur Facebook. J’ai fini de lire tous les livres que j’ai empruntés à la bibliothèque. Toutes mes occupations habituelles sont donc tombées à l’eau. Et je n’ai pas réellement quelqu’un en particulier à aller voir.

Je me mets à pianoter des doigts sur la table, en fixant l’écran de mon ordi, ennuyé. Qu’est-ce que je peux faire? Et si je sortais de mon sous-sol, pour une fois? Ce serait une idée. Je pourrais arrêter de faire mon ermite, pour ce soir. Mais où est-ce que j’irais? On n’est pas à Montréal, j’crois pas qu’il y ait de bar gay ou de café psychobilly où je pourrais aller rencontrer des gens intéressants à parler et à potentiellement baiser. Ou d’endroits qui ne me donnent pas envie de gerber sur toutes les personnes que je croise. Ça, c’est difficile à trouver. Donc je récapitule. Petit un, il me faut une distraction. Petit deux, j’aimerais que ce soit un lieu où il n’y a pas trop de gens emmerdants. Et s’il y en a, je dois pouvoir faire en sorte d’avoir le moins d’interactions possibles avec eux. Je réfléchis quelques secondes, jouant avec ma langue sectionnée. Ce que j’adore avec cette modification corporelle, c’est que maintenant, je peux faire plein de trucs étranges avec ma langue. Comme bouger chaque partie indépendamment, ou coller et décoller les deux sections de ma langue.

Tiens, je sais. Je pourrais aller au cinoche. J’écoute un film pas trop pourri, je ne parle pas à des connards et je bouge  mon cul de chez moi. Le paradis, quoi. Je vais direct sur Google et, en deux-trois clics, j’ai l’horaire du cinéma devant moi. Tiens, ils ont un film d’horreur qui a l’air plutôt potable, à vingt-et-une heure. Je regarde l’heure. Vingt-heures quarante. J’ai le temps de me rendre et de choisir une place. J’éteins mon ordinateur, j’attrape mon sweat-shirt du groupe Unexpect et mes éternelles Doc Martens vertes et je monte les escaliers. Je lance un rapide regard à mon père et à sa femme qui sont assis sur le canapé et écoutent le journal télévisé.

-J’suis parti au cinoche.

Ils n’ont pas le temps de me répondre, j’ai déjà claqué la porte. Je crois que mon père a de la difficulté à comprendre mon mode de vie. Je suis habitué de faire ce que je veux quand je le veux, puisque ma mère se fichait complètement de ce que je pouvais bien faire. Quoiqu’ici, je me trouve sage. Ça ne fait pas très longtemps que je suis arrivé, je ne connais encore pas beaucoup de personnes, je n’ai pas de contacts comme au Québec. Je me contente de poireauter dans mon sous-sol. Je bois beaucoup moins, je fume rarement, et tente de toucher le moins possible aux drogues. Il faut dire que la tentation était forte chez ma mère. Le frigo était rempli de bière, la maison était une véritable planque à drogues de toutes sortes et il y avait toujours un ou deux paquets de clopes qui traînaient sur la table. J’ai trempé là-dedans toute ma vie, alors bien sûr, je ne suis pas parfait. J’ai fini par y glisser doucement… sans pour autant devenir comme ma mère. Devenir comme elle, c’est ma phobie. Je m’y refuse. Alors je crois que c’est une bonne chose que je sois maintenant dans une maison normale. Enfin, je crois. Moins de tentation. J’vous le dis, je suis sage. Merde, je sors au cinoche. J’vais pas boire. J’vais me taper un film d’horreur en m’empiffrant de popcorn salé à souhait et de coca.

D’ailleurs, penser à des clopes me donne envie de fumer. Ça doit bien faire un mois que je ne l’ai pas fait. Je m’arrête donc de marcher quelques secondes lorsque je vois un fumeur sur le bord de la rue. Je lui demande s’il veut bien me vendre deux ou trois smokes. J’suis généreux, je lui file un dollar, puis je continue mon chemin en allumant ma clope. Je ne suis pas encore allé au cinéma, donc je tourne un peu en rond. C’était pas à côté de ce dépanneur avec un nom bizarre, là? Ah. Voilà, j’y suis. Je regarde l’heure sur mon téléphone. Je crois que je suis un peu juste, peut-être que le bon quinze minutes de publicités a commencé, dans la salle. Bon, c’est pas grave. J’ai le temps de finir ma cigarette. Après, je vais acheter mon ticket. Je m’adosse donc au bâtiment. J’suis pas pressé, c’est pas comme si on m’attendait. Je suis venu en forever alone. Je tourne la tête vers la porte. Et c’est là que je vois une fille, presque à côté de moi, qui semble attendre. Tiens, je ne l’avais pas remarquée, elle. Faut dire que je remarque pas grand-chose…Je me dis qu’elle attend quelqu’un parce qu’il n’y a pas réellement de bonnes raisons d’être adossé à ce mur, seul, alors que les films sont sans doute commencés dans le cinoche. À part quand on s’appelle Adriel, qu’on a cherché le cinéma et qu’on a voulu trouver des clopes à griller et qu’au final, on est arrivé en retard. Je me tourne vers elle.

-T’attends quelqu’un?
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Bon je suis censée rester foutre quoi moi un vendredi soir. Normalement je suis censée sortir, faire la fête, aller en discothèque, m’amuser, me marrer ! Et bah non, fallait qu’on me donne un putain de devoir à finir pour lundi et évidement vu que j’ai un week-end chargé il faut que je le fasse ce soir si je ne veux pas le rendre en retard. Mais qu’est ce que je m’en fou moi de ces cours, je veux juste profiter de ma vie d’ados ! Enfin, vie de jeune. Je regarde mes ongles avant de me lever pour aller chercher un vernis. Oui c’est comme ça, quand je fais un truc qui m’intéresse pas du tout, il y tout qui attire mon attention, la vie devient tellement intéressante tout à coup. Bon alors je mets quoi comme couleur ? Bleu ? Nan, ça fait trop piscine. Vert ? On dirait une hippie. Rose ? Trop girly et j’en ai marre d’être girly pour le moment. Bon, et bien ce sera noir ! Heureusement que j’ai arrêté de me ronger les ongles, c’tellement mieux. Je saute sur mon lit en secouant mon petit flacon juste avant de l’ouvrir pour l’appliquer. Je manque de renverser mon flacon quand je sens mon portable vibrer dans ma poche. Ah ouais ça c’est le genre de truc super chiant qui arrive pas au bon moment.

Je me lève, faisant les cent pas dans ma chambre en soufflant sur mes ongles le temps que ça sèche pour que je puisse enfin récupérer mon portable sans tout gâcher. Après plusieurs secondes d’attente, je finis par sortir mon portable pour répondre en priant pour qu’il n’ai pas raccroché. Je ne tarde pas à raccrocher, avec un tout nouveau programme. Je regarde ma montre, j’ai encore du temps. Oui parce que maintenant je suis censée aller au cinéma avec un ami. Oui un « ami », rien de plus. Et on va regarder un film à l’eau de rose oui je sais mais je vois pas le rapport… Mais il se passera rien rooh, t’façon tout le monde sait que je sors déjà avec quelqu’un. Bon, ‘faut que je me grouille si je veux tout finir à temps. Je repars sur mon lit, reprenant mon pc sur mes genoux pour finir mon devoir, profitant de l’absence de Summer pour mettre la musique à fond sans avoir peur de la déranger. Je passe quand même quelques minutes pour voir ce qui est au programme au cinéma. Bordel de merde il y a un film d’horreur ! Je m’écroule sur mon lit en posant mon pc. Mais qu’est ce que ça fait chier, et moi je vais me mater un truc à l’eau de rose.

Je jette un coup d’oeuil à l’heure dans mon portable avant de sauter de sur mon lit pour courir ouvrir mon armoire. Oui parce que moi quand je suis dans ma chambre bah je suis pas habillée comme une top modèle, je me contente de tee-shirt trop longs. Bon, je porte quoi. Il parait que c’est la mode du noir, bon bah autant foutre du noir alors, j’adore reprendre mon style d’avant en plus. Je sors un pantalon en cuir noir avant de mettre un débardeur. Il va faire froid vu que la séance est quand même à 20h passer. Je prends quand même une chemise quand je met au dessus avant d’ouvrir un de mes tiroirs pour tomber sur mes piercings. Je sors ma petite boite, quel bonheur, mes petits bijoux ! Je ne me gêne pas pour en mettre plusieurs dans les oreilles et un petit au coin du nez. Je passe un rouge à lèvres cerise avant de prendre mon portable et mon fric pour prendre la porte. Ah ouais merde, je ne vais pas sortir pied nus non plus. C’est ce qui se passe quand on passe plusieurs minutes à se regarder dans la glace. Je met des escarpins qui me rajoute plusieurs centimètres avant de jeter un dernier coup d’oeuil à mon reflet. C’est assez original le style gothic, mais je trouve que ça me va bien. Je coiffe mes cheveux n’importe comment pour leur donner un semblant de style avant de sortir une fois pour toute.

Plusieurs élèves lève un sourcil en me voyant et je leur souris avant de me mettre à rire. C’est ce qui arrive quand on change de style. Ah, je m’aime. Je préfère aller à pied au ciné’, la flemme de conduire. C’est sûr qu’habiter en ville ça aurait été beaucoup plus pratique pour faire les boutiques et tout le tralala mais j’aime bien être en coloc’ avec Summer, et puis c’est amusant. J’aimerai pas vivre seule en ville, je trouve ça terriblement ennuyeux. Enfin, pas mal d’élèves vivent en ville je crois, bref ce qui compte c’est que j’arrive à m’y retrouver même si je ne sors pas très souvent ces derniers temps donc ça m’arrange. Et puis je n’ai aucune envie de me retrouver avec une troupe d’amis qui me suivent, un seul me suffit pour le cinéma donc je préfère rester discrète. D’où le noir ! Enfin, je sais pas si je suis très discrète habillée comme ça mais je m’en fou de ce que les gens peuvent penser donc…Voilà le ciné’ !

Je suis là plusieurs minutes à l’avance, cool, j’ai le temps pour une clope alors. Je sors mon paquet de ma poche avant d’en sortir une pour l’allumer. La première bouffée me fait un bien fou. Ouais nah je fume pas mais ça m’arrive quelques fois. Ah merde, mais j’ai zappé un truc. Pour une séance cinéma pour un film à l’eau de rose fallait plutôt que je vienne en petite robe fleurie non ? Ah ouais merde j’y avais pas pensé. Raison de plus pour aller voir le film d’horreur ! Il vient de sortir en plus, je l’ai jamais vu, et c’pas mon genre de jamais avoir vu un film. Enfin, à pars ceux qui m’intéresse pas, un peu comme celui que je m’apprête à aller voir avec mon ami. Je coince ma cigarette entre mes lèvres avant de sortir mon portable pour envoyer un message à ma colocataire, lui dire que je rentrerai surement tard. Bref en attendant il est où l’autre plouc ? Je voulais l’attendre pour acheter les tickets mais là ça commence à faire long. Je lâché ma cigarette pour l’écraser avant de rentrer, alors que tout les films ont commencé. Ah bah va falloir se l’avouer, me suis fait lâcher.Je me retourne quand j’entends une voix derrière moi. Je souris face au garçon devant moi, lui aussi il attend quelqu’un ? Pourtant il n’en a pas l’air.

La mort. Nan je déconne. Oui j'attend quelqu'un, mais je ne vais pas tarder à y aller si…

Je suis conne je sais, mais j'aime bien déconner et puis je le connais pas donc je peux dire ce que je veux.Je me tais quand je sens mon portable sonner, annonçant un message. Je le sors avant de le lire puis je soupire, roulant des yeux. Quel con, il a oublié le devoir, du coup je fais quoi moi, génial. Et ce con ne pouvait pas prévenir plus tôt bien sûr, histoire d’être plus ou moins poli. D’un autre côté je vais pouvoir regarder mon film ! Je relève la tête vers le garçon devant moi.

Non, en fin de compte je n’attends personne. Et toi ? Tu vas regarder quelques choses ? Je suis tentée par le film d’horreur perso’.

Je regarde ma montre, si je me grouille j’aurai juste louper les pubs. ‘Fin je vais pas le laisser planter là tout seul non plus, lui aussi on lui a posé un lapin ou un lièvre ou… ? Ok blague pourrie.
Adriel Lespérance
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Je regarde la fille à côté de moi en tirant une bouffée de ma clope. Eh ben, heureusement que mes Doc Martens me grandissent un peu, parce qu’avec ses escarpins, là, elle est presque aussi grande que moi. C’est ce genre de choses qui me fait dire que ma perception peut parfois être erronée. Tu croyais qu’un mètre soixante-quinze, c’était quand même grand, Adriel? Ben tu viens de te fourrer un genou dans l’cul. Elle doit faire un mètre soixante-dix sans, ou quelque chose comme ça. Bon, je ne suis quand même pas le genre de mec avec trop d’orgueil masculin et qui ne veut pas qu’une fille soit presque aussi grande que lui. Je m’en fiche, je ne m’intéresse pas aux filles. C’est juste que je viens de faire la réalisation suivante : je suis con. Mais bref, Blondie, là (ouais, parce qu’elle est blonde), elle est tout de noir vêtue. Je remarque ses piercings ; j’aime bien. Bon, c’est pas compliqué, j’suis un amoureux inconditionnel des piercings, donc quand je remarque une personne à qui ils vont bien, mon petit cœur d’Adriel est heureux. Et à elle, ça lui va pas mal. Quoique ça m’étonne quand même un peu, les blondasses comme elles sont beaucoup plus portées à… bah à avoir l’air d’une blondasse conne.
Blondie me répond du tac au tac une connerie, et ça me tire un sourire malicieux. J’aime bien sa franchise et son sens de la répartie, donc ça commence plutôt bien. Avec moi, si on me donne une bonne première impression, ça vous donne beaucoup de points. J’analyse la manière de parler des gens qui m’adressent la parole, leur façon d’être. Et si ça me plaît, je décide de parler. M’intriguer suffisamment peut me décider à m’ouvrir la gueule, aussi. Comme avec Robin. D’ailleurs, heureusement qu’il m’intrigue, ce mec, parce qu’il n’aurait sûrement rien tiré de moi. Je tais mes pensées deux secondes et écoute Blondie parler. Eh ben finalement, j’avais raison : la fille attend quelqu’un. Quoiqu’elle n’avait pas réellement de raison d’être là, à part cette raison précise. Puis j’entends son portable sonner. Je hausse un sourcil alors qu’elle lit le message qu’elle vient de recevoir. C’est peut-être la personne qu’elle attend, qui sait.
-Non, finalement, je n’attends personne. Et toi? Tu vas regarder quelque chose? Je suis tentée par le film d’horreur, perso’.
Je lui souris en prenant une bouffée de ma cigarette avant de lui répondre. La pauvre Blondie s’est fait poser un lapin, comme je le croyais. Elle doit sûrement croire que je suis dans la même situation qu’elle, mais la vérité, c’est que je n’ai pas encore d’amis, ici. Bien sûr, je semble m’entendre très bien avec cette fille, là, Enora, mais je ne l’ai pas revue. Et puis Robin… Si je deviens pote avec Robin, on aura tout vu. La semaine des quatre jeudis va exister, les poules auront des dents et les cochons vont voler. Bref, le monde va être prêt à l’apocalypse. Quoique j’aimerais bien voir des cochons volants… Non mais plus sérieusement, si je deviens ami avec ce mec, frappez-moi. Je ne le déteste pas, mais quand même. Ce n’est pas comme avec Jake. Oh non, c’est loin de l’être. D’ailleurs, ce ne sera jamais comme ça avec personne d’autre sur cette terre que Jake. Je vais rarement vers les autres, et les gens en général vont rarement vers moi, alors bon… J’imagine que je vais être encore forever alone pendant un moment.
-Nan, je n’attends personne d’aussi important que la mort, en tout cas. En fait, j’suis venu tout à fait forever alone pour aller voir ce film d’horreur, justement.
Je prends une toute dernière bouffée de ma cigarette avant de la jeter par terre et de l’écraser avec mes Doc. Je replace ma frange afin qu’elle arrête de violer mes yeux.
-Ça te dit de l’écouter avec moi, Blondie?
Je la vois regarder l’heure sur sa montre, et ça me rappelle mon retard pour le film. Je sors mon téléphone pour regarder l’heure. Bon, j’ai encore le temps : ces putains de pubs avant les films sont toujours interminables. En fait, ça m’arrange de les manquer. Je finis toujours par manger la moitié de mon sac de popcorn pendant leur diffusion. Puis je regarde le sac en me disant que je devrais me modérer un peu, que je n’en aurai plus du tout pour le film. Et là, du coup, je ne mange plus du tout ce fichu popcorn et je jette l’autre moitié à la fin du film. C’est la faute de ces maudites pubs. Elles gâchent mon popcorn, et je déteste ça, parce que j’adore tout ce qui est salé à souhait. Puisque j’ai encore tout juste le temps, je décide de me diriger directement vers l’entrée du cinéma afin d’acheter mon ticket. Et mon sac de popcorn. Faut pas oublier mon sac de popcorn. Je lance un regard à Blondie par-dessus mon épaule, comme pour l’inviter à me suivre, puis je continue à marcher.

Je sais, j’ai fichu en l’air l’une des règles de ma soirée : pas d’interactions sociales. Mais bon, je me dis que si je peux connaître quelqu’un de bien, ce serait pas si mal. En tout cas, elle a l’air différente des autres filles. Elle semble avoir un style bien à elle et me donne l’impression d’être quelqu’un de très direct, qui ne passe pas par cinquante millions de chemins pour dire quelque chose. Et j’aime les gens comme ça. Qu’est-ce que j’y perds? Au pire, si je finis par vouloir lui râper la figure sur l’asphalte, je n’aurai qu’à l’envoyer chier et à changer de siège. Ce n’est pas comme si je n’étais pas capable de dire ce que je pense aux autres. Au comptoir, la caissière nous regarde d’une drôle de façon, et je lui lance un sourire narquois avant de demander un billet pour étudiant pour ce film d’horreur. D’après moi, moi et Blondie ayons l’air d’une espèce de couple gothique bizarre qui veut voir du sang gicler, et ça me fait marrer intérieurement. D’ailleurs, je me demande si elle a un copain. Ou une copine, je sais pas moi, elle pourrait être lesbienne, à ce que je sache. Je suis bien gay, moi. Et mon expérience la plus rapprochée d’une relation amoureuse est ma relation avec Jake. Jake… je pourrais bien arrêter de penser à lui, au moins pour ce soir, et écouter ce putain de film d’horreur.
J’ai envie d’avoir ma dose de gens qui crèvent, moi. Parce que non, si je vais voir des films d’horreur, ce n’est pas pour l’histoire. Voyons, je peux prédire tout ce qu’il va se passer, c’est du pareil au même, c’est complètement à chier. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le sang qui pisse de partout, c’est les cons qui agonisent. Parce que oui, ils sont cons. S’ils m’écoutaient un tant soit peu, ils auraient une espérance de vie beaucoup plus élevée. Après avoir payé, je laisse Blondie passer et me tourne vers elle. Bien sûr, je la laisse payer son ticket, je ne suis pas venu ici avec l’idée de payer deux entrées. Par contre, je peux bien partager mon précieux popcorn. Vous voyez, je suis généreux! Je suis tellement empli de bonté, ça me donnerait envie de pleurer.
-Hey, tu veux du popcorn? Parce tant qu’à en acheter, je vais en prendre suffisamment pour deux personnes.


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Je lève un sourcil quand je réalise remarque le style du garçon face à moi. Oh my fuckin’ god… Des cheveux d’un noir corbeaux, et ces mèches ! J’adore ses mèches, vertes, et bleues. Bleues comme ses yeux on dirait. Des piercings trop stylés aux oreilles et des tatouages…Mon dieu je vais m’évanouir. Oui je sais, j’en ai pas l’air, mais moi normalement j’ai plus ou moins le même style ! Quand j’étais jeune je voulais plein de piercings partout partout et des tatouages dans le dos, sur la main, les bras, les cuisses, je trouvais ça trop stylé. Mais quand on décide de devenir Miss, il faut oublier tout ça. Le corps doit être parfait, sans aucun défaut, ni trou. Enfin, moi j’en ai des défauts, surtout vu les quelques cicatrices dans mon dos, mais c’est pas ça qui m’a empêché d’être top modèle, et encore moins de me tatouer. C’est sûr que c’est pas grand-chose par rapport à ce que je voulais au départ mais c’est déjà pas mal, la pluie d’étoile sur ma nuque. Je trouvais ça stylé, et mignon. C’est toujours mieux que le tatouage que je voulais faire au début et qui allait me prendre tout le dos. Pour les piercings, pareil. Mais j’ai du me contenter de plusieurs aux deux oreilles, deux au nez, un à la langue, un sous la lèvre et pour finir un au nombril. Ce n’est déjà pas mal pas vrai ? Sauf que moi je les mets pas souvent parce que je ne sais pas si ça me va bien ou pas. Par contre lui, ça lui va trop trop bien pour ne pas les mettre !

Par contre lui, je sais déjà que je vais l’adorer. Pas parce qu’il vient seul au cinéma comme un forever alone pour mater un film d’horreur seul, non. Parce qu’il assume son style super original et ça j’adore ! Les gens qui s’assument quoi, qui tombent pas dans le cliché et qui emmerde le monde. Oui parce que sinon on serait tous blonds aux yeux bleus avec une taille parfaite, des petites jupes et des ballerines. Pour les filles bien sûr, les mecs je n’en sais rien. Je sais, moi aussi je suis blonde aux yeux bleus mais je tombe quand même pas dans le clichés contrairement à pas mal de personne qui veulent faire comme tout le monde justement. Je trouve ça juste pitoyable. Autre raison pour laquelle je sens qu’on va s’entendre, il fume. Et ouais, il n’y a pas beaucoup de personnes qui fument ici, trop dangereux pour la santé, c’est nocif, c’est blablabla. Mais qu’est ce que je m’en fou, sur le moment ça me fait du bien donc après je m’en bats les steaks ! Evidement je suis pas du genre à finir un paquet en moins de 24h, j’abuse pas non plus.

Une frange noire trop stylé. J’aurai bien voulu me teindre les cheveux en noir moi aussi, histoire de casser le cliché de la blonde. Tiens, quand on parle de blonde, il vient de m’appeler comment là ? « Blondie » ? Je trouve ça cool, c’est original, j’aime bien en fait. Minute. Je lève un sourcil. Il me connait pas ? Moi je crois déjà l’avoir vu quelques fois à la cafétéria ou un truc du genre mais, il sait pas qui je suis ? Choque time. C’est encore plus cool que ce que je le croyais ! Je vais pas avoir à faire la cruche, je vais enfin pouvoir être moi-même avec quelqu’un qui ne sait pas que je suis LA fille, Heather Jewel, Leader des Fashions. Ca c’est top. Bon ben, vu qu’on est tout les deux et qu’on compte tout les deux aller regarder le même film, autant y aller ensemble non ? Tiens, on a eu la même idée en plus.

Yeap, ça marche. Mais fait gaffe, je pourrais très bien être une psychopathe qui cherche juste un solitaire à tuer dans une salle de cinéma.

Un sourire aux lèvres, je lui jette un coup d’œil amusé juste avant d’aller payer mon ticket. C’est vrai qu’il a l’air d’être du genre solitaire, au point de venir seul au cinéma ? Au pire la prochaine fois on aura qu’à venir tout les deux. Au moins comme ça je suis sûre de pas me faire poser un lapin ! Mais quel con ce mec, il m’appelle alors que je suis en train de bosser pour m’inviter au cinéma, puis il me lâche pour lui-même aller bosser. Foutage de gueule, je ne vais pas me gêner pour le lui dire lundi. Je ne suis pas du genre à garder ça pour moi. Je relève les yeux vers la caissière avant de me mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire, prenant le risque de gâcher mon rouge à lèvre. On a vraiment l’air de psychopathes qui vont voir un film d’horreur. Si ça se trouve, vu nos styles, elle peut même penser qu’on est ensemble. Bof, je m’en fou ça me dérange pas. J’aime bien mon style de ce soir, je vais sûrement mettre mes piercings plus souvent. D’ailleurs faudra que je lui demande combien il en a, je suis curieuse pas ma faute. Et voir ses tatouages aussi ! Ca serai trop cool.

Je recupère mon ticket, super contente. Je vais enfin pouvoir voir mon film d’horreur ! J’adore ça moi, les films d’horreurs. Alors que la plupart des gens crèvent de peur, moi je crève de rire. Il faut quand même avouer que c’est con un film d’horreur. T’as soit un tueur en série qui prend un plaisir sadique à tuer des gens ou à les voir souffrir, du genre Saw, Hannibal et tout le tralala. Ou bien t’as les histoires de fantômes et de revenant genre Paranormal Activity, film que je trouve trop con. Je me rappelle qu’une de mes amis avait presque peur de se regarder dans un miroir. C’est sûr qu’elle risquait d’avoir peur de son reflet. Nah je déconne, c’est méchant ça. Bref, et puis il y a les histoires de possessions genre les démons et la bible et tralala comme les films avec un exorcisme. Ca c’est pas mal, je pourrais même croire à la mort du perso’. Ces personnages de films d’horreur sont trop cons d’ailleurs. S’ils m’écoutaient, ils seraient tous dans une maison dans la prairie à danser avec des bisounours au lieu d’être en enfer. JE suis la voix de la raison. Bref là je suis en plein délire… Je me tourne vers lui à nouveau quand j’entends sa voix, me sortant de mes pensées.

Je souris en faisant oui de la tête, ça me va ! Et vu que je ne savais pas si ils vendaient des boissons…Me suis démerdée. J’ouvre mon sac, sortant deux cannettes de soda. J’ai aussi mon thermos à café mais je ne crois pas qu’on va boire du café avec des pop corn. Surtout que je sais même pas si il en boit, ‘faut dire que plus accroc que moi au café je ne connais pas. Je lui jette une canette. Au pire si il n’aime pas, je la prendrai moi.

Tiens, vu que tu t’occupes du popcorn, je me suis occupée des boissons.

Je regarde à nouveau ma montre. Bof, il nous reste environs deux minutes même pas. Je déteste ces pubs, perte de temps. Je lui souris, penchant la tête, lui tendant mon poing serré. Et ouais, ça c’est ma façon de dire salut. Vu qu’on va rester plus d’une heure dans une salle avec du sang qui gicle, autant se présenter. Et puis je suis curieuse de connaitre son prénom. Ca me permettra de connaitre ses origines parce que je sais pas mais il a pas l’air américain à 100%. Enfin, peut être que je me fais des idées.

Moi c’est Heather, Heather Jewel. Enchantée. Mais tu peux toujours m’appeler Blondie bien sûr, mais à condition que je te trouve à surnom moi aussi !

Je souris encore, amusée. Je crois qu’on va bien s’entendre.
Adriel Lespérance
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Blondie a définitivement de l’humour, car aussitôt que je lui propose d’écouter ce film d’horreur avec moi, elle me sort une blague douteuse. Je me tourne vers elle, une lueur malicieuse dans les yeux, un demi-sourire aux lèvres. Une psychopathe qui cherche à tuer un solitaire dans une salle de cinéma? Bon, j’imagine que oui, je suis plutôt solitaire. Et je ne crois pas qu’elle soit une psychopathe. Je me détourne d’elle et continue mon chemin en riant avant de lui répondre.
-Qui a le plus l’air d’un psychopathe entre nous deux? J’hésite, mais je crois que passe aisément pour.

Alors que je la laisse payer son ticket, je lui demande si elle veut bien que je fournisse le popcorn. J’espère qu’elle ne va pas faire sa chiante genre «nan, j’veux pas qu’on me paye quoi que ce soit, j’suis une grande fille.» Je déteste les gens qui me la font. Ta gueule, si je t’ai dit que j’allais te payer un truc, ce n’est pas pour avoir l’air cool ou pour t’acheter. Moi, Adriel Lespérance, acheter les gens? Pitié, je n’ai même assez de fric pour m’acheter ce que je veux. Et je n’achète jamais quelque chose à quelqu’un sans avoir l’argent. Ma vie avec ma mère m’a appris à ne pas dépenser comme une espèce d’idiot inconscient. Mais je vois Blondie hocher affirmativement de la tête en souriant. Parfait. Elle n’est pas conne et ne se la joue pas. Je lui souris en retour et, pendant qu’elle paie son ticket, je vais chercher deux sacs de popcorn. Extra beurre et sel pour moi. J’adore me détruire les reins à coup de nourriture exagérément salée. Je paye la deuxième caissière qui me regarde comme si je venais de débarquer de l’asile. En faisant le popcorn, elle me demande si mes piercings sont des vrais et je réponds à l’affirmative en éclatant de rire avant de lui tendre l’argent. Du coup, elle n’ose plus rien dire. Elle s’est sûrement sentie stupide, et c’est tant mieux. Voyons, mes piercings on l’air faux? Mes précieux piercings? Mais elle est conne, ou quoi? D’ailleurs, je me demande s’il existe de faux bijoux pour avoir un bridge, un septum ou un monroe. Ou des industriels. Sûrement pas, ça ne se fait pas. Elle n’y connaît sûrement rien en modifications corporelles, mais bon, je m’en fous, j’ai déjà ri de sa gueule.
Je m’avance vers Blondie et je lui tends son sac de popcorn plein à ras-bord et elle me jette une canette de soda. Tiens, elle a pensé aux boissons, c’est plutôt sympa de sa part. Je la fous dans la poche de mon sweat-shirt en la remerciant, puis jette un coup d’œil à l’heure. Je remarque qu’elle fait la même chose, et ça me tire un sourire. On est syncro. Il nous reste environ deux minutes, c’est amplement suffisant, j’ai pas envie de voir une seule seconde de ces putains de pubs emmerdantes. Lorsque je lève la tête, je vois qu’elle me présente son poing serré, toute souriante. Je lui offre l’un de mes plus beaux sourires malicieux avant de serrer mon poing à mon tour et de l’appuyer contre le sien. D’ailleurs, je suis tatoué même sur mes jointures. J’ai décidé d’y écrire «stay real». Encore une autre gracieuseté de mon merveilleux ami Jake. Heureusement qu’il perce et tatoue, parce que je n’ai franchement jamais eu assez d’argent pour avoir toutes ces modifications corporelles. J’ai vraiment du bol, moi, parfois. Je lève la tête vers Blondie, souriant toujours. J’ai répondu à son salut plutôt amical. C’est assez rare pour moi de répondre aussi spontanément à des inconnus, mais elle me met en confiance. Je l’aime bien, alors je décide d’être sympa.
-Moi c’est Heather, Heather Jewel. Enchantée. Mais tu peux toujours m’appeler Blondie, bien sûr, mais à condition que je te trouve un surnom aussi!
Heather? Est-ce que j’ai déjà entendu ce prénom quelque part? Bah, j’en sais trop rien, et puis je m’en bats les couilles. Je me dis qu’elle n’a pas vraiment la tête de quelqu’un de populaire, et les gens impopulaires sont rarement nommés. Enfin, j’avoue que beaucoup trop de personnes que je connais pas du tout connaissent mon nom simplement parce que je suis le freak de l’académie. L’autre freak, d’après moi, c’est Enora. Et elle fait une très bonne freak, d’ailleurs. J’aime bien cette fille. Je ne suis jamais au courant de ce qui se passe, de ce que les gens disent. Et ça, c’est parce que je n’en ai absolument rien à foutre. Je n’écoute pas mes camarades parler, ça me donnerait envie de me pendre. Alors si on parle d’elle, je n’en ai jamais eu connaissance. D’ailleurs, je préfère ça : je n’ai pas d’idées préconçues, je la vois telle qu’elle est en ce moment. Quoi de mieux? J’espère presque qu’elle n’a jamais entendu parler de moi, tiens. De toute façon, ça m’étonnerait qu’on dise quoi que ce soit de vrai à propos de moi, et ça m’étonnerait également qu’elle le prenne au sérieux. Je lui souris de nouveau, puis je me présente à mon tour. Et lorsque je me présente en anglais, mes mots semblent saccadés à cause de mon nom francophone. Mais bon, tant qu’elle sait mon nom, on s’en branle complètement.
- Moi c’est Adriel Lespérance, et j’suis tout autant enchanté. Je serais heureux de continuer à t’appeler Blondie, mais c’est bien d’avoir un nom à mettre sur ton visage… Heather. Et puis, tu peux bien me donner un surnom. Ce n’est que justice, après celui que je t’ai attribué.
Blondie… ouais, quand même, j’suis heureux qu’elle ne s’en soit pas offusqué. D’habitude, les blondes détestent qu’on leur donne des surnoms en rapport avec la couleur de leurs cheveux. Mais bon, contrairement aux autres blondes que j’ai croisées dans ma vie, je ne lui ai pas donné ce surnom pour rire de sa gueule. Ouais, je sais, je suis un peu stupide : je discrimine les blondes. Elles me donnent souvent l’impression d’être trop pompeuses. Puis je me demande si je discrimine également les blonds. J’imagine que oui. J’ai toujours en tête le stéréotype du mec blond sportif que tout le monde bave dessus, et ça me dégoûte. En pensant à ça, dois me retenir d’éclater de rire. Mais qui est-ce que j’ai rencontré qui correspond exactement à ce que je viens de citer plus haut? Bah ouais, c’est mon p’tit Français. Robin. Décidément, il a du bol que je lui parle, ce mec. Puis je pense à Jake, encore une fois. Il est blond. Un joli blond doré. Il est le seul mec blond que je n’ai pas exécré. En regardant Heather, je me dis qu’elle est sûrement la première fille blonde que je n’ai pas méprisée au premier regard. Le genre de blonde conne hyper populaire qui me donnent envie de leur dégueuler dessus. Comme j’aimerais les descendre de leur piédestal, ces barbies superficielles qui me regardent toutes de haut… Je crois que ça me donnerait un orgasme mental. Littéralement. Mais Heather n’est pas comme ça. Ça se voit. Et ça me plait. Et je sens qu’on va bien s’entendre. Tiens, j’ai même envie d’engager une conversation avec elle, ce qui est exceptionnel.
-J’adore tes piercings, Blondie. Ça te va horriblement bien, tu sais? T’en as d’autres? Tu devrais peut-être en avoir d’autres au visage. J’imagine qu’un bridge, comme moi, ça irait bien sur ta frimousse. Et t’as des tattoos?
Je dis le tout sur un ton enjoué, un sourire presque passionné aux lèvres. J’adore les modifications corporelles, c’est carrément ma drogue. J’en ai besoin, je n’en ai jamais assez. Mes tatouages? Ma manche sur mon bras gauche du thème des horror B movies et du psycobilly n’est pas encore terminée, malheureusement. Mon dos est encore vierge, ce qui est un sacrilège. Par contre, celui sur mon torse montant jusqu’à mon cou est bel et bien terminé. Une belle pièce, collaboration de moi et Jake. Et mes jambes… On n’en parlera pas, j’y ai tatoué moi-même un énorme «screw you» alors que j’étais totalement défoncé. Mauvaise idée d’avoir une machine à tatouer dans un appart’ alors que je suis sous l’emprise de substances pas très légales. M’enfin, il est là, et il va y rester. Et puis, je trouve ça marrant. Ça fait une bonne anecdote à raconter. J’ai hâte que Blondie me réponde, car c’est plutôt rare que je puisse parler de ma passion pour les modifications corporelles avec quelqu’un. Je suis particulièrement heureux d’être tombé sur une personne qui semble les aimer peut-être autant que moi. Enfin, elle ne les aime peut-être pas au point de se faire sectionner la langue, mais bon… Je n’en demanderai pas trop, je suis un cas à part.


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Pfeu, n’importe quoi. Oui bon d’accord, c’est vrai que pour une sainte, il aurait l’air d’un psychopathe, mais par rapport à moi… Normalement je traine avec une foule d’élève qui me lache pas les basket, tout le monde sait qui je suis (enfin pas tout le monde vu qu’il n’a pas l’air de me connaitre et ça c’est trop cool), je porte toujours les trucs à la dernière mode, pas souvent du noir, et blablabla. Alors si quelqu’un me voyait maintenant, habillée comme ça, et avec mes piercings, je crois que c’est moi qu’on prendrait pour une psychopathe. Oui, parce que je ne les mets pas souvent, voir jamais. Alors que j’adore ces petits trucs qui brillent de partout ! Enfin, je met jamais de gros truc, la plupart du temps c’une mini perle, ou un dé ou une forme ou bref au pire on s’en fou. C’est vrai qu’un psychopathe avec des mèches bleus et vertes, ce serait pas mal. Je trouve ça stylé, en plus ça lui va bien. Moi ça ferai tache, surtout vu que je suis blonde, mais peut être que je vais faire une coloration en blond platine pour ensuite m’en faire des noires ou des bleue, juste pour me marrer.

Je récupère mon sac de popcorn et j’en jette quelques un en l’air avant de les rattraper. J’aurai peut être dû proposer de payer. Mais je déteste quand les gens le font quand je propose donc je ne vais pas le faire. Ce mec me rappelle quelqu’un. J’essaie de me rappeler mais je finis par laisser tomber. De toute façon ce n’est pas important, c’est toujours mieux de se faire une idée bien spécifique pour chaque personne au lieu de la comparer à chaque fois. Mais qu’est ce que je raconte ? Je souris quand je sens son poing contre le mien. Pas mal, il a compris le geste, pas comme certain qui pige que dalle. Une fois j’ai fais ça, la meuf a cru que j’allais la frapper, elle allait presque se mettre à chialer. C’est abusé quand même ! Je lève un sourcil quand je vois le tatouage. Il en un là aussi ? Trop classe ! Je plisse les yeux pour lire un « Stay real » Ah ouais trop cool ! Mais vu tout ces piercings et tout ces tatouages, ça a dû lui couter un sacret pactole nah ? Enfin j’en sais rien peut être qu’il est tatoueur après tout je m’en bat les steaks mais voilà quoi.

Je manque de m’étouffer quand j’entends son prénom. Je relève les yeux vers lui, surprise. Enfin, pas tout à fait surprise mais quand même ! Encore un français, bordel de merde c’est une invasion ou quoi ? Alexander est français, Robin est français, génial quoi ! Encore une raison pour laquelle il faut que j’apprenne le français. En fin de compte, Robin va m’être utile ! Heureusement qu’il a accepté d’ailleurs, même si j’ai l’impression qu’y a pas que pour les cours qu’il a dit okay… Mais bon on s’en fiche après tout ! Je n’ai pas  vraiment fait attention à l’accent d’Adriel. Pas avant de connaitre son prénom en tout cas. On dirait que je m’y suis habituée. Bon alors, maintenant je connais son prénom, ‘faut que je lui trouve un surnom ! Gossip ? Hahaha ce cliché de merde. Nah. Tchuky ? Ca ce serai marrant. Ouais sauf qu’il risquerai de mal le prendre, et puis c’moins amusant. En plus il y a aucun rapport avec Tchuky, ‘faut dire que j’ai de ces idées moi des fois. En tout cas il faudra que je pense à lui trouver un surnom !  J’aime bien celui qu’il m’a donné. Blondie. Je trouve ça cool, mieux que « La Blonde » ou « Miss Texas » Oui ok Miss Texas c’est très bien aussi mais beaucoup moins original. Et moi j’adore tout ce qui est original donc va pour Blondie.

Je souris quand il dit qu’il adore mes piercings. C’est gentil ! J’adore les siens aussi, ils sont cool, j’aimerai bien en rajouter quelques un moi aussi. Je me met à rire, il a l’air content de voir quelqu’un avec des piercings ! J’avale mon pop corn avant de répondre. Oui parce que moi j’ai déjà commencer à bouffer avant même que le film commence, je le fais toujours toujours, sans parler du moment où les pubs passent, alors là je le finis tellement vite que je m’attaque à celui de la personne avec laquelle je suis venue ou bien je la fait chier pour qu’elle aille m’en chercher un autre parce que ‘faut avouer qu’un cinéma sans popcorn c’est quand même relou ! Donc heureusement que cette fois ci on zappe les publicités parce que sinon j’aurai fini par me payer un second popcorn moi-même.

Ouais, je pensais me faire un bridge, mais pas tout de suite. L’est stylé le tien.

Je passe une main dans mes cheveux pour retirer les mèches qui me retombent sur le visage avant de lui montrer mon piercing au sourcil. Je suis pas pro’ en nom mais je crois que ça s’appelle un eyebrow ou un truc du genre. Je lui montre aussi ceux que j’ai aux deux oreilles, genre tragus, et tout autour donc je peux mettre plein de mini boucles d’oreilles à peine visibles. Mais ça brille donc ça fait super joli. J’ai celui au nez aussi, donc je me met de profil quelques secondes, c’le cliché, tout le monde l’a mais je le voulait absolument. Je pose une main en dessous de ma lèvre pour lui montrer celui que j’ai sous la lèvre, si je me souviens bien ça doit être un labret. Bref ouais on dirait pas mais j’ai pas mal de piercing. Je lui tourne le dos, relevant mes cheveux pour lui montrer la pluie d’étoiles sur ma nuque puis je me retourne à nouveau face à lui, un sourire aux lèvres.

Bref donc voilà t’as tout vu, et t’es bien le seul vu que je les montre jamais. J'aurai voulu me faire d'autres tatouages mais vu mon statut, ça aurait été mal vu. Je ne les mets pas souvent du tout. Ah ouais et j’oubliais…

Mon statut... Bah ouais c'est vrai. Une miss avec des tatouages plein le corps y en a pas. Enfin perso' j'en connais pas.Je lui tire la langue pour lui montrer celui que j’ai dessus, mon dernier et celui que je met vraiment le moins parce que pour rouler des pelles c’est pas super pratique.

Le dernier.

Je souris avant de regarder ma montre à nouveau, écarquillant les yeux quand je vois l’heure. Les pubs doivent surement avoir fini, ‘faut dire que le temps passe vite quand on est en bonne compagnie ! Le début du film c’est toujours la meilleure partie donc il faut pas qu’on le rate.

Je t’aurai bien demandé de me montrer les tiens mais on risque de rater le début donc on parlera à l’intérieur pour faire chier quelques personnes. Tu me les montreras dedans au pire !

C’est vrai en plus, il y a toujours des gens qui gueulent avec leur ‘chuuuut ‘ comme si ils comprenaient pas que le truc qui fait le plus de bruit dans tout le ciné’ c’est justement le ‘chuuut’ en tout cas moi c’est pas ça qui va m’empêcher de parler, surtout vu que des fois c’est chiant les films d’horreur, au moins cette fois j’aurai quelqu’un avec qui causer ! Je fais quelques pas vers la salle avant de me tourner vers lui, un sourire lumineux aux lèvres.

Tu viens ?
Adriel Lespérance
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Heather sourit lorsque je la complimente sur ses piercings. Mais c’est normal, non? Bien qu’ils soient plutôt discrets, contrairement aux miens, ils lui vont plutôt bien. D’ailleurs, peut-être devrait-elle mettre des bijoux un peu plus voyants? Mais bon, là, ce sont mes goûts qui parlent, parce que personnellement, tant qu’à me faire percer, je veux que ce soit bien voyant. Que ça flashe. Et je crois que je réussis bien, surtout pour mon septum : mon anneau est plutôt massif. Mais bref, peut-être que Blondie aime ça comme ça. C’est une fille, après tout, et la plupart des filles préfèrent les bijoux discrets. Quoique les nanas amoureuses des piercings que j’ai croisées ne faisaient pas dans le discret non plus… Ah, et puis merde, elle a bien le droit de les porter comme elle veut, c’est pas de mes oignons. Je souris à mon tour lorsqu’elle parle d’avoir un bridge, un jour. Ça, ça peut s’arranger plutôt facilement, en fait.
-J’ai le matériel pour percer chez moi, et je fais ça depuis un bout de temps déjà, alors si un jour tu te décides, t’achètes une tige de la bonne grandeur et j’te fais ça gratos.
Ce n’est pas un mensonge. C’est Jake qui m’a appris, et je perçais les gens chez moi pour arriver à faire un peu plus d’argent. J’ai également commencé à tatouer, mais ça, c’est le genre de chose qui prend des années de pratique, et le matériel à tatouage de bonne qualité coûte très cher. J’amasse l’argent pour l’avoir, mais après, il me faut des volontaires qui veulent me sacrifier leur peau. D’après Jake, c’est plus facile que c’en a l’air : y’a toujours une espèce de désaxé un peu trop motivé qui te propose un méga projet et toi tu fais «ouais, mais j’peux pas vraiment faire ça, mec, je viens de commencer.» Et eux, ils s’en fichent. Ils le veulent, leur putain de tatouage pas cher parce que c’est un gars qui sait pas trop ce qu’il fout qui va le leur faire… et c’est seulement par après qu’ils comprennent pourquoi on refuse, ces cons.
Heather semble quelque peu fière de me montrer ses piercings, et ça me fait sourire. Eh ben, mine de rien, elle en a pas mal. Un eyebrow, des tragus, quelques un autour des oreilles, un sur le côté du nez et un labret. Elle se retourne ensuite pour mon montrer son tatouage – peut-être le seul, j’en sais rien – derrière la nuque. Une pluie d’étoiles. Cliché, mais mignon. J’ai pour principe de ne pas sermonner les gens sur leurs tatouages, car normalement, s’ils ont eu assez de courage pour avoir ces dessins sur leur peau, c’est qu’ils les voulaient réellement. Je ne les voudrais peut-être pas personnellement, mais ça, c’est aucunement de mes affaires. Ça me fout en rogne quand on tente de me dire que je n’aurais pas dû avoir tel ou tel tatouage, alors je ne le fais pas aux autres.
Blondie se retourne vers moi, souriante. Elle ne les montre jamais? Tiens, pourquoi? Ça me semble un peu étrange, parce que moi, si j’ai mes piercings, c’est parce que je trouve que c’est esthétiquement magnifique et c’est justement pour les montrer. Pourquoi voudrait-on cacher quelque chose d’aussi beau? Ah, c’est à cause de son statut… Hein? Statut? Quel statut? Elle a un job restrictif, ou quelque chose du genre? Probablement, et du coup, je trouve ça dommage, mais aussi frustrant. Maudite société merdique qui décide ce que l’on doit faire avec notre corps et notre argent… Si on veut être tatoués et percés de partout, qu’est-ce que ça peut bien leur foutre? Ce n’est pas à eux de décider, mais surtout, ce genre de chose n’affecte aucunement nos capacités et qualités en tant qu’êtres humains. En fait, ces règles non écrites de la société me révoltent tant que, peu importe les conséquences, j’ai décidé d’être exactement comme je le voulais. Oui, j’aurai encore plus de tatouages que ce que j’ai présentement, et fuck les préjugés, fuck les emplois que je risque de manquer. Je pourrai au moins dire que, tout le long de ma vie, j’aurai été moi-même coûte que coûte. Et puis, j’espère toujours vivre un jour en tatouant et en perçant les gens, sans compter mon rêve inavoué de rendre mes œuvres célèbres… Puis je la vois tirer la langue afin de me montrer son dernier piercing. À la langue, ouais. J’avais voulu me faire percer les deux parties de ma langue sectionnée, mais je me suis dit que c’était peut-être un peu exagéré…
Je vois Blondie écarquiller les yeux lorsqu’elle remarque l’heure qu’il est et, par réflexe, je vérifie également l’heure, et je la comprends. Si on continue à papoter comme ça, on va manquer le début du film. Je me mets à rire lorsqu’elle dit qu’elle aurait bien aimé voir tous mes tatouages et mes piercings, mais qu’on risque d’arriver en retard. J’en ai beaucoup trop, on risque d’en manquer la moitié! Puis j’acquiesce lorsqu’elle propose de parler à l’intérieur : d’habitude, je ne suis pas du genre à faire du bruit pendant les films, mais je trouve que ce serait du gâchis de ne pas lâcher un seul mot en sa présence. Je la suis donc vers la salle et, juste avant d’y entrer, je me tourne vers elle.
-Je peux bien te montrer ça avant d’arriver dans la salle, dis-je en riant avant de lui tirer la langue.

Ma langue coupée, c’est la cerise sur mon gâteau, c’est le clou de mon physique étrange. J’en suis incroyablement fier, même si j’ai longtemps souffert pour l’avoir, car le processus est long. Les tissus de la langue se referment sans cesse, donc plusieurs sectionnements sont requis avant d’arriver au résultat voulu. Sans compter que la guérison peut parfois être pénible, mais je ne regrette rien. Je lui souris d’un air malicieux avant d’ouvrir la porte de la salle de cinéma. On a sérieusement du bol : le film commence presque en même temps qu’on pose les pieds sur le seuil. Je ne sais pas où Heather s’assoit d’habitude, mais sans réellement la consulter, je commence à gravir les escaliers jusqu’au fond de la salle. Le premier rang? C’est pour les noobs du cinoche. C’est un plan pour avoir des torticolis. Moi, je m’assois complètement derrière, là où personne ne me bloque la vue, là où je peux voir parfaitement l’écran, mais surtout, au moins pour ce soir… là où je peux parler sans qu’on le remarque trop. Je choisis donc un siège au milieu de la rangée vide, faisant signe à Heather de me suivre.
-Si tu veux absolument qu’on parle, on va avoir la sainte paix des enragés des «chuuuut!» derrière tout le monde.
Je m’affale sur mon siège, et aussitôt, je commence à bouffer mon popcorn à ma façon favorite : celle du lézard. Un par un, directement avec la langue. Je jette un œil à l’écran. Rien de spécial, le début des films d’horreur est toujours tout à fait banal, quoique chacune de ces situations est similaire. Je reporte donc rapidement mon attention vers Heather, puis je prends conscience que, d’un point de vue extérieur au mien, la situation pourrait être louche. Ben oui hein, j’suis le mec totalement random et inconnu qui décide qu’il va écouter un film avec une nana toute aussi random qui vient de se faire poser un lapin par un ami, et enfin, qui décide de la mener directement vers le fond – désert, il va sans dire – du cinoche. Et là, tout d’un coup, je me sens très con. Et mal à l’aise. J’avais pas pensé à ça, moi, mais pas une seconde. C’est pas écrit dans ma face que j’suis gay et que je n’ai pas l’intention de faire des trucs louches. Enfin, je décide de m’expliquer subtilement et de façon humoristique, pour ne pas avoir l’air encore plus con. Et pour éviter qu’elle se méprenne au sujet de mes intentions.
-Et non, je ne t’emmène pas dans le fond d’une salle de cinoche sombre pour te violer, Blondie. De toute façon, c’est impossible puisque j’suis cent pour cent gay. Mais fais attention, par contre, que je j’ajoute avec un sourire narquois, je pourrais être un psychopathe qui veut te tuer et te dépecer en regardant tranquillement un film d’horreur.
En parlant, je me rappelle aussitôt qu’elle voulait voir mes tatouages et mes piercings. Ça me ferait bien entendu très plaisir de les lui montrer. Elle ne verra pas tous les détails dans la pénombre, mais le film diffuse assez de lumière pour voir l’esssentiel.
-Mais vu que je suis gentil, avant de t’assassiner, j’vais te montrer mes tatouages et mes piercings.
Je commence par retirer mon sweat-shirt et tends mes deux bras afin de lui montrer, sur mon bras droit, ma manche presque achevée dédiée aux horror B movies et au psychobilly et l’inscription «I am my own god» sur mon avant-bras gauche. Puis, je colle mes poings ensemble pour qu’elle lise bien «stay real» sur mes jointures. Je crois que retirer mon t-shirt en plein cinéma afin qu’elle puisse voir la totalité de mon tatouage remplissant mon torse et montant jusqu’à mou cou serait de très mauvais goût, alors je ne fais que baisser légèrement le col afin qu’elle puisse voir l’essentiel. Et puis, j’ai quand même un minimum de réserve.
-Bon, j’ai encore des tatouages sur mes jambes, mais j’suis pas pour retirer mes Docs, ce serait trop long, alors je passe aux piercings. Enfin, ceux à mon visage, tu les vois très bien, pas besoin de le coller à un centimètre du tiens. Et tu as vu ma langue sectionnée en deux.
Je me tourne de profil pour qu’elle voie mes deux industriels sur mon oreille et mes trois écarteurs, puis je montre mon autre oreille, affublée des mêmes piercings et des mêmes écarteurs. Et ce n’est pas fini. Je soulève ma lèvre supérieure pour qu’elle puisse voir mon smiley, piercings qu’on ne peut apercevoir que fugacement lorsque je souris. Deux petites billes qui brillent juste au-dessus de mes dents supérieures.
-Et, finalement, mes mamelons sont également percés. Je n’ai pas encore d’implants et j’suis pas encore assez débile pour avoir des piercings génitaux. Ça fait donc en tout douze piercings différents, sans compter mes tatouages.

Je passe ma main dans mes longs cheveux en souriant. D’ailleurs, je me demande si je suis le premier mec qu’elle rencontre qui a les cheveux plus longs qu’elle.

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Un bridge. Pour ceux qui ne sont pas trop piercing et qui n’ont pas encore capté ce qu’est un bridge, c’est un piercing. Naaah, sans blague ? Oui, c’est un piercing juste au dessus du nez entres les deux sourcils. Il est horizontal en fait, c’est un peu comme si c’était un pont entres les deux yeux. Bref en gros c’est super stylé mais je ne sais pas si c’est douloureux ou pas. Oui tous les piercings sont douloureux, surtout celui que je me suis fait faire à la langue. Vu que c’est le seul qui est sur un muscle, il se referme super facilement et les jours juste après ça fait suuuper mal, brrr… Mais bon ça en vaut la peine. Je lève un sourcil quand j’entends sa proposition. Ah ouais d’accord, gratos quoi ! C’est super sympas. C’est vrai que quand je vois une personne comme Adriel, je me dis direct ‘Ah lui il doit sûrement être tatoueur.’ Oui je sais c’est le cliché du mec super tatouer et percé de partout mais j’avais raison ! Et puis c’est cool qu’il sache faire des piercings, ça m’évitera d’aller chez quelqu’un que je ne connais pas pour me trouer la peau sans même que je le connaisse. Oui non mais moi mon tatoueur je le connaissais donc j’avais pas vraiment peur qu’il fasse une connerie. Je vais quand même prendre le temps d’y réfléchir avant de me faire un bridge. Par contre c’est trop cool l’histoire du matériel pour percer chez sois ! Je veux voir ! Oui quand même je vais pas m’inviter chez lui comme ça mais bon.

Oke’p, j’y penserai ! Faudra que tu me montres ton matériel un de ces jours, je suis trop curieuse pour laisser passer ça.

Non je ne le pousse pas à m’inviter chez lui, c’est juste pour voir le matériel. Je crois pas qu’il ai une chambre sur le campus, mais au pire c’est pas mes affaires. Je lève un sourcil quand il me tire la langue. Une seconde, je rêve ou il en a deux ? Non je vous promets que c’est vrai ! On dirait qu’il a deux langues, sur la vie de ma mère je suis sûre que…Je secoue la tête. Faut que je me calme sur le popcorn, ça me fait un drôle d’effet. Comme si il avait deux langues, n’importe quoi, je nage en plein délire. Comme si quelqu’un était assez fou pour se faire couper la langue en deux… Ou peut être que c’est une malformation génétique ? Oh, Heather, le film !  Ah oui le film, je suis trop tête en l’air. Je le suis alors qu’il entre dans la salle, un sourire étirant mes lèvres quand je vois qu’on est pile à l’heure ! Yeas on est trop fort, on a zappé toutes les pubs’, tralala, c’est trop cool.  Par contre pour trouver des places c’un autre problème. Oh mais ça va c’pas trop rempli, encore heureux d’ailleurs. J’imagine que tout le monde est parti regarder la connerie à l’eau de rose à côté… Beuuurk. Si j’avais voulu un truc à l’eau de rose je serai allée faire un tour avec Alexander. Pas que ça me déplait ! Ok je me tais.

Bon, après le truc c’est de savoir où s’asseoir. Le premier rang ? Pas question. Enfin, à pars pour ceux qui veulent se crever les tympans et les yeux devant un énorme écran. Bref, pas question. Sauf que…Au dernier rang ? Il est sérieux ? Faut avouer que plus chelou y a pas, surtout dans un cinéma. Enfin bon, je crois qu’Adriel est pas le genre à faire des trucs bizarre avec une fille au fond d’une salle de ciné’ avec des gens tout autour… C’est pas Robin quand même ! Pouhahaha, je la garde elle… Lol, je me suis fait rire. Il doit sûrement me prendre pour une psychopathe, je souris toute seule… Je hausse les épaules avant de m’asseoir à côté de lui, croisant les jambes. Et ouais j’ai cette habitude de croiser les jambes, toujours toujours, j’y peux rien c’est comme ça y a des habitudes qui reste même quand on est plus Miss, que voulez vous. Je m’apprête à faire une remarque sur le fait que vu l’endroit où on s’est assis, c’est assez chelou mais on dirait qu’on a pensé à la même chose…

J’écarquille les yeux quand j’entends qu’il est gay. SERIEUX ? Putain je ne l’aurai jamais cru. Qu’elle horreur ! Non, qu’elle horreur dans le sens, « omg comment j’ai pu faire pour louper ça ‘ hein. Sinon moi je suis tout ce qu’il y a de  plus free. Chacun sa vie, chacun ses biscuits. En plus je n’ai rien contre le gay hein, je les adore. Non mais pas de ce sens là…C’est bon je me tais. Je me tourne vers lui, posant mon popcorn sur le siège d’à côté avant de faire semblant d’applaudir.  Ouais nan mais je vais pas applaudir sinon on me foutrais dehors. Mais j’ai trop hâte de voir ses tatouages pour attendre ! Enfin je risque de pas vraiment les voir vu qu’il fait plutôt noir mais l’écran émet assez de lumière pour voir ce que ça donne en gros. Je fais semblant de regarder ailleurs le temps qu’il retire son t-shirt. Un strip dans un cinéma, mieux tu crèves. Je souris quand je vois les tatouages sur ses bras. Il en a beaucoup quand même !

J’arrive pas à y croire, il vient vraiment de me dire qu’il a la langue sectionnée en deux. Je suis trop choquée pour faire attention à ce qu’il me dit et aux autres piercings qu’il me montre. Au lieu de ça, je me retourne vers l’écran avant de prendre une poignée de popcorn pour la fourrée dans ma bouche. Génial, encore une meuf avec des cheveux qui vont dans tout les sens. Trop classe. Je me mord la langue avant de me retourner vers Adriel. J’ai toujours été curieuse j’y peux rien c’est plus fort que moi.

T’as vraiment la langue coupée en deux ? Parce que je trouve ça trop…

Terrifiant ? Horrible ? Choquant ?

Trop génial.

Okay…

Mais sérieux c’est trop top !! Non mais pourquoi j’ai le droit qu’à une partie de son tatouage en plus ? Je veux tout voir moi ! Le voir passer une main dans ses cheveux me fait éclater de rire ce qui provoque quelques réactions des spectateurs. Un film d’horreur et moi je suis en train de rire. Mon rire toujours aussi marrant et qui fait lui-même rire les autres. J’aime pas mon rire. Mais j’y peux rien ! Il a les cheveux presque plus long que les miens. Et je trouve que ça lui va bien. Enfin c’est son style quoi. Douze piercings, c’est pas rien quand même hein ! Moi je dois en avoir combien ? Aucun idée. Je lui jette un peu de popcorn, un sourire amusé aux lèvres.

Montre moi ton tatouage en entier ! Allez quoi imagine qu’on est à la plage. Je te violerai pas promis.

Je lui fais les yeux doux, prenant un air angélique. Je veux vraiment tout voir quoi ! Je suis trop curieuse pour laisser passer un truc aussi énorme. C'est ce qu'on appelle un caprice. Je réalise que ça va être mon premier pote gay, et on s’entend déjà super bien. Imagine ça devient mon meilleur ami et tout ! Qu'elle fille n'a pas déjà rêver d'avoir un meilleur ami gay ? Stop de fantasmer...  Putain heureusement que l’autre con m’a posé un Lapinou.
Adriel Lespérance
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Étonnamment, elle semble d’accord pour avoir un bridge gratos. Je dis étonnamment parce que je ne suis quand même qu’un mec qu’elle vient de rencontrer qui clame percer des gens chez lui, et que généralement, les gens qui font des modifications corporelles à domicile sont mal vus. Mais quand même, je fais attention et chacune de mes aiguilles et pinces sont parfaitement stérilisées. Mes bijoux aussi, il va sans dire, mais si les gens m’apportent leurs propres bijoux, je préfère avertir que je ne me porte pas garant des possibles infections, puisque le bijou en question n’est clairement pas désinfecté. Je dis ce que je pense en tant que perceur et en tant que gars ayant eu une dizaine de piercings différents, à partir de là, si on se fiche de mon opinion sur le sujet, c’est plus mon problème. Lorsque Heather me demande de voir mon matériel, je hoche de la tête. Rien de plus normal, il faut bien qu’elle sache avec quoi je vais les lui faire, ces trous. Ce n’est qu’une question de confiance, et lorsque les gens voient que mon équipement pour faire des piercings est bien rangé, à part de mon matériel d’art, parfaitement propre et stérilisé, ils sont tout d’un coup beaucoup plus enclins à faire le grand saut dans le monde des modifications corporelles.
-Bien sûr, je te le montre quand tu veux, mais selon moi, ce n’est même pas une question de curiosité, mais de gros bon sens. C’est quand même pas à prendre à la légère, si le matériel n’est pas propre et de qualité, les risques d’infections et de rejets sont très élevés, et crois-moi, tu veux pas d’infection à un bridge. Personnellement, je tiens toujours le mien stérilisé, loin de mon matériel d’art. Et puis, si tu te décides, t’inquiète. T’as eu un piercing à la langue, ça ne peut pas être pire. En fait, c’est l’un de moins douloureux, si tu veux mon avis. C’est juste bizarre à avoir parce que je dois te regarder longtemps dans les yeux et repositionner les points de chaque côté de ton nez pour être sûr et certain qu’il soit bien droit. Après, ça ne bat pas le septum. Mon meilleur ami m’a carrément foutu ses doigts dans mon nez pour vérifier s’il n’allait pas percer dans le quartilage, j’pouvais plus m’arrêter de rire!

Ma remarque sur mon septum me fait rire moi-même et, par réflexe, je l’agrippe entre mon index et mon pouce pour le remettre droit. Étrangement, de tous les piercings imaginables que j’ai peu avoir, ç’a été le moins douloureux. Je n’ai jamais senti l’aiguille passer, et la guérison s’est faite toute seule. Comme un charme, j’adore mon septum. Je me mets à parler d’une façon drôlement sérieuse, lorsqu’il est question de piercings et de tatouages, surtout lorsque je dois expliquer aux gens comment ça peut se dérouler, comment je m’y prends pour les faire. Je déteste tant parler de mes trop nombreux problèmes personnels que lorsque je le fais, je tente de tout minimiser avec de l’humour, alors que lorsque je parle de modifications corporelles, je deviens un avocat devant son client. Super professionnel sans réellement l’être, votre petit Adriel national. Et en parlant de modifications, lorsque je lui tire la langue, je vois un sourcil se lever, puis un air de totale incompréhension s’afficher sur le visage de Blondie. Je crois que son cerveau est encore en train de tenter d’assimiler l’information : voyons, impossible que quelqu’un veuille se faire couper la langue en deux! Et pourtant… me voilà! Elle a bien le temps de le comprendre. Oui, je vais lui laisser le temps de réaliser que j’ai été assez fou pour faire ça. Je la regarde en souriant malicieusement.
Mais le meilleur, en fait, c’est la tronche qu’elle fait lorsque je lui dis que je suis gay. Ses yeux deviennent tous ronds, et heureusement qu’elle n’a pas pris une gorgée de soda : je suis sûr qu’elle l’aurait recrachée. J’éclate littéralement de rire en la voyant et, aussitôt, je remarque quelques tête se tourner rapidement. Bien sûr, mon orientation sexuelle n’est pas écrite sur mon front, et je ne corresponds pas réellement à l’image préconçue que la société a des homosexuels, celle du gay aux manières efféminées. Et pourtant, mon style pousse les homophobes à me traiter de pédale, quand je marche dans la rue. Je crois que c’est mes cheveux longs et teints additionnés à mes traits très fins qui les poussent à conclure que je suis gay. Enfin, je suis né avec ce visage, ça n’a aucun rapport avec le fait que j’aime bouffer des bites ou lécher des chattes.
-Eh oui, Blondie, j’suis gay. J’ai jamais pensé une seconde à mater ton cul ou te peloter dans le fond du cinoche, et j’y penserai jamais. Sans offense, mais perso’, même la plus sexy des filles ne me fera jamais bander.
Voilà l’un des premiers côtés de ma personnalité de dévoilé : je suis plutôt vulgaire. J’adore tout ce qui sonne dégueulasse et choquant à outrance. Quoique je ne crois pas avoir été choquant le moins du monde, mais on ne sait jamais. Ma façon d’être est à prendre ou à laisser, et Blondie semble la prendre, et c’est parfait. Je l’aime bien, cette fille. Pas emmerdante pour deux sous pour plusieurs raisons, comme ses expressions faciales. Et la tête qu’elle me fait lorsqu’elle comprend (enfin) que ma langue est coupée en deux vaut de l’or. Et elle dit que c’est génial? Eh bien, peu de gens me disent ça. D’habitude, j’ai plutôt droit aux «mais t’es cinglé, ou quoi?! C’est complètement dégoûtant!» Je hoche la tête, tout sourire, puis je lui tire la langue en jouant indépendamment avec chaque partie sectionnée. Je referme la bouche en riant.
-Eh oui, j’ai la langue coupée en deux. Pour vrai. Pas mal, hein? J’ai souffert, mais je l’adore!
Et, comme je m’y attendais, Heather me demande de voir mes tatouages complets. Pas de triche, Adri’. Finalement, faire mon agace avec mes tatouages, ça ne marchera pas avec elle : elle veut vraiment tout. Le full kit. Je dois retirer mes Docs, en plus? Bah, au pire, j’ai tout un film pour les remettre à mes pieds. Et en plus, elle me fait les yeux doux, Blondie! Je me remets à rire, et puis, lorsque je l’entends rire comme une débile lorsque je passe ma main dans mes cheveux, je craque : tiens, je peux bien lui montrer, elle nous fait passer pour des psychopathes au sens de l’humour totalement sanglant, et ça me fait carrément marrer. Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire à mon tour en retirant mon t-shirt. De toute façon, on est dans le fond du cinéma, y’a personne qui va remarquer. Et puis, qu’est-ce que ça peut me foutre qu’une femme me voie torse nu? Absolument rien.
-Ben mademoiselle est servie. Tu sais que t’as de la chance, Blondie? Ce sont les hommes qui me voient comme ça, d’habitude,que je dis,presque mort de rire.
Je tente de me ressaisir, mais la situation est tellement ridicule que j’ai du mal à arrêter de rire. Je suis dans le fond d’un cinoche pour aller voir un film d’horreur avec une fille que je viens tout juste de rencontrer, et j’suis à moitié à poil. Quand je dis que j’ai le don de me foutre dans des situations étranges, c’est exactement ce que je veux dire. J’essuie les larmes au coin de mes yeux en me redressant.
-Bon, en fait, c’est un peu compliqué d’expliquer ce tatouage… C’est moi qui l’ai dessiné de concert avec mon meilleur ami et amant, Jake. D’ailleurs, c’est lui qui m’a fait tous mes piercings et tatouages – gratos, faut dire, parce que je vivais dans un milieu assez pauvre, avant de débarquer ici. Nous avons plutôt misé sur l’abstrait et l’esthétique pour le produire. Et puis bon, puisque tu voulais voir tous mes piercings aussi, voilà les derniers.
En disant cela, je pointe mes mamelons… Mais vraiment, quel mot merdique! Ça sonne pas sérieux du tout, y’a pas un autre terme? Quelque chose qui sonne plus classe que «ouais, j’me suis fait percer les mamelons», s’il vous plaît. Je crois que ça fait partie du palmarès des mots les plus ridicules de la langue française. Sérieusement, c’est atroce.
-Eh oui. Même là, dis-je, tout sourire.
En fait, la raison principale pour laquelle j’ai des piercings à cet endroit précis, c’est que j’étais le cobaye de Jake, et il n’avait encore jamais percé personne là. Il m’a demandé tout bonnement si je voulais bien, car il voulait s’exercer et de toute façon, si je n’aimais pas ça, je n’avais qu’à les retirer. Je m’en fichais bien, alors j’ai dit oui tout de suite. Et finalement, je les aime bien, alors je les ai gardés depuis. Et puis, Jake trouvait ça plutôt sexy, mais bref. Je reporte mon attention vers le film en me fourrant une énorme poignée de popcorn dans la gueule. Tiens, une blonde qui se fait trancher la gorge. Le sang pisse, et ça me fait sourire comme le pire des sadiques. J’avale tant bien que mal ma gigantesque bouchée de popcorn et profite encore quelques secondes du spectacle sanglant avant de me tourner vers Blondie. Je me suis rappelé de ce qu’elle m’a dit, plus tôt, lorsqu’elle m’a parlé de son statut. Sur le coup, je n’ai rien dit, mais je suis toujours aussi curieux. Elle fait quoi, au juste?
-Au fait, Blondie, t’as parlé d’un statut qui t’empêche d’avoir l’allure qui te plaît. T’as un job restrictif, ou quoi? Moi, perso’, je passe mon envie d’être exactement comme je le souhaite avant tout, même si ça me ferme des portes, mais bon, on a tous nos raisons… Bref, c’est quoi ton statut, comme tu le dis?
Je ne pouvais pas m’en empêcher : je suis assez curieux. Un peu comme elle, quoi. D’ailleurs, je devrais essayer de dire le moins possible de détails sur ma vie privée, je n’ai pas envie de parler de la manière dont je vivais, jusqu’à il y a à peine un ou deux mois, des problèmes dans lesquels je baignais. Et je sais que si je laisse échapper quelque chose, elle va me poser des questions, et elle ne semble pas être du genre à laisser tomber facilement, lorsqu’on a piqué sa curiosité.

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L’est cool ce gars. L’idée de le laisser me faire un bridge est de plus en plus tentante. Surtout si c’est lui qui me le fait, il a l’air de savoir de quoi il parle. Bah, c’est vrai non ? Il fait attention à son matériel et ça c’est très très important. ‘Faut pas oublier les risques d’infections si les outils sont propres et tout ! Quand il parle de mon piercing à la langue, je ne peux m’empêcher de jouer avec. Enfin non pas avec les doigts juste en le faisant tinter contres mes dents. C’est amusant, même si j’imagine qu’avoir deux langues c’est encore plus cool ! En tout cas ça a vraiment dû faire mal parce que comme il dit, c’est le seul piercing qui est sur un muscle donc… Je me mord la lèvre pour ne pas éclater de rire quand j’imagine son ami lui mettre ses doigts dans son nez… Ca c’est pas très hygiénique par contre ! Mais je préfère encore ça que d’avoir un trou mal placé ou un truc pas droit ou une infection ou je n’en sais rien ! Il y a vraiment beaucoup de risque. D’ailleurs mes parents n’ont jamais aimé tout ce qui était piercings et tatouages. Dommages, ils ont eu cinq enfants qui ont tous finit trouer ou tatouer quelques par. Putain mais pas trouer comme ça oh mon dieu… Je secoue la tête, retirant cette image abominable de mon esprit.

Il parle vraiment très sérieusement quand il s’agit de piercing hein ! C’est surprenant. Au moins quelqu’un qui prend ça au sérieux. Je tourne la tête vers lui quand il utilise un mot assez…vulgaire. Ah ouais quand même… ENFIN QUELQU’UN DE SPONTANE ! Putain j’en pouvais plus de tout ces gens qui font bien attention à tout ce qu’ils disent pour pas dire de mots vulgaire, à faire exprès de me vouvoyer jusqu’à ce que je sors le « Oh mais tu peux me tutoyer… » Nan mais ça à la limite ça me dérange pas, le problème c’est que moi je suis super direct et spontanée ! Du coup je peux sortir une connerie à tout moment si je ne fais pas attention à ce que je dis. Mais voilà si je sors une connerie devant des gens qui parlent comme des vieux croutons du 17ème siècle, je vais avoir l’air de quoi ? Du coup je dois toujours faire attention à ce que je dis, ne pas utiliser des mots vulgaires, blablabla. Je ne savais pas si il fallait que je fasse attention avec Adri’, mais à ce que je vois non ! Donc c’est awesome !

Je ne peux m’empêcher de sourire quand il tire la langue pour bouger chacune des deux parties. Je penche la tête, c’est quand même bizarre, il faut l’avouer ! Non mais sérieusement c’est chelou non ? La première fois j’y ai pas cru, enfin je me suis dis que je devais rêver, mais non après c’est moins effrayant. Je hoche la tête quand il parle d’avoir souffert. C’est évident. J’ai juste un piercing et ça m’a fait quand même un peu mal. Alors je veux même pas imaginer comme s’est quand on se fait couper la langue en deux parties… Yeah un strip ! Je souris encore quand il retire son haut, tournant quand même la tête vers l’écran pour voir où en est arrivé le film, prenant une poignée de popcorn pour les mettre dans ma bouche. Je le regarde à nouveau. Bah quoi ? Ca reste un mec non ? Donc j’ai le droit de le matter ! Gay ou pas gay, il est pas si mal foutu que ça.

Je tousse quand j’entend le ‘que les hommes qui me voient comme ça’, ayant avalé un popcorn de travers. Je m’étouffe presque. Rire et tousser en même temps ça a jamais été pratique ! J’essaie de me calmer mais c’est pratiquement impossible ! Lui aussi a l’air d’avoir du mal à s’arrêter d’ailleurs, je me sens moins seule, et moins psychopathe, ça fait du bien ! Quand il parle de ces piericings, je m’apprête à le couper mais je le laisse quand même finir. Je déteste couper la parole au gens donc je préfère qu’il finisse de parler, puis je ferai mes remarques ! Je regarde son tatouage, capturant tout les détails même si il fait noir.

Trop classe Adriel ! Au moins comme ça t’es sûr que ton tatouage est unique.

Ouais mais c’est vrai quoi. Parce qu’il y a toujours les clichés du tatouage sur le poignet ou sur l’épaule ou j’en sais rien ! Bon c’est sûr que le mien est pas des plus originaux, mais en fait, je l’ai fais pour une raison bien précise…

Tu veux savoir pourquoi j’ai des étoiles sur la nuque et une partie du dos ? Parce que je ne supporte pas qu’on m’embrasse là.  Ou seulement qu’on me frôle cette partie là. Enfin je ne résiste pas c’est une partie super sensible chez moi. Ca me fait voir les étoiles, si tu préfères. Mais chuuut, j’ai jamais dis ça à personne ! Même pas à mon copain donc, j’espère que tu sais garder un secret.

Je souris d’un air narquois avant de pouffer de rire. C’est vrai en plus, je l’ai jamais dis à personne. Je tourne la tête vers l’écran pour suivre au moins une toute petite partie du film. ET EVIDEMENT JE TOMBE SUR UNE BLONDE ! Prends l’escalier. Non pas celui là, celui de gauche. Prends l’escalier, va pas tout droit il va rentrer par le fenêtre et tu seras bloquer. Meuf prends l’escalier. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE JE T’AVAIS DIS DE PRENDRE CE PUTAIN D’ESCALIER DE MES DEUX ! J’ai presque envie de crier ! Ouais bah pour une blonde elle est blonde elle hein ! C’te conne, je lui dis de prendre l’escalier elle continue tout droit, non mis je rêve. Oui je suis blonde moi aussi, mais c’est pas pour ça que je suis conne. Enfin des fois je fais semblant de l’être pour faire chier des gens mais sinon je le suis pas du tout. Oh, j’ai quand même de meilleurs résultats que les trois quarts des élèves ! Je dois avouer que je rate souvent les cours, et que je traine souvent dehors. Mais j’ai une très bonne mémoire et j’ai toujours adoré travailler donc quand je rentre, il me suffit de bosser correctement pendant genre… Une heure ou une heure et demie et voilà. Tout ça pour dire que je suis peut être blonde mais pas conne. Enfin bref… Putain on dirait trop du ketchup ! Autre chose aussi, pourquoi y a que les blondes qui devraient être connes ? Je sais pas moi pourquoi les blonds le sont pas ? AH, PARDON, ILS LE SONT ! On va prendre l’exemple parfait… Robin. Heather, il te parle là…

Je secoue la tête quand j’entend la voix de mon nouvel ami, laissant l’écran pour essayer de capter ce qu’il dit même si j’ai déjà zapper la moitié de sa phrase. Ah oui, mon statut… Je me sens soudain mal à l’aise. Evidement, j’adore en parler, j’adore être sous le feux des projecteurs, j’adore que tout le monde sache qui je suis mais à la longue, quand même quoi… Donc le fait qu’Adriel ne sache pas qui je suis, c’était sympas. De toute façon il l’aurait su un jour ou l’autre donc autant le lui dire tout de suite. Putain je parle comme si j’avais une double identité et qu’en fait j’étais un agent du FBI qui avait des dossiers secrets défense… Ok je nage en plein délire et je dois lui donner une répondre. Il va être choqué, c’est sûr.

Euh… Avant de venir à Volfoni j’étais Miss. Et une Miss avec des piercings et des tatouages partout c’est pas que c’est mal vu, c’est juste qu’il n’y en a pas. Donc en fait t’as surement entendu parler de moi, peut être via ‘Miss Texas’ ou un autre surnom pourri de ce genre hein. Mais voilà quoi, ça c’est l’une des raisons et puis y aussi le fait que je sois la Leader des Fashions. Choqué ? Oui je sais, c’est sûre qu’habillée comme ça j’aurai plutôt l’air de la Leader des Racailles. Ou peut-être des Solitaires vu que je me suis fait poser un lapin mais bref. J’ai rien contre ces groupes hein, je ne suis pas du genre à me croire supérieure aux autres, alors là pas du tout ! Quand on dit « Leader des Fashion » on pense directement à moi, je suis un peu celle qui donne l’exemple. Même si entres nous je sais pas si je suis un très bon exemple à suivre. Donc je ne peux pas vraiment me permettre d’avoir ce genre de trucs…

Je soupire pendant un bon moment pour reprendre ma respiration. J’ai peut être parlé un peu trop vite. Quand je relève la tête, là c’est pas une blonde, mais une rousse, génial ! Allez ma chérie, prends à  droite. Non ça c’est la gauche. Ok c’est pas grave, ne rentre pas dans l’une des chambres, continue tout droit vers la porte d’entrée et c’est bon. Ok c’est pas grave tu es rentrée dans l’une des chambres, alors ne rentres surtout pas dans le placard parce que tu seras coincée, ouvre la fenêtre et saute, avoir une jambe en moins c’est toujours mieux que de crever dans d’attroces souffrances…

PUTAIN MAIS ELLE EST CONNE OU QUOI ?

Oupsi, désolée ça m’a échappé. J’ai peut être crié un peu trop fort d’ailleurs, parce que je vois une tête se retourner pour faire le bruit qui me met juste hors de moi… ‘Chuuuut’. Alors là j’en peux plus quoi. Comme si il y avait un truc à entendre à par les cris de cette conne qui est partie se cacher dans le placard ! Ce mec a pas l’habitude d’entendre les filles hurler, ça c’est sûr… Aheum, mauvaise image. Je respire profondément, essayant quand même de garder mon calme face à un tel phénomène. La prochaine fois je m’en fou je lui fou mon popcorn sur sa putain de tête. Je soupire avant de tourner la tête vers Adriel, me rappelant soudainement un détail.

Au fait, t’as parlé d’un… Jake, c’est ça ? On dirait que tu parles de lui au passé. Vous n’êtes plus ensembles ? Et t’as dis ‘Meilleur ami, et amant’, ça se passait comment ?

Je penche la tête, prenant encore du popcorn pour lui en jeter un sur le visage, un sourire amusé aux lèvres. Meilleur ami et amant, ce n’est pas un peu comme sex-friend ? J’en sais rien perso’, pour moi sex-friend c’est que du sexe et pas de sentiments même si je sais très bien que ça finit toujours par un couple, et ça c’est vraiment chiant ! Enfin, c’est peut-être une question trop personnelle pour y répondre, ce que je comprendrai tout à fait. Il a le droit de ne pas répondre, je suis pas sa mère après tout, c’est sa vie, donc il peut manger un biscuit… Ok je nage en plein délire mais j’y peux rien, le sang me fait perdre le pédale. Exactement comme un vampire ! Ces créatures de la nuit qui…Bref. Sa réponse pourrait aussi faire remonter des souvenirs douloureux à la surface ? Donc vraiment, si il répond pas je comprendrai, je lui ferai pas de scène et on continuera à regarder ce film vraiment super comme si de rien n’était ! Génial, maintenant c’est une brune…
Adriel Lespérance
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Ouais, je sais que je l’ai dit trop souvent, déjà, mais les réactions d’Heather sont un vrai délice à voir ; un véritable show d’humour. Je la vois s’étouffer avec ses popcorns lorsque je mentionne que, normalement, ce ne sont que les hommes qui me voient à moitié à poil.  Je me mets à rire avec elle. J’aurais plutôt cru susciter ce genre de réaction après avoir dit que même la plus sexy des femmes ne me fera jamais bander, mais bon, j’imagine que c’est le fait de rappeler de façon humoristique que je couche avec des hommes qui a déclenché ce fou rire.
-Finalement, que je dis en riant, c’est pas moi le serial killer, mais le popcorn que t’as coincé dans ta gorge!
On tente de se remettre de notre hilarité, reprenant tous deux notre souffle, et lorsque je me mets à parler plus sérieusement – parler de mes tatouages – Blondie les commente. C’est vrai,  elle a raison : personne ne pourra jamais imiter ça, puisque c’est moi qui l’ai dessiné. Et en fait, chacun de mes tatouages est unique, car je les dessine tous moi-même. Puis elle m’explique la raison d’être des étoiles sur son cou, et ça me fait sourire presque malicieusement. C’est une raison comme une autre ; qui suis-je pour critiquer l’envie d’autres personnes d’avoir des tatouages? Moi-même, je n’ai aucune raison extravagante ou particulière, à part l’envie de recouvrir mon corps de mon amour pour l’art. Pour moi, c’est amplement suffisant. Souvent, ceux arborant seulement un ou deux tatouages se sentent un peu intimidés en ma présence, voyant qu’une bonne partie de mon corps en est déjà recouverte, comme si j’étais un vétéran des tattoos. Mais je n’aime pas juger de cette façon. L’important, c’est d’aimer ces dessins sur sa peau, et c’est tout. Et puis, cette petite confession d’Heather m’apprend une première chose sur elle : elle est en couple, et est hétéro. Ou peut-être bi, j’en sais rien, mais pour l’instant, elle sort avec un mec.
-C’est presque mignon, comme raison, en fait. Mais pour moi, le simple fait de trouver un dessin beau peut être une bonne raison de se faire tatouer, alors j’suis pas trop du genre à juger sur cet aspect.
Nous nous retournons presque simultanément pour voir la suite de notre film, et, après la scène de la blonde qui se fait trancher la gorge, je me retourne vers Heather, lui posant la question qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps. Le temps qu’elle réagisse est celui dont j’ai besoin pour réaliser que je n’ai pas encore enfilé mon t-shirt de The Creepshow. Moi? Tête en l’air? Ben non, à peine. En mon fort intérieur, je ris de moi-même. Ben oui, j’étais tellement absorbé à analyser le sang (qui ressemble fortement à du ketchup) s’écouler de la gorge de la blondasse du film et à réfléchir que j’ai oublié que j’étais torse nu. J’enfile ce fichu t-shirt en même temps que la voix de Blondie résonne à mes oreilles. Je manque m’étouffer dès sa première phrase. Bon, premièrement, je n’avais aucune foutue idée qu’elle était elle aussi à Volfoni, mais ce n’est pas ce qui me surprend réellement. Elle était Miss?! Bon, j’avoue qu’objectivement, elle n’est pas moche du tout, et est même beaucoup plus belle que la plupart des filles, donc j’imagine que ce n’est pas si surprenant que ça, mais bon... Je suis sûr que mes yeux sont gros comme des balles de ping-pong. En fait, ce qui m’assomme presque, c’est le fait qu’elle soit leader des… Fashions? C’est comme ça qu’ils les appellent, dans cette école, non? Ça fait donc probablement d’elle l’une des personnes les plus populaires de l’académie. Mais bordel, qu’est-ce qu’ils ont, à vouloir me parler, ces putains de populaires? D’abord Robin, ensuite elle? Quoique je ne devrais pas la mettre dans le même panier que ce gars. Sans réellement le détester, je ne l’apprécie pas non plus, alors qu’elle… elle me plaît déjà, quoi. La mention des Solitaires me tire un  sourire en coin. À la façon qu’elle se précipite pour dire qu’elle n’a rien contre eux, je sais que je suis déjà étiqueté comme étant un membre de ce «groupe». Vous voyez, moi-même, je n’en avais aucune idée. La réalité, c’est que je m’en fiche. Si, dans cette école, on nomme les gens en marge de la société les «solitaires», c’est de leurs oignons. Ce n’est pas moi qui a une conception erronée des gens différents.
En vérité, lorsqu’elle me parle de son «statut», je suis un peu déçu de moi-même, voire dégoûté. Et dire que je méprise profondément chaque personne de ce foutu groupe… Si on m’avait parlé d’Heather Jewel, la blondasse leader du groupe des Fashions et Miss Texas avant de l’avoir rencontrée, je l’aurais probablement déjà méprisée inconsciemment. J’aurais assumé qu’elle n’est qu’une cruche, une pimbêche superficielle qui se nourrit de l’attention que tous les ploucs de l’académie lui porte et de sa popularité. Oui, je l’aurais jugée avant-même de la connaître. J’aurais fait exactement ce que presque tout le monde fait avec moi : juger par l’apparence. Est-ce parce qu’elle a un look un peu plus marginal, ce soir, que je l’ai abordée aussi spontanément? Sûrement. Mais d’un autre côté, les gens comme elle m’ont malheureusement toujours donné raison sur mes préjugés de merde. Oui, ces débiles profonds m’ont toujours donné raison… jusqu’à aujourd’hui. En fait, je suis profondément heureux de m’être trompé sur ce genre de personnes au moins une fois dans ma vie. Ça me redonne un peu confiance en cette société complètement pourrie. Comme quoi, même les gens populaires ne sont pas tous des déchets finis.
En fait, je parie que Blondie aimerait bien être elle-même, ne pas avoir à plaire à tout le monde, pour une fois. Je sens une pointe de déception dans sa voix lorsqu’elle me dit qu’elle ne peut se permettre d’avoir des piercings et des tatouages, même si elle le désire. Je fronce les sourcils, mais je la laisse parler. Alors là, j’ai tout un point de vue à étaler, j’ai presque envie de la prendre par les épaules et de la secouer. Les autres? Leur opinion? Pourquoi tient-elle autant à faire bonne impression, à donner l’exemple? Je ne parle pas tout de suite, je la laisse reprendre son souffle. Je crois qu’Heather était un peu nerveuse à l’idée de dire à moi, un gars clairement, complètement impopulaire et désapprouvé par la société, qui elle est réellement. Enfin… «qui elle est réellement»… j’utilise cette expression à tort et à travers, parce que son stupide statut ne définit pas du tout ce qu’elle est. J’affiche un sourire narquois.
-Mais merde, bordel, Heather! FUCK LES AUTRES, que je gueule en souriant. Sois totalement comme tu veux être, peu importe ton statut ou ta popularité. Arrête de te cacher, affiche donc tes couleurs! Tu sais ce que c’est, l’exemple que tu devrais donner? Celui d’une leader des Fashion qui s’assume, qui est ce qu’elle veut être et qui emmerde les autres. Peut-être que ça en déciderait quelques-uns à arrêter leur jeu superficiel, qui sait? Tu veux des piercings, des tatouages? Fais ce que tu veux!  T’as qu’à en avoir, et puis tu seras la première Miss qui sort du lot. Miss Différence, quoi. Enfin, je ne veux pas dire que tu n’es pas toi-même, et peut-être même que je saute aux conclusions, quoi… J’ai toujours été le rebus de la société, alors je sais pas comment c’est, mais j’imagine que parfois, t’es forcée de jouer un putain de rôle et que t’en as assez… non?
Quelques «chuuuts» enragés se font entendre, mais je les ignore, tout comme Heather les a ignoré lorsqu'elle a gueulé, quelques minutes plus tôt.Je lui offre un sourire un peu moins railleur – un sourire plus sincère, plus doux, peut-être? Il m’en faut vraiment beaucoup pour me sentir désolé pour une personne, et je ne me sens pas vraiment désolé à proprement dire pour Heather…  J’aimerais simplement lui faire comprendre qu’elle peut être totalement soi-même sans avoir peur. J’suis sûr qu’on ne la mettra pas au bûcher pour ça, voyons. En fait, j’suis à peu près sûr que ça passerait mieux que… ben moi. Je n’ai jamais été accepté. Seulement, lorsque j’étais petit, ce n’était pas pour une question de physique. Ou presque, car pour les autres enfants, je n’étais souvent qu’un putain d’amérindien, ou un pauvre, ou le fils d’une folle. C’est tout. Ayant toujours été mis à part, plus vieux, j’ai décidé de définitivement marquer ma différence psychologique en une différence physique marquante. Adriel, celui qui a fini par se rejeter lui-même de la société. C’est moi, ça.
En entendant la voix d’Heather, je me retourne. Elle me pose une question personnelle, comme je le pensais, mais pas celle que je croyais qui allait ressortir. J’étais sûr que Blondie allait me poser des questions sur ma famille, qu’elle allait me demander d’où je venais mais… non. Elle est curieuse à propos de Jake. Et en fait, je comprends tout à fait. Je parle souvent de lui sans réellement expliquer quoi que ce soit à propos de notre relation. Elle me prend de court, et, pendant un moment, je reste là, sans voix, à la fixer bêtement. Qu’est-ce que je pourrais dire? Je soupire, passant ma main dans mes cheveux. Notre relation est si dure à définir…
-Je parle de lui au passé parce que, puisque j’ai changé de pays, je ne pense plus le revoir souvent. J’essaie donc d’oublier, de passer à autre chose… sans réel succès, on dirait. Je n’étais pas réellement «en couple» avec lui. Je fuis les relations amoureuses comme la peste, mais disons qu’il était la personne la plus importante dans ma vie, et que maintenant, je suis un peu perdu sans lui. Je l’ai rencontré à mes treize ans, et il a été mon tout premier ami. Il a été celui qui m’a appris à être moi-même. Avec le sexe en plus c’était une relation assez ambiguë, sans compter qu’il me montrait sans détours qu’il était amoureux de moi. Donc… relation amoureuse? Purement sexuelle? Amicale? Moi-même, j’en ai aucune idée. Peut-être que notre relation regroupait un peu des trois.
Je soupire une nouvelle fois, souriant tristement. En fait, je suis heureux d’enfin pouvoir dire ça à quelqu’un en me sentant en confiance. Je n’ai pas peur de parler de Jake. Il ne fait pas partie de mes problèmes – pas réellement, en tout cas. Ce n’est pas comme ma mère, qui est un problème humain. J’ai rarement envie de parler d’elle. Ma mère… va-t-elle bien? Est-ce vraiment nécessaire de me le demander, en fait? Je sais pertinemment qu’elle est dans un état misérable. Et Jake? Je sors rapidement mon téléphone de ma poche et regarde le dernier message qu’il m’a envoyé. «Pas trop seul?» Il est définitivement le seul qui peut lire en moi comme dans un livre ouvert, même à distance. Personne ne se doutera que je peux, moi aussi, ressentir la solitude. On croit que, puisque j’aime être seul, je ne souffre jamais de solitude. On me croit insensible sur tout. La vérité, c’est que j’aimerais bien l’être, mais je suis humain. Je lève les yeux vers Heather. Non, je ne me sens plus trop seul.

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L'art de se faire poser un lapin [Heather Jewel & Adriel Lespérance]
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