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Lothaire Desmond

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Tu avais menti. Enfin, pas tout à fait menti, mais tu avais bien arrangé la fin de ta semaine à ta sauce.
Tu n'avais pas eu très envie de leur dire ce que tu allais faire et avec qui, bien que ce n'était pas non plus quelque chose d'hyper secret. Tout de même, tu voulais le garder pour toi. Toi et ton ami. Alors tu t’étais permis un demi-mensonge qui se résumait à “tu sais, avec mon emploi du temps de ministre overbooké de rendez-vous diplomatiques à la pelle, je ne sais si j’aurais l’audace de prendre du bon temps. Je n’ai même plus le temps d’arroser mon cactus. Horripilante expérience, crois-moi.

Disons le clairement, ça t'avait tout de même fait chier de retarder d'une semaine ton week-end avec ta famille et d’entendre la déception dans la voix de ta petite sœur, mais les pour avaient gagné face aux contre dans ton débat interne de “Devrais-je passer plus de temps avec lui ?”. Après tout, tes parents, tu pourrais les voir toute ta vie alors que Croyance, eh beh il y aurait peut-être plus cette chance.

Croyance.
Honnêtement, quand il t'avait dit son prénom avec sa petite voix, tu t'étais dit "Waouh" (Ouais, juste ça et ouais, c'était profond venant de toi.). Depuis lors, vous aviez souvent parlé ensemble dès qu’une occasion se présentait. En tout cas, tu avais tenu la conversation pour deux avec tes récits sans fin. De fil en aiguille, vous vous étiez mis d’accord de vous faire des soirées marathon de films. Et bien évidemment, quand la question s’était posée, tu avais dit Harry Potter. Qui n’aime pas Harry Potter après tout ? Et non, les West Side Story et compagnie, tu les ferais plus tard, quand vous serez plus proche. C’était tes trésors et tes trésors te faisaient toujours pleurer d’émotion en plus de te donner envie de danser. Alors tu n'avais pas envie de prendre la mouche s'il ne les apprécierait pas.

Bref, ce vendredi était l’une de ces soirées où deviez regarder le deuxième film de la saga Harry Potter. Tu avais attendu ça toute la semaine, t’acharnant à terminer tes devoirs en avance pour avoir l’esprit tranquille et profiter pleinement du moment. Seulement, à cause d’un entraînement de club qui s’était greffé à la dernière minute dans ton emploi du temps, tu avais dû chambouler tout ton programme du soir. Résultat, quand ils vous avaient enfin lâchés, tu t'étais empressé de prendre ta douche, d'enfiler ton t-shirt et ton short sur ta peau encore humide -ce qui, finalement, aurait pris moins de temps si tu t'étais essuyé correctement-, de ranger pêle-mêle tes affaires dans ton sac avant de filer tel le Lapin Blanc dans Alice au Pays des Merveilles en direction de sa chambre. Le pire dans tout ça, c'est que tu étais vraiment à la bourre. Déjà que tu avais dû reculer l'heure de rendez-vous, le coach en avait fait des pataquès sur le fait que vous y mettiez pas du vôtre et que par conséquent, vous referiez l'enchaînement jusqu'à ce qu'il le trouve parfait. Bilan de l’histoire, tu te retrouvais avec pratiquement une bonne heure de retard et tu n’avais même pas pu le prévenir.

Dans un éclair de lucidité, tu t'arrêtas à mi-chemin du parcours pour lui envoyer un "J'arrive ! :-S" saupoudré par une expansion d’émoticônes exprimant ton désarroi, profitant par la même occasion pour calmer ta respiration. Arriver le souffle court n'était pas une bonne idée.  
Vous étiez toujours en phase de découverte, mais tu avais pleinement saisi le côté anxieux de sa personnalité. Personnalité qui semblait diamétralement à l'opposé du tien, mais qui ne t'empêchait aucunement d'envisager de faire de lui l'un de tes meilleurs amis. Oui, direct. Cette idée farfelu te trottait en tête depuis votre première rencontre, avec la bonne vieille conversation de gamins qui rend nostalgique ou jaloux les plus vieux par la simplicité de l'acte. C'était limite "Hey, tu veux être mon ami ? J'ai des cartes Pokémon qui brillent." "-Oh trop cool ! Okay !" Comme quand tu étais à l'école primaire. Le bon vieux temps...

Tu frappas à sa porte avant de pousser un petit cri : dans ta précipitation, tu n'avais même pas démêlé tes cheveux, tu t'étais juste contenté de passer ta serviette en mode homme sauvage qui se frotte contre un arbre. Pas étonnant qu'ils n'arrêtaient pas de te tomber dans les yeux. Et encore moins étonnant les petits sourires en coin de tes équipiers que tu avais aperçus en quittant le vestiaire. Tu devais ressembler à un fou avec tes cheveux rouilles détrempés et à la One Again a Bistoufly ! Ce n'était pas vraiment l'impression que tu voulais donner, mais il était déjà trop tard pour dissimuler cette embarrassante tête d'épouvantail, Croyance venait d'ouvrir la porte.
Tu te contentas d'un simple « H-hey. » espérant, priant pour que ta gêne - et ta soudaine nervosité - ne transparaisse pas sur ton visage.



 
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Croyance D. Moore
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Il allait arriver. No stress. No fucking stress. Inspire, expire. Okay, tout est bon, tout va bien, tout va parfaitement bien se passer. Tu ne vois pas pourquoi ça ne devrait pas bien se passer après tout, n'est-ce pas ? Ce serait étrange de penser qu'il va y avoir une couille quelque part et que tu vas tout gâcher. Oui, très étrange, même pour toi, même pour l'handicapé des relations sociales, c'est chelou de penser ça. Alors tu te calmes trente secondes, tu poses ce téléphone sur ton lit, tu prends un bon petit bouquin pour te calmer la tête, le coeur. Après tout, les battements en devenaient presque encombrant au sein de ta poitrine ; tu devais t'aérer l'esprit, penser à autre chose, et pas à cette soirée qui arrivait.

Bon, okay. Peut être que, honnêtement, tu exagérais un peu. Mais tu n'avais juste tellement pas l'habitude, comment pouvait-il penser que tu ne serais pas stressé comme tout ? Tu lui avais déjà dit que tu n'étais pas habitué à ce genre de chose, que toi et les soirées entre amis ça faisait bien plus de deux, et qu'en plus, toi et l'anxiété c'était une grande histoire d'amour. Mais, bon, il t'avait dit de lui faire confiance, et tu voulais au moins lui accorder ça - après tout il était un total opposé de toi. Et à croire que le monde s'amusait bien ; les opposés s'attirent, disent-ils. Tu aimerais presque en rire tellement tu trouves la vérité clichée. Et pourtant, elle est belle et bien là, et vous êtes bel et bien devenus des "amis" si tu peux appeler ça comme ça. Ouais, presque, on va dire. C'est plus lui qui monopolise ton temps que toi qui monopolise le sien. Mais tu ne vas pas te plaindre - tu aimes bien l'écouter parler de tout et de rien, te raconter sa journée, ses malheurs et des petites anecdotes de sa vie pendant qu'il te sourit, pendant qu'il te montre toutes ses émotions ; et toi tu ne peux pas t'empêcher de sourire, t'empêcher de te dire que c'est beau la manière d'être qu'il est, que c'est beau de pouvoir s'exprimer ainsi sans aucune honte, sans aucune peur du jugement de l'autre. Peut être est-ce pour ça que vous êtes devenus amis aussi vite malgré vos caractères diamétralement opposés ; tu l'écoutes en l'admirant alors qu'il remplit le silence que tu t'es mis à adorer. Il a quelqu'un qui l'écoute sans le juger, qui l'écoute sans interrompre, et peut être qu'il en avait besoin, de ça. Et rien qu'à l'idée de te dire que tu peux l'aider d'une quelconque manière, que tu peux lui être utile, en tant qu'ami, ça t'aide, à toi aussi. À te dire que finalement tu ne sers pas à rien, peut être, que dans ce monde, quelqu'un un jour te dira qu'il a besoin de toi, qu'il faut que tu restes comme tu es. Oui, peut être. Mais pour l'instant tout ça ne sont que des rêves éphémères qui ne servent qu'à cacher l'urgence de la situation actuelle ; l'arrivée de Lothaire.

Lothaire qui n'est toujours pas là. Lothaire qui est en retard. Lothaire qui t'a peut être fait faux bond, aussi. Peut être qu'il s'est dit que finalement tu n'en valais pas la peine, peut être que finalement il a retrouvé ses amis, ses vrais, ceux qui le connaissent depuis plus longtemps que toi, ceux qui le comprennent mieux que toi - ce ne serait même pas étonnant à vrai dire, tu ne pourrais même pas lui en vouloir. Mais vous avez fait une promesse - et une promesse est une promesse, si on la rompt, alors nous sommes de mauvaises personnes, nous ne pouvons pas être cru, nous ne pouvons pas avoir confiance en nous. Et tu n'aurais jamais cru que Le Roux ferait parti de cette catégorie de personne, ferait parti de ces gens que tu détestes tant, que tu ne veux pas avoir autour de toi (tu as besoin de gens en qui tu peux avoir confiance, à qui tu peux confier tes secrets sans avoir peur qu'ils les retournent contre toi)(tu as besoin de gens qui t'aiment et que tu aimes en retour)(tu as besoin de gens à qui tu peux dire "je te crois"). Et tu pensais, vraiment, au plus profond de toi que le roux allait entrer dans ta vie en faisant parti de ces personnes qui sont spéciales à ton coeur - et tu souffres, tu souffres en voyant l'heure qui tourne et Lothaire qui n'est toujours pas là, et ton téléphone qui te signale que bientôt une heure est passée, que ce n'est plus vraiment la peine d'attendre, après tout.

Alors tu n'attends plus. Tu souffles, une fois, deux fois. Tu aimerais éviter d'hyperventilé tout de même, ça t'arrangerait grandement ; surtout qu'aujourd'hui il n'y a personne dans l'appartement. Tout le monde est rentré voir ses parents, sauf toi. Toi, et Lothaire qui était censé venir. Censé, tu penses bien. Allez, tu fais encore quelques grandes inspirations, et ce sera bon. Tu t'installeras dans ton lit avec un livre, ou alors tu reprendras le projet de l'école que tu voulais continuer lundi, qui sait. Dans tous les cas, tu feras quelque chose qui t'occupera l'esprit, et avec un peu de chance le temps passera sans que tu ne t'en rendes comptes ; tu pourras même aller dormir directement après, si tu te débrouilles bien. Quelle chance !

Mais le vibreur de ton téléphone te fait sursauter alors que tu passais déjà en revu les différentes possibilités de passer le temps sans penser à autre chose. Vite fait bien fait tu attrapes ton portable - à croire que l'espoir ne meurt pas si facilement finalement, vu tes yeux remplis d'étoiles et d'espoir auquel tu n'oses croire. Et pourtant, si, tu peux y croire ; ton portable t'affiche effectivement un petit "Lothaire" sur ton écran d'accueil, suivi de son message ; une tonne d'émoticone et à peine un petit message pour te dire qu'il est en route, qu'il a dû avoir des empêchements. Et aux vus de tous les émot' qu'il t'a foutu, il doit vraiment se sentir désolé. Et c'est sans t'en rendre compte que tu pousses un soupir que tu ne pensais pas retenir, absolument et complètement rassuré par le fait que, apparemment non, il ne t'a pas posé de lapin. Amen. Et tu n'as pas vraiment le temps de faire grand chose non plus - étant donné que tu as déjà tout préparé (donc ; le film, les pop-corn, de la mal-bouffe si nécessaire, le lit avec les deux coussins pour bien se caler, etc.), que déjà tu entends le bruit de la sonnette qui retentit comme l'appartement. Bien vite tu te dépêches d'accourir à la porte d'entrée alors que tu remets bien en place ton t-shirt et ton legging (pourquoi est-ce que tu soignes ton apparence ? Ce n'est pas un rendez-vous bon sang de bois !), et tu lui ouvres la porte, quelque peu embarrassé. (C'est un peu la première fois que tu ouvres à un "ami" aussi, donc bon...) «  Hey, Lothaire. » Tu lui souris, et tout de suite ta nervosité se fait la malle alors que tu admires sans aucune discrétion la touffe maléfique de cheveux qui semble s'être posée sur la tête de ton ami. Oh, mon dieu. Il est vraiment trop cute, comme ça, mais tu as mal rien qu'en voyant les potentiels noeuds qui ont déjà dû faire leur nid là dedans. Ah là là, tu sens que tu vas passer à l'étape coiffage de cheveux en premier, avant de vous installer devant le film.

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Tu n'avais pas compris comment, ni pourquoi après toutes ces années écoulées depuis la dernière fois que tu avais visionné ce film, mais la réplique "ravageur" t'était revenu automatiquement en mémoire à l’instant où tu vis Croyance. Tu avais beau essayer de ne pas y penser, de ne pas faire de comparaison, mais il te faisait de plus en plus penser à l'un de tes chats. Imaginez le truc un moment. Qui n'avait pas passé une journée où tout se passait mal, en avait ras-le-bol de tout à cause de cela, mais en franchissant la porte, fondait d'amour par le simple fait d’être accueilli par son animal de compagnie qui vous faisait la fête parce qu'il était simplement heureux de vous voir ? C'était ton cas actuellement. Tu avais la même sensation avec lui qui venait de t’ouvrir la porte avec sa bouille et son sourire embarrassé. Malgré sa gêne, tu voyais bien qu’il était heureux de te voir, et rien que pour ça ton cœur sautait de joie. Oh wait, ce n'était pas ça le plus important.

« Pardon, pardon ! Le coach est une vraie teigne, il voulait pas nous lâcher ! Nous a pas donné de pause tant que tout le monde ne soit pas synchronisé et j'ai pas eu le temps de te prévenir ! Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon ! Et je crois que j'ai définitivement d'anéantir le principe de prendre une douche après le sport en courant aussi vite que j'ai pu jusqu'ici… » Tu avais dit tout ça d'une traite sans prendre le temps de respirer, si bien que tu avais fini ton épopée à bout de souffle. Bien, bonne entrée en matière. Une chance que tu n'avais pas de tics nerveux tel que serrer fort tes paupières en faisant des courbettes comme tu le faisais à présent par exemple, tu aurais été dans de beaux draps dis donc.

Comme il ne te répondait pas tout de suite, tu portas ton regard sur son visage, craignant dans un premier temps y voir un éclair d'agacement au rappel du quasi abandon de ta part, mais bien vite, tu compris que ses yeux étaient posés sur ta tignasse des enfers.
Erm, euh... Non. NON ! Tu sentais tes joues, si ce n'était pas tout ton visage chauffer d'embarras. Tu te retenais de te cacher dans un coin. En fait, même un coin ne serait pas suffisant pour ça. Tu n'aimais pas être embarrassé comme cela et encore moins quand tu te mettais la honte tout seul comme ça. Alors tu le retournas, profitant d'avoir tes mains sur ses épaules pour le pousser à l'intérieur de la pièce dont tu ne prêtas aucune attention.

« Je vois que tu as tout préparé ! Y a même à manger. Quelqu’un était impatient de me voir à ce que je vois. » Tu agrémentas ta réplique bien cavalière pour quelqu’un arrivant en retard et dans cet accoutrement pareil par un petit rire après avoir entendu à sa réponse. « On va pouvoir attaquer directement, hein. »  Rajoutas-tu pour le rassurer cependant, tout ce qui t’importait à l’instant même était de sortir ton peigne pour dompter ta chevelure qui se permettait de goutter sur tes épaules. « Euh, je vais peut-être me coiffer d'abord. Si je démêle pas, ce sera pire plus tard. » Tu n’avais pas pris le temps d’utiliser un après shampooing démêlant pour qu’ils ne ressemblent à rien.

Tu posas ton sac sur le sol près du lit pour en sortir le saint Graal et mettre un terme à ta souffrance. Du moins, après avoir retiré ta serviette. Et ta tenue. Ton gel douche. Et ton déo… Ainsi que tes chaussettes... Mais où est-ce que tu avais foutu ce fichu peigne ?



 
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Et il commence à déblatérer, encore une fois, à blablater comme il le fait souvent avec toi. Sauf que là il ne s’agit pas d’un sujet dont il veut te faire part, ni de son amour pour tel ou tel film, mais uniquement et simplement d'une explication beaucoup trop longue pour ton pauvre cerveau qui n’arrive pas à retenir la moitié des informations – il est bien trop obnubilé par le fait que le roux est chez toi, en ce moment même, prêt pour une petite soirée entre amis. Et c’est définitivement l’information la plus importante que tu te dois de retenir ; rien de plus, rien de moins. Tu as envie de lui dire de respirer vu comment il parle à vitesse grand V de choses dont tu ne comprends pas – ou plutôt, que tu n’écoutes pas, serait les mots plus justes. Bien sûr que non, tu n’écoutes pas, tu n’en as que faire de pourquoi il est en retard, tu as bien une petite idée par rapport à ça (tu connais déjà les excentricités de son coach pour savoir qu’il a quelque chose à voir là dedans d’une manière ou d’une autre), ton regard et ton esprit sont trop concentrés sur ses magnifiques cheveux emmêlés, alors que tu cherches une solution à comment régler le souci sans avoir à gérer trop durement les nœuds qui sont sûrement là. Oh, oui, tu vois déjà l’horreur qui arrive.

Et pourtant, sûrement que Lothaire en a décidé autrement après avoir senti ton regard insistant, avec ses joues rougissantes, et qu’il te poussa directement à l’intérieur de l’appartement avec toute la force dont il était capable. Dommage qu’il ne veuille pas aborder le sujet, tu ne laisseras malgré tout pas passer l’opportunité de pouvoir toucher ses cheveux aussi doux que des nuages maintenant que tu as une raison toute trouvée pour ne pas paraître creepy. Même si, bon, honnêtement, tu ne veux pas creuser le pourquoi tu as tant envie de t’amuser avec ses cheveux. Ça, c’est encore un sujet dont tu te passeras bien, merci beaucoup. « Bien sûr que je l’étais… ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, et qu’on a vraiment fait quelque chose ensemble, après tout. » Souffles-tu doucement en sentant que tu t’empourpres à ton tour ; tu n’as pas l’habitude d’être aussi sincère, mais tu te dis que de temps en temps, Lothaire a bien le droit de voir et de savoir qu’il est quelqu’un d’important pour toi. Peut être trop important, mais ça, c’est encore autre chose. Et tu rigoles un peu en l’entendant parler d’attaquer directement, mais d’aller tout de même se coiffer. « On attaquera quand tu seras prêt, alors. Tu connais le chemin vers la salle de bain, de toute façon. » Et tu sais pertinemment que la réponse est oui, alors tu ne t’en fais pas pour lui. Tu le laisses s’installer comme il le souhaite, aller où il veut alors que tu vas préparer ton ordinateur afin que tu aies juste à appuyer sur la touche espace pour que le film démarre, et votre soirée pourra réellement commencer. Enfin. Il était temps. De toute façon, dès qu’il s’agit du roux tu deviens étrangement bien plus impatient qu’à l’accoutumée. Il faut dire que vous n’avez pas forcément le temps de vous voir, parfois, ce qui te rend encore plus impatient que tu peux l’être quand ça le concerne. Et anxieux, en plus. Mais ça, tu l’as toujours été, peu importe la personne, les circonstances ; tu as appris à vivre avec, même si ce n’est vraiment pas agréable.

Un regard sur l’heure, et tu te rends compte que ça fait déjà un petit moment que Lothaire est parti pour se coiffer, mais qu’il n’est toujours pas revenu. Weird. Tu te lèves et marches jusqu’à la salle de bain que tu ouvres sans aucune gêne – il avait juste dit qu’il devait se coiffer, pas se laver, alors il ne devrait y voir aucun souci, pas vrai ? « Lo’, qu’est-ce que tu fais ? ça fait déjà dix minutes que t’es là dedans et t’as… t’as toujours rien fait. A tes cheveux. Wtf. » Tu le regardes, les yeux suspicieux et totalement désabusé. Qu’est-ce qu’il a foutu durant tout ce temps à la salle de bain s’il ne s’est toujours pas coiffé ? « Tu sais, si tu as juste une grosse commission à faire, suffit de le dire. Je te laisse tout le temps qu’il te faut. » Bon, okay, c’est peut être pas la meilleure raison du monde, mais c’est la seule à laquelle tu as pu penser en voyant que le roux n’a toujours pas arrangé ses cheveux. Ce qui est vraiment, vraiment chelou, honnêtement, depuis le temps qu’il est là-dedans.

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Okay, c'était super weird de ne pas trouver ton peigne parce que tu étais sûr de l'avoir mis dans ton sac d'entraînement quand tu avais dû le ranger à la suite du message du coach. Il n'avait pas trente-six mille cachettes dedans pourtant ! Et quand bien même tu avais migré ailleurs avec ton sac pour mieux explorer ses profondeurs sous l’éclairage de la salle de bain, tu te retrouvais toujours aussi bredouille. Ça commençait à te prendre la tête de perdre du temps sur ce ridicule détail; pour une tâche qui déjà à la base te rebutait, mais nécessaire, n’ayant pas la patience de te démêler les cheveux avec délicatesse évitant ainsi de te retrouver avec des fourches.
Mouais, tu étais plutôt bien calé sur le sujet pour la simple et bonne raison que c’était généralement ta mère ou ta sœur qui le faisait pour toi. Tu t’arrangeais toujours pour les amener à le faire. Pour ta mère, il suffisait de te balader avec le peigne dans les cheveux dans la même pièce qu’elle et pour Léna, c’était devenu un jeu. C’était bien d’avoir une poupée taille humaine sur laquelle on pouvait réaliser des "chefs-d’œuvre". Oui, ton visage connaissait parfaitement le contenue de sa boîte à maquillage. Tant de sacrifices… Quel parfait grand-frère tu faisais… Mais, reprenons le cours du temps.
Tu devais te rendre à l’évidence que tu devais le déclarer disparu jusqu’à ce que tu fasses une enquête plus poussée dans ta chambre pour pouvoir vérifier s’il n’était pas resté sur ton lit.

Tu étais toujours en pleine réflexion quand la porte s’ouvrit devant Croyance qui t’informait que hey, déjà dix minutes s’étaient écoulées sans que tu fasses quelque chose. Tu n'eus pas le temps de lui répondre un "Quoi ? Wtf, je trouve juste pas mon peigne c'est tout !" que tu hoquetas de surprise. Ou d’horreur, c’était à débattre. Tu pouvais ressentir la rude compétition entre tes cheveux et ton visage qui avait sûrement viré couleur rouge écrevisse jusqu’à tes racines, plus vite que l'écarquillement de tes yeux. « OMG ! Nan mais… J’a- J’allais pas t’attendre pour faire... C'est juste mon... Mon dieu, non je dis plus rien ! » Wow, quelle éloquence fluide et compréhensible mon garçon. Une fois de plus, tu avais réagi au quart de tour, c'était pas bien et tu le savais. Parfois même, tu répondais avant même que ton cerveau ait fini de comprendre ce pour quoi tu t'étais enflammé et avait terminé de former la phrase que tu allais prononcer. Mais sa réflexion t’avait laissé pantoise.
Mon dieu mais sérieusement ! Vraiment ?! Tu n’aurais certainement pas attendu sa permission pour faire ton affaire, surtout avec l’excuse toute trouvé. Le pire était que ça n'en était pas une, tu l'avais vraiment égaré ton peigne. « Tu sais quoi, juste prête-moi un peigne ou que sais-je que je fasse ça devant l’ordi, avant que je me retrouve à devoir me mouiller les cheveux encore une fois. Je veux voir le film quoi… » lui demandas-tu dans un souffle. Oui, on pouvait dire que tu étais au bout de ta vie, tu l'étais toujours un peu avec Croyance. Vous n’aviez pas programmé une soirée pour la passer sur tes problèmes capillaires. Tu voulais te caler sur le lit tout en faisant semblant de manger parce que tu serais trop captivé par les scènes d’actions se déroulant sur l’écran.

Comptant enfin exécuter le plan, tu lui pris la main pour lui indiquer ton empressement d’accomplir ce pour quoi tu t’étais précipité hors du gymnase, lui laissant juste le temps de saisir ce que tu lui avais demandé pour l’emmener jusqu’au lit. Tu lui adressas même un large sourire une fois que Croyance fut assis à côté de toi.

Enfin, ENFIN vous alliez le regarder ce film que tu connaissais presque par cœur.




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Okay, tu devais bien avoué que c'était pas très malin de lui avoir dit ça. Après tout il peut bien faire ce qu'il veut dans la salle de bain ; il peut faire comme chez lui, c'est ton meilleur ami après tout. Ton seul ami, quasiment, en fait. Mais well, là n'est pas le problème ! Il aurait sérieusement pu te prévenir histoire que tu ne t'avances pas à faire des choses alors que finalement tu devais attendre. Ça s'appelle du gain de temps, tout simplement. Mais bon, à le voir debout comme ça avec toujours autant les cheveux emmêlés, sûrement que ce n'est pas une histoire d'avoir envie d'aller aux toilettes ou non. En tout cas, pas de ce que tu vois. Et sa réponse ne te fait aucun effet, le scrutant avec des yeux méfiant ; mouais. C'est pas que t'as pas confiance, que tu ne crois pas en ce qu'il te dit, mais alors pourquoi donc aurait-il le visage aussi rouge, si ce que tu dis est faux ? C'est louche. Très louche. Mais tu dois avouer que le rouge lui va bien au teint ; un mélange de tomate et d'orage et tu aimerais bien en faire une salade de fruit, tiens.

Et c'est comme si un combat interne venait de se développer devant tes yeux ; un soupir de son côté alors qu'il semble se destiner à devoir te demander de l'aide - comme si ça lui coûtait. Mais genre, vraiment. Et ça te semble impassable qu'il ne t'ait pas demandé de l'aide avant (surtout pour un prêt de peigne, mon dieu quelle horreur vous imaginez l'esclandre ?). « ....T'as attendu tout ce temps parce que tu ne retrouvais plus ton peigne ? » Tu le regardes avec ton regard du 'seriously dude', parce que non, vraiment, c'en est tellement ridicule que tu n'y crois pas. « Comme si tu pouvais pas me demander directement au lieu qu'on poireaute je sais pas combien de temps pour tes cheveux... » Tes yeux sont certainement ceux des merlans les plus frits au monde vu comment tu es halluciné. Lothaire est hallucinant. Bon, okay, c'est aussi pour ça que tu l'adores et que c'est ton pff, mais parfois tu te passerais bien de te le rappeler. T'as pas besoin de ça. Surtout depuis ces derniers temps...
De toute façon tu n'as même pas le temps de réfléchir à tes pensées que Le Roux te prend directement par la main, dans un geste brusque et rapide pour te signifier qu'aller, on se grouille, on va devant le film. Tu as à peine les secondes nécessaires pour penser à 'où se trouve le peigne' et l'attraper directement sans un geste beaucoup trop rapide que tu en fais tomber les choses qui étaient au même endroit que le peigne - tant pis pour elle, Lothaire a décidé que tu n'avais pas le temps de les ramasser et de les remettre à leur place ; il est beaucoup trop pressé pour ça apparemment.
Et ni une ni deux ; te revoilà devant le l'ordinateur. Mais cette fois-ci, il ne te manque personne - ton meilleur ami et bel et bien à la place où il devait être, bon certes avec les cheveux toujours dans un sale état, mais hey. Il est là, et c'est le principal.

« Bon allez, tourne toi, je vais te faire les cheveux. » Et tu t'en fiches qu'il soit contre ou pour à ce niveau là ; on va dire que c'est sa punition pour t'avoir fait attendre autant JUSTE à cause d'un foutu peigne porté disparu. Lui aussi, pourquoi ne te l'a-t-il pas demandé avant, sérieux. Il vous aurait fait gagné tellement de temps ; déjà que les occasions pour vous voir et faire un truc ensemble ne sont pas si grandes et longues, si en plus il sacrifie le peu de temps que vous avez juste pour ses cheveux, non. « D'ailleurs, je ne te demande pas ton avis. T'as pas le choix. T'avais qu'à m'en demander un avant au lieu de sacrifier ces précieuses minutes. » Et tu sais qu'il va bouder, qu'il n'est absolument pas d'accord avec ça pour le moins du monde, mais qu'est-ce que tu t'en fiches. Il n'a qu'à lancer le film, et il en sera tellement absorbé qu'il en oubliera même ta main dans ses cheveux.

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