Sourires. [Salvatore]

Perceval Hartwood
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(Fait suite à 32.)

Peu après l’envoi de mon message, je sens une vibration agiter mon portable. La lecture de sa réponse me tire un petit sourire ; Salva est décidément toujours égal à lui-même. Je savais que ça me ferait du bien d’aller le voir. Je pianote rapidement une réponse, range mon téléphone dans ma poche, et le ressort dès qu’il vibre à nouveau - c’est-à-dire moins d’une minute après.

“Je sais que c'est pour venir me voir
Percy. Ça marche aussi dans ce
cas-là tu sais, l'épicerie est ta
maison comme la mienne.”


Je m’arrête au milieu de la rue, la gorge soudainement nouée. Le trottoir, c’est pas l’endroit idéal pour pleurer, Percy. Et puis après, t’auras l’air malin quand il faudra lui justifier tes yeux rouges. C’est vrai, et je retiens les quelques larmes que je sens s’amonceler derrière mes paupières. Je sais pas pourquoi je suis autant ému par ce message. Sûrement parce que je suis un peu trop con, un peu trop sensible, et un peu trop ébranlé par cet entretien avec madame King. Je m’adosse contre un mur, lève la tête vers le ciel, prend une inspiration tremblante. Il faut que je me calme. Je vais pas le voir pour chialer et me plaindre de ce qui m’est arrivé, après tout. Je vais le voir pour… je ne sais pas. J’en ai besoin, je crois. Une chose est sûre, je ne compte pas lui en parler ; ni à lui, ni à ma famille, ni à personne. Mon regard se pose à nouveau sur l’écran de mon téléphone, et j’envoie une courte réponse avant de me redresser et de me diriger vers l’épicerie, qui ne se trouve plus qu'à une cinquantaine de mètres.

Il verra sûrement que quelque chose ne va pas. Il l’a sûrement déjà vu. J’espère juste qu’il ne me posera pas trop de questions, parce que je doute d'avoir la force de lui répondre.

Je pousse la porte de la boutique. Il est là, derrière la caisse ; apparemment, je n’aurais pas à crier son nom pour le faire sortir des chiottes. Je lui souris, peut-être un peu trop faiblement pour que cela paraisse entièrement naturel.

“Les dorayaki et les mochi sont toujours en promotion ?”


J’ai toujours des bons de réductions, d’ailleurs. C’est peut-être l’occasion de les utiliser. Quand je vais mal, j’ai tendance à me gaver de ces conneries japonaises - elles me réconfortent étrangement.

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Sourires.
Ça faisait mal au cœur de voir ce poulpe grillé refroidir. Quel taux connerie il fallait avoir pour vouloir faire des démonstrations de cuisine à la caisse franchement, et c'était les mêmes qui inventaient ce concept qui se plaignaient du gaspillage. Il en avait bouffé toute la journée, du poulpe, et il accueillait le dessert comme une délivrance.
Encore fallait-il qu'il soit réussi, mais bon. C'était que des bonnes choses, y'avait pas de raison.
Il finit le dernier poulpe en fronçant les sourcils, peinant à porter les baguettes à sa bouche, et se motiva avec l'odeur de fraise provenant du plateau sur son autre main. Pas le choix, il avait pour consigne de rester à la caisse jusqu'à la fermeture, et il avait besoin de cet argent. Grâce à Dieu Percy n'allait pas tarder. Il n'allait pas tarder.
Poulpe de merde.
Et en face de délicieux petits gâteaux en forme de makis avec des morceaux de fraises, tout roses et tout décorés. Création artisanale qui donnait l'eau à la bouche et qui pourrait se révéler immangeable tant il était peu doué pour la pâtisserie en général. Peut-être que ça plairait à Percy, si jamais, ce garçon est tellement soucieux de faire plaisir à tout le monde qu'il pourrait mentir pour ne pas le froisser. Evidemment Salva, c'est délicieux, et il se foutrait de sa gueule et le laisserait ravaler son vomi comme l'enfoiré qu'il était.
Non, décidément, Percy était bien trop adorable pour qu'il lui fasse un coup pareil. Mmh.

Le grelot dégueulasse au-dessus de la porte tinta et Salva lut sur son visage qu'il n'allait pas bien. Non, pas seulement ça, il était choqué et ailleurs, clairement, mais il lui sourit en retour et ne prononça pas un mot. Non, je ne suis pas aux chiottes. Par contre t'aurais pu te ramener plus tôt sale con, j'ai bouffé ce poulpe pour rien.
Pour la peine il n'aurait pas de gâteaux.

- Pas les dorayaki, désolé. Par contre les mochi toujours, le lot de huit à côté des dango, au fond du rayon. Par contre si tu comptes en prendre plus de quatre lots prends celui du dessus qui n'est pas en promo, y'en a six par lot et niveau qualité/prix c'est moins de l'arnaque. T'as encore des bons de réduction, non ?

Il s'égare en le regardant s'éloigner de la caisse et porte les baguettes à la bouche par réflexe. Oh non, Percy ne va pas bien du tout. Il le savait, mais n'imaginait pas qu'il puisse être aussi mal en point, surtout en sortant des cours. À moins qu'il n'y soit pas allé et que ce soit un problème avec sa famille, quoi que ce soit hautement improbable. Sa hanche ? Il ne boitait pas plus que d'habitude. Une sale note ? Il s'en serait remis plus vite que ça.
Hors de question de laisser ses gâteaux refroidir.

- Et ça, c'est la tournée du patron. Je m'essaye aux roll cakes, ça fait comme des makis, les racistes seront pas dépaysés de voir un asiatiques faire des gâteaux comme ça.

Souris, aller.

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Perceval Hartwood
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J’ai mis quelques instants à reconnaître l’odeur, mais ça sent le poulpe grillé dans l'épicerie. Et au vu des baguettes que Salva tient dans sa main ainsi que l’absence flagrante de céphalopodes dans les environs, je devine que ces derniers ont du finir dans son estomac. Encore une démonstration de cuisine, hein ? Dommage, si j’étais arrivé plus tôt, j’aurais sans doute pu en goûter un - je me doute que ça ne l’aurait absolument pas gêné. Enfin, tant pis. De toute façon, là, j’ai plutôt envie de me gaver de japonaiseries sucrés.

- Ouais, je les ai encore
, je répond avec un hochement de tête. Je pense plutôt prendre les lots de six, alors, merci du conseil.

Je commence à me diriger vers le fond du rayon en survolant vaguement du regard les autres produits de la boutique, plus par habitude que par réelle nécessité ; après tout, je sais déjà exactement ce que je vais prendre et où trouver ce que je vais prendre. Ce n’est pas comme si, à force, je connaissais cet endroit par coeur, hein ? Mais je m’arrête rapidement quand il reprend la parole, et observe curieusement les pâtisseries qu’il me désigne. Des roll cakes en forme de maki ? C’est original, tiens. Je m’approche, intrigué.

- Oh, merci ! C’est pas tout les jours que tu fais de la pâtisserie. C’est toi qui as inventé ça ?
je demande en attrapant l’un des roll cake à la fraise. L’aspect est très réussi, en tout cas.

Quand au goût, on va voir ça tout de suite : j’en glisse un dans ma bouche sans plus attendre. Presque aussitôt, un sourire ravi étire mes lèvres : même si le goût n’est pas exceptionnel en soi, il reste plus qu'agréable.    

-  Hé, mais c’est que c’est bon, ces trucs ! Tu me passeras la recette, dis ?


Oui, bien sûr que tu me la passeras. Ou au moins, tu m’en referas, comme l’adorable japonais que tu es.

- M’en veux pas, je me ressers,
je lance en avalant un deuxième gâteau. Tu vas bien, au fait ?

Aussitôt après avoir prononcé ces mots, pourtant naturels, je songe que j’aurais peut-être mieux fait de me taire ; ce n’est pas comme si j’avais particulièrement envie qu’il me retourne la question. Le visage malgré moi légèrement assombri, j’attrape un troisième maki à la fraise en me demandant si je ne vais pas devenir accro à cette nouvelle connerie sucrée.

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Sourires.
Moi je vais bien, oui.
Et toi ?

Il était blanc. Pâle comme un cadavre.
Salvatore n'aimait pas le voir dans cet état. La dernière fois qu'il l'avait été c'était en sortant de l'hôpital après son accident et s'il y avait bien quelque chose qu'il ne voulait pas revivre, après son renvoi, c'était la sortie de l'hôpital de Perceval après qu'on lui ait annoncé que le sport était à enterrer et qu'il ne marcherait plus jamais correctement. Pas qu'ils en aient parlé tous les deux, mais Salva était du genre à se faire des films. Jamais très réjouissants, comme scénarios, et trop fier pour venir lui en toucher deux mots. Il savait ce qu'il s'était passé sans jamais lui avoir demandé. Son cœur ne l'aurait pas supporté.
Ses lèvres avaient beau sourire, ce n'était pas le cas de ses yeux et son regard se durcit comme l'emprise de ses doigts sur les baguettes. Ce n'était pas bon signe, quand on mangeait compulsivement comme ça. Ce n'était pas de bonne augure et il crevait d'envie de le lui faire remarquer. Dans ce cas de figure-là, c'était quoi, « agir en ami » ? Respecter son silence ? Le titiller ?
Par dépit, il ne dirait rien. C'était encore ce qu'il y avait de plus sécurisant.

- J'en referai, si vraiment c'est comestible.

Mon cœur.
Il arrivait des moments où Salvatore ne savait plus quoi dire. Ces moments étaient historiques.
Il hésitait, sincèrement, et rien n'y parut. Fidèle à lui-même. Sourire de pute, regard coulant le long de sa joue, lèvres à peine pincées de redessiner le contour des siennes sans les toucher. Rien d'autre que son image pour se déresponsabiliser. À partir de là, Perceval n'était plus un ami, juste une connaissance. Un client. Quelque chose d'autre, mais rien qui puisse demander de conseils, de l'attention.
Il l'avait toute entière. C'était idiot, certes. Il n'était plus capable de passer outre - ça aussi, ça faisait trop mal.

- C'est pas bon de manger compulsivement tu sais. Tu les savoures même pas.

Je sais Perceval, et tu sais que tu ne peux rien me cacher. Tu n'as jamais pu.

- Laisse m'en un peu, d'accord ? Je t'en referai. Ils seront orange et vert, tu portes très bien le vert. T'as jamais été aussi sexy qu'avec ta tenue de travail quand tu aides au garage, cette vieille combinaison kaki barbouillée de cambouis. Elle ne paye pas de mine mais quand vient la fin de la journée, que tu as bien transpiré et qu'il fait chaud, qu'elle est ouverte à moitié et qu'on devine ton nombril quand tu te penches sur le moteur je t'assure qu'elle prend tout son sens. Toi non plus tu payes pas de mine, mais tu sais déjà ce que j'en pense. Regarde-moi quand je te parle s'il te plaît.

Je sais que tu détournes le regard, je sais que tu ne vas pas tarder à rougir et je sais que je t'embarrasse à parler de ça ici et maintenant. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sais, c'est tout. Et à défaut de savoir quoi dire pour te rassurer, je sais quoi faire pour te faire penser à autre chose.

- Tu ne veux pas en parler et je ne veux pas l'entendre. Alors arrête d'y penser quand je suis devant toi, vu ?

Mmh. Soupir.
Tout devient compliqué quand on est scrupuleux.
Il s'avachit sur le comptoir, la tête posée sur le dessus de ses mains jointes, les yeux à moitié clos et il attrapa l'un de ses roll cakes avant que Perceval ne les mange tous. Histoire de les goûter, au moins. Le sang de bridé lui conférait l'agilité avec les baguettes, et ça faisait du bien de se sentir meilleur que les autres. Ça faisait du bien de se dire qu'on paraîtrait toujours plus assuré, toujours plus confiant, toujours plus insaisissable que quelqu'un d'autre. Ça faisait du bien d'avoir une réputation à tenir, des fois. Sauf quand cette réputation suggérait la solitude.

- Et j'ai rien inventé. Y'a plein de cuistos qui s'amusent à poster des tutoriels sur Internet, il suffit de savoir lire une recette en fait. Mais merci.

T'es gentil. Tu l'as toujours été. Il détestait le voir dans cet état et son second soupir le fit se rendre à l'évidence.

- Ça fait longtemps que tu m'as pas proposé une sortie en moto. T'as peur que mon copain soit jaloux ?

Humour, humour. Humour, oui, pitié, il est au courant mais tout de même, pas au courant parce qu'ils se l'étaient dit, c'est une rumeur, une rumeur putain, pitié.

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Mais oui, c’est comestible. Tu devrais avoir plus confiance en toi.

Je suis sur le point d’attraper un autre maki - le quatrième, ou peut-être le cinquième - mais sa remarque suspend mon geste. Oui, je sais que ce n’est pas bon, de manger comme ça. Désolé. Mais je les savoure, je t’assure, je le fais peut-être juste un peu plus rapidement que d’habitude. Enfin. Désolé. Je ramène mon bras le long de mon corps, n’osant plus en prendre d’autre pour le moment. Je t’en laisserai, ne t’en fais pas. De toute façon, je n’aurais jamais englouti tout le plat, pas face à toi. Juste la moitié, dans le pire des cas.

Comment a-t-il réussi à dériver sur le caractère sexy de ma combinaison de travail ? Ce n’est pas comme si, de sa part, je n’étais pas habitué à ce genre de remarque, mais ça ne veut pas dire que je sais toujours comment y réagir, surtout que là, ça sort vraiment de nulle part. Je détourne les yeux, gêné par son regard, et mes joues finissent même par prendre de la couleur. Franchement. Je suis prêt à parier que même si je m’habillais avec les frusques d’un mendiant, Salvatore trouverait le moyen de tenir un discours sur mon potentiel de séduction.

Je cède à sa demande et le regarde, embarrassé. Mais mon visage ne tarde pas à retrouver sa pâleur. Non, je ne veux pas en parler, et oui, je sais que tu ne veux pas l’entendre. Pour autant, désolé, je ne peux pas cesser d’y penser. C’est encore trop récent, trop choquant, et si tu avais vu ses yeux, Salva, si tu avais entendu son rire, si tu l’avais entendue tout court, tu comprendrais. Ses phrases, son regard, sa laideur, ça tourne en boucle dans mon crâne, tu sais. Non. C'est vrai, tu ne veux pas savoir.

Moi non plus, je ne voulais pas le savoir.

Je ne sais pas quoi dire, alors j’attrape un maki. Le sixième, c’est ça ? Je le glisse dans ma bouche et me force à le manger plus lentement que les cinq autres, ayant toujours en tête sa remarque de tout à l’heure. Heureusement, il enchaîne sur autre chose. La recette, les tutoriels. Oui, évidemment, c’est logique. Je lui aurais  bien répondu qu’en plus de lire la recette, il fallait quand même la réussir, mais son soupir m’arrête. C’est le deuxième.

Désolé. Je suis venu te voir même si je savais que ça ne serait pas très agréable pour toi.

Il me parle alors d’un tout autre sujet, et je lève les yeux du plateau de makis, un peu surpris. Son copain ? Je n’arrive pas à déterminer s’il est sérieux ou pas,  alors dans le doute, je choisis de ne pas l’interroger sur le sujet, et esquisse un léger sourire. Léger, mais c’est quand même un sourire.

- C’est pas ça qui m’empêcherai de t’embar...


Je m'interromps au beau milieu de ma phrase. Une idée vient soudainement de surgir dans mon esprit - ou plutôt, une envie. Sans vraiment trop réfléchir, puisque réfléchir est la dernière chose dont j’ai envie actuellement, j’embraye sur une proposition.

- T’as bientôt fini, là, non ? Si ça te dis, on peut partir faire un tour en moto maintenant. Comme tu dis, ça fait longtemps. Bon, vu l’heure, on irait pas forcément très loin, mais ça pourrait être sympa quand même. Enfin, si t’as rien de prévu, bien sûr.


On pourrait prendre tes makis avec nous, et j’achèterais ces dangos et deux ou trois autres trucs, comme ça, on pourrait aller bouffer quelque part au bord de la mer. Ou au bord de n’importe quoi, en fait.

Dis moi que tu n’as rien de prévu. Si je bouge pas, ce soir, je risque de prendre trois kilos en quelques heures.

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Salvatore Kimimichi
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Sourires.
Mon dieu oui, une éternité au moins, et Salvatore rougit de le voir aussi assuré. De se couper lui-même la parole pour une proposition en l'air, une proposition qui lui tenait à cœur. Il le savait pourtant, que Perceval tenait à lui. Il ne l'aimait pas, pas forcément, et sa poitrine tremblait à chaque battement. Ce n'était pas habituel.
Il en était si heureux.
Le sourire aux lèvres, un peu moins carnassier que celui qu'il avait l'habitude de porter ; hissé par une agréable surprise, bordé de gêne, nuancé de partout. Pas bien rassurant mais foutrement confortable, étrangement. Un dernier maki pour la route et son dos se redressa. C'était plus fort que lui, mais son dos se cambra, ses abdos prirent appui sur le comptoir et le fin tissu de sa chemise ne laissait pas vraiment de place à l'imaginaire. Technique qui avait porté ses fruits à de nombreuses reprises et même s'il n'y avait rien à espérer du côté de Perceval, au moins ça lui donnait l'impression de comprendre ce qu'il se passait.

- Oh, j'ai mon rencard avec le fils Hartwood. Va falloir que je me fasse beau.

C'est si inconcevable pour toi, d'avoir des amis ?
Le pire, c'était que Salvatore ne s'en rendait absolument pas compte. Il sentait que quelque chose n'allait pas comme il avait l'habitude que ça aille, et il s'en foutait. Un rire lui échappa. Le genre étouffé à demi, assumé mais dosé juste ce qu'il fallait pour ne pas encombrer l'autre. Il finit de lécher ses baguettes, tendit la main pour que Perceval lui donne les siennes et il projeta de les monter dans la cuisine lorsqu'il irait chercher son casque.
Evidemment que je peux. Evidemment que j'ai le temps.

Un temps pour verrouiller la caisse, la contourner et s'étirer.

- J'ai... Un sms à envoyer. Je dois prendre quelque chose en particulier, tu veux qu'on bouffe dehors ?

Le sms traître qui à lui seul prouvait que quelque chose avait changé. Que ce soit la pointe de gêne dans son regard à la simple pensée de cette putain de vieille égérie de Têtu ou le fait que Salvatore Kimimichi n'avait pas vraiment d'attaches à prévenir de ce qu'il choisissait de faire de sa vie, son attitude était bizarre et il n'était pas assez naïf pour croire que Perceval ne le remarquerait pas à un moment donné. Il était roux, mais pas con.
Les poings sur les hanches, les yeux dans le vide et la bouche entrouverte. Il lui fallut une petite seconde pour retrouver son vis-à-vis, qu'il reçut les sourcils froncés.

- J'ai aucune idée d'où j'ai pu foutre mes affaires de moto. Si Pénélope me les a chouré je lui fais un scandale.

Il manque pas quelque chose ?

- Ah, et on va où tu veux hein. Je rentre pas ici ce soir, je viendrai chercher ma paye demain. De toute façon c'est pas à table qu'on parle pognon avec mes vieux.

Toujours pas. Un temps qu'il mit à profit pour jeter un œil à ses rayons, vérifier que tout allait bien.

- Merci Perceval.

Ben voilà.

- Je monte. Tu veux venir ?

Ma sœur m'a offert un nouveau Gundam.

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